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20.10.2006

Apparences, réalité et machiavélisme : cocktail réussi


Louisa May AlcottDerrière le masque ou Le pouvoir d’une femme

Editions Interférences, 2002

Je vous un véritable culte aux Quatre filles du Dr March, que j’ai lu maintes fois dans plusieurs éditions, et dont j’ai vu toutes les adaptations télévisuelles. Jo était ma préférée, de par sa liberté intellectuelle, pour beaucoup.
Derrière le masque, écrit deux ans plus tôt par Louisa May Alcott, nous donne une toute autre vision de l’auteure, à mille lieux de l’univers jeunesse, mais tout aussi passionnante.

Une gouvernante, Jean Muir, fait son apparition dans une famille courtoise de l’aristocratie anglaise du 19°. Charmante, douée, vive et aimable, elle séduit bien vite tout un chacun. Certains, pourtant, ne peuvent se défaire d’un sentiment de méfiance à son égard, qui s’évanouit en sa présence charismatique, pour s’étayer lorsque la vérité se fait peu à peu jour…

C’est du bonbon, du plaisir pur sucre que ce roman. Manipulatrice hors-pair, son héroïne utilise toutes les armes en sa possession pour atteindre son but. Les scènes se déroulent comme au théâtre, les nombreux dialogues insufflent une vie particulièrement prenante. L’épilogue amoral est aussi très savoureux.

Les éditions Interférences ont l’intention de publier d’autres textes inconnus de Louisa May Alcott (et c’est déjà fait pour certains), j’en serai une lectrice ravie.

L'avis de Clarabel

Traduction (GB) de Véronique David-Marescot
213 p.


Par contre, par manque de connaissances, je n’ai pas compris le caractère insultant :

« -S’il vous plait, Mlle Beaufort vous réclame pour jouer la reine Bess, puisque vous êtes la seule dame à cheveux rouge. Vous venez ? chuchota l’enfant, tout à fait innocente de la perfidie contenue dans ces paroles.
- Oui, ma chérie, volontiers, même si je n’ai pas la noblesse de sa Majesté ni sa beauté, dit Jean en se levant, le visage égal, bien qu’elle fût froissée par l’insulte. »

Un(e) spécialiste d’Elisabeth 1ère, pour m’expliquer ?

Commentaires

Serait-ce parce qu'il a mentionné la couleur de ses cheveux ? Les Roux et rousses n'avaient pas bonne réputation autrefois car on considérait que leur couleur avait à voir avec le sang ou avec le diable...

Ecrit par : cathulu | 20.10.2006

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Ah ! Pas pensé à ça, merci !

Ecrit par : Cuné | 20.10.2006

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je confirme pour les cheveux roux, rien que ça et les tâches de rousseurs et tu pouvais finir sur un bucher surtout si tu étais une femme. En Egypte, dans l'antiquité ils étaient automatiquement mis à mort. Le roux est la couleur du diable.
Si tu lis Ann la maison aux pignons verts, tu verras que l'héroïne fait une fixation sur ses cheveux roux qu'elle déteste et qu'elle est plusieurs fois suspectée d'être mauvaise à cause de cette couleur de cheveux par certaines mauvaises langues.

Ecrit par : ChimÚre | 20.10.2006

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Rho ben j'ai lu Anne et ses pignons verts, et adoré, même !! :-D Je cherchais une explication liée à la reine, sans penser au roux, tout bêtement :-D Mais me voilà bien éclairée, merci les filles !

Ecrit par : Cuné | 20.10.2006

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D'accord avec Cathulu et Chimère pour ce qui est du lien entre les cheveux roux et le diable. On peut aussi y voir une allusion à la laideur légendaire d'Elizabeth I, rapportée par de nombreux commentateurs de l'époque. C'est étrange d'ailleurs que le personnage de Jean fasse allusion à sa beauté...

Ecrit par : InColdBlog | 20.10.2006

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"Derrière le masque" est aussi dispo chez France loisirs dans la collection "courts romans" (au prix d'un poche). Je me demandais justement ce que j'allais choisir dans le catalogue de ce trimestre, je pense que je vais choisir ce titre... ton commentaire m'a donné très envie de le lire!

Ecrit par : solenn | 20.10.2006

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De Louisa May Alcott, le livre "Pour le meilleur, pour le pire et pour l'éternité" est également intéressant. je ne connaissais l'auteure que par les "4 filles du docteur March" et avec ce livre j'ai été très étonnée du changement de style. Ca me fait penser à Daphné du Maurier et le grand contraste entre "Rebecca" et "L'auberge de la jamaique".

