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28.11.2006
Il voulait trouver mieux
Tim Parks – Comment peut-on aimer Roger !
Actes Sud, 1990
Babel
Ce matin, Anna a tué Roger. Elle le lui avait dit, qu’elle le tuerait, mais elle ne voulait pas vraiment le faire. Elle est surprise qu’il soit mort lorsqu’elle a enfoncé le couteau dans son corps. Alors elle enchaîne, vite, vite, les gestes du quotidien, le bébé chez la nourrice, le bureau, la voici à son poste. D’abord faire sa journée de dactylo, elle verra ce soir ce qu’il faut faire.
Et elle nous raconte. Roger. Comme elle l’aimait, elle en était dingue. Folle amoureuse, enchaînée. Et lui l’aimait aussi, à sa façon, la manière d’un sale petit connard arrogant et infatué. Dix fois, elle lui a hurlé de se tirer. Et dix fois elle est allée le rechercher. Et lui discourait, expliquait, interprétait, jugeait, pérorait. Et revenait.
Comment peut-on aimer Roger !
C’est un mystère.
Mais on peut par contre se laisser très facilement happer par ce roman fort intrigant, impeccablement écrit, qui déroule sa langueur dans un nébuleux ennui, et pourtant, captivant.
Alchimie des mots…
Traduction (GB) de Michèle Fourquet
226 p.
Publié dans Livres : Pourquoi pas | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : suspens
27.11.2006
Le "Nada" d'Hemingway
Javier Cercas – A la vitesse de la lumière
Actes Sud, 2006
Alors qu’il vient de terminer ses études, le narrateur vit dans un petit appartement de Barcelone avec Marcos, son ami qui veut être peintre. Lui, c’est écrivain qu’il veut être. Alors partir enseigner aux USA est une opportunité qui ne se refuse pas, riche d’expérience subodore-t-il. C’est ainsi qu’il part passer deux ans dans une petite ville du Middle West américain, à la fin des années 80. Il y rencontre Rodney, personnage étrange, psychologiquement détruit par la guerre du Vietnam, féru de littérature, qui l’influence pour le reste de sa vie.
Dix-sept ans s’écoulent.
Le narrateur s’est marié, a eu un fils, a écrit plusieurs romans et est sur le chemin de la célébrité. C’est à ce moment que Rodney ressurgit...
C’est un admirable roman qui porte à bras-le-corps plusieurs thèmes forts et exigeants : la guerre du Vietnam, pendant, après, l’amour filial, l’amitié, la célébrité, la littérature, la culpabilité, la vie, la mort. Le tout inséré avec brio dans une narration fluide et facile, tellement aisée qu’on en oublierait presque la profondeur du propos.
Au fil des pages, on note frénétiquement des passages d’une résonnance presque insupportable de vérité, on revient sur ses pas, on repart, on veut savoir la suite et en même temps on veut digérer tranquillement ce qu’on vient de lire, on veut réfléchir, faire notre propre trajet à la vitesse de la lumière et devancer le narrateur, mais c’est peine perdue. Il nous attendait, il a le dernier mot, « Il finit comme ça. »
Traduction (Espagne) d’Elisabeth Beyer et Aleksandar Grujicic
286 p.
L'avis de Papillon et celui de Cathe
Publié dans Livres : Pourquoi pas | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : guerre du vietnam, amour, amitié, littérature
23.11.2006
Sa nurse indienne
Larry Watson - Montana 1948
10-18 Domaine Etranger, 1998
David, 52 ans, nous raconte l'été de ses 12 ans, à Mercer County, Montana. Sa nurse indienne tombe malade, et refuse obstinément d'être soignée par l'oncle Franck. En découvrant pourquoi, David perdra quelques illusions sur la nature humaine…
C'est une histoire forte et maitrisée que nous conte Larry Watson; sans excès, avec pudeur mais précision, on partage les pensées d'un petit solitaire de 12 ans, qui découvre les perversions adultes, les relations familiales compliquées, le racisme envers les Indiens, la douleur de l'exil...
