« On est de Coya Sur jusque dans ses streptocoques | Page d'accueil | Il a toujours conservé cette propension des faibles et des gentils à se faire, quoi qu'il arrive, casser la gueule.* »
26.03.2008
Becoming Jane - Julian Jarrold (2007)

C'est ici que s'applique à la perfection la formule "autour de Jane Austen", car ce film est une libre fantaisie inspirée par sa vie. C'est à dire que quelques éléments réels sont extrapolés, interprétés et insérés dans une histoire, mêlés à de très nombreuses références à de multiples personnages de ses romans. C'est d'ailleurs un des grands plaisirs de ce long-métrage que de rechercher qui se cache derrière tel ou tel personnage, de reconnaître des morceaux de Northanger Abbey dans les dialogues, d'imaginer tel ou tel détail de sa vie supposée réelle comme base de ses fictions. Mais je crois qu'à l'évidence, il faut maintenir ceci à l'état de divertissement : un auteur entremêle forcément moult morceaux de sa vie à son oeuvre, sans que cela ne suffise aucunement à la produire.
Clins d'oeil, donc, respectueux hommages, malice bienveillante de scénariste, mais jamais éléments biographiques certifiés, et ça me convient parfaitement.
Oui, ce film est un bonheur, un bonbon, une sucrerie pour jours pluvieux qui réussit, à mon sens, parfaitement son pari : offrir aux amoureux de Jane Austen une incursion dans son univers, sans adapter un de ses romans. Du neuf, en quelque sorte, une prolongation d'état de grâce, du bonus bien fait et joliment enveloppé; c'est là tout ce que j'aime !
Tout commence par un petit matin calme : Jane, autour de la vingtaine, est en train de mettre la dernière patte au texte qu'elle écrit pour célébrer les fiançailles de sa soeur Cassandra. Au rythme de ses recherches, pour faire couler les mots, les appeler dans sa tête, elle laisse ses doigts rythmer le piano; d'hésitant et tout doux lorsqu'une formule se crée, en martellement sonore et joyeux lorsqu'elle en est venue à bout : chez les Austen, le réveil est parfois tonitruant, à quelque étage qu'il se passe, et le spectateur immédiatement dans l'ambiance. C'est une famille unie, quelques libertés mettront à mal les puristes qui espéraient de la tenue et de la préséance en toutes circonstances !
Puis ce sont les quelques mois qui verront éclore l'amour entre Jane et Tom que nous suivons, selon le schéma classique, tout commence mal, puis ça se gâte, jusqu'à ce qu'ils ouvrent les yeux. Hélas, ce n'est pas gâcher le suspens que de dire que ça se terminera très mal, nous savons tous que Jane Austen ne s'est jamais mariée.
Mais entre-temps quelle valse des sentiments ! On succombe, on tremble, on se révolte et on s'incline, c'est qu'on a aussi de la grandeur d'âme, dans nos chaumières.
Le casting est réjouissant, crédible de bout en bout, et Anne Hathaway campe une Jane Austen plausible. Mais celui qui tire vraiment son épingle du jeu, qui est fait de grâce et d'incandescence, c'est James McAvoy en Tom Lefroy : je n'ai vu que lui, séduite et demandant plus. Quelle joie à l'idée de le retrouver prochainement dans Atonement !
Cette scène où Jane danse avec Mr Wisley, cherchant Tom des yeux depuis le début du bal, résignée, éteinte, ce pas de deux qui le fait apparaître devant ses yeux, ce regard, rieur, mutin, entendu qu'ils échangent, my god, parmi les plus... les plus.... han la la !
Et puis cet épilogue, ce geste, discret, ce prénom donné...C'est beau, c'est tout ! Ca donne envie de connaître la vraie version, de plonger encore plus profond dans tous ces livres qui racontent notre Jane, de maitriser plus et mieux l'anglais pour ne plus dépendre des traductions tellement aléatoires (dans le sens que pas grand chose de cette littérature autour de Jane n'est traduit en français !)