Ecrit par : majanissa | 20.10.2006

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Dire que maintenant, L'Oréal fait son beurre avec ses colorations rousses, oranges et carrément rouges ! Ah, les temps changent ! :-)

Ecrit par : Tamara | 20.10.2006

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Pour moi, les cheveux rouges évoquaient les prostituées (qui, à ma connaissance, étaient obligées de se teindre les cheveux de cette couleur). mais c'est vrai qu'ici....
J'avais adoré aussi les 4 filles du docteur March, bien sûr, et je suis vraiment tentée par ce roman-là !
merci Cuné, et j'en profite pour dire un ptit bonjour en passant !
(:D)

Ecrit par : lassy | 20.10.2006

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InColdBlog, Jean Muir ne dit jamais de mal de personne, dans son "rôle" de gouvernante... ;o) Et puis elle a voulu certainement ainsi marquer sa déférence envers la reine... En parfaite petite anglaise... Contente de ton passage, Solenn ! :-D Majassina, en ce sens le prologue de la traductrice éclaire beaucoup sur la différences des écrits de Louisa May Alcott, gothique avant l'heure..... Gros bisous, Lassy ! :-D

Ecrit par : Cuné | 20.10.2006

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Ce livre pourrait me plaire.Moi aussi,  j'ai lu et relu les 4 soeurs quand j'étais plus jeune. Dailleurs, j'aimerais bien le relire maintenant pour voir comment je le perçois adulte  ! Cela me donnera probablement envie de découvrir de façon plus approfondie l'auteur.

Ecrit par : sylire | 20.10.2006

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Cuné : j'espère que mon édition de Derrière le masque de France loisirs a également un bon dossier sur l'auteur...

Ecrit par : majanissa | 20.10.2006

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Bah ! Ya pas de raisons ! :-D (Sinon visite le site des Editions Interférences, ils en parlent un peu)

Ecrit par : Cuné | 20.10.2006

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Pour l'insulte je pense qu'il y a un peu tout ce qui a été dit, le fait que le mot rouge ait été utlisé au lieux de roux ou auburn (je sais  c'est une traduction mais ça donne la même chose en anglais) fait référence aux teintures obligatoires des prostitués  et par extension au XIX était considéré comme le summum de la vulgarité.
Je suis une fan des "quatre filles..." - Il y a une très interessante analyse des de ce roman dans l'essai d'allison Lurie sur la littérature pour enfants du XIXe. "Ne le dires pas aux grands"
Je n'ai jamais eu la curiosité de chercher d'autres roman de Louisa May maisje vais corriger mon erreur.

Ecrit par : yue yin | 21.10.2006

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ah c'est bien tentant !!!! Je le note au moins 10 fois !
Les 4 filles du Docteur March, un grand souvenir d'enfance...

Ecrit par : lily | 21.10.2006

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J'arrive ici comme un cheveu (rouge) dans la soupe, mais les commentaires précedents m'ont remis en mémoire une question qui me turlupine depuis belle lurette. J'ai eté marquée enfant, par un livre de la collection "rouge et or", je crois, qui racontait l'histoire d'une fillette aux somptueux cheveux roux qui la desespéraient au point d'acheter une teinture à une bohémienne de passage et se retrouvait avec des cheveux verts. Si cela évoquait qq chose à qq, j'en serais très heureuse.
ps : ce blog que je viens de découvrir est vraiment passionnant et je ne manquerai pas de le lire en détail

Ecrit par : nanou | 31.03.2007

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Merci et bienvenue, Nanou ! Ca ne m'évoque rien, mais j'espère que quelqu'un passant par là pourra te renseigner.

Ecrit par : Cuné | 31.03.2007

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ça fait longtemps que j'avais ce livre dans ma Pal , on retrouve l'ambiance des livres de J. Austen avec un pointe de suspense qui le rends plus attrayant.

Ecrit par : pom' | 13.04.2007

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En regardant sur le site du Pulitzer j'ai vu que le dernier avait été attribué à Geraldine Brooks pour son livre 'March' qui est en fait l'histoire qu'elle a imaginé sur le Dr March pendant son absence de la maison jusqu'à son retour, avec pour fond historique la guerre de Sécession si je me souviens bien. Il ne va sans doute pas tarder à être traduit...à guetter !

Ecrit par : domreader | 13.04.2007

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Oui, guettons ! :-D Pom', je vois que tu fais un parallèle avec Jane Austen, c'est pas super évident, mais c'est vrai que dans la forme des dialogues, vifs, nerveux et plein de morgue, on retrouve un "ton" commun... Ca me fait réfléchir ! :-D

Ecrit par : Cuné | 13.04.2007

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Je ne connaissais pas cet autre titre de l'auteur... Jo aussi était ma préférée et j'ai lu et relu "Les quatre filles du Docteur March" qui fait partie de mon "panthéon" fondateur.

Ecrit par : zazimuth | 08.06.2007

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Merci pour ta critique sur ce livre que je viens de finir. Je pense que le roux est juste en rapport avec les prostituées qui effectivement devait se teindre les cheveux pour ne pas être confondues avec les "honnêtes femmes". Comme dans Autant en emporte le vent où Belle Watling est décrite comme ayant les cheveux rouges Ca va bien avec le contexte où Jean essait de voler à Julia son fiancé.  Sais-tu si d'autres titres vont paraître ? J'ai lu Secrets de famille de la même Louisa May Alcott, l'histoire d'une gouvernante (tiens donc !) qui doit s'occuper d'une jeune fille démente... Très bon aussi. Bonne continuation

Ecrit par : Sad | 31.08.2007

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Les éditions Interférences ont publié plusieurs titres inédits de LM Alcott, oui. Tu peux leur demander le catalogue, si tu veux : http://www.editions-interferences.com/

Ecrit par : Cuné | 31.08.2007

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