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06.12.2008
Le Serval noir - Marc Vassart
Tout commence à Paris : nous sommes dans un futur pas trop déterminé (on parle de 2022 comme étant passé...) et le musée de l'Homme va
être fermé, ses trésors déménagés. Somerset Bienvenue, chef des chercheurs en ethnolinguistique y est résolument opposé, et après avoir tenté tous les moyens médiatiques voit une lueur d'espoir dans la nouvelle invention d'un collègue, une machine à faire parler les poteries. Il entreprend d'aller chercher, au Kenya dans un premier temps, une poterie Hadza, qui, décryptée, fournira de précieuses informations sur la langue originelle (Les Hadza, ou Hadzabé, étant un peuple chasseur-cueilleur d'Afrique de l'Est qui parle une langue à clics; des analyses génétiques ont montré qu'ils seraient à la base de l'arbre évolutif de l'espèce humaine).
C'est le point de départ d'une aventure brouillonne, aux enchaînements incongrus, truffée de dialogues bancals. La construction et la narration ne m'ont en aucun cas convaincue, et je le déplore, tant le fond culturel de ce roman est passionnant. Pour preuve, la cinquième partie "Hadzabé 1 (Magwinda)" qui nous raconte la création de cette poterie tant recherchée, est un enchantement de bout en bout; y suivre les pérégrinations de An'k'a est un régal. Quel dommage alors de vouloir à toute force inclure de pseudo histoires d'amour auxquelles on n'arrive pas du tout à croire, pas plus qu'à cette recherche à la Indiana Jones débouchant sur un père surprise dont on n'avait jamais entendu parler.
A tenter malgré tout si l'ethnologie et la linguistique vous intéressent, pour cette immersion en terre inconnue.
Ed. Au Diable Vauvert, 2008, 474 p. 20 €
Parmi les bonus appréciés et insérés ici ou là à la narration, par exemple le mot le plus intraduisible au monde : ilunga. En tshiluba, un dialecte bantou parlé dans le sud-est de la République du Congo, ces six lettres désignent une personne prête à pardonner un affront une première fois, à le tolérer une seconde fois, mais jamais une troisième.
Dominique Simon, sur SF Mag, a beaucoup plus apprécié que moi.
17:39 Publié dans Bof | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : linguistique, ethnologie, afrique de l'est, peuple hadza


Commentaires
Écrit par : Laetitia la liseuse | 06.12.2008
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Karine :) | 06.12.2008
Répondre à ce commentaireÉcrit par : keisha | 06.12.2008
Répondre à ce commentaireÉcrit par : cathulu | 06.12.2008
Répondre à ce commentaire@ Karine : Oui, c'est vrai, parce qu'on a du mal à comprendre pourquoi tout n'est pas du même acabit.
@ Keisha et Cathulu : C'est passionnant la linguistique, hein !! :-D
Écrit par : Cuné | 07.12.2008
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Anne-Sophie | 07.12.2008
Répondre à ce commentaireÉcrit par : fashion | 07.12.2008
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Cuné | 08.12.2008
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Joelle | 08.12.2008
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Solenn | 08.12.2008
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Cuné | 08.12.2008
Répondre à ce commentaireÉcrit par : olivier | 09.12.2008
Répondre à ce commentaireMais tant mieux si d'autres ont aimé, tant mieux !
Écrit par : Cuné | 09.12.2008
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