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05.08.2006
Hypersensible et malheureuse
William Trevor – En lisant Tourgueniev
Editions Phébus, 1993
1955, Marie-Louise Dallon, 21 ans, accepte d’accompagner Elmer Quarry au cinéma. Il a alors 35 ans, et tient avec ses deux sœurs vieilles filles les Textiles Quarry, qui prospèrent grâce à une fidèle clientèle protestante. Dans ce coin d’Irlande, en ces temps-là, on considère soigneusement les invitations, et ce qui pourrait en déboucher. Elmer n’éveille rien dans le cœur de Marie-Louise, mais il est correct et sérieux, et s’unir avec lui offrirait à tout le moins l’occasion d’exercer une vie professionnelle, de vivre en ville.
Elle ne sait pas qu’elle signe là son malheur, qui nous est raconté par de brefs chapitres intercalés avec le présent, des années plus tard.
Marie-Louise est touchante, dans son refus courtois et un brin désespéré d’affronter la réalité. Son destin est un crève-cœur, et le roman entier touche à l’essence même de la solitude et de l’amour vain, mélancolique en diable.
Traduction (Irl) de Cyril Veken
235 p.
15:00 Publié dans Pas mal | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : littérature, milieu xx°


Commentaires
Écrit par : Frisette | 10.08.2006
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Cuné | 10.08.2006
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Mole | 02.03.2010
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