Chaque mot est pesé, chaque image évoquée est aussi nette qu'un film derrière l'écran de nos yeux de lecteur, c'est bluffant de talent, c'est simple, court et ciselé.
Traduit de l'anglais (USA) par Bertrand Péguillan
210 p.
Publié dans Livres : Pourquoi pas | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : enfance, indiens
21.11.2006
En Laponie, fait froid mais le sang est chaud
Asa Larsson – Horreur boréale
Gallimard, Série noire, 2006
Rebecka Martinsson est avocate fiscaliste à Stockholm. Son boulot est toute sa vie, et elle lui consacre tout son temps. Un coup de fil d’une ancienne amie la renvoie dans le village de son enfance, en Laponie. Un passé qu’elle aurait grandement préféré laisser derrière elle, un milieu qu’elle a fréquenté un temps, celui d’une église au fonctionnement un peu sectaire. Un peu malgré elle, elle se retrouve au cœur du tourbillon et ne se dérobera pas : qui a tué Viktor Strangard, et pourquoi ? Attention, le temps qui passe n’a jamais effacé complètement les anciens souvenirs…
Ah c’est un régal.
Non pas le côté religieux ou le polar proprement dit, (même s’il est très bien fichu), mais la Laponie et le style d’Asa Larsonn que je vais dorénavant suivre avec assiduité.
« Le substitut serrait les dents à s’en faire péter la mâchoire. Il n’avait jamais supporté cette naine de policière. On aurait dit qu’elle tenait en laisse ses collègues masculins. Vu son apparence, il n’arrivait pas à comprendre comment elle faisait. Haute comme trois pommes et un beignet, maximum 1,50 m, son long visage chevalin semblait constituer la moitié de sa personne. Avec son gros ventre (elle est enceinte !), elle était maintenant bonne à montrer dans les foires. Un vrai mètre cube, aussi large que haut : résultat de générations d’endogamie dans les villages isolés de Laponie. »
Ca, c’est la seconde héroïne, Anna-Maria, le bon flic de l’histoire. Elle m’a énormément plu aussi. Ainsi que les parties de fia ou de bandy, les déplacements en spark, ou encore les remerciements de l’auteure en toute fin :
« Maman et Eva Jensen n’ont pas arrêté de me dire : « Ecris plus vite » et ont trouvé que TOUT était DROLEMENT BIEN. »
Moi aussi !!
Traduction (Suède) de Philippe Bouquet, revue par Paul Dott
336 p.
Publié dans Livres : J'aime | Lien permanent | Commentaires (21) | Tags : laponie, thriller
14.11.2006
Une palette intimiste d'individualités
Laurence Cossé – Vous n’écrivez plus ?
Gallimard, 2006
Onze nouvelles sur le thème de l’écriture : Inspiration, prix littéraire, durée de carrière, lisibilité, imbuvable à interviewer, rapport au père, etc., la gamme est étendue mais toujours en rapport avec cet acte si bizarre pourtant si partagé : le besoin viscéral de saisir un crayon et une feuille.
Pour autant, il ne faut pas vous attendre à des révélations croustillantes ou à la peinture caustique d’un milieu que tout le monde s’acharne à salir de nos jours.
Non, c’est vraiment une palette intimiste d’individualités que nous propose Laurence Cossé, en nous faisant à chaque fois entrer dans l’univers des protagonistes, souvent en demi-teinte.
Par exemple, Moments perdus, l’histoire d’Edith, qui jongle entre ses différentes tâches quotidiennes, toutes banales, les nôtres, et les deux heures qu’elle consacre contre vents et marées à écrire sous l’œil ventouse de son très âgé beau-père. Ventouse, ou Vampire ? Même son éditeur voudrait effacer le cacochyme… histoire d’une vie !
