« 2008-04 | Page d'accueil | 2008-06 »

25.05.2008

N'abordez jamais un écrivain qui fait ses courses

Donald Westlake - Le contrat

D'un côté, un romancier à succès qui traverse une panne : il est train de divorcer à grand fracas et ça lui pourrit la vie. Il n'a rien en chantier, or il est déjà très en retard pour livrer un nouveau roman à son éditeur. De l'autre, un romancier qui ne vend plus, malgré la publication sous pseudonyme (secret). Les deux sont de bons auteurs, ils se sont connus plus jeunes. Tombant par hasard l'un sur l'autre, ils vont se mettre d'accord sur un contrat profitant à chacune des parties. Mais quels sont les termes exacts du contrat ?!...

C'est tout ce que je choisis de dire à propos de ce roman. Comme bien souvent, si par bonheur, à mon exemple, vous n'avez pas encore lu ce petit diamant brut de noirceur ne lisez absolument rien d'autre à son sujet : précipitez-vous en librairie, prenez votre après-midi et ne bougez plus du fauteuil : ça ne souffre aucune interruption !

Vous verrez comment un lecteur peut avoir le souffle coupé par un changement de rythme miraculeux (p. 95, 7° ligne, je ne m'en remets pas !), constaterez, admiratifs (et bouillonnants d'envie de les lire) que Westlake insère ses autres titres, ou morceaux d'intrigue, au récit, que l'édition est devenue une jungle avant tout commerciale, et ne pourrez lâcher le tout avant le dernier mot, redouté mais malgré tout surprenant (plus dans sa narration qu'intrinsèquement, je vous l'accorde).

En fait, on nous fait sans cesse espérer une amélioration, un retour à la normale, c'est tangible, tout autant que la lente spirale vers le fond. L'un s'empare de l'autre, en quelque sorte, et au moment où l'antipathie change de camp, pan.

Très fort.

Merci encore, Amanda !


Ed. Payot & Rivages, 2000 et 2003 pour l'édition poche, 316 p., 8,40 €
Trad. (USA) par Daniel Lemoine
Titre original : The Hook

C'est le point d'exclamation qui change tout !

Debra Ginsberg - Cherche auteur désespérement


J'ai plongé tout debout dans cette histoire qui m'a enchantée.


L'héroïne, Angel, est une fondue de livre depuis toujours : ils sont ses amis, son souffle, sa vie. Grande lectrice, elle n'a aucune intention d'écrire un jour (identification parfaite). Là où je m'éloigne de cet ange, c'est qu'elle dégotte un job d'assistante chez la plus célèbre des agents littéraires. Son travail l'épanouit, sa patronne la vampirise (et c'est vraiment dommage que ce personnage soit un calque total de celle du Diable s'habille en Prada !). Un manuscrit arrive morceaux par morceaux devant les yeux d'Angel, décrivant la réalité de ce qu'elle est en train de vivre. Le boulot fou, couplé à un manque flagrant de sommeil, vont l'amener à se mettre à avoir vraiment peur...

Personnellement, j'ai cherché jusqu'à la révélation finale qui était ce mystérieux auteur, sans jamais tomber juste. Ce n'est pas que ce soit bien écrit (ça reste de la chick-lit à part entière, même si ça se passe dans le milieu de l'édition), mais c'est diablement prenant et vraiment sympathique. Comme moi, vous adorerez, j'en suis sûre, découvrir les lettres de motivation et premières pages des manuscrits soumis à Angel, pouvoir vous faire votre propre avis avant de lire le sien, rêver de La Lune Bleue, vous soumettre totalement à la fantaisie de Debra Ginsberg qui, à mon sens, n'a pas du tout raté son coup !

En dédicace, elle dit "Aux écrivains qui attendent encore d'être publiés, aux amoureux des livres qui les liront un jour". J'aurais regretté manquer ça !


Ed. Presses de la cité, 2008, 366 p.20 €
Trad. (USA) par Alice Delarbre
Titre original : Blind Submission

L'avis (détaillé) de Francesca.

