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23.02.2010
Hypothermie - Arnaldur Indridason
Une jeune femme, Maria, se pend dans son chalet d'été au bord d'un lac. Son amie Karen refuse catégoriquement d'y croire, et remet à Erlendur une cassette contenant une séance avec un médium. Maria avait été très éprouvée par la mort de ses parents, voulait désespérement croire à un autre monde après la mort, et avait mis au point un accord avec sa mère : si quelque chose existait après la mort, c'est à travers l'oeuvre de Marcel Proust qu'elle devait se manifester. Et un matin, elle trouve "Du côté de chez Swann" ouvert sur le sol.
Erlendur n'est pas mandaté officiellement pour enquêter sur ce drame, c'est clairement un suicide. Mais quelque chose l'a remué dans l'écoute de la cassette, et s'il ne croit pas un instant qu'il existe quoi que ce soit après la mort, il connaît bien les méandres de l'esprit humain culpabilisé, son frère disparu est présent tous les jours dans ses pensées. (A ce propos, ça m'a frappée tout d'un coup, c'est exactement l'histoire du Capt'ain Jack dans Torchwood, cette perte culpabilisante du petit frère. Ça vient d'une tragédie classique ?) Et comme c'est calme niveau boulot, il cherche à mieux connaître l'histoire de Maria à travers ceux qui l'ont côtoyée, tout en reprenant le cas de deux disparitions antérieures jamais élucidées.
Hypothermie est un bon cru, on retrouve l'ambiance propre à Erlendur, ce côté "qui ne lâche jamais l'affaire" tout en étant harassé, cet homme pas tout à fait présent au monde, retranché dans une sorte d'impassibilité éreintée, qui transpire pourtant l'humanité. Je ne sais toujours pas pourquoi il me touche autant, mais le fait est : je l'aime.
Cet opus qui flirte avec l'occultisme est vraiment intéressant, quelques figures le traversent fugacement et impriment toute une marque, je n'oublierai pas ce vieux monsieur qui vient dire au-revoir à l'enquêteur qui n'a pas retrouvé son fils. Au-revoir et merci... Tout ça est fragile et grave. Une sorte de grâce triste. Vive Arnaldur Indridason.
Ed. Métailié, 2010, 296 p.
Traduit de l'islandais par Eric Boury
Titre original : Haroskafi
Lu également par : Cathulu (merci encore pour l'envoi !), Jean-Marc Laherrère, Essel, Hannibald le lecteur, Isa, Aifelle, Hecate, Aurore, Sophie, ...
07:18 Publié dans Livres : J'adore | Lien permanent | Commentaires (31) | Envoyer cette note | Tags : islande, langueur et tristesse, enquête parmi l'au-delà |


Trackbacks
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Commentaires
Écrit par : Aifelle | 23.02.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Petite Fleur | 23.02.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Mango | 23.02.2010
Répondre à ce commentaireBelle fin de journée,
Clara
Écrit par : clara | 23.02.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Ori | 23.02.2010
Répondre à ce commentairePar contre, du même, je recommande très chaudement(avec ces auteurs nordiques il faut y mettre le paquet de calories) L'Homme du Lac. Et dès que ma bibliothèque municipale se sera procuré Hypothermie, je me rue dessus.
Écrit par : M agali | 23.02.2010
Répondre à ce commentaire@ Cuné : Hypothermie attendra un peu,(brrrr) mais je note qu'il t'a plu !
Écrit par : kathel | 23.02.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : LVE | 23.02.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Vanounyme | 23.02.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Carine | 23.02.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Restling | 23.02.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Mirontaine | 23.02.2010
Répondre à ce commentaireJ'ai moins apprécié L'homme du lac, mais aimé quand même car Erlendur c'est Erlendur. Le mien! je suis un peu possessive avec les personnages de roman (et les auteurs, et euh les illustrateurs aussi et euh, non j'ai fini!)
Écrit par : liceal | 23.02.2010
Répondre à ce commentaireJ'ai lu tous les Indridason (traduits en français, l'islandais ce n'est pas prévu au programme, mais sait-on jamais, un bel islandais qui passerait par là et houp ! Je m'emballe) et je les ai tous aimés. Ce ne sont pas les intrigues qui m'intéressent avec Erlendur, c'est l'impalpable truc qu'il dégage.
Écrit par : Cuné | 23.02.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : alain | 23.02.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : cathulu | 23.02.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : cathulu | 23.02.2010
Répondre à ce commentairemais j'aime tjs autant les policiers nordiques (précision,nordiques, pas seulement scandinaves !)
Écrit par : Lystig | 23.02.2010
Répondre à ce commentaireCath, oui, Alain a fait très fort :)
Écrit par : Cuné | 24.02.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : dasola | 24.02.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Domreader | 24.02.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Céline | 24.02.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Stephie | 24.02.2010
Répondre à ce commentaireton billet est de plus très encourageant, mais je garde mon plaisir pour plus tard, qd je n'aurais rien lu de bien depuis un certain temps et que la nécessité de ne plus résister me submergera.
j'ai l'air un peu frapadingue ds ce commentaire, surtout que je vois pas pourquoi je me priverais ;-)
Écrit par : deparlà | 24.02.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Solène | 24.02.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Solène | 24.02.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Cuné | 24.02.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : clo dessart | 24.02.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Aproposdelivres | 24.02.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Theoma | 27.02.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Melanie B | 01.03.2010
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