Ou Un monsieur, où ce simple mot a une énorme signification, plutôt que type, mec, gars.
Ou encore Un pull bleu très doux, où ça va finir par rentrer dans ta petite tête que l’auteur n’est pas le personnage, nom de nom ? Ton job, je m’en tape. Mon personnage, Ma vision du truc (la seule valable, est-il besoin de le préciser ?), Moi, Moi, Moi.
C’est bien écrit, bien vu, mais trop vite lu. En route pour les romans de Laurence Cossé, je suis juste mise en appétit, là.
198 p.
Publié dans Livres : Pourquoi pas | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : nouvelles, ecriture, ecrivains
13.11.2006
Lecture d'hiver
Stewart O’Nan – Des anges dans la neige
Editions de l’Olivier, 1997
Dire que c’est le premier roman de Stewart O’Nan ! On ne pourrait s’en douter, tant tout est déjà en place et maitrisé. Sa façon inimitable de raconter une histoire, avec une telle multitude de détails qu’on en devient partie prenante, et son ton détaché et clairvoyant…
Arthur, à l’aube de la trentaine, vient passer les fêtes chez sa mère, avec sa grande sœur. Dès que l’avion se pose en Pennsylvanie, le bouton mélancolie se déclenche, et tout, absolument tout, lui remémore quelque chose. Notamment l’hiver de ses quatorze ans, riche en évènements importants : La fin du mariage de ses parents, la naissance de son propre premier amour, la mort de la petite Tara et l’assassinat d’Annie, son ancienne baby-sitter. On s’approche au plus près de tout ce petit monde, et on constate, le cœur débordant d’empathie, que oui, on s’acharne tous à détruire ce qu’on aime, en commençant souvent par soi-même…
On accole souvent à Stewart O’Nan l’appellation de « conteur exceptionnel », mais que pourrait-on dire d’autre, tant il sait toucher au plus profond de l’intime par le biais de la quotidienneté la plus épurée ?
Ce n’est pas des plus joyeux, mais c’est tellement, tellement bien écrit.
Traduction (USA) de Suzanne V. Mayoux
298 p.
Publié dans Livres : J'aime | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : pennsylvanie, histoire familiale
11.11.2006
S p l e n d i d e
Muriel Barbery – L’élégance du hérisson
Gallimard, 2006
Il est des débats qui reviennent perpétuellement et souvent n’amusent que leurs instigateurs, parmi lesquels le marronnier « qu’est-ce que la littérature ? ».
Sans flonflon ni matraquage médiatique, Muriel Barbery apporte la plus belle des réponses : elle en écrit.
Lisez-la, voilà de la littérature, de la vraie, qui élève et bouleverse et fait rire et réfléchir, qui s’offre sans la ramener pour nous écraser de sa supériorité.
Je suis encore tout émue en essayant d’en parler, parce que L’élégance du hérisson m’a vraiment touchée très profondément.
Renée, une concierge de 57 ans qui s’efforce de ressembler aux poncifs attachés à son métier, bien qu’elle soit en privé, une grande amatrice de culture sous toutes ses formes.
Paloma, une petite fille de 12 ans supérieurement intelligente, riche et malheureuse.
Un immeuble bourgeois parisien, et un nouveau locataire japonais qui va ouvrir une route des possibles…
L’intrigue n’est pourtant pas des plus originales, et si elle suit tranquillement son cours, ce n’est pas elle qui nous retient captifs.
Comment vous dire le plaisir « soyeux » qu’on éprouve à l’idée de se replonger dans l’univers douillet du roman, le style limpide et pur, le sourire qui ne nous quitte pas en parcourant le Journal du mouvement du monde ou les Pensées profondes de Paloma, la concentration qu’on mobilise pour accompagner Renée lorsqu’elle nous entretient de Kant ou de la phénoménologie, la salive qui nous vient en bouche avec les pâtisseries de Manuela, cet amour de la langue et de la grammaire qui est tellement joyeux et communicatif…
Et puis, page 319 très exactement, submergés. Paf, les larmes coulent, on est dedans, les camélias, cette ouverture immense qu’on pressent et à laquelle on veut croire de toutes nos forces, ça déclenche une vanne, on relâche une pression dont on ignorait pourtant subir le joug depuis tout ce temps.