21.05.2008

Si vous savez lire les mots et l'heure, et rendre la monnaie, tout le reste est une perte de temps.

Stephanie Doyon - Les tondeuses à gazon


Il y a les bleds, et encore loin derrière il y a Cedar Hole. C'est tellement paumé que même le train n'y passe plus. Delia, l'institutrice des CM1 a un petit nom bien affectueux (tout comme sa conception de l'enseignement !) pour ses habitants : les Tarés. Et c'est le temps de deux générations que nous allons passer en leur compagnie : du CM1 de Robert et Francis, jusqu'à ce que leurs propres enfants atteignent la fin de l'adolescence...


Robert c'est un peu Gilbert Grape, sauf que son besoin de plaire à tout le monde le domine. On sait ce qu'il advient de ce genre de comportement. Francis, lui, c'est plus compliqué. Petit dernier d'une tripotée de frangines, il en a bavé depuis son premier jour. Chacun d'eux, pourtant, a ce petit truc qui les nimbe comme d'une sorte de lumière : une grâce indéfinissable, bien cachée derrière des petites vies de minables et moult concessions. Tout au long du roman, il y a cette épée de Damoclès : quitter le village. La vraie vie est-elle ailleurs ? Et la question est-elle de définir la vraie vie, ou l'ailleurs ? ...

La 4° de couv parle d'Irving et de Russo, et bien évidemment c'est dans cette mouvance-là : l'incongruité du premier, son humour et sa verve, et l'immense tendresse du second pour les perdants. C'est bien fait, attachant, drôle, terriblement émouvant vers la fin, un parfait exemple de livre doudou en ce qui me concerne. Pour autant, je n'ai pas discerné la voix personnelle, le petit truc à part qui me ferait identifier Stephanie Doyon. C'est presque un "à la manière de", et c'est extrêmement plaisant à lire, mais un peu frustrant, dans le même temps. C'est avec l'espoir qu'elle ait trouvé sa propre petite musique que je lirai son prochain roman (celui-ci étant son tout premier !).



Ed. Payot & Rivages, 2008, 509 p. 9,50 €
Trad. (USA) par Emmanuelle Fletcher
Titre original : The Greatest Man in Cedar Hole

19.05.2008

J'ai dépassé les limites, aisément, facilement...

Barbara Gowdy - Sans personne

Voici un roman prenant de chez prenant : pas exactement un thriller psychologique, comme annoncé en 4°, même s'il est vrai qu'un suspens oppressant s'intensifie de page en page. C'est plus une tranche de vie, avec un évènement horrible, très chargée d'empathie, qui vient chercher le lecteur et ne le lâche plus.

Nous sommes à Toronto, en compagnie de Célia et de sa fille, Rachel, 9 ans. Il n'y a pas de père dans le paysage, pas plus que de grands-parents, et financièrement c'est la galère : Célia cumule deux petits boulots, en plus de leçons de piano particulières. Elle est souvent obligée d'emmener Rachel au boulot, elles chantent d'ailleurs ensemble à l'occasion dans le bar où elle joue le soir. Heureusement, elle peut compter sur l'aide de son propriétaire, Mika, qui non content de lui prendre un loyer minimum garde Rachel depuis toute petite. Rachel a une particularité, elle est magnifique. Métisse, blonde, elle attire tous les regards et se voit même castée dans la rue. La relation entre la mère et la fille est bonne, fusionnelle, le quotidien forcément difficile malgré tout.
Et puis il y a Ron. Il tient un magasin de réparations en tous genres, et est perturbé depuis toujours. Il traîne aux sorties d'école, on comprendra en le connaissant un peu mieux qu'il n'a rien du pédophile type. Sa tête est un sac de noeuds, des années de boulot pour un psy.
Mais Ron croit Rachel en danger. Pour lui, Célia est une mauvaise mère, et Mika un pervers.
Alors...

