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30.06.2010

Le jour des triffides - John Wyndham

"Je ne pense pas qu'il me soit jamais venu à l'esprit, auparavant, que la suprématie de l'homme n'était pas due, à l'origine, à son cerveau, comme la plupart des livres nous le laissaient entendre. Elle est due à la faculté du cerveau d'utiliser les informations qui lui sont transmises par une étroite bande de rayons lumineux. La civilisation, tout ce que l'homme a ou aurait accompli, tenait dans sa capacité à percevoir cette gamme de vibrations qui va du rouge au violet. Sans cela, il est perdu."

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Un jour, l'Angleterre se réveille privée de vue, sauf quelques rares personnes qui, pour une raison ou une autre, n'ont pas été en contact avec l'extérieur. C'est le cas du narrateur, Bill, qui vient de passer une semaine à l'hôpital de Londres les yeux recouverts d'un épais bandeau. Situation déjà très compliquée, renforcée par deux phénomènes dramatiques : une mystérieuse épidémie décime tout le monde, et des plantes qu'on croyait inoffensives se mettent à tuer également.

Les survivants cherchent à s'organiser, menés par ceux qui peuvent encore voir...

Un roman post-apocalyptique fort bien mené, de facture classique (1951) qui nous emmène dans les pas d'un héros tout ce qu'il y a de plus ordinaire. Bill n'est ni particulièrement séduisant, ni spécialement intelligent, ce qui nous permet une identification aisée. A ses côtés on passe un jour après l'autre, à la recherche d'une vision d'ensemble, et d'une façon de survivre le plus longtemps possible, évidemment. Il y a en permanence une certaine neutralité qui n'empêche pas une immersion profonde dans le roman. Il y a surtout une minutie dans les descriptions qui rend le tout extrêmement plausible, et donc carrément flippant.

 

Ed. Terre de Brume, 2004 & Folio SF, 2007, 348 p.

Traduit de l'anglais par Marcel Battin, traduction révisée par Sébastien Guillot

Titre original : The Day