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10.01.2010
Sukkwan Island - David Vann
Voici un père qui a décidé de passer une année entière sur une petite île sauvage du Sud de l'Alaska avec son fils de 13 ans. Ils ont fort à faire en prévision de l'hiver, même si la cabane où ils vont vivre est déjà construite. Dès le départ, les choses ne s'engagent pas très bien : Roy connaît mal son père, un gars instable qui a déjà divorcé plusieurs fois et ne s'est jamais vraiment intéressé à ses enfants. Il pleure toutes les nuits et ne semble pas vraiment savoir bien se débrouiller dans cette nouvelle vie, qu'il a pourtant choisie. Cahin-Caha les jours passent et les deux trouvent une façon de cohabiter. Jusqu'à la page 113, où on se prend un véritable choc. Impossible, totalement impossible d'avoir prévu ce qui arrive, rien ne l'annonce et ça claque très fort. On se demande alors quel chemin va prendre la suite...
Un roman impossible à lâcher, pour de vrai, sans qu'aucune notion de suspens ne s'en mêle. C'est difficile à expliquer, on a l'impression de comprendre intimement le père et le fils, tout en restant en même temps totalement étranger. C'est triste, c'est désespérant et on ne pardonne rien, mais on peut concevoir une certaine irresponsabilité.
Un roman profondément original et dérangeant.
Ed. Gallmeister, collection Nature Writing, 7 janvier 2010, 192 p.
Traduit de l'américain par Laura Derakinski
Lu également par : Moisson Noire, Cathulu, Ys, Mango, Brize, Un coin de blog, La Sardine, Stephie, Pimprenelle, ...
06:00 Publié dans Vraiment très bien | Lien permanent | Commentaires (40) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : glaçant, étonnant, prenant, voix originale, premier roman


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Commentaires
Écrit par : cathulu | 10.01.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Cuné | 10.01.2010
Répondre à ce commentaireJ'en veux pour ma part, tout autant à la mère qu'au père d'ailleurs! 13 ans, c'est encore si jeune et fragile! Est-ce qu'on laisse partir si loin, si longtemps, dans de telles conditions extrêmes un enfant de 13 ans?
Je réagis comme si l'histoire était réelle! Pff...
Écrit par : Mango | 10.01.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Brize | 10.01.2010
Répondre à ce commentaireBrize, c'est le bon mot, on est sidéré. Très fort, David Vann ! En fait ça me penser au "Bord de mer" de Véronique Olmi, livre court mais qui marque au fer rouge.
Écrit par : Cuné | 10.01.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : fashion | 10.01.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Cuné | 10.01.2010
Répondre à ce commentairemerci d'en parler si bien cela me donne encore plus envie de le lire ...
Écrit par : Odilette | 10.01.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Stephie | 10.01.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Aifelle | 10.01.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Alex-Mot-a-Mots | 10.01.2010
Répondre à ce commentaireJe n'ai pas du tout trouvé ce roman original : en voici un qui surfe encore sur la vague du glauque. Plus il y en a, mieux c'est on dirait ... et puis ce père complètement passif m'a agacée.
Écrit par : Leiloona | 10.01.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : BelleSahi | 10.01.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Cuné | 10.01.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Ys | 10.01.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Choco | 10.01.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Jules | 10.01.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Karine:) | 10.01.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : lucieh | 10.01.2010
Répondre à ce commentaireallez, qui nous déniche un bon roman sympa totalement inconnu et pas encore médiatisé ? où êtes-vous passées, mes découvreuses de talents ?
OK OK je sors, je suis dans Anne Percin au Rouergue, et c'est très très très bon, j'y retourne. (Ceci dit j'aime bien ce que fait Gallmeister en général)
Écrit par : Laure | 10.01.2010
Répondre à ce commentaireJ'ai passé la semaine sinon à lire "Barnabé Rudge" de Charles Dickens, mais j'ai eu une flemme monstrueuse à l'idée de faire un billet :)
Écrit par : Cuné | 10.01.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Laure | 10.01.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Emeraude | 10.01.2010
Répondre à ce commentaire@ Emeraude : Moi aussi et on n'est pas les seules ;o)
Écrit par : Cuné | 11.01.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : amanda | 11.01.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Flo | 11.01.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Cuné | 11.01.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : amanda | 11.01.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Emma | 11.01.2010
Répondre à ce commentaireD'après Craklou, mieux vaut avoir la pêche pour le lire, alors j'attends un peu...
Écrit par : Marie L. | 11.01.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : pimprenelle | 12.01.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Cuné | 12.01.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : craklou | 12.01.2010
Répondre à ce commentaireCela me fait un peu peur car tu précises le côté dérangeant. Dès que des enfants sont en jeu, j'ai du mal à aller dans le "dérangeant"... Tant pis, je rajoute quand même ce titre à ma lal. :-)
Écrit par : Marie | 13.01.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : tif | 14.01.2010
Répondre à ce commentaire"dérangeant" revient souvent à propos de ce livre... je ne l'oublierais pas!! en tous cas pas de sitôt!
Écrit par : lasardine (la ronde des post-it) | 14.01.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Hambre | 17.02.2010
Répondre à ce commentaireCe livre est sorti dans les pays anglo-saxons sous le titre de "Legend of a suicide". "Sukkwan island" n'est donc pas un roman, mais une nouvelle, faisant partie d'un recueil d'histoires plus volumineux. Le titre anglais peu engageant a peut-être effrayé les éditeurs, et comme "Sukkwan island" rappelle un peu "Shutter island" de Dennis Lehane, commercialement cela passe mieux...
Dans la première partie, Roy, 13 ans, part vivre avec son père qui cherche à se ressourcer, sur une île déserte de la côte de l'Alaska. Suit pendant une centaine de pages une description des lieux assez médiocre, style très plat, froid (nous sommes en Alaska!), des séances de bricolage dans l'unique chalet de l'île (l'auteur n'a visiblement jamais planté un clou, ni scié une planche de sa vie!)et de pêche au saumon, de chasse à l'ours ou de chèvre des montagnes,qui n'en finissent pas...
Comme le livre est dédié au père de l'auteur, mort à 40 ans, apparemment suicidé, on sent bien que tout cela va virer au règlement de compte psychanalytique.
Par un subterfuge théatral digne de "Shutter island" (tiens,tiens?),mais avec moins de talent, le récit va sombrer dans le gore total, la psychanalyse de bas-étage et un pseudo voyage dans les tréfonds de l'âme humaine qui vire au ridicule.
Le récit est constellé de fautes : Jim, le père saute comme un félin de rocher en rocher, puis la page suivante, il traine sa jambe blessée sans qu'aucun accident ne soit arrivé. Les champignons poussent en plein mois de janvier en Alaska, etc... Lisez le livre et faites en la liste, c'est plus intéressant que cette histoire grotesque!
Il y a longtemps que je n'avais pas autant peiné pour finir un bouquin (j'ai du recourir à Bach pour y arriver!).
De toutes façons ce livre n'est pas à recommander si vous aimez le saumon fumé, vous en serez dégoûté à vie.
Écrit par : zorglub | 02.03.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Cuné | 02.03.2010
Répondre à ce commentaireComme beaucoup, cette lecture m'a laissé comme un poids sur l'estomac...
Écrit par : sylvie | 23.03.2010
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