Et puis déjà l’épilogue, ce n’est pas possible, on était si bien dans les lignes de Muriel Barbery, c’est déchirant, vraiment, de s’arrêter.
Un seul mot : S p l e n d i d e.
355 p.
Ecouter Muriel Barbery parler de son roman
A l'époque où j'ai rédigé ce billet, il n'y avait en ligne que l’avis de Florinette.
Aujourd'hui (11/10/2007), parmi le nombre impressionnant de blogs, sites, journaux, magazines qui en parlent, j'aime tout particulièrement l'avis de Beatrix, que je trouve très touchant et d'une sincérité admirable.
Publié dans Livres : J'adore | Lien permanent | Commentaires (52) | Tags : littérature, précocité, japon, belle langue
10.11.2006
L'art de concerner
Bernard Ollivier – Nouvelles d’en bas
Phébus, 2001
Magnifiques Editions Phébus qui nous proposent souvent des livres qui sortent de l’ordinaire !
Ces quinze nouvelles déclinent le monde souterrain du métro parisien, celui de ceux qui n’ont plus d’autres endroits où vivre, qui ont dégringolé de leur vie qui n’avait souvent rien à envier à la nôtre. On a tout, et des choses arrivent, ou n’arrivent pas, et on se retrouve sans rien, seul, à passer le temps entre deux lampées dans un univers sans lueur du jour.
Pourtant, on est encore vivant et bien un être humain, on subit des avanies ou des péripéties, gaies, tristes, marrantes, glaciales, banales ou cocasses.
Dans Ciel bleu, une simple carte de visite finit par intriguer tellement qu’elle va déterminer un changement de comportement profond.
Dans l’avocat, la confiance lentement gagnée montre son revers glacé.
Entre-temps, on peut jouer à gagner aux jeux de hasard ou voyager confiant lorsqu’on a une petite main dans une autre…
Etre intrigué, je crois que tout est là, c’est en tout cas ce que j’en retiens. C’est laid l’indifférence, ça fait mal. Ces nouvelles font du bien, rendent concerné, sans leçon de morale ni catastrophisme.
212 p.Publié dans Livres : J'aime | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : nouvelles, sdf, métro
07.11.2006
Un roman dans le roman
Pascal Garnier – La Solution Esquimau
Fleuve Noir, 1996
Zulma, 2006
Normandie, il pleut. Ca n’empêche pas le narrateur de faire de courtes ballades sur la plage. Il aime bien son petit trou, ses habitudes solitaires. Il mange chez ses voisins, reçoit en cachette la fille adolescente de sa maitresse, recueille son ami Christophe. Dans le roman, un autre roman. L’histoire de Louis, adepte de la Solution Esquimau (les vieux, la banquise, voyez ?). Petit flottement lorsque Christophe s’y met « en vrai ». Mais finalement, pas de concordance entre la vie et les histoires, deux choses distinctes qui se nourrissent pourtant l’une de l’autre.
Je n’ai pas vu l’humour noir annoncé dans l’ambiance générale. J’ai constaté de petits clins d’œil (Et si je te faisais une soupe ?), ai dégusté une succession de petits riens qui ne s’assemblent finalement pas vraiment ensemble, passé un joli moment, peut-être un tout petit peu beige, entre les lignes de quelqu’un qui s’y entend pour construire un pont entre son lecteur et lui.
J’aime bien les ponts, moi.
156 p.
L’avis de Clarabel
Publié dans Livres : Pourquoi pas | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : littérature, normandie
06.11.2006
Ce charme indéfinissable et immatériel

Graham Joyce
L'enfer du rêve
Pocket Terreur, 1999
Accrochez vos ceintures!
