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27.01.2009

La Mallorée - David Eddings

eddings 6.jpgTome 1. Les Gardiens du Ponant

C'est avec l'enfance de Mission que débute le cycle de La Mallorée, tout comme en son temps Garion était le jeune foufou de La Belgariade. On prend des nouvelles de tout le monde, les différents peuples continuent à intriguer les uns contre les autres, et plein de nouveaux-nés couronnent les unions. Notamment le fils de Garion et Ce'Nedra, dont l'enlèvement lance la nouvelle prophétie (enfin, le changement de couleur de l'orbe l'avait déjà initiée) : une nouvelle quête doit être entreprise, dont l'issue signera l'arrêt définitif des deux destins possibles; que ce soient les ténèbres ou la lumière, celui qui vaincra installera son monde pour le reste des temps (qui est d'ailleurs très étrangement considéré par le genre humain, nous apprend un vieil arbre).

N'en déplaise à Chimère, on s'installe dans ce premier tome en chaussons : tout nous est immédiatement familier, l'humour est peut-être un poil forcé (voir caricatural dans certaines scènes) et il y a abus de petits clichés (les rires cristallins, tout ça) mais tout passe, tant on aime nos personnages.

Ainsi j'ai été ravie de faire la connaissance de Liselle, mes antennes ont vibré à l'unisson de celles de Silk, et j'ai été horrifiée par son traitement lors de l'attaque de Jarviksholm, avant de comprendre, comme nos héros, de quoi il retournait. Ouf, j'avais bondi dans mon siège ! Ravie aussi de retrouver, même très brièvement, les charmants palustres.

Et toujours impatiente de me plonger dans le tome suivant !

 

Ed. Pocket, 1992, 439 p., 7,70 € Titre original : Guardians of the West

 

 

Tome 2. Le roi des Murgos

Ce tome est bouillonnant, riche en action et révélations diverses. C'est la première fois que je renâcle quelque peu, j'ai eu du mal à entrer eddings 7.GIFdedans et puis soudain j'avais englouti les trois quarts et je ne pouvais plus m'arrêter : comme Cheval, je me demande si Eddings ne fait pas effectuer au lecteur quelques cabrioles qui détendent le temps :-D

Alors quels sont les éléments marquants ? Le nom de Mission nous est révélé, Essaïon, et ce n'est que justice : ils ont tous au moins deux noms là-dedans et le pauvrinou se coltinait un surnom depuis le début. Et puis bien sûr arrive ce fabuleux personnage d'Urgit qui détonne, à tout le moins, en roi des Murgos ! De nombreuses scènes ont un traitement quasi cinématographique (ah, voir les différentes espèces matérialisées !) et je m'imaginais celle où le même acteur, évidemment, jouerait les deux rôles, quelque peu grimmé... Car Urgit est le demi-frère d'un de nos compagnons, ce qui lui octroie une agilité mentale bien inconnue chez son peuple :-D

J'ai rêvé de nez frémissants, de langage secret en langue des signes, de semaines sur un bateau qui se terminent par un échouage catastrophe, je crois que je suis totalement, irrémédiablement, et très volontairement, Eddingsisée :-D

 

Ed. Pocket, 1993, 447 p., 8,10 € Titre original : King of the Murgos

 

eddings 8.gifTome 3. Le Démon Majeur de Karanda

 

Où nous faisons plus ample connaissance avec les démons, donc. Sont fort peu avenantes, ces bestioles-là. Déjà qu'ils se retournent quasi systématiquement contre la personne qui les a invoqués au moindre relâchement de la concentration, ils essayent en plus de se reproduire avec des humaines et je vous laisse deviner comment se passe l'accouchement... Sinon on rencontre également une belle épidémie de peste, et on se rend compte de plus en plus que cette nouvelle quête menant à la confrontation finale des enfants de Lumière et Ténèbres ressemble belle et bien à la quête de l'orbe : les épisodes s'enchaînent immanquablement dans le même ordre, même s'ils sont fort différents en Mallorée. On nous rappelle de temps en temps que l'un d'entre eux doit mourir pour la réalisation de la prophétie, et je ne cesse de me demander qui sera le malheureux...

 

Ed. Pocket, 1993, 412 p., 8,10 € Titre original : The Demon Lords of Karanda

 

Tome 4. La sorcière de Darshivaeddings 9.jpg

"Moi, j'veux rein chavoir d'toutes ches j'hichtoires"

Oh my, il n'y a plus qu'un tome après celui-ci, l'angoisse commence à m'étreindre, d'autant plus que l'on se rapproche de l'affrontement final. Quel plaisir de débuter le tome avec Porenn, que l'on retrouve aussi au chapitre 12, cette petite reine est chère à mon coeur, et la voir s'occuper de Vella me plaît infiniment. Je trouve les personnages féminins beaucoup plus réussis que ces messieurs, qui sont quand même dans leur immense majorité dépeints comme de parfaits benêts (sauf le mirifique Silk...). Et puis c'est très bon aussi de voir les anciens compagnons se creuser la cervelle pour suivre Garion malgré tout, sans gêner la prophétie. Quel plaisir enfin de faire connaissance avec la louve ! A ce stade de lecture, je me doute qu'Essaïon jouera un grand rôle et je regrette qu'il soit mis de côté pour le moment, j'aurais aimé connaître dès à présent le secret de sa sérénité imperturbable !

