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01.04.2006
Toru ne s'étonne de rien
Haruki Murakami - Chroniques de l'oiseau à ressort 
Seuil, 2004
Commencer à lire ces chroniques, c'est pénétrer dans un univers tout à fait unique !
Toru Okada est un jeune homme parfaitement anodin en apparence, chômeur au foyer, il s'occupe petitement durant la journée, en attendant le retour du travail de sa femme, Kumiko. Ils habitent une petite maison louée par son oncle, dans une banlieue tranquille de Tokyo.
Un jour, alors qu'il se fait cuire des pâtes, le téléphone sonne, et une voix féminine lui demande 10 mn de son temps afin de mieux se comprendre....
A partir de là, petit à petit, toute la vie de Toru va basculer, comme dans un univers parallèle, sans jamais lâcher totalement prise avec la vraisemblance, tout en s'éloignant concentriquement....
C'est littéralement envoûtant. Ca foisonne de mille histoires tissées les unes dans les autres, dans des registres très différents.
L'écriture de Murakami est magistrale, capable de nous horrifier complètement pour nous désarçonner juste après, ou nous faire ressentir toute la langueur de certaines journées au soleil...
Jeu de piste à travers les dimensions, on se délecte de chaque mot, chaque phrase, chaque histoire, y plongeant avec tant de volupté qu'il est franchement difficile de démêler le sens final, d'expliquer tous les points un à un.
L'oiseau à ressort c'est vraiment ce genre de livres pour lequel une seule lecture ne suffit pas, et à la limite il faut le lire à plusieurs pour confronter ses opinions étape par étape.
J'ai beaucoup aimé aussi les expressions récurrentes, délicieusement surannées "en voilà bien une autre !" pour marquer la surprise et "elle est bien bonne !" la stupéfaction.
Aussi de tomber sur les paroles de Simon & Garfunkel au détour d'une page, sans oublier certains passages à la portée philosophique.
Quand on lit l'oiseau à ressort, c'est la personnalité de Toru qui donne le ton, à son instar on prend les évènements avec le plus de placidité possible, on les inclut dans la normalité. Mais bien obligé de cogiter, après, pour relier le tout !...
Traduit du japonais par Corinne Atlan avec Karine Chesneau
742 p.
Publié dans Livres : J'aime | Lien permanent | Commentaires (16) | Tags : japon, parcours personnel, fantastique
Commentaires
Mon expérience de Murakami a été plutôt décevante. Pourtant si je m'écoutais, je me "garrocherais" sur ce titre! Faut le faire!
Écrit par : Frisette | 01.04.2006
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Cuné | 01.04.2006
Répondre à ce commentaireNon, vraiment, cet auteur n'est pas pour moi!
Écrit par : Frisette | 02.04.2006
Répondre à ce commentaireCuné, ta critique donne envie, c'est sûr ! mais j'ai d'abord "La course au mouton sauvage" sur les rangs :-) [tu ne l'avais pas lu d'ailleurs ?]
Écrit par : Flo | 02.04.2006
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Cuné | 02.04.2006
Répondre à ce commentaireÉcrit par : elfe | 03.04.2006
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Cuné | 03.04.2006
Répondre à ce commentaireÉcrit par : elfe | 03.04.2006
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Pitou | 11.04.2006
Répondre à ce commentaireÉcrit par : frenchpeterpan | 19.04.2006
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Cuné | 19.04.2006
Répondre à ce commentaireAux détracteurs de Murakami (Frisette notamment), je vous incite vivement à démarrer par "Les amants du spoutnik". Il faut lire aussi son dernier paru "Kafka sur le rivage" absolument magnifique (cf critiques sur mon blog).
Écrit par : clochette | 11.08.2006
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Cuné | 11.08.2006
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Hachi | 02.07.2007
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Fantômette | 07.05.2008
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Cuné | 07.05.2008
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