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04.11.2008
Un Monde sans rêves - Nicola Morgan
Nous sommes dans un monde où personne ne dépasse, ou les humeurs, les émotions, les sentiments ont été régulés par le MAP - Médicament de l'Amélioration de la Personnalité, avec adjonction de NARC au besoin, poudre magique qui permet de planer, encore plus détaché de tout. A la naissance, les bébés sont ainsi "améliorés", un métier leur est attribué en fonction de leurs aptitudes innées. Pour quelques-uns, l'opération "échoue", ils deviennent alors des Spéciaux, et ont le choix entre se corriger perpétuellement par la prise de MAP et de NARC ou devenir des Exclus : vivre sous la surface de la société, se cacher, car les Pols ont le droit (et même le devoir) de les tuer à vue.
Vivre ainsi est éminemment difficile, les gens sont à la merci de toutes les épidémies qui passent, sans possibilité de correctement se nourrir ou se soigner, sans réel espoir de voir leur situation s'améliorer un jour. Céder à la poudre magique, rentrer dans le rang devient alors réellement séduisant, car synonyme de survie, tout simplement.
Une jeune fille, pourtant, investie de la confiance de quelques-uns, est mandatée pour une mission d'importance : s'introduire dans la Tour Centrale qui régule tout, et parvenir à modifier en profondeur les règles folles de cette société. Fille de Spéciaux, elle a été élevée à l'abri dans une institution retirée, et on lui a enseigné le pouvoir des mots et des histoires, la beauté de l'émotion. Mais à 16 ans, elle ne croit pas du tout être l'élue, et c'est remplie de crainte qu'elle accepte pourtant cette mission...
Il y a un paradoxe entre l'univers franchement séduisant de ce roman et l'intrigue qui y est développée; De nombreuses citations ou évocations de romans réjouissent profondément, le côté nunuche et enfantin de l'héroïne ne s'insère pas harmonieusement, ça reste assez scolaire voire parfois laborieux. Pourtant, derrière tout ça on ne peut qu'être séduit par l'épilogue et la portée presque philosophique du message véhiculé. Vive la fiction ! :-D
Ed. Albin Michel, Collection Wiz, 2008, 233 p., 12 €
Traduit de l'anglais par Raphaële Eschenbrenner
Titre original : Sleepwalking
Les avis de : Mélanie, Clarabel (je ne trouve pas sur ton blog ? Ici sur Amazon)
06:00 Publié dans Bien bien ! | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : jeunesse, sf, livres, libre-arbitre


Commentaires
Écrit par : Caro[line] | 04.11.2008
Répondre à ce commentaireQuant à Gilmore, pas de saison 8, non . :/
Écrit par : Leiloona | 04.11.2008
Répondre à ce commentaireBonne journée, Caro ! :-D
Écrit par : Cuné | 04.11.2008
Répondre à ce commentairej'avais vraiment beaucoup aimé ! et j'étais partie avec l'idée contraire... parfois, il ne faut pas chercher à comprendre !
(Je fais bis au comm. de Leiloona : ne rêve pas ! A ton tour d'être en manque...)
Écrit par : Clarabel | 04.11.2008
Répondre à ce commentaire(J'ai encore quelques épisodes à voir que je dilue, histoire de souffrir plus longtemps...; :-D)
Écrit par : Cuné | 04.11.2008
Répondre à ce commentairePeux-tu me dire à partir de quel âge? 11-12 ans ou plus?
Bonne semaine Cuné!
Écrit par : Annie | 04.11.2008
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Patricia | 04.11.2008
Répondre à ce commentaireAnnie oui, dès 11 ans je pense. Le prologue peut déconcerter, mais une fois dans l'action c'est très accessible.
Écrit par : Cuné | 04.11.2008
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Karine :) | 05.11.2008
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Joelle | 07.11.2008
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