C'est un pistolet chargé, ce roman. Page après page, on se fait braquer avec des phrases qui, sorties de leur contexte, ne vous diraient rien, mais qui sont d'une justesse terrifiante. Telle pensée, on connait. Telle autre, on la ressent dans ses tripes. On avance tout doucement, sur des oeufs, on tremble franchement et on se déteste d'oser même adhérer aux explications fournies.

La construction est impeccable, c'est du grand art, il me faut tous les autres romans de Barbara Gowdy, c'est sûr !


Ed. Actes Sud, 2008, 339 p., 22,80 €
Trad. (Canada) par Dominique Hollier
Titre original : Helpless

09.05.2008

Au point où j'en suis maintenant, j'économise ma consternation pour les choses vraiment importantes


Joanna Trollope - Les vendredis d'Eleanor


Eleanor est une vieille dame, de celles qui font irrésistiblement penser à Miss Marple ou Jessica Fletcher. Pas du tout en raison d'un quelconque penchant pour la résolution d'énigmes policières, mais par le fait qu'elle s'assume,  dans une dignité toute britannique, droite et occupée, sensible mais en aucun cas intrusive. Sa vie a été bien remplie, consacrée à son travail, et maintenant que dans la retraite elle a trouvé ses marques, depuis des années, elle décide un beau jour d'aller vers l'inconnu. Pour elle, ce sera d'introduire l'amitié dans sa vie. Elle avise alors deux jeunes voisines qui élèvent leurs enfants seules et les convie à un diner du vendredi soir, qui deviendra vite rituel. L'une amenant sa soeur, l'autre son amie et associée, elles forment un petit groupe de membres très disparate (c'est bien simple, tout les oppose, toutes) qui fonctionne pourtant formidablement bien : ça sent bon les vrais liens, ceux du genre indéfectibles. L'arrivée d'un nouvel amour pour l'une d'entre elles va bouleverser tout ça, insidieusement...

Un roman chaussons ! On éprouve une incroyable sensation de quiétude, on s'installe, on est tout simplement bien entre ses lignes. Joanna Trollope s'y entend pour parler du quotidien, pour faire toucher du doigt ce qu'est la condition féminine de nos jours. Rien de tapageur, pas d'étincelles, du joli et du bien fait, du confort et du plaisir. J'ai passé un excellent moment entre ses lignes, me faisant cueillir à mon corps défendant par les épilogues, c'est presque dommage que ça finisse bien. Une histoire d'amitiés, qui tend la main à sa lectrice.

Ed. Plon, collection Feux Croisés, Mai 2008, 350 p., 22 €
Trad. (GB) par Isabelle Chapman
Titre original : Friday Nights

08.05.2008

Elle a débarqué et il comprit qu'il n'était qu'un idiot

Dominique Kopp - L'ordre des choses

Intrigant, comme un tout petit nombre de pages peut parvenir à désarçonner... L'histoire est simple, somme toute : un gars de la campagne "achète" une femme à l'étranger, s'évade dans l'alcool quand il constate que la maîtresse de maison, sa mère, est hostile. La construction est ingénieuse, annonçant un point de vue brut dans un premier temps, avant de nous faire vivre ce qu'on vient de lire directement sous l'angle de son protagoniste (et par-là même, éclaire complètement ce qui peut paraître nébuleux de prime abord). La langue est aisée, elle aussi, mais réussit à distiller son ambiance "Simone Signoret"; les gens sont bourrus, malheureux, le travail est à faire et on n'a pas le temps de verser dans l'introspection.
Super prenant et  très malin, j'ai trouvé.

Ed. Les allusifs, 2006, 68 p. 10 €

Merci à Fashion pour le prêt

07.05.2008

Ses ronrons, ses halètements sont comme le battement de notre coeur, ils nous informent que tout va bien sur terre.

Nick Hornby - Slam



"Maman pense toujours que je suis macho, alors j'essaye de faire gaffe - pas seulement avec elle, mais avec tout le monde. Il y a des filles pour qui ça compte. Si vous dites quelque chose qui est pas macho devant ces filles-là, elles vous aiment mieux. Par exemple, un de vos potes se met à déblatérer comme quoi les filles sont des connes,, et vous dites "Pas toutes", eh ben ça peut vous mettre en valeur. A condition qu'il y ait des filles qui écoutent, évidemment. Sinon, ça sert à rien."

