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30.03.2007

Du dehors tu es laid, du dedans tu fais peur

Robin CookQuelque chose de pourri au royaume d’AngleterreAAAa.jpg

Payot & Rivages, 2003
Rivages/noir, 2005

 

C’est l’histoire d’un homme, qui voyait le truc venir, mais qui n’a rien fait. Qui se croyait fort, dur, indestructible. Qui s’était fait virer de son pays en s’opposant un peu trop publiquement à l’homme qui était en train d’en prendre la tête, et qui ruminait son humiliation, en observant de loin la descente aux enfers de l’Angleterre. Dans le petit village italien où il s’était exilé avec sa compagne, il était revenu aux vraies valeurs de la vie, cultivant la terre, faisait travailler son corps. Réfléchissait, aussi, un peu, mais se croyait à l’abri dans son rôle d’observateur extérieur.
Et puis un jour la dictature le rattrape, et le brise.

C’est terrifiant, noir, la progression inéluctable est magistrale, on secoue la tête, incrédules, réveille-toi, réveille-toi, Richard Watt, ça recommence…
Mais il ne nous entend pas.

J’étais où, moi, pour ne pas connaître Robin Cook ? Heureusement que Cécile fait mon éducation (merci, jeune fille)…
Noirceur absolue, maitrise totale de l’écriture : magnifique.


Traduction (GB) de Jean-Paul Gratias
393 p.

 


29.03.2007

Avant, et pourquoi, et comment

Orson Scott CardEnder Wiggin, Premières rencontres

L’Atalante, 2007

 

Si vous avez lu (et aimé) la trilogie d’Ender, vous ne pouvez pas manquer ce recueil de nouvelles, il vous le faut absolument.
Pourquoi ?
Parce qu’il vous offre la genèse, le début, les explications, et que c’est rien moins que jouissif.

En plus, ce livre est étonnant, il parle, et c’est ainsi qu’il a interpellé directement Chimère alors qu’elle se promenait innocemment dans les rayons d’une librairie. Il m’était destiné, il le lui a dit, la pauvre, que voulez-vous, fallait bien qu’elle s’exécute et l’achète pour me l’envoyer ! (Révérence, gratitude et courbettes enthousiastes)
Ecoutez
donc les livres dans les librairies, ce sera mon conseil du jour.

En apéritif, Le petit polonais, le père d’Ender, Jean-Paul, quand il était tout petit-petit, mais déjà exceptionnel. Un joli éclairage sur les racines, bourré d’humour et déjà, de stratégie.

En entrée, L’étudiant, quand Jean-Paul rencontre Thérésa :
- « Mademoiselle Brown, je crois que vous pourriez bien être plus intelligente que moi. »
Elle lui rit au nez. « Bien sûr que je suis plus intelligente que vous. »
Il tendit vers elle un index triomphant. « Vous voyez ? Et vous êtes arrogante sur le sujet, en plus. Nous avons tant de points communs. Vous allez vraiment me fermer cette porte au nez ? »
Elle lui ferma la porte au nez.

En plat, La Stratégie Ender, la nouvelle qui a donné naissance au roman. C’est carrément émouvant de lire ça sous cette forme première, j’éprouvais une forme de révérence en tournant les pages.

Et en dessert, Conseiller financier, où nous assistons aux tous premiers pas de Jane, pour notre plus grand bonheur.

Seulement, je prends toujours un ou deux cafés après mon repas, alors là, franchement, ça manque !! J’en veux encore, encore !!

Traduction (USA) de Florence Bury
215 p.

