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23.08.2009
La Perrita - Isabelle Condou
Voici l'histoire de deux femmes, en Argentine. Elles ne se connaissent pas, sont aux antipodes l'une de l'autre. L'une provinciale et l'autre citadine, l'une très aisée et l'autre beaucoup moins, l'une dans le troisième âge et l'autre à l'aube de sa quarantaine. Pourtant, elles ont une personne en commun. Récit.
Et un récit qui prend le lecteur à bras-le-corps, qui l'entoure de senteurs, de chaleur, d'animaux, de grands et terribles sentiments, de couleurs, de vie.
On tombe sous le charme d'Ernestina, on se heurte à la froideur brutale de Violetta. On assiste, pétrifiés, à cette période (1976-1983) de l'Argentine. On comprend assez vite comment ces deux histoires vont se rejoindre, mais on ressent intimement chaque secousse, on vibre à l'unisson. Un vrai drame, des faits historiques indéniables mal connus en France.
Mais au-delà, au détour de chaque page éclate l'amour de l'auteure pour ce pays, et c'est très contagieux. Il est presque indécent d'avoir relevé autant de petites choses délicieuses (j'y viens) quand le fond est si terrible, et quand on y a été sensible en plus. Mais un Fernando devenu aveugle qui demande à sa femme de lui lire : "[...] plutôt Hudson, Quiroga, Gabo et tous les autres. Un petit peu de Dickens, histoire de s'offrir un voyage au pays de la tendresse..." ou une tortue qui s'appelle Chipote parce qu'elle dédaigne violemment tout autre salade que le coeur de laitue font partie de ces mille petites choses qui nous rivent au récit, et qui nourrissent.
Des animaux sont maltraités dans ce roman, mais absolument pas par la plume de l'auteure qui les aime d'amour, cela se sent tout du long.
294 pages très attachantes.
Ed. Plon, août 2009
Lu également par Cathulu.
(Par contre je continue à m'interroger sur la tournure "au moment qu'il" : "Les jours qu'il faisait le plus chaud" ou "au moment qu'ils fermaient la boite" ?)
06:00 Publié dans Bien bien ! | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : argentine, sale période, familles, très touchant et prenant


Commentaires
Écrit par : cathulu | 23.08.2009
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Fanyoun | 23.08.2009
Répondre à ce commentaireÉcrit par : antigone | 23.08.2009
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Freude | 23.08.2009
Répondre à ce commentairehttp://www.languefrancaise.net/forum/viewtopic.php?id=1967
Comme quoi, hein :-)
(le livre n'est pas pour moi, mais si tu veux bien vérifier que ceux de Bauchau sont bien traités au Méjan, ça me ferait monstrueusement plaisir ;-) )
Écrit par : erzébeth | 23.08.2009
Répondre à ce commentaireNos oreilles sont des idiotes ;o)
Écrit par : Cuné | 24.08.2009
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Stephie | 25.08.2009
Répondre à ce commentaire(ça me passionne ! ça veut dire que j'en ai plein à découvrir !)
bonne journée :)
Écrit par : mamzelle carneto | 14.09.2009
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Cuné | 14.09.2009
Répondre à ce commentaireÉcrit par : fashion | 02.11.2009
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Cuné | 03.11.2009
Répondre à ce commentaireÉcrit par : fashion | 03.11.2009
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Leiloona | 04.11.2009
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