Ainsi parle Sam, quinze ans, grand adepte du skate. Il est tellement fou de sa petite planche à roulette qu'il parle à son poster de Tony Hawk, qu'il entend lui répondre à l'aide de phrases issues du livre (considéré comme sa bible par Sam) : Hawk - Occupation : Skateboarder. Le topo c'est ça, en gros : Sam vit sa petite vie d'adolescent tranquille, sympa et plutôt sage dans l'ensemble, avec sa mère qui l'a eu à seize ans. Arrive dans sa vie Alicia, super jolie, avec qui il franchit le pas. Dès lors, c'est Sam, à dix-huit ans, qui nous raconte rétrospectivement ce qui s'est passé, sachant que le poster de Tony Hawks, quand il se fâche (soit à trois occasions), l'envoie faire un petit tour dans le futur. Puis sam revit (ou vit normalement, dans l'ordre des jours, quoi) ce qu'il a déjà vécu dans le futur, en essayant, étant plus ou moins averti, d'améliorer un tant soit peu les choses...

Allez ça a l'air compliqué mais c'est tout simple, vraiment, et c'est du Nick Hornby pur jus. A savoir qu'on sourit beaucoup, que le ton est décontracté, nonchalant, sautillant, et que même quand on n'est, comme moi, pas vraiment intéressé à la base par cette période pourrie qu'est l'adolescence, on prend du bon temps. Un roman agréable qui ne décevra pas les fans de l'auteur.

Ed. plon, Mai 2008, 289 p., 18,90 €
Trad. (Anglais) par Francis Kerline

L'avis d'Emjy, celui de Clarabel.

05.05.2008

Son sourire courageux méritait toutes les assistances



Richard Powers - La Chambre aux échos

Nebraska, 2002, un accident de voiture, la nuit. Mark se retrouve aux urgences, encore conscient pour quelques temps. Sa soeur, Karin, arrive ventre à terre, il la reconnait, tente de lui parler, mais tombe dans le coma. Lorsqu'il en sort finalement, c'est atteint du syndrome de Capgras : il est incapable de reconnaître les gens qui lui sont affectivement les plus proches. Son cerveau établit des explications insensées à ce qu'il prend pour des substitutions, des copies. Il vit dans un délire paranoïaque insupportable pour tout le monde, à commencer par lui-même. Karin bouleverse sa vie pour rester à ses côtés, elle qui s'était enfuie loin de son bled natal, et demande l'aide d'un très médiatique neurocogniticien, Gerald Weber. Contre toute attente, il accepte de venir rencontrer Mark, alléché par ce Capgras consécutif à un traumatisme, alors qu'on le croyait d'origine psychiatrique. Chronique d'un peu plus d'une année, à la recherche de ce qui s'est vraiment passé la nuit de l'accident, en quête aussi et surtout d'une façon acceptable de vivre, de continuer sa route, pour tout le monde...

Ce roman est multiple et déconcertant à plus d'un titre : on peut le voir comme un thriller scientifique (et de bonne facture :  je suis tombée des nues à l'épilogue !), une ode à la nature et aux grues particulièrement, un écheveau de liens familiaux, la dissection d'un couple de longue date, une étude sociologique des petits bleds américains, l'exposition des secousses du 11 Septembre (à la façon d'un battement d'aile de papillon), et la liste n'est pas exhaustive.

"Qu'est-ce que tu voudras faire quand tu seras grand ?" avait-elle demandé un jour par mégarde. Sur les traits de Mark se lisait l'excitation : "Hypnotiseur de poulets." C'est difficile de discerner le gamin qui attirait tous les animaux dans cet être perturbé et colérique qu'on accompagne pendant des pages et des pages. Pourtant il affleure en permanence, et ce n'est pas le moins attachant des personnages. D'ailleurs, c'est simple, on les aime tous, ils sont fascinants.