En attendant, et vous l'aurez compris je crois, je recommande de se ruer sur Becoming Jane !
Clins d'oeil, donc, respectueux hommages, malice bienveillante de scénariste, mais jamais éléments biographiques certifiés, et ça me convient parfaitement.
Oui, ce film est un bonheur, un bonbon, une sucrerie pour jours pluvieux qui réussit, à mon sens, parfaitement son pari : offrir aux amoureux de Jane Austen une incursion dans son univers, sans adapter un de ses romans. Du neuf, en quelque sorte, une prolongation d'état de grâce, du bonus bien fait et joliment enveloppé; c'est là tout ce que j'aime !Tout commence par un petit matin calme : Jane, autour de la vingtaine, est en train de mettre la dernière patte au texte qu'elle écrit pour célébrer les fiançailles de sa soeur Cassandra. Au rythme de ses recherches, pour faire couler les mots, les appeler dans sa tête, elle laisse ses doigts rythmer le piano; d'hésitant et tout doux lorsqu'une formule se crée, en martellement sonore et joyeux lorsqu'elle en est venue à bout : chez les Austen, le réveil est parfois tonitruant, à quelque étage qu'il se passe, et le spectateur immédiatement dans l'ambiance. C'est une famille unie, quelques libertés mettront à mal les puristes qui espéraient de la tenue et de la préséance en toutes circonstances !

Puis ce sont les quelques mois qui verront éclore l'amour entre Jane et Tom que nous suivons, selon le schéma classique, tout commence mal, puis ça se gâte, jusqu'à ce qu'ils ouvrent les yeux. Hélas, ce n'est pas gâcher le suspens que de dire que ça se terminera très mal, nous savons tous que Jane Austen ne s'est jamais mariée.
Mais entre-temps quelle valse des sentiments ! On succombe, on tremble, on se révolte et on s'incline, c'est qu'on a aussi de la grandeur d'âme, dans nos chaumières.
Le casting est réjouissant, crédible de bout en bout, et Anne Hathaway campe une Jane Austen plausible. Mais celui qui tire vraiment son épingle du jeu, qui est fait de grâce et d'incandescence, c'est James McAvoy en Tom Lefroy : je n'ai vu que lui, séduite et demandant plus. Quelle joie à l'idée de le retrouver prochainement dans Atonement !
Cette scène où Jane danse avec Mr Wisley, cherchant Tom des yeux depuis le début du bal, résignée, éteinte, ce pas de deux qui le fait apparaître devant ses yeux, ce regard, rieur, mutin, entendu qu'ils échangent, my god, parmi les plus... les plus.... han la la !
Et puis cet épilogue, ce geste, discret, ce prénom donné...C'est beau, c'est tout ! Ca donne envie de connaître la vraie version, de plonger encore plus profond dans tous ces livres qui racontent notre Jane, de maitriser plus et mieux l'anglais pour ne plus dépendre des traductions tellement aléatoires (dans le sens que pas grand chose de cette littérature autour de Jane n'est traduit en français !)

En attendant, et vous l'aurez compris je crois, je recommande de se ruer sur Becoming Jane !
A entendre et lire sur Canal Academie, Marie-Laure Massey
Les avis de : Fashion, Isil (déçue), Emjy et Clarabel
15:00 Publié dans Autour de Jane Austen | Lien permanent | Commentaires (27) | Envoyer cette note | Tags : jane austen


Commentaires
Ecrit par : Isil | 26.03.2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : Cuné | 26.03.2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : Emeraude | 26.03.2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : Lilly | 26.03.2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : fashion victim | 26.03.2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : amanda | 26.03.2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : Cuné | 26.03.2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : emjy | 26.03.2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : Cuné | 26.03.2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : emjy | 26.03.2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : Frisette | 26.03.2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : Isil | 26.03.2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : Karine | 26.03.2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : Clarabel | 27.03.2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : Cuné | 27.03.2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : lamousme | 27.03.2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : Gachucha | 27.03.2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : Cuné | 27.03.2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : Isil | 27.03.2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : Jules | 28.03.2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : yueyin | 28.03.2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : lamousme | 28.03.2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : La Nymphette | 29.03.2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : Benoit FAPM | 29.03.2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : Cuné | 29.03.2008
Répondre à ce commentaireEt moi qui suis entrée sur ton blog par la porte de la Mallorée, je me faufile désormais dans tes couloirs austeniens avec délice!!
Ah... ce regard entre Tom et Jane pendant le bal, rien que pour ce regard, le film se doit de figurer dans toute bonne DVDthèque romantique...
Et si tu ne sais plus quoi voir, après avoir découvert Nord et Sud, je te conseille la nouvelle adaptation de Jane Eyre, si tu ne l'as pas vue...
Ecrit par : la porte plume | 09.02.2009
Répondre à ce commentaireEcrit par : Cuné | 11.02.2009
Répondre à ce commentaireÉcrire un commentaire