Ed. Pocket, 1994, 508 p., 7,20 € Titre original : The Sorceress of Darshiva

 

eddings 10.gifTome 5. La Sibylle de Kell

Contrairement à l'épilogue de La Belgariade, ce tome final est construit de manière apaisante, et l'on tourne la dernière page avec un sentiment de sérénité et de plénitude.

Chaque chose se produit ainsi qu'il en avait été décidé de tout temps, l'ultime confrontation est digne, et il nous est accordé de prendre congé individuellement avec chaque personnage qui nous tenait en haleine depuis 10 tomes.

De manière peut-être un peu plus prononcée encore que dans le reste des tomes, on sent une grande nonchalance dans l'humour, ça vanne à tout va, ça ne se prend pas du tout au sérieux.

"- J'ai faim, Garion, et quand j'ai le ventre creux mon cerveau tourne à vide.

- Ce phénomène de vases communicants expliquerait bien des choses, nota platement Beldin. Tu n'as pas dû manger beaucoup quand tu étais plus jeune."

Mention spéciale à Mandorallen dont le langage plein de fioritures m'a enchantée tout du long. Morceau choisi :

"Messire, reprit Mandorallen en tournant sa grande carcasse vers le baron, je Te trouve la silhouette des plus disgracieuses et la face pareille à un derrière de singe. Ta barbe me semble de plus une offense au bon goût, par sa semblance avec certaine bourre scabreuse, plus propre à orner, si l'on ose dire, le postérieur d'un chien bâtard qu'un visage humain. Se pourrait-il que Ta mère ait eu, dans un moment de sauvage lascivité, des rapports avec un bouc de passage ?

[...] Il ôta son gantelet.

La coutume voulait que l'on jette son gantelet à terre, devant son ennemi, pour le défier. Mandorallen rata le sol. Le jeune baron recula en crachant du sang et quelques dents."

Je confesse les yeux qui piquent au moment très précis où Vella remet ses dagues... Et je dois à Polgara la découverte du porridge, aussi étrange que cela paraîsse. J'en avale depuis des bols entiers, tout comme je buvais des litres de tisane en lisant Robin Hobb... De l'influence des cycles de Fantasy sur la vie quotidienne : ils font maigrir ;o)

Bref, un cycle incontournable, à plus d'un titre, des heures délicieuses et souriantes. Merci, David Eddings.

 

Ed. Pocket, 1994, 446 p., 7,20 €

Titre original : Seeres of Kell

 

Traduction (USA) de Dominique Haas

 

(Prochaine étape les 4 tomes relatifs à la jeunesse de Belgarion et Polgara)

Commentaires

Moi j'ai découvert le thé rouge avec Mma Romtswe. :)) J'aime le porridge. Et il faut vraiment que je lise Eddings.

Écrit par : fashion | 27.01.2009

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Ramotswe, of course. :))

Écrit par : fashion | 27.01.2009

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Connais pas le thé rouge ? Lu dans le dernier Laurence Cossé la recette du thé indien : au lait (sans eau) et aux épices : hyper alléchée :-D
(Et Dieu sait que c'est un roman qui n'a rien à voir avec ça, j'en parle demain).

Mais Eddings, oui, ça devrait te plaire, Fashion !

Écrit par : Cuné | 27.01.2009

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Ben moi le porridge je suis un peu comme Silk, c'est pas mon truc du tout. A mon avis, après les aventures d'Emouchet (la trilogie des joyaux suivi de la trilogie des périls), Eddings ça devient moins bon voire carrément soporifique tant il se répète dans ses recettes. Enfin à toi de voir.

Écrit par : Chimère | 27.01.2009

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Bah ça fait encore 6 tomes, c'est pas mal déjà :-D

Écrit par : Cuné | 27.01.2009

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Il faudrait que j'essaie au moins l'une des dites séries... comme je ne connais pas trop ce monde, je pourrais quand même me laisser surprendre!

Écrit par : Karine :) | 27.01.2009

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Rah mais, mais ça suffiiiiiiiiiit !!! J'ai déjà plein de trucs à lire, et dès que j'entend parler de ce cycle, j'ai envie de le re-re-re-re-re-re-liire... XD

Écrit par : Céline C. | 28.01.2009

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Moi je dis qu'une petite relecture d'environ 2500 pages ne fait jamais de mal ;o))

Écrit par : Cuné | 28.01.2009

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