J'ai trouvé la plume de Richard Powers absolument enchanteresse, la traduction la sert à merveille. Par exemple, ses descriptions de personnages sont uniques :

"Il descendit dans le hall où l'attendait la seule proche parente de la victime. La petite trentaine, pantalon de coton havane et chemisier rose : la tenue passe-muraille, comme l'appelait Sylvie. Le costume sombre de Weber - son habituelle livrée de voyageur - épouvanta la jeune femme qui lui lança un regard d'excuse avant même de lui avoir dit bonjour. Ses cheveux très lisses, couleur cuivre (son seul trait distinctif), lui arrivaient au milieu du dos. Cette cascade spectaculaire éclipsait un visage, qu'avec un brin d'indulgence on aurait pu dire reposé. Sans apprêt et de belle constitution, cette jeune femme du Midwest s'engageait déjà sur le chemin de la solennité. Robuste, elle avait peut-être couru le cent dix mètres haies avec son équipe universitaire. Quand Weber posa les yeux sur elle, elle remit de l'ordre dans sa tenue, inconsciemment. Mais quand elle se leva et vint à sa rencontre; main tendue, le sourire courageux qu'elle lui adressa du coin de la bouche méritait toutes les assistances."

Le personnage de Weber, dans son entier, m'a troublée et subjuguée. Lui qui détient une telle connaissance, qui dit oeuvrer au moment précis où l'espèce humaine fait enfin ses premiers pas vers la solution fondamentale de l'existence consciente : comment le cerveau édifie-t-il l'esprit, et comment l'esprit édifie tout le reste ? Existe-t-il un libre arbitre ? En quoi le moi consiste, et où résident les corrélats neurologiques de la conscience ? "retombe" à un niveau beaucoup plus primitif, en quelque sorte, se perd un peu, se noie, c'est, encore une fois, touchant. J'ai aimé son avis sur la psychopharmacologie : "ça passe ou ça casse. Difficile à doser, des effets secondaires en pagaille, simple masque posé sur le symptôme et, une fois commencé le traitement, pas facile de diminuer les prises".

J'ai aimé les petits exemples de cas disséminés ici ou là : " Quelques années plus tôt, à Parme, l'équipe de Giacomo Rizzolatti avait effectué des tests sur les motoneurones dans le cortex prémoteur d'un macaque. Chaque fois que le singe bougeait le bras, ces neurones étaient stimulés. Puis un jour, entre deux mesures, les motoneurones du primate reliés aux muscles de son bras se mirent à s'emballer, alors même que l'animal restait parfaitement immobile. Après plusieurs expériences, on parvint à cette conclusion ahurissante : les motoneurones du macaque entraient en action dès que l'une des personnes présentes dans le laboratoire remuait le bras. Les neurones qui servaient à déclencher ce même mouvement s'activaient du seul fait que le singe voyait un autre être vivant exécuter ce geste, et , par sympathie, ils levaient un bras imaginaire dans un espace symbolique.
Une partie du cerveau dédiée à des fonctions motrices se trouvait cannibalisée, mise au service de représentations imaginaires. Au moins la science avait-elle établi les bases neurologiques de l'empathie : une cartographie à l'intérieur du cerveau pour cartographier d'autres cerveaux cartographes." Et c'est quand ses propres neurones singeurs cessent de réagir aux gestes de sa femme qu'il réalise que quelque chose a changé...

Il y a encore plusieurs choses que je pourrais évoquer, que j'ai notées au passage (tel son avis sur les commentateurs amazon, ouach), et je pourrais aussi aligner les adjectifs élogieux pour tenter de rendre compte de l'indicible bonheur de lecture qu'on éprouve entre les pages de Richard Powers, mais finalement, vraiment, sincèrement, je vous invite à lire ce roman qui compte parmi ceux qui resteront pour les générations futures, j'en suis persuadée.


Ed. Le Cherche Midi, Coll. Lot 49, Avril 2008, 471 p., 23 €
Trad. (USA) par Jean-Yves Pellegrin
Titre original : (Farrar, Straus and Giroux, New York) The Echo Maker

Toutes les notes