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14.11.2009
Dentiste mystérieux à Manhattan et autres nouvelles - Woody Allen
"Je suis grandement soulagé d'apprendre qu'on est enfin en mesure d'expliquer l'univers. J'allais finir par croire que c'était moi qui déraillais."

Neuf courtes nouvelles de Woody Allen réunies dans un fin format Librio (2 €), franchement, je ne vois aucune raison de s'en priver. On lit ça en souriant d'un bout à l'autre, c'est décalé, absurde, élégant.
"Notre père qui êtes sur la toile" décline un fait divers de 2005, du Guardian, évoquant la vente de prières sur e-bay.
"Théorie des cordes et désaccord" raconte une banale scène de la vie de bureau sous l'angle de la physique (ce qui change évidemment tout).
"A Vienne que pourra" est l'extravagante comédie musicale "Fun de siècle" où Klimt, Schiele, Zweig, Malher, Rilke, Freud& co déjantent à qui mieux mieux. ("Résultat, il vainc la peur de la mort qui l'a paralysé toute sa vie durant. - Et comment ? - En mourant.")
Dans "Ainsi mangeait Zarathoustra", on a retrouvé une oeuvre inédite : "Mes secrets minceur", par Frédéric Nietzsche.
Pour rester dans le même univers, "Mortelles papilles, ma jolie" nous entraîne dans un monde où les truffes, le foie gras et le caviar ont détrôné les bijoux.
"Dentiste mystérieux à Manhattan" nous démontre que les dentistes ont un pouvoir mortel.
"Attention, chute de nabab" narre une tragédie euridipienne : la folie des grandeurs à Hollywood :
"UMLAUT : Dites, les gars, y en-a-t-il un parmi vous qui aurait lu l'Epopée de Gilgamesh ?
(Ils opinent tous deux avec enthousiasme.)
NUTMEAT : La bible babylonienne ? Bien sûr, plusieurs fois, pourquoi ?
UMLAUT : Je ne dirai que deux mots : comédie musicale."
Dans "Stylo à gages" un auteur persuadé de son grand talent se mesure à l'appât du gain.
Enfin, "Prise de bec au procès Disney" amène Mickey à la barre des témoins.
Après ça, on n'a qu'une envie, se procurer un recueil bien plus consistant : je suis fan de la plume et l'esprit de Woody Allen.
Ed. Flammarion, 2007 & Librio 200971 p.
Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Nicolas Richard
Lu également par Wictoria (9 nouvelles très courtes mais délicieuses, on se pourlèche, on salive, on se gave),
(A propos de Nicolas Richard, dont la traduction du "Temps où nous chantions" m'avait enchantée, un billet d'humeur au vitriol sur le Buzz Littéraire. Ouch, c'est violent !)
07:37 Publié dans Bien bien ! | Lien permanent | Commentaires (16) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : nouvelles, humour, absurde


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Commentaires
Ecrit par : cathulu | 14.11.2009
Répondre à ce commentaireEcrit par : SD49 | 14.11.2009
Répondre à ce commentaireEcrit par : amanda | 14.11.2009
Répondre à ce commentaireEcrit par : Manu | 14.11.2009
Répondre à ce commentaireMême si le " Je ne dirai que deux mots : comédie musicale" me fait beaucoup rire. Même.
Ecrit par : erzébeth | 14.11.2009
Répondre à ce commentaireEcrit par : cjeanney | 14.11.2009
Répondre à ce commentaireEcrit par : fashion | 14.11.2009
Répondre à ce commentaireEcrit par : fashion | 14.11.2009
Répondre à ce commentaireEcrit par : Mango | 14.11.2009
Répondre à ce commentaireEcrit par : LVE | 14.11.2009
Répondre à ce commentaireEcrit par : Cuné | 14.11.2009
Répondre à ce commentaireEcrit par : Aifelle | 14.11.2009
Répondre à ce commentaireEcrit par : liliba | 15.11.2009
Répondre à ce commentaireEcrit par : Theoma | 22.11.2009
Répondre à ce commentaireEcrit par : Cuné | 23.11.2009
Répondre à ce commentaireEcrit par : bel gazou | 03.12.2009
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