 

 

26.03.2007

C'est un satané freluquet de pédant à sang de navet !*

George EliotMiddlemarch

1871-1872
Gallimard, 2005
Folio c
lassique, 2006

 

Virginia Woolf, dans la préface, dit merveilleusement une chose très vraie :

« Quand on revient à ces livres après plusieurs années d’absence, ils répandent, même contre notre attente, les mêmes réserves d’énergie et de chaleur, si bien que nous éprouvons par-dessus tout l’envie de paresser dans cette chaleur comme sous le soleil qui tombe du mur rougeoyant du verger. »

Middlemarch, c’est un roman fort complet, dont on pourrait dire qu’il relate la chronique de l’Angleterre rurale des années 1830. Vie sociale, politique, amours, ambitions, intrigues, on entre dans le détail de la vie de toutes les couches de la population.
Ce qui en ressort très fortement et nettement, par delà l’histoire et le contexte et tout le reste, c’est la formidable précision avec laquelle George Eliot dissèque tout sentiment ou toute pensée des protagonistes.
Ce qui, souvent, est appréhendé par bouffées, est ici détaillé à l’extrême.

Et puis on trouve, entre autres :

* De cinglantes petites phrases disséminées ici et là.
« Décidément cette femme était trop jeune pour s’élever au niveau altier de la condition d’épouse – puisqu’elle ne se montrait pas incolore, informe, résignée d’avance à tout. »

* Des cocasseries, qui tombent du ciel, et nous ravissent.
Comme Will Ladislaw qui « dans les maisons où il se liait d’amitié, était enclin à s’étendre de tout son long sur le tapis devant la cheminée tout en parlant»

* De si jolis noms, pour les protagonistes : Tertius Lydgate, Elinor Cadwallader… Quelles magnifiques sonorités.

* De la finesse, façon de faire passer le gagatisme d’une mère à travers deux petites phrases, dans le courant de l’action :
« Il paraissait évident que là où se trouve un bébé les choses se passent assez bien et que l’erreur, de façon générale, est due à la simple absence de cette force centrale comme élément d’équilibre.
[…] Ce n’est pas nous qui nous affligerions, n’est-ce-pas, bébé ? demande Célia en confidence à ce centre inconscient de l’équilibre du monde, possesseur des petits poings les plus remarquables, complètement équipés jusqu’au bout des ongles, et d’une quantité de cheveux suffisante, vraiment, quand on lui enlevait son bonnet, pour faire… on ne sait quoi, bref, un bouddha dans le style occidental."

* Du suspens, la lecture des testaments de Peter Featherstone, le codicille mystérieux de M. Casaubon, ces scènes mettent savamment l’imagination en branle, tournant gracieusement autour des faits avant de les révéler.

Et puis vers la fin l’action s’accélère, on est pris comme dans un tourbillon et on brûle d’impatience de voir le sort réservé à ces personnages qu’on accompagne depuis si longtemps, tout en redoutant de le lire noir sur blanc, voulant presque que cela reste à l’état de possibilité, encore ouvert à tout.

C’est à un fort agréable voyage, au long cours, que nous convie George Eliot. Je conserve malgré tout mon penchant pour Jane Austen, dont je n’ai pas trouvé ici, malgré toutes les qualités, l’impertinence joyeuse.

 

Traduction (Angleterre) de Sylvère Monod
1091 p.

Cécile en parle mille fois mieux que moi

* dit Will avec une impétuosité grinçante. (A propos de M. Casaubon)

17.03.2007

Lumineux

Graham JoyceLes limites de l’enchantement

Bragelonne, 2007

 

Les années 60, un petit village dans l’Angleterre rurale. A l’époque où l’homme envoie ses premiers satellites dans l’espace, une jeune fille de vingt ans, Fern, vit écartelée entre deux mondes. Il y a celui de Maman Cullen, sa mère adoptive, empli de magies, d’apprentissages et dans lequel elle a du mal à croire complètement, et celui de la modernité, les hippies qui s’installent dans la ferme voisine, le diplôme de sage-femme qu’elle aimerait posséder. Pas du tout prête à trancher en faveur de l’un ou de l’autre, l’hospitalisation de maman va la contraindre à assumer seule sa vie, mais dans quelle direction ? Qui sont ses amis, comment va-t-elle se défendre face à la menace qui pèse sur elle ?...

