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19.06.2009
Mais la violence ne s'évapore pas, elle doit trouver sa cible
Il est prof de littérature, il tente d'écrire également à côté, il a du succès auprès des filles, il vient d'une bonne famille normando-parisienne, tout va bien en somme. Il sent pourtant au fond de lui une violence dont il ne comprend pas l'origine, et dont il redoute les débordements. En visite au camp de concentration de Buchenwald, il tombe en arrêt devant une photo, sur laquelle il voit une ressemblance stupéfiante. Il n'aura alors de cesse d'en savoir plus, mettant au jour un grand et douloureux secret de famille...
"L'origine de la violence" de Fabrice Humbert est un bon roman. La plume est sûre, l'histoire prenante, le propos digne, un cocktail tout à fait réussi. J'ai juste trouvé dommage la cassure nette des deux parties, le changement de ton; j'étais trop fortement embarquée dans la première pour réellement goûter la deuxième, le quotidien de prof et la rencontre avec Sophie, et puis surtout les révélations de Marcel, qui m'ont semblé empruntées et factices. David et Virginie étaient de tels personnages flamboyants, ils prenaient tant de place qu'il m'a été difficile de m'intéresser de nouveau au narrateur. (Et puis "la Parabole du Juif" et sa conclusion inéluctable m'avait fait trop forte impression)
Par contre j'ai vraiment apprécié la plume, les nombreux passages que j'ai notés en témoignent ! Parmi eux :
"Le microscope a ceci de merveilleux qu'il nous enfonce dans un monde aux déclivités énormes, aux contours fabuleux, comme un conte visuel d'ordinaire inaccessible. La mince lamelle translucide, sur laquelle est déposé un minuscule fragment, révèle brutalement un univers, de sorte que l'infiniment petit recèle autant de richesses qu'une planète entière. Mais en même temps, l'oeil collé à l'embout noir, absorbé par ce nouveau monde, ne voit plus rien de l'ancien."
Ou dans un autre genre ;o) : "Les ambitieux qui montent vite et sans scrupules sont comme les singes qui grimpent aux arbres. La seule partie que l'on voit, c'est leur cul et on a tôt fait de s'en moquer. L'ambition est louable mais pas n'importe laquelle."
Ed. Le Passage, 2009, 316 p.
Merci Cathulu !
A été lu également par : Papillon, Clarabel, Lily, Dominique, Cécile, Yv, Sylire, Ma tasse de thé, Anne, Caro, Fashion...
06:00 Publié dans Bien bien ! | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : secret de famille, camps de concentration, violence, se chercher à travers les autres


Commentaires
Ecrit par : cathulu | 19.06.2009
Répondre à ce commentaireEcrit par : Cuné | 19.06.2009
Répondre à ce commentaireEcrit par : cathulu | 19.06.2009
Répondre à ce commentaireEcrit par : Cuné | 19.06.2009
Répondre à ce commentaireEcrit par : Cuné | 19.06.2009
Répondre à ce commentaireEcrit par : Mango | 19.06.2009
Répondre à ce commentaireEcrit par : pagesapages | 19.06.2009
Répondre à ce commentaireEcrit par : Aifelle | 19.06.2009
Répondre à ce commentaireJe te souhaite une bonne découverte !
Ecrit par : caranca | 19.06.2009
Répondre à ce commentaireEcrit par : Hathaway | 19.06.2009
Répondre à ce commentaireEcrit par : fashion | 19.06.2009
Répondre à ce commentaireEcrit par : fashion | 19.06.2009
Répondre à ce commentaireEcrit par : Cuné | 19.06.2009
Répondre à ce commentaireEcrit par : sylire | 19.06.2009
Répondre à ce commentaireEcrit par : Stephie | 20.06.2009
Répondre à ce commentaireBonne lecture, Stephie !
Ecrit par : Cuné | 20.06.2009
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