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14.04.2006
Je m'entiche de Mulisch
Harry MULISCH - La découverte du ciel
Gallimard, 1999 
On rapproche parfois Harry Mulisch de Thomas Mann, et j'avoue que ce n'était pas pour me donner envie au départ, mais finalement je vais peut-être me lancer dans La montagne magique un de ces jours....
Il existe bel et bien un Chef, dans le ciel. Il veut récupérer le contrat qu’il avait signé avec Moïse, en gravant de son doigt les tables de la Loi, avant le début du 21° siècle. Charge à un de ses anges de faire naître la personne capable de s’acquitter de cette mission, en 4 générations maximum.
Mais pour créer un tel être, il y a des conditions à réunir, son hérédité à considérer soigneusement, et c’est avec Max et Onno que nous faisons très vite connaissance.
Ils se rencontrent en 1967, ils ont tous deux 33 ans, et dès leur premier contact s’établit entre les deux hommes une fraternité totale : ils se jaugent et se reconnaissent au-delà des mots. Malgré leurs nombreuses différences, ou grâce à elles, ils vont vivre une amitié intense et magique, chacun intégrant complètement la personnalité toute entière de l’autre, jusqu’à pouvoir anticiper leurs réactions mutuelles. Viendra s’ajouter Ada, mère du missionnaire.
Et c’est 19 années foisonnantes en tout genre que nous allons vivre avec eux…
C’est mission impossible de tenter d’en raconter plus ou de seulement évoquer en quelques mots toute la richesse de ce roman. Il est foisonnant de milliers de choses, et bien que l’ayant lu très attentivement, je suis passée à côté de bien des aspects.
Très vite, on est séduits et subjugués par les personnages, dès lors, totalement captifs, on ne peut que se laisser couler dans leur histoire, notant au passage le réseau de coïncidences qui se renvoient en permanence les unes aux autres.
L’intrigue est riche, basée sur l’amitié de ces deux hommes, elle ne manque pas d’humour, et sait alterner les passages plus lents avec de véritables énigmes haletantes. Il y règne aussi une amoralité assez permanente qui fait partie intégrante de son pouvoir de fascination.
Et puis, bien sûr, il y a les innombrables points d’histoire, de science, de religion et de philosophie qui sont évoqués ou développés tout au long de ces 683 pages. Certains sont totalement fantaisistes ou trop nébuleux pour des néophytes, d’autres très accessibles, mais aucun n’est rebutant.
Le tout pourrait se résumer par la théorie de Protagoras : L’Homme est la mesure de chaque chose. Harry Mulisch doit être particulièrement grand…
Traduit du Néerlandais par Isabelle Rosselin
Avec la participation de Philippe Noble
683 p.
15:00 Publié dans Livres : J'adore | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : hollande, amitié, érudit, ésotérique |


Commentaires
Écrit par : ChimÚre | 14.04.2006
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Cuné | 14.04.2006
Répondre à ce commentaireÉcrit par : La Comtesse de Casablanca | 14.05.2006
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Cuné | 14.05.2006
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Fred | 31.01.2007
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Cuné | 31.01.2007
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Hariana | 23.04.2007
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Cuné | 23.04.2007
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