Je sais bien que le but premier de ce merveilleux roman n’était pas du tout de me tirer des larmes, et pourtant j’ai craqué au moment de l’évaluation mentale et ai terminé ma lecture toute chamboulée.

Il se dégage une grande tendresse de cette histoire, quelque chose que je n’avais pas encore trouvé dans les précédents romans de Graham Joyce, ainsi que de nombreuses répliques vraiment marrantes. La personnalité de Fern, insaisissable, naïve et pourtant si maligne, nous retourne tout au long des pages, certains personnages restent mystérieux (comme William). L’impalpable, pourtant toujours présent, s’efface un peu au profit d’un intrigue bien menée et délicieuse.
C’est un grand coup de cœur pour moi !

 

Traduction (GB) de Mélanie Fazzi
300 p.

15.03.2007

C'est la Baba Yaga !


Orson Scott CardEnchantement

L’Atalante, 2000
Points, Fantasy, 2007

 

L’année dernière, au spectacle de fin d’année de mon fils, les classes de CM1 avaient préparé une chouette interprétation de cette chanson, « La Baba Yaga », et c’était vraiment quelque chose à voir, leurs mines horrifiées tout en exagération, ah, ils avaient grand peur de cette sorcière de l’Ouest. Et si c’était parce qu’ils savaient, tout au fond d’eux, que les contes recèlent de grandes parts de vérité que l’on occulte à l’âge adulte ?

Car ici, elle est vraiment super méchante, Baba Yaga. Et monstrueusement puissante. C’est bien simple, même traverser onze siècles, prendre l’avion et en détourner carrément un, ça la fait doucement rigoler tellement c’est facile.
Alors quand un jeune blanc-bec russe-américain juif et chrétien de vingt ans réveille la Belle au bois dormant dans les années 2000, elle se dit que c’est du gâteau, et qu’il ne va jamais faire le poids au neuvième siècle. C’est quand même pas de veine si justement il parle couramment la langue disparue de l’époque grâce à son père, brillant universitaire, et si sa mère est une sorcière cachée, une vraie de vraie…
Mais avant de réaliser leur destin, nos tourtereaux auront quand même quelques sérieux problèmes d’adaptation à leurs univers respectifs, et le lecteur fera bien de prêter attention à tous les détails…

C’est facilement mille pages qu’il aurait du faire ce roman-là, parce qu’on arrive beaucoup trop vite à la phrase finale, tellement on s’amuse, on est à fond dedans, c’est un pur bonheur à s’offrir sans aucune hésitation !

 

Traduction (USA) d’Arnaud Mousnier-Lompre (le traducteur de Robin Hobb ! Parmi mes préférés).
577 p.

 

L’avis de Chimère

14.03.2007

Perpendiculaire, précise, taciturne.

Carol Shields Jane Austen

Fides, 2002


Les éléments tangibles concernant la biographie de Jane Austen sont maigres : pas de photos, une partie de sa correspondance détruite par sa sœur Cassandra, des pans entiers de sa vie laissés dans le silence, des avis et des témoignages de ses contemporains variant du tout au tout, tout cela est forcément sujet à conjectures.
S’appuyant sur de nombreux ouvrage déjà consacrés à notre chère Jane, Carol Shields nous dresse un portrait un peu rapide, mais vivant, et nous entretient avec bonheur de sa propre lecture de l’œuvre de Jane Austen, nourrie de son expérience de romancière.

Ainsi par exemple, dans la biographie rédigée par son neveu, peut-on lire :

« Jane Austen vivait complètement à l’écart du monde littéraire. Elle n’avait de rapports directs ou épistolaires avec aucun auteur contemporain. Elle ne se trouva probablement jamais en compagnie d’une seule personne dont les talents ou la célébrité pussent se comparer aux siens, si bien que ses facultés ne s’aiguisèrent jamais au contact d’esprits supérieurs non plus que son imagination ne trouva le moindre recours dans les éventuelles suggestions de ses pairs. Ses œuvres sont de purs « produits maison ».

