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07.03.2010

Girl in a blue dress - Gaynor Arnold

A la fin de sa vie, Catherine Dickens, la seule et unique épouse de feu Charles Dickens, a donné à sa fille Kate les lettres que son arnold.JPGmari lui avait écrites tout au long de sa vie, lui demandant de les remettre au British Museum en disant ceci :  "so the world may know that he loved me once."

Gaylord Arnold a écrit ce roman (son premier) inspiré par la vie et le mariage de Charles Dickens, en essayant d'esquisser Catherine, à partir de bien peu de documents lui étant consacrés. Elle a changé absolument tous les noms (y compris ceux des oeuvres) (ainsi Charles Dickens est devenu Alfred Gibson) et a laissé libre cours à son imagination.

Le résultat est trop laborieux pour moi, le roman (414 pages) étant principalement constitué de dialogues, et Catherine apparaissant comme une sorte de sainte placide et sacrifiée, soudainement capable de tenir tête à la reine ou de confronter la rivale qui l'a détrônée en un face-à-face vengeur. Je ne parviens pas à croire à cette Dorothea, et je m'use la patience sur des scènes interminables.

On la rencontre le jour des funérailles du one and only, et elle dit à sa fille Kitty : "I cast a glance at the  dark red line of Alfred's novels in the bookcase across the room, some of them so battered that they are about to fall apart. I still read a chapter every day, you know, Kitty. And when I finish each book, I start  another. And when I finish them all, I start to beginning again. "

La façon dont elle est tombée amoureuse de son rire avant même de le voir m'a beaucoup plu aussi : "And then someting happened. I can hardly describe it, though I have tried again and again. It was the way the scent of the lilacs and the sound of a clear, cheerful laugh drifted in trough the window at exactly the same moment. I could hardly tell the sound from the scent; yet each entity seemed completely entrancing and divine. "

Et puis cette toute première lettre d'Alfred à Dodo, si impudente, si exaltée, qui se termine ainsi : "If I am wrong, I will drow myself in the Thames and feed fishes for ever and a day. But say I'm right. Say I'm right, sweet Dorothea. Whisper it on the night air. Tell it to your pillow. Write it in you reply. Yours in agony, Alfred Gibson."

Ce qui est très bien rendu également, c'est la ferveur de son public, la façon dont Dickens était une incroyable star adulée. Mais bon, la romance de cette histoire ne fonctionne pas avec moi ! (Sur les listes du Man Booker Prize 2008, ceci dit).

Crow Publishers, 2008

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Commentaires

Si la magie n'a pas opéré avec toi, je crains que ce ne soit la même chose avec moi... Et je ne me vois pas le lire en anglais même si je comprends assez bien la langue de Shakespeare.

Écrit par : La Plume et la Page | 07.03.2010

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"Tell it to your pillow." :o))))))
Je ne note pas ce livre, bien que la couverture est très jolie, je me serais laissée tentée si j'avais vu ce livre en librairie.

Écrit par : Ankya | 07.03.2010

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@ La plume : j'ai cherché des avis de bloggeuses UK ou US mais pas trouvé grand chose d'intéressant (bon, si, une, mais qui dit qu'elle n'a jamais pu entrer dans un roman de Dickens alors je me refuse à la linker ;o))

@ Ankya : Un confident très sûr, l'oreiller, tu sais ? :)

Écrit par : Cuné | 07.03.2010

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ah dommage, le pitch était vraiment sympa

Écrit par : Stéphanie | 07.03.2010

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A la vue du titre et de la couv, je me suis dit: "Ahh?", à la fin de ta chronique ben.... "Bof"! Tant pis!

Écrit par : chiffonnette | 08.03.2010

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J'étais toute prête à le noter vu le sujet et paf, tu sors "trop laborieux" !!! Du coup, je remballe le stylo ... en ce moment, j'évite le "laborieux" ! mdr !

Écrit par : Joelle | 08.03.2010

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Aaaah, il y avait Dickens... mais comme chiff, je me dis ue bon, on va laisser faire. Mais bon... ya Dickens, hein!

Écrit par : Karine:) | 23.03.2010

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