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21.01.2008
Je suis un petit garçon calme et sérieux et incompris et déjà nostalgique

Ce sixième roman de Véronique Ovaldé a reçu un accueil critique plus que tiède un peu partout, et ça a bien failli me décourager de le lire. A présent que c'est chose faite, je me demande comment ont fait tous ces gens pour se tromper à ce point ? Je ne parle évidemment pas de leur appréciation subjective, on aime ou n'aime pas le style de Véronique Ovaldé, mais je peux réfuter sans aucune exagération tout ce qui concerne le "pas clair" : Oui, la trame de ce roman se comprend tout à fait facilement, toutes les questions trouvent leur réponse, non, on ne se perd jamais en cours de route et même, il n'y a quasiment pas de digressions....
C'est l'histoire d'un gars super passif. Du genre à s'étonner que les meubles disparaissent, il réalise parfois que tiens, l'armoire a disparu ? Et puis il passe à autre chose, dans son tout petit monde cloisonné. Enfin, pas exactement cloisonné. Retiré, serait plus juste. Il bosse à domicile, ne fréquente personne que le cercle des amis de sa seconde épouse, la belle Irina. Qui justement meurt. Il réalise alors qu'il ne connaissait rien d'elle, et se lance dans une sorte de recherche de la vérité, de très loin enquête policière, essentiellement constituée d'un pas devant l'autre, pour notre Lancelot quelque peu déphasé...
Un roman de Véronique Ovaldé c'est un tout; c'est une entrée sphérique dans son monde, où la neige est consciencieuse, où les tranquillisants induisent un effet patient et dupliqué (je ne connais pas de meilleure façon d'expliquer leur brouillard ! "Dupliqué", c'est tellement ça !), où le juron favori est "funérailles !", et où les petites filles s'appellent Tralala et jouent avec leurs mains.
Il y a un très frappant paradoxe entre cet univers onirique, vaporeux et plein de fantaisie qui caractérise cette auteure, et la réalité de ce qu'elle décrit, une forme d'engagement réactionnaire de bric et de broc, une saleté quotidienne avec des gens branlants.
Moi, j'adore, je suis cliente, archi-cliente, c'est vraiment original sans être fatiguant (lourd), ça ne pèse en rien sur l'histoire, la portant tout au contraire, et ce n'est pas prétentieux pour un sou.
Ou alors je ne sais pas lire, ce qui est un autre débat...
Ed. de l'Olivier, 2008, 233 p., 18 €
Big merci à Clarabel qui a insisté pour me l'envoyer alors que je faisais ma réticente débile. Son avis.
C'est l'histoire d'un gars super passif. Du genre à s'étonner que les meubles disparaissent, il réalise parfois que tiens, l'armoire a disparu ? Et puis il passe à autre chose, dans son tout petit monde cloisonné. Enfin, pas exactement cloisonné. Retiré, serait plus juste. Il bosse à domicile, ne fréquente personne que le cercle des amis de sa seconde épouse, la belle Irina. Qui justement meurt. Il réalise alors qu'il ne connaissait rien d'elle, et se lance dans une sorte de recherche de la vérité, de très loin enquête policière, essentiellement constituée d'un pas devant l'autre, pour notre Lancelot quelque peu déphasé...
Un roman de Véronique Ovaldé c'est un tout; c'est une entrée sphérique dans son monde, où la neige est consciencieuse, où les tranquillisants induisent un effet patient et dupliqué (je ne connais pas de meilleure façon d'expliquer leur brouillard ! "Dupliqué", c'est tellement ça !), où le juron favori est "funérailles !", et où les petites filles s'appellent Tralala et jouent avec leurs mains.
Il y a un très frappant paradoxe entre cet univers onirique, vaporeux et plein de fantaisie qui caractérise cette auteure, et la réalité de ce qu'elle décrit, une forme d'engagement réactionnaire de bric et de broc, une saleté quotidienne avec des gens branlants.
Moi, j'adore, je suis cliente, archi-cliente, c'est vraiment original sans être fatiguant (lourd), ça ne pèse en rien sur l'histoire, la portant tout au contraire, et ce n'est pas prétentieux pour un sou.
Ou alors je ne sais pas lire, ce qui est un autre débat...
Ed. de l'Olivier, 2008, 233 p., 18 €
Big merci à Clarabel qui a insisté pour me l'envoyer alors que je faisais ma réticente débile. Son avis.
15:00 Publié dans Vraiment très bien | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note


Commentaires
Écrit par : cathulu | 21.01.2008
Répondre à ce commentaireÉcrit par : fashion victim | 21.01.2008
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Laure | 21.01.2008
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Cuné | 21.01.2008
Répondre à ce commentaireÉcrit par : clochette | 21.01.2008
Répondre à ce commentaireÉcrit par : amanda | 21.01.2008
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Cuné | 21.01.2008
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Clarabel | 21.01.2008
Répondre à ce commentaireÉcrit par : BelleSahi | 21.01.2008
Répondre à ce commentaireÉcrit par : M agali | 21.01.2008
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Sandra | 21.01.2008
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Karine | 21.01.2008
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Cuné | 21.01.2008
Répondre à ce commentaireÉcrit par : BelleSahi | 21.01.2008
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Tamara | 21.01.2008
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Cuné | 21.01.2008
Répondre à ce commentaireÉcrit par : la môme poison | 25.04.2008
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Cuné | 26.04.2008
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Michel | 05.07.2008
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Cuné | 06.07.2008
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