Et Carol Shields développe ainsi :

« Ce terme de « produit maison » appliqué aux œuvres de Jane Austen est particulièrement inspiré. Que signifie-t-il ? En termes postmodernes, on peut considérer l’art comme un produit et le romancier comme un ouvrier qui recrée, refaçonne, réinvente ce qui a été conçu par d’autres avant lui ; mais l’auteur de romans à l’époque de Jane Austen doit façonner ses propres moules puisque les paramètres du genre, et notamment la question de la « réalité fictionnelle », restent à définir : comment intégrer dans une œuvre des éléments de la « vraie vie », comment décrire et interroger cette vie sans donner l’impression de vouloir la reproduire ? Comment signaler au lecteur que la facture d’un roman n’est pas celle d’un documentaire ? Combien de degrés séparent l’art mimétique de la réalité telle que la perçoivent nos sens ? Quel type d’intersection entre le réel et le projeté souhaitons-nous retrouver dans un roman ? Espérons-nous que la réalité de la fiction correspondra à ce que nous savons déjà, à ce que nous avons déjà acquis et accepté ?

Les « produits maison » de Jane Austen furent conçus et composés dans l’isolement. Elle en inventa les personnages, l’action, les décors et le cadre moral. Leur architecture romanesque était héritée des romanciers du XVIII° siècle, mais elle la renouvela, la dépoussiéra et y mit de l’ordre, chassant d’un coup de balai les complications de l’intrigue.

Tout cela, elle le fit seule. »

C’est forcément passionnant d’en savoir un peu plus sur la vie d’un auteur que l’on aime, et Jane Austen est un auteur qui inspire énormément d’amour à qui la découvre. Je considère que c’est ici l’ouvrage idéal pour une première approche biographique, parce que le talent de romancière de Carol Shields parvient à introduire un rythme tenant du suspens, c’est franchement un plaisir à parcourir. Ca donne surtout envie de lire, relire et relire encore, (attention je vais la citer une dernière fois) Jane Austen.


Traduction (USA) de Corinne Durin avec la collaboration de Christiane Mayer
234 p
.

 

L’avis d’Allie, celui de Lillounette
Et un grand merci à Holly


09.03.2007

Ca prend pas des radoubs de dimanche, j’en passe un papier !

Yves ThériaultLe dernier Havre

Les éditions de l’Actuelle, 1970
Typo, 2005

 

L’histoire est toute simple, et tient en une phrase : c’est un vieux pêcheur - d’âge incertain, 80, 90, qui tient ces comptes-là, dans son univers ? – qui remet en état en douce une vieille barque échouée, afin de faire son dernier voyage.
Mais c’est surtout l’occasion pour lui de se raconter, de nous faire partager sa vision – savoureuse, ô combien – de la vie. Le tout avec ce merveilleux accent québécois, qu’on entend, à travers les mots, et dans la beauté flamboyante et amicale de la Gaspésie, ah, on bave d’envie.
C’est beau, c’est du miel pour les yeux et les oreilles, d’ailleurs, c’est impossible de garder ça pour soi, on n’a qu’une envie, c’est de le lire à haute voix à quelqu’un. « Dis-donc, tu m’as quasiment lu le bouquin entier, maintenant, non ? » m’a dit mon mari. Comme si la nuit était faite uniquement pour dormir, oh, le rabat-joie des fois, je vous dis pas, pff.
Yves Thériault est un auteur que je chéris très fort, et je suis – une fois de plus – très reconnaissante à ma québécoise préférée.

