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09.07.2009

Les papiers posthumes du Pickwick Club - Charles Dickens

 

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Au départ, c'était une commande d'un texte d'accompagnement des planches de Robert Seymour, concernant les aventures burlesques de membres d'un "Nemrod Club". Dickens, inconnu à l'époque (si ce n'est pour avoir écrit quelques chroniques sous le pseudonyme de Boz), se paye le luxe (ou le culot, ou le génie) de dire immédiatement ok, mais faisons le contraire, j'écris, et Seymour illustre. C'était en 1836, Charles Dickens avait vingt-quatre ans.

"Seymour, dont le tempérament hypocondre souffrait de travailler sous la dictée d'un jeune homme, lui un artiste chevronné, se suicida après avoir dû recommencer une planche." C'est terrible, mais Dickens n'y est pour rien, et les Papiers posthumes du Pickwick Club continuent, avec un autre illustrateur et tout le talent de Dickens.

Premier roman, donc, et il contient déjà tous les thèmes qu'il ne cessera de développer dans ses autres romans, par exemple la critique acerbe de la politique sociale envers les défavorisés, et celle, virulente et moqueuse, de la justice anglaise (ou une ébauche du fameux Chant de Noël).

Initié comme les aventures de quelques membres naïfs et patauds d'un club masculin, il dépasse très vite ce cadre réducteur et devient un vrai roman tournant autour de deux personnages principaux : M. Pickwick, gros monsieur au coeur d'or et à la curiosité sans faille, et surtout son valet, l'innénarable Samuel (Samivel, comme dit son père) Weller. Je suis folle de Sam, il est drôle, fidèle et loyal (ah, son "y a pas moyen" final !), entier, candide, frustre et tout simplement épatant. Quelques morceaux choisis :

"Quand je voulais que mon père, il me donne quelque chose, je lui demandais toujours de façon très aimable et respectueuse. Quand il me la donnait pas, alors je la prenais, pour pas risquer de me laisser entraîner à faire quelque chose de pas bien, parce que je l'aurais pas eue."

"Avant de vous voir, je croyais que toutes les femmes, elle étaient pareilles. [...] parce qu'y a rien qui vous ressemble, mais, moi, je vous aime mieux que tout."

"Tout ce qui est fait est bien fait, comme il disait aimablement, le jeune noble qu'on l'avait porté sur la liste des bénéficiaires de pensions parce que le grand-père de la femme de l'oncle à sa mère, il avait un jour allumé la pipe du roi avec un briquet portatif à amadou."

 

De façon tout à fait obsessionnelle, je vois en Sam Weller le Perceval de Kaamelott, et j'aimerais beaucoup savoir si Alexandre Astier a lu Dickens ?

Quoi qu'il en soit, je recommande chaudement et sans aucune réserve la lecture de ce roman, que j'ai lu dans la bibliothèque de la pléiade, volume III présenté et annoté par Pierre Leyris et traduction de Sylvère Monod.

 

Commentaires

J'adore le raisonnement de ton Samuel ! Allez, je craque, je regarde cet après-midi ce qu'ils ont de Dickens à la médiathèque! Pour commencer, tu conseilles quoi ?

Écrit par : cathulu | 09.07.2009

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Oh la la, mais comment te répondre ? D'abord, je n'ai pas encore tout lu; ensuite, ça dépend de plein de choses ! Ne lis rien avec une traduction du 19°, préfère la Pléiade si tu en trouves... Mon roman préféré, celui par lequel tout a débuté c'est "La maison d'âpre-vent", mais j'ai aimé tous les autres aussi... Si tu veux respecter l'ordre, "Les papiers posthumes du Pickwick Club" est le premier... bref, trop de paramètres pour pouvoir te conseiller, désolée :-D

Écrit par : Cuné | 09.07.2009

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Tiens, il est à la bibli, celui là! Et hier j'ai noté sur leur cahier "vœux des lecteurs" l'achat de La maison d'apre vent... On verra bien!

Écrit par : keisha | 09.07.2009

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Ton billet me rappelle que j'avais dit que je me remettrais activement à Dickens. Je commencerai par "De grandes espérances", ça c'est une certitude ;)

Écrit par : Stephie | 09.07.2009

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Pareil, je vais voir où en est ma bibli avec Dickens.Je sais déjà que les Pleïade ne sont qu'en lecture sur place! J'espère que les titres disponibles par ailleurs ne sont pas trop jaunis!

Écrit par : Mango | 09.07.2009

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Je chercher depuis des années Maison Dombay père et fils. Toi qui est fan de Dickens, saurais-tu s'il est encore édité. Bonne journée.

Écrit par : ptitlapin | 09.07.2009

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Non, je ne sais pas, désolée Ptilapin ! La recherche des oeuvres de Dickens traduites en français est une véritable plaie, que font les éditeurs bon sang.
Si tu lis en vo par contre, tu devrais le trouver plus facilement (chez Gibert par exemple).

Mango, ça se comprend, que la pléiade soit réservée à une lecture sur place, très fragile ce papier quand même !

Écrit par : Cuné | 09.07.2009

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Je ne l'ai pas lu celui-là!! J'adore savoir qu'il me reste plein de Dickens à découvrir! Je vais d'ailleurs me remettre à David Copperfield bientôt, ça date et j'ai le goût de le redécouvrir!!!

Écrit par : Karine :) | 09.07.2009

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Moi aussi j'aime l'idée que j'en ai encore plein à découvrir ! :-D

Écrit par : Cuné | 09.07.2009

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Comme toi Cuné je constitue petit à petit ma collection de Dickens en pléiade, lentement bien sûr à cause du prix mais les traductions de Sylvère Monod sont excellents
Gallimard s'honorerait de sortir Dickens en Quarto ou autre collection à la portée de tous

Écrit par : Dominique | 10.07.2009

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Ouiiiiiiiiiiiiiiiii !!

Écrit par : Cuné | 10.07.2009

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C'est sûrement le prochain que je lirai car j'ai décidé de me mettre à l'ordre chronologique avant da relire les derniers que j'ai lus en premier.
Pour répondre à Ptilapin, Dombey et fils n'est plus édité. Je ne l'ai trouvé que d'occasion dans la Pléiade.

Écrit par : Isil | 10.07.2009

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C'est toujours mieux de respecter l'ordre chronologique quand on peut, oui, mais je le fais rarement. A ma décharge, faut s'accrocher pour trouver tout Dickens, ou alors disposer d'un budget que je n'ai pas ! :-D
(Et maintenant, je fouille minutieusement tous les stands de livres anciens dont je croise la route !)

Écrit par : Cuné | 10.07.2009

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