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17.06.2009
M. Edwin Drood demande à voir Mlle Rosa.
Tout dernier roman écrit par Dickens, Le Mystère d'Edwin Drood s'arrête brusquement au chapitre XXIII, et c'est très frustrant. C'est un roman policier, dans lequel on pénètre instantanément et qu'on lit avidement.
Le jeune Edwin Drood disparaît brutalement un soir de Noël, alors qu'il vient de rompre ses fiançailles avec Mlle Rosa, à laquelle il était destiné par testament. Les soupçons de toute la ville se portent sur un jeune étranger depuis peu parmi eux, alors que les soupçons du lecteur se déchaînent contre l'oncle d'Edwin, personnage à deux visages s'il en est.
Nous ne saurons jamais ce que Dickens nous réservait en épilogue, et apparemment la littérature abonde de romans destinés à combler ce manque insupportable ou à s'en inspirer, à s'y référer (dernier en date, celui de Dan Simmons).
Il y a de très beaux personnages, la ville même de Cloisterham est très joliment dépeinte, j'ai aimé la droiture de M. Crisparkle et le caractère "anguleux" de M. Grewgious, j'ai ri aux prises de bec de Mlle Twinkleton et de la Billikin, j'ai regretté de si peu connaître, finalement, Neville Landless ou Edwin Drood.
A propos de M. Crisparkle : "Il était fidèle à son devoir, simplement et résolument, dans les circonstances importantes comme dans les plus insignifiantes. Ainsi en est-il toujours pour les âmes droites. Oui, il en fut, il en est, il en sera toujours ainsi pour toutes les âmes droites. Rien n'est petit pour ceux qui sont véritablement grands par l'esprit".
La traduction (toujours dans le volume 9 de la bibliothèque de la Pléiade, toujours celui de Fashion), est de Renée Villoteau, revisée par Sylère Monod qui signe également la notice et les notes.
Par exemple, ces paroles de Mlle Twinkleton : "Alors souvenons-nous toujours de ce qu'a dit le général spartiate - en termes trop connus pour que je les cite - lors de cette bataille dont il est superflu de préciser le nom."
Note : "Mlle Twinkleton est avare de renseignements permettant d'identifier la phrase, l'officier et la bataille auxquels elle fait allusion. Mais la culture de Mlle Twinkleton n'étant pas illimitée, tout porte à croire qu'elle pense aux Thermophyles, et à l'affirmation que le roi-général et ses compagnons sont restés sur place et se sont fait tuer pour obéir aux lois de la cité."
J'apprécie de plus en plus le travail de Sylvère Monod, son humour et sa délicatesse.
06:00 Publié dans Autour de Charles Dickens | Lien permanent | Commentaires (25) | Envoyer cette note | Tags : charles dickens, le mystère d'edwin drood, l'arrêt est brutal


Commentaires
Encore une fois, tes citations sont habilement choisies, j'adore celle de Mlle Twinkleton !
Écrit par : erzébeth | 17.06.2009
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Cuné | 17.06.2009
Répondre à ce commentaireÉcrit par : fashion | 17.06.2009
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Cuné | 17.06.2009
Répondre à ce commentaireTu intercales d'autres lectures ou c'est vraiment que Dickens Dickens Dickens ?
Écrit par : Caro[line] | 17.06.2009
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Cuné | 17.06.2009
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Lilly | 17.06.2009
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Cuné | 17.06.2009
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Isil | 17.06.2009
Répondre à ce commentaire(à défaut d'être accro à Dickens, j'ai été sérieusement accro à Fruttero et Lucentini, à une époque ;-))
Écrit par : Papillon | 17.06.2009
Répondre à ce commentaireEt merci Isil pour toutes ces pistes. Je tenterai quand même le Matthew Pearl avec tes réserves en tête :-D
Écrit par : Cuné | 17.06.2009
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Melanie B | 17.06.2009
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Cuné | 17.06.2009
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Mango | 17.06.2009
Répondre à ce commentaireÉcrit par : cathulu | 18.06.2009
Répondre à ce commentaireCathulu : Va faire acheter des nu-pied à un monstre de bientôt 13 ans (si tu le trouves sous ses cheveux !) : sorti des tongs de "telle marque", no way. Après va marcher avec des tongs en campagne... Ca me désole l'idée de ces grands panards qui vont mijoter dans leur jus sous chaussettes et baskets tout l'été, pff :-D
Écrit par : Cuné | 18.06.2009
Répondre à ce commentaire(et c'est signé : la mère sacrificielle qui vient de ranger la chambre de son ado de fille. Bon. Je vais me coucher. :-) )
Écrit par : pagesapages | 18.06.2009
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Laure | 18.06.2009
Répondre à ce commentaireLaure : Quand même, le sable quand faut remettre les chaussettes-baskets, ça lui semble un désagrément suffisamment pénible pour accepter l'option tongs... Juste pour descendre à la plage ! ^^
Écrit par : Cuné | 19.06.2009
Répondre à ce commentaireÉcrit par : yueyin | 19.06.2009
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Cuné | 20.06.2009
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Karine :) | 29.06.2009
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Cuné | 29.06.2009
Répondre à ce commentaireJean-Pierre Ohl, Les maîtres de Glenmarkie.
(j'ai dans l'idée que ce bouquin te plairait...)
Écrit par : Papillon | 29.06.2009
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Cuné | 29.06.2009
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