1974, 4 jeunes étudiants très différents les uns des autres se lancent dans une expérience scientifique encadrée par un vieux professeur: l'univers des rêves conscients et dirigés. 1986, les mêmes, séparés par la vie, se retrouvent poussés par une force mystérieuse et sont la proie de terribles peurs... Je n'en dis pas plus, vous cernez l'univers subtilement angoissant de ces pages que j'ai littéralement dévorées. Rien de sanglant, d'explicite, mais de la bonne angoisse latente qui vous ronge efficacement. Du fantastique comme j'aime!
A noter les citations avant chaque chapitre, toutes sur le thème du rêve, très adéquates à chaque fois.
A huer la correction totalement déficiente, avec de nombreux noms de personnages inversés lors des dialogues, voir carrément inventés ce qui donne des situations tout à fait surprenantes...
Traduction (GB) de Thomas Bauduret
251 p.
Lignes de vie
Editions Bragelonne, 2005
Angleterre, juste après la deuxième guerre mondiale. Une belle et grande famille de sept sœurs, où la matriarche possède un don particulier dont elle se serait bien passé, et qui ne s'est transmis qu'à Cassie la libre. Lorsque celle-ci décide de garder son deuxième bébé, le petit Franck, tout le monde subodore que dans ses veines coule une partie du mystère. On se serre les coudes pour se partager son éducation, au milieu du train-train quotidien. L’entente n’est pas toujours au beau fixe, et l’impalpable toujours présent en filigrane.
Une lecture enchanteresse.
Le fantastique est présent mais s'insère avec une virtuosité sidérante dans le récit qui coule, coule et nous transporte au cœur même de la famille Vine, entourés "d'architèques" et de "skélettes"...
C’est exactement ce que j’aime, cet intangible esprit qui anime les pages, ce doigté qui suggère plus qu’il ne propose, un monde aérien et inquiétant qui est juste là, à la lisière du nôtre.
Un immense coup de cœur !
Traduction (GB) de Mélanie Fazi
354 p.
* Le 4 Novembre 2006 aux Utopiales de Nantes, Prix Jacques Chambon de la traduction pour Mélanie Fazi ET prix du meilleur roman étranger à Ligne de vie, dans le cadre du Grand Prix de l'Imaginaire.
En attendant l’orage
Editions Bragelonne, 2006
Tiens, encore le chiffre sept.
Sept personnes (six anglais et une française) passent leurs vacances dans une ferme restaurée en Dordogne. James en est l’initiateur, en plus de sa femme et ses deux petites filles, il a invité un couple d’amis et une ex-maitresse. Curieuse association à priori, d’autant que James ne va pas bien. L’ambiance se détériore d’ailleurs de jour en jour, à croire que la demeure recèle de mauvaises ondes…
La petite Jessie, au cœur du roman, est elle entre les mains d’un bien étrange professeur (dont on cherche l’identité pendant un bon moment !). On lui enseigne les anges et leurs fonctions, à travers la lecture de miroirs.
Avec tout ça, le temps est en train de changer, l’orage approche, et son attente prend une grande importance…
Roman d’atmosphère par excellence, je ne saurais dire avec précision ce qui fait son charme absolu. C’est dans l’air, dans les murs, dans les dialogues, dans certains comportements étranges et d’autres tellement triviaux, dans un huis-clos estival quand personne ne s’entend avec personne, dans la conduite, si naturelle en somme, d’une gamine un poil perturbée, etc.
L’impalpable dans toute sa splendeur, qui s’achemine tranquillement vers un drame pressenti, dont on dévie habilement.
Je suis fan absolue !
Traduction (GB) de Mélanie Fazi
316 p.
Publié dans Livres : J'aime | Lien permanent | Commentaires (15) | Tags : fantastique, impalpable