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25.03.2009

Entre les bruits - Belinda Cannone

"C'est quand même une histoire invraisemblable. Invraisemblable.

- C'est pas une histoire pour ingénieurs ?

- Ben non. Pas du tout."

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Jodel Paquinseul est hyperacousique, c'est à dire que son ouïe est beaucoup plus dévelopée que chez le commun des mortels. Il en a fait son métier, ingénieur en physique des sons. Un jour, il rencontre Jeanne, 11 ans, dotée de la même capacité hors-norme et de deux, trois autres petites choses également. A partir de là, sa vie change, il devient copain avec un étrange routard, réalise que le monde existe, et se trouve mêlé à quelques évènements déroutants...

Gentiment, lui-même nous résume tout ça à un moment : "Ce matin débute une drôle de journée. S'il cherche comment il en est arrivé là, en repartant du début cela donne : Par une faveur toute spéciale du ciel, il a fait en quelques jours trois rencontres décisives : un petit double hyperacousique et enchanteur dont il a arrêté la course; celui-ci l'a conduit à sa mère qui a réveillé son grand désir; enfin un étranger très étrange est tombé chez lui un jour d'orage et l'a convié dans une contrée qu'il n'avait jamais visitée : le vaste monde lui-même, reflété dans l'étincelant microcosme d'une goutte d'eau."

Pour apprécier ce roman, il faut accepter de saisir la main que nous tend l'auteure sans se poser de questions (un peu comme avec Lewis Carroll ); parfois, ça grince un peu. Les chapitres commencent systématiquement par un écho de la dernière phrase du précédent, j'ai trouvé ça lassant. On délaisse aussi des chemins que j'aurais volontiers empruntés, comme le côté joueuse, aguicheuse, femme à simagrées de Jaumette que j'ai préféré à ses discours sur sa musique "d'arbres musicaux". Mais c'est l'auteure qui décide, je me suis inclinée et je reconnais avoir pris beaucoup de plaisir à jouer avec Jodel ("Parfois il n'y a qu'un seul mot pour le décrire : con.")

C'est assez étrange, fantaisiste, une exploration du désordre nous dit la 4° de couv, on sent bien le fond beaucoup plus grave et sérieux derrière la désinvolture, c'est prenant. Il y a également tout un jeu avec la langue qui est très charmant, avec les approximations d'Oulan ou comme :

"- Tu sais, tu es mon bienveilleur.

- Le mot n'existe pas.

- C'est un mot qui manque."

 

A tenter.

 

Ed. de l'Olivier, 2009, 269 p.

 

Commentaires

Si ça joue avec les mots, si ça parle du désordre, je surligne !!! :)

Écrit par : cathulu | 25.03.2009

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Mouais bof.
Bah, je ne manque pas de lecture. :))

Écrit par : fashion | 25.03.2009

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J'ai un peu pensé à l'univers de Véronique Ovaldé en lisant ce livre... Ça plait ou pas, c'est particulier :-D

Écrit par : Cuné | 25.03.2009

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Hello, je poste hors sujet because je ne sais pas répondre à tes blog-it express autrement ;-)
Donc, tout ça pour dire que c'est réparé, merci du signalement ;oD

Écrit par : So | 25.03.2009

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Ovaldé, c'est mieux.

Mais un ton original, je suis d'accord, à tenter sinon se réfugier chez Maylis de Kerengual (corniche kennedy)

http://la-kitchenette.blogspot.com/

Écrit par : mr*b | 25.03.2009

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Je préfère aussi Véronique Ovaldé en ce qui concerne ce roman précis, par contre j'avais beaucoup aimé les essais de Belinda Cannone.
Maylis de Kerengual ne me séduit pas...

Écrit par : Cuné | 25.03.2009

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Tiens ! Re-vlà Belinda ;-) J'avais vraiment aimé "Le sentiment d'imposture", tu me le mets de côté celui-là pour un de mes prochains passages normands ?! Au fait, rien à voir mais j'ai dépassé la moitié de "Terreur"... c'est quelque chose !!!!!!!!!!!

Écrit par : Laëtitia | 26.03.2009

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Ach, désolée je l'ai envoyé à Cathulu :-D (Mais les 2 à toi t'attendent bien sagement ;o))
Oui, Terreur est terrifiant !!

Écrit par : Cuné | 26.03.2009

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