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18.01.2008

Ne sois pas si tragique, on dirait un péruvien

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Santiago GamboaLe syndrome d'Ulysse
« A mon avis, tous ceux qui veulent écrire n’en ont pas forcément les capacités, la littérature ne figure pas parmi les droits de l’homme. Il y a certains espaces que l’on doit conquérir seul, à la force du poignet, à condition de les mériter, tu ne crois pas ? »

Dire que je culpabilise lorsque de nombreux livres me tombent des mains, que je ne parviens pas à trouver la motivation nécessaire pour les parcourir consciencieusement. Mais puisqu’il existe des romans comme celui-ci, dont la lecture est juste jubilatoire de bout en bout, au nom de quoi faudrait-il perdre son temps avec le reste ?

Installons-nous confortablement et partons pour Paris avec Esteban. Nous sommes à la fin des années 90, et il vient juste d’arriver en France, bien décidé à empoigner la vie. Le cœur léger et le bagage mince, ce ne sont pourtant pas des rêves de conquête ou de haut d’affiche qui l’habitent. Non, ce qui le meut c’est Paris. Le Paris des écrivains, écrire, quitter la Colombie mais peut-être y revenir, pas de passif politique, pas de drame derrière-lui. Il trouve une petite chambre de bonne, donne des cours d’espagnol, fais la plonge dans un restau, mais ça ne nourrit pas son homme et c’est vraiment la dèche ; chaque sou est compté et ne suffit pas, la faim est là. Heureusement il y a des rencontres, surprenantes, variées, des amours et des amitiés qui se nouent. Au jour le jour, d’une façon extrêmement charmante et dont on jurerait la sincérité totale, installons-nous avec Esteban dans son nouveau pays, la France ; faisons connaissance avec tous ces êtres apatrides et évoluant dans des sphères aux antipodes les unes des autres, parlons littérature, romans, intrigues, sexe, parties fines, amour, amitié, vie. Il se perd, Esteban, pendant un moment. Laisse dormir son manuscrit dans son tiroir. Mais jamais ne s’éloigne de la littérature, c’est magique ce côté-là, tout lui fait penser à un livre, tout lui rappelle tout. Il avance, une chose après l’autre, le cœur droit, tout le temps, ne juge rien ni personne, il est naïf, il est lâche, il souffre…

Ah j’ai adoré ce roman, il est foisonnant, il est tendre et méchant, drôle et étrange, plein d’une vitalité contagieuse. Ses personnages sont magnifiques, tous, c’est un formidable passeport pour la littérature latino-américaine, une incursion follement réussie dans un monde cosmopolite très attirant.
Par contre, une mise en garde : certaines scènes, bien intégrées dans une narration fluide, sont  très érotiques.

Ed. Métailié, 08.2007, 21 €
Trad. Claude Bleton


Les avis de Papillon, de Jean-François Lahorgue, d'Arnaud Brion, entre autres.

Commentaires

Si c'est très érotique, je ne pourrai pas le lire,je suis trop jeune ! :)

Écrit par : cathulu | 18.01.2008

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Mon mari avait beaucoup aimé..... peut-être parce qu'il est très érotique ;-))))

Écrit par : Cathe | 18.01.2008

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Rhooo, c'est surtout un homme de goût, s'il a beaucoup aimé ;o))

Écrit par : Cuné | 18.01.2008

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Voui... Attends juste quinze ou vingt ans, alors ;o))

Écrit par : Cuné | 18.01.2008

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noté !!

Écrit par : amanda | 18.01.2008

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OK ! ;o)) (Je pense en effet que ça peut beaucoup te plaire, Amanda, alors que ça ne rejoindrait pas forcément un jeune public, je veux dire les vingtenaires du début. Miss Laure, aussi, qui me l'a rendu SANS LE LIRE, quel outrage, parait que c'est à sa bibli, faut pas passer à côté, ça peut te plaire beaucoup.)

Écrit par : Cuné | 18.01.2008

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Il n'est même pas à ma bibli Cuné, il est dans ma chambre ! Donc un jour ou l'autre...

Écrit par : Laure | 18.01.2008

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Isabelle Boulay !! (Un jouuuur ou l'auuuuutre)

Écrit par : Cuné | 18.01.2008

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le magasine Lire m'avait déjà bien tenté. tu confirmes !!!

Écrit par : goelen | 18.01.2008

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Voui. C'était vraiment mon coup de coeur de la rentrée de Septembre !

Écrit par : Cuné | 18.01.2008

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snifff, tu me rappelles que je ne suis plus vingtenaire.... ;-))

Écrit par : amanda | 18.01.2008

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Bah, tu peux très bien être vingtenaire de la fin !... :-D

Écrit par : Cuné | 18.01.2008

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on peut être plusieurs fois vingtenaires, ça marche pas ? :-))

Écrit par : Laure | 18.01.2008

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Un livre que tu trouves excellent, je ne peux que le  noter !

Écrit par : sylire | 18.01.2008

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Erotique, la couverture l'est déjà un peu, non ? Cela dit, il m'a l'air bien, ce livre. Allez, c'est noté !

Écrit par : antigone | 18.01.2008

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Au vu de ton commentaire, érotique ou pas, je me lance ....  

Écrit par : nicolas | 18.01.2008

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Exactement ! je suis une vingtenaire de la fin.... jusqu'à dans très peu de temps!

Écrit par : amanda | 18.01.2008

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Tout à fait en accord avec toi... trop de bonnes choses à sacrifier en s'accrochant à un mauvais livre!  Je note celui-là pour me faire oublier les moins bons!

Écrit par : Jules | 19.01.2008

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je n'ai pas encore lu celui-là...mais j'avais déjà beaucoup aimé Les captifs du lys blanc! Et Perdre est une question de méthode, le premier paru en France, il me semble...

Écrit par : Marie | 19.01.2008

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"la littérature ne figure pas parmi les droits de l’homme. " : voilà une phrase que je vais m'empresser de graver sur mes tablettes !

Écrit par : Patricia | 20.01.2008

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Patricia : C'est assez vrai, au fond, non ? C'est comme tous ces gens qui "estiment" avoir "droit au bonheur"... Tout ça n'est pas un droit, ça se conquiert... ou pas ! Marie : Je n'ai rien lu d'autre de cet auteur. Mais je me rattraperai ! Jules : ben voui, parfois on s'inflige soi-même des trucs, après on se demande bien POURQUOI.... Amanda : Tu seras toujours jeune, voyons :-D Nicolas : J'espère que tu ne le regretteras pas ! Antigone : érotique, la couv, parce qu'il y a un tout petit bout de nichon ? Rhoo, non, suggestive, à la limite... Sylire : merci de cette confiance ! Laure : Pfff, tais-toi donc, tu ne l'es même pas deux fois ;o))

Écrit par : Cuné | 20.01.2008

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Avec un tel billet, pas le choix... il faut noter!  j'adore la citation du début!

Écrit par : Karine | 21.01.2008

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On retrouve l'atmosphère décrite ici dans le roman de Mario Vargas Llosa, Tours et détours de la vilaine fille. Je note la référence. C'est dur pour les autres auteurs, mais vous avez raison, la lecture doit être un plaisir et si certains auteurs n'arrivent pas à nous embarquer dans leur univers, à quoi bon forcer...

Écrit par : Gangoueus | 20.07.2011

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