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01.09.2008
Fadéla Hebbadj - L'arbre d'ébène

Le Diable, c'est le malheur des mères sur les têtes des enfants
Fadéla Hebbadj - L'arbre d'ébène
Nasser a dix ans, il vient du Mali, avec sa mère, sur une pirogue. Mama est malade, tuberculose, et fatiguée, usée, elle baisse les bras. C'est la succession de squats, d'insécurité, Paris de nos jours et la grande solitude, que ne comprend pas Nasser. Une française, à Marseille où ils ont tout d'abord débarqué, lui a appris à lire : il rencontre ainsi Brautigan, Romain Gary, entre autres, se forge une identité, nous raconte dans une candeur pleine de fulgurances comment on peut vivre, avec et sans tout un tas de choses...
Ce premier roman se lit d'une traite, et atteint directement le coeur, comme un projectile. Il est de ceux qu'on relira, qui nécessitent de mûrir au chaud dans le quotidien du lecteur, Nasser dans un coin de la tête, pour toujours.
Ed. Buchet-Chastel, Août 2008, 172 p., 14 €
On peut feuilleter les 30 premières pages sur le site de l'éditeur
L'avis (plus complet) de Laurence.
06:00 Publié dans Vraiment très bien | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : enfance, mali, immigration


Commentaires
Ecrit par : cathulu | 01.09.2008
Répondre à ce commentaire(j'ai un sens aigu de la compassion, à croire)
Bon courage, Cathulu ! :)
Pour parler (accessoirement ;)) du livre, j'ai feuilleté rapidement le début du livre (mais quelle bonne idée d'offrir les premières pages !), je lirai plus tard, ce ton de petit garçon me gêne un peu. Avec cette gentille candeur enfantine, on dit des choses tristes et/ou graves, et, je ne sais pas, je trouve ça presque "facile" (entre guillemets parce que vraiment, c'est pas le bon mot). C'est fait pour attendrir, quoi. Ceci dit, ça m'intéresse quand même au niveau de la thématique, et je vous fais confiance, à Laurence et toi ! :-)
Ecrit par : erzébeth, en vacances. Ahahahahahah ! | 01.09.2008
Répondre à ce commentaireje suis vraiment soulagée que tu aies aimé ce roman. Car autant, ça ne me posait aucun problème que l'on puisse avoir des regards différents sur le roman de Julien Almendros, autant j'ai tellement aimé celui-ci, il m'a tellement bouleversée, que j'aurais été peinée que tu émettes des réserves (même si bien sûr, tu en avais parfaitement le droit, évidemment :-D ). Mais bon, quand un livre nous touche à ce point, je crois que l'on a toujours mal de lire de mauvaises choses dessus.
Oui, ce roman est somptueux et j'espère que l'auteure réussira à se faire une place dans cette rentrée littéraire surchargée. :-)
Ecrit par : Laurence | 01.09.2008
Répondre à ce commentaireErzébeth : En fait moi aussi j'ai ressenti la même chose dans les premières pages, mais on se fait complètement prendre assez vite et il n'y a plus aucun sentiment de "facilité", promis, craché :-D
Laurence : Quand on termine un livre les yeux embués et le coeur serré, qu'on a souligné plein de passages et lu à haute voix plein de phrases, on recommande, c'est tout ;o)
Ecrit par : Cuné | 01.09.2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : Anne-Sophie | 01.09.2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : Karine | 01.09.2008
Répondre à ce commentaireAnne-Sophie : Je ne suis pas du tout attirée par l'Inde... Je me soigne avec les recommandations de Cathe, mais.... ;o)
Ecrit par : Cuné | 01.09.2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : liliba | 01.09.2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : Anne-Sophie | 01.09.2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : Cuné | 01.09.2008
Répondre à ce commentairemerci pour tout vos témoignage ils me permettent de moins appréhender la suit de ma lecture.
biosus a tous
Ecrit par : lisalabelge | 01.03.2009
Répondre à ce commentaireEcrit par : Cuné | 01.03.2009
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