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03.03.2007
Tiens, je n'ai plus de papier à lettres...
Jane Austen – Lady Susan
Gallimard, 2000
Folio, 2006
Ce roman a la particularité d’être entièrement épistolaire, comme 84, Charing Cross road, d’Helen Hanff. Enfin, pas tout à fait, la conclusion nous est donnée en aparté par Jane Austen sur quatre pages. (« Cet échange de lettres, par suite de la réunion de certains des correspondants et de la séparation intervenue entre les autres, ne pouvait, au grand détriment des recettes de la poste, se continuer plus longtemps. » Ah, j’adore son humour !!)
Lady Susan, donc, est une superbe femme de 35 ans. Récemment veuve, partout où elle passe, sa beauté, son esprit, et ses manigances sèment le trouble et la pagaille dans les foyers. Une sorte de mante religieuse, une mythomane tirant tout le sel de la vie dans l’élaboration de stratégies visant à mettre sous sa coupe la majorité des mâles intéressants environnants.
Et ça fonctionne au quart de tour. Quels que soient les griefs qu’on puisse nourrir à son encontre, elle parvient sans trop de peine à retourner les situations et à se donner toujours le beau rôle. Toujours ? Presque, parce que parfois il faut aussi un peu de chance, et un tout petit grain de sable peut ruiner des mois d’effort. Mais qu’on se rassure, sa bonne humeur ne sera en rien entamée, ou alors à peine le temps de s’en épancher auprès de sa seule vraie copine, en nourrissant de sombres menaces…
Elle m’a trop fait rire, Lady Susan, et son aplomb, sa morgue et sa rouerie m’ont fait passer un excellent moment, mais ça devient une habitude avec Jane Austen. J’aime ce qu’elle a écrit, tout, sans distinction. Il ne faut pas compter sur moi pour dénicher le petit truc qui est en-dessous dans son œuvre. Des nunuches, de toute façon, il en faut pour mettre en valeur les autres, non ? Même les coquilles que j’ai relevées, tiens, je n’en parle pas. J’espère juste que c’est seulement dans l’édition Folio, et que dans la Pléiade d’où c’est tiré, on a fait un peu plus attention !!
Traduction (GB) de Pierre Goubert
116 p.
Lady Cathulu nous écrit à ce sujet
15:00 Publié dans Livres : Classiques | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : classique, jane austen, epistolaire |


Commentaires
Écrit par : cathulu | 03.03.2007
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Gachucha | 03.03.2007
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Anne | 03.03.2007
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Lilly | 03.03.2007
Répondre à ce commentaireÉcrit par : valdebaz | 03.03.2007
Répondre à ce commentaireÉcrit par : vesuvio | 03.03.2007
Répondre à ce commentaireOh diantre, je crois que mes ladies n'aimeraient point me voir bavasser de la sorte.. mille excuses, gentes dames, et votre enthousiasme est un bonheur à lire ! ... :)
Écrit par : Clarabel | 03.03.2007
Répondre à ce commentaireÉcrit par : ChimÚre | 03.03.2007
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Cuné | 03.03.2007
Répondre à ce commentaireMerci mille fois pour tes commentaires sur Jane Austen que je suis heureuse de découvrir!
Écrit par : katell BOUALI | 03.03.2007
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Jules | 03.03.2007
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Clarabel | 03.03.2007
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Florinette | 03.03.2007
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Lou | 04.03.2007
Répondre à ce commentaireÉcrit par : zazimuth | 08.06.2007
Répondre à ce commentaireÉcrit par : akialam | 28.05.2009
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Cuné | 29.05.2009
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Bénédicte | 11.04.2010
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