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19.10.2006

Derrière le thriller, le Nord

Franck ThilliezLa chambre des morts

Le passage, 2005

 

Deux amis sont en train de tagger la boite qui les a licenciés, puis pour se défouler se font un petit sprint en voiture, tous feux éteints, dans la nuit noire, au milieu d’un champ d’éoliennes. Manque de bol, ils percutent et tuent un homme. Alors qu’ils tentent de lui porter secours, ils tombent sur un sac rempli d’argent. Fermeture immédiate des accès à la conscience, ils emportent le tout, corps et magot. Malheureusement, il s’agissait de l’argent d’une caution pour enlèvement, et le ravisseur a tout vu. Reste à savoir qui de la police ou de La Bête les retrouvera en premier…

Une bonne moitié du roman se lit en apnée, puis l’intérêt s’évanouit devant les surenchères qui alourdissent regrettablement l’intrigue. La fin est guignolesque, vraiment dommage.

Par contre, c’est un régal de parcourir le Nord-Pas-de-Calais sous la plume de Franck Thilliez. Il a mis des mots très justes sur ce que je pense personnellement de ma région natale, et j’aimerais infiniment le lire dans un autre registre que le thriller.

Exemple :

« Vigo Nowak habitait à moins d’un kilomètre de chez ses parents, à la périphérie de Lens, dans une maisons des Mines identique en tout point aux milliers de clones perchés sur les interminables rues parallèles. La plupart des habitants de ces anciens corons se chauffaient encore de la soupe le soir. Dans moins de dix ans, les dernières gueules noires, lampistes ou porions, s’éteindraient dans l’anonymat, les yeux rivés vers cet horizon de sueur et ces vitres teintées de houille qui résumaient si bien l’histoire de leur vie.
L’ambiance des alentours, voies désertes, terrils endormis et treuils hors d’usage, suggérait celle d’un mouroir, mais le loyer dérisoire et le coin d’un calme aquatique attiraient les plus récalcitrants. En définitive, on se sentait ici dans un lieu hors du temps, épargné par les affres de la grande civilisation. »

C’est, pour moi, exactement ça.

340 p.

Prix des lecteurs Quai du polar 2006

L'avis de Laurence, celui de  Cathulu

 

Commentaires

ben, dis donc t'es une rapide ! :)

Écrit par : cathulu | 19.10.2006

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C'est de ta faute, faut pas m'offrir des livres qui me font envie, je néglige tout le reste pour les lire ;o)) (smack !)

Écrit par : Cuné | 19.10.2006

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Une livre sur ma liste, encore un !!!!!!!! ;-) ... (faut pas oublier que c'est également "mon pays" !).

Écrit par : clarabel | 19.10.2006

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(bah il est malade mon commentaire ce matin ??? !!! )

Écrit par : clarabel | 19.10.2006

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Mais c'est vrai, dis-donc, que tu es chti toi aussi... J'avais oublié, je te prenais pour une Normande de souche ;o))

Écrit par : Cuné | 19.10.2006

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Je l'avais lu au moment de sa sortie. À l'époque tout le monde l'encensait. Moi, j'avais vraiment été très déçue : trop tape à l'oeil et ronflant à mon goût...

Écrit par : Laurence | 19.10.2006

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Tiens celui-ci je peux déjà te dire qu'il est prévu dans mon programme de lecture pour la semaine prochaine, et dire que j'ai failli le lire cette semaine, on l'aurait pratiquement lu en même temps !!!

Écrit par : Florinette | 19.10.2006

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(rhaaaa! quelle insulte, cuné !!! ) ...... ;-o

Écrit par : clarabel | 19.10.2006

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Intéressant.

Écrit par : Jean Christophe Bataille | 19.10.2006

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J'en avais entendu parlé, notamment par le chroniqueur littéraire du journal de la santé sur France 5 qui l'encensait. Mais depuis mon enthousiasme est douché par diverses critiques négatives, dont la tienne qui enfonce le clou!

Écrit par : choupynette | 23.10.2006

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