« Raisonner, en ce bas monde, vous savez ce que c’est ? Pourvu que vous pensiez comme tout le monde, le plus niaisement possible, c’est ça, raisonner. Jour après jour, vivre de la même manière ; jour après jour, penser comme pense le voisin, faire attention pour pas avoir une idée un peu audacieuse, un peu risquée, un peu plaisante. Oui, j’ai bien dit plaisante. Se conformer, marcher dans les traces du premier qui a marché, prendre garde de pas voir le beau du temps ou la grâce des fleurs, fuir tout ce qui pourrait être étrivant ou tentant, c’est ça, vivre, pour la plupart des gens.
[…]
Tout ça pour dire que nous autres, les vieux, loin d’avoir les idées aussi ankylosées que les genoux, on est souvent rendu au point où on voit plus clair que bien des jeunes, et que le vrai progrès, on le salue avec plaisir…
Et que même si on semble radoter, on a le plus souvent cent fois de lucidité comme les gens pris dans la routine, qui ont peur de penser par eux-mêmes, au cas où ça serait mal vu. »

142 p.

 

Frisette adore aussi

05.03.2007

Frais et bien troussé

Guillaume Laurant Happy hand

Seuil, 2006

 

C’est l’histoire de Naoufel, né à Rabat mais parisien d’adoption, et de sa main droite. Un concours de circonstances malheureuses les sépare définitivement, mais chacun continue sa vie de son côté. Nafnaf découvre le pouvoir d’un petit aérosol, et sa main tombe sur une jeune fille sentant le muguet. De mésaventures en coups du sort, vont-ils finir par se retrouver ?...
Un curieux petit roman qui tient toutes les promesses de son début, en fanfare. Beaucoup de jeux sur et avec les mots et les expressions, on explore le domaine de la main de fond en comble et plusieurs trouvailles nous font glousser, pour notre plus grand bonheur.
J’ai été aussi agréablement surprise par le fait que l’histoire ne s’efface pas devant ces mutines coquetteries, tout au contraire la malice s’y fait la part belle également, et on s’attache, on visualise très bien.
Charmant et sympathique, frais et bien troussé, j’ai beaucoup aimé !

142 p.

03.03.2007

Tiens, je n'ai plus de papier à lettres...

Jane AustenLady Susan

Gallimard, 2000
Folio, 2006

 

Ce roman a la particularité d’être entièrement épistolaire, comme 84, Charing Cross road, d’Helen Hanff. Enfin, pas tout à fait, la conclusion nous est donnée en aparté par Jane Austen sur quatre pages. (« Cet échange de lettres, par suite de la réunion de certains des correspondants et de la séparation intervenue entre les autres, ne pouvait, au grand détriment des recettes de la poste, se continuer plus longtemps. » Ah, j’adore son humour !!)

Lady Susan, donc, est une superbe femme de 35 ans. Récemment veuve, partout où elle passe, sa beauté, son esprit, et ses manigances sèment le trouble et la pagaille dans les foyers. Une sorte de mante religieuse, une mythomane tirant tout le sel de la vie dans l’élaboration de stratégies visant à mettre sous sa coupe la majorité des mâles intéressants environnants.

Et ça fonctionne au quart de tour. Quels que soient les griefs qu’on puisse nourrir à son encontre, elle parvient sans trop de peine à retourner les situations et à se donner toujours le beau rôle. Toujours ? Presque, parce que parfois il faut aussi un peu de chance, et un tout petit grain de sable peut ruiner des mois d’effort. Mais qu’on se rassure, sa bonne humeur ne sera en rien entamée, ou alors à peine le temps de s’en épancher auprès de sa seule vraie copine, en nourrissant de sombres menaces…

Elle m’a trop fait rire, Lady Susan, et son aplomb, sa morgue et sa rouerie m’ont fait passer un excellent moment, mais ça devient une habitude avec Jane Austen. J’aime ce qu’elle a écrit, tout, sans distinction. Il ne faut pas compter sur moi pour dénicher le petit truc qui est en-dessous dans son œuvre. Des nunuches, de toute façon, il en faut pour mettre en valeur les autres, non ? Même les coquilles que j’ai relevées, tiens, je n’en parle pas. J’espère juste que c’est seulement dans l’édition Folio, et que dans la Pléiade d’où c’est tiré, on a fait un peu plus attention !!

 

Traduction (GB) de Pierre Goubert
116 p.

Lady Cathulu nous écrit à ce sujet

 

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