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25.03.2006
Préparez vos mouchoirs
PLON, 2006


Paris 14°, 2003, Justine Whright, française mariée à un anglais, est traductrice.
Elle apprend par téléphone que son fils Malcolm, 13 ans, est à l’hôpital dans le coma : il a été fauché par une Mercedes de couleur Moka, qui a pris la fuite.
Passé le premier et terrible choc, chaque membre de la famille intègre à sa façon le drame;
Justine, elle, trouve la force de ne pas craquer dans la colère et le rejet de tout ce qui a constitué son existence jusqu’à lors. Elle touche du doigt les manquements de son mariage, de ses parents. Elle décide de passer à l’action et de retrouver elle-même le chauffard…
Dès le début le roman sonne juste. Les émotions, la progression des réactions, les détails du quotidien, tout concours à nous mettre complètement à la place de Justine. Certaines pages sont bouleversantes et on ne peut retenir ses larmes (les appels des copains de Malcolm, les toutes dernières pages...).
Le rythme des phrases est syncopé, rageur, saccadé, pour une accentuation réussie de chaque émotion.
On retrouve en clin d’œil les thèmes chers à l’auteur, la Toscane, Modiano, les figuiers, Daphné du Maurier…
L’évocation permanente de la double culture franco-anglaise est agréable, sans caricature, ponctuée de petites touches d’humour qui offrent un heureux répit dans l’oppression du récit.
On entre de plein pied dans l’univers de l’héroïne, enrichi en permanence par petits bouts.
C’est un livre sincère qu’on pourrait prendre pour un témoignage.
De ce fait on est en totale empathie et il est complètement impossible de lâcher en cours : Moka se lit en apnée.
Sans conteste le meilleur roman de Tatiana de Rosnay à ce jour.
249 p.
15:00 Publié dans Bien bien ! | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : accident, maternité, enquête


Commentaires
Bon week-end :D
Écrit par : Jo Ann | 25.03.2006
Répondre à ce commentaireTu ne trouves pas qu'avec ce Moka, Tatiana change de ton et de registre ? Un peu comme avec Le Voisin et les deux romans pré-cités, j'ai le sentiment qu'elle se lançait dans un genre particulier. Roman noir et suspens psychologique.
Moka aussi est de cet acabit. Mais il y a un Plus. Une rage, un désespoir, une envie de tout fracasser. Je suis d'accord aussi quand tu parles de témoignage, c'est vrai que cela peut se lire de la sorte.
Mais la fin, plus du tout ouverte !... ça ne t'a pas manquée ???
** très bon cru ce Moka ** ;)
Écrit par : clarabel | 25.03.2006
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Cuné | 25.03.2006
Répondre à ce commentaireSi c'est encore mieux que ce que j'ai lu, ça va être génial!
Écrit par : Frisette | 28.03.2006
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Gio | 21.11.2009
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