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06.03.2006
Le talent n'est pas toujours ce que l'on croit...
Orson Scott Card - Les chroniques d'Alvin le faiseur
L'Atalante, 1998
L'Atalante, 1998
Tome 1. Le septième fils
Tome 2. Le prophète rouge
Tome 3. L'apprenti
Tome 2. Le prophète rouge
Tome 3. L'apprenti
Début d’un 19° siècle parallèle, dans une Amérique toute aussi fictive. La magie côtoie quotidiennement la réalité, les gens possèdent des "talents" divers et variés qui, alliés à de puissants charmes, les guident et les protègent en toutes circonstances. Peggy la petite torche (don de lire dans la flamme des gens leur avenir) aide à la naissance d’un futur faiseur : Alvin naît septième fils d’un septième fils, cela le prédispose à un destin exceptionnel. Mais le défaiseur rode dans l’ombre, oeuvrant par tous les moyens dont il dispose pour contrecarrer la prophétie natale…. Alvin devra donc concilier plusieurs éléments improbables : grandir dans un pays en construction, où la politique fait se soulever la révolte des peaux-rouges, déjouer les plans destinés à l’éliminer, et surtout découvrir la finalité d’être un faiseur, afin de peut-être construire ce pour quoi il est né.
La Fantasy, quand elle est aussi puissamment évocatrice que dans ces chroniques, est le meilleur billet d’avion que je connaisse. Après avoir lu ces trois premiers tomes, j’ai l’impression de revenir d’un pays lointain, en gardant la trace de leur façon de parler, de leurs coutumes. Ce ne sont pas des chroniques qui se lisent à toute vitesse, avide de connaître la suite des aventures, tout au contraire c’est un monde qui s’installe tranquillement, qui prend le temps de se présenter et d’exposer tous les brassages de ses composantes.
Mention spéciale au traducteur, Patrick Couton, qui a subtilement su gérer l’idiosyncrasie. A ce propos les réparties de Mademoiselle Larner dans le troisième tome prennent un aspect particulièrement savoureux, en réponse au patois d’Alvin et son entourage. Patois qui n’est pas sans rappeler parfois le joual québécois, pour mon plus grand plaisir.
«La Peg regarda la femme, les yeux pleins d’admiration. « J’en r’viens pas, dit-elle, vous êtes aussi sale bête qu’un chat qu’aurait une bogue dans l’derrière. »
-Je regrette de n’avoir jamais vu de chat dans une situation aussi fâcheuse, dame Guester, ce qui me prive d’apprécier la pertinence de votre métaphore. »
Je ne laisserai pas s’écouler trop de temps avant de lire le tome 4….
Traduction de Patrick Couton
893 p.
893 p.
15:00 Publié dans Livres : J'aime | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : fantasy |


Commentaires
J'aime beaucoup ton blog au fait, à défaut de te revoir chez les rats, je reviendrais te lire chez toi ;) bonne continuation.
Écrit par : Van | 07.03.2006
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Olivier | 18.04.2006
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Cuné | 18.04.2006
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Olivier | 19.04.2006
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Cuné | 19.04.2006
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Olivier | 21.04.2006
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Cuné | 21.04.2006
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Syven | 23.05.2006
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Cuné | 24.05.2006
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Anna | 05.12.2006
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Cuné | 05.12.2006
Répondre à ce commentaireC'est rigolo : tu peux passer 30 ans sans entendre parler d'un bouquin, et d'un coup, plusieurs infos dessus en quelques jours...
Le monde est fou!!
;o))
Écrit par : So | 05.12.2006
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Cuné | 05.12.2006
Répondre à ce commentaireIl parait que le cycle d'Ender est très bien, alors pourquoi pas un jour.
Écrit par : domreader | 13.01.2007
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Cuné | 13.01.2007
Répondre à ce commentaireÉcrit par : zazimuth | 08.06.2007
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