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26.11.2008
Le Livreur - Philippe Langenieux-Villard
"Un livreur, expliquait-il, c'est celui qui écrit des livres et c'est un métier à plein temps."
Un éditeur revient sur sa relation avec son écrivain phare, maintenant qu'il a disparu. Bernard Melville est entré dans sa vie en faisant le siège de sa maison d'édition, en demande d'un entretien. De guerre lasse, il l'a obtenu, et ce fut le départ d'un succès mirifique, de longues années de collaboration fructueuse et hors-norme : cet écrivain n'est pas comme les autres, ou peut-être est-il au contraire extrêmement représentatif. Mais il a la pureté, la fibre artistique, l'originalité. Et puis un jour il a cessé d'écrire, et a disparu, tout simplement. L'éditeur ne peut en rester là, mais il manque parfois de réactivité...
Je m'y suis prise en deux fois pour venir à bout de ce premier roman de Philippe Langenieux-Villard. Glané dans la caverne aux SP de Corinne (reviens, Co !!) cet été, mon premier essai ne m'avait pas menée bien loin. Pourtant, quelque chose m'incitait à retenter, et je ne le regrette pas.
Ce qui ne fonctionne pas pour moi, c'est que ce Bernard Melville ne me séduit pas, le sujet de ses livres non plus, sa personnalité me déplait, même. Par contre, les rouages décrits sont passionnants, la réflexion de fond sur l'écriture, le succès, la création fait mouche.
Et puis j'aime les petites phrases toutes simples, par exemple, une journaliste depuis le début farouchement négative à l'encontre de l'oeuvre de Bernard Melville, fait soudain le silence à propos de son dernier ouvrage. Il en pense : "J'ai dû parler d'un sujet qu'elle connaît avec les mots qu'elle ressent"...
Ou encore l'éditeur, à propos du net : "... il faudra assez vite que nous acceptions une fois pour toutes cette réalité : la bataille entre l'écran et l'écrit n'existe pas car le développement de l'un favorise l'accès à l'autre... Ce qui importe, c'est de provoquer l'appétit de connaissance et d'offrir les moyens d'y accéder le plus simplement possible. Tout autre débat est rétrograde."
Amen !
Ed. Héloïse d'Ormesson, 2007, 139 p., 15 €
(J'aime beaucoup la couverture !)
05:54 Publié dans Pas mal | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : premier roman, edition, ecrivain, editeur


Commentaires
Ecrit par : cathulu | 26.11.2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : cathulu | 26.11.2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : yueyin | 26.11.2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : BelleSahi | 26.11.2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : Joelle | 26.11.2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : chiffonnette | 28.11.2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : liliba | 28.11.2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : Cuné | 28.11.2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : Caro[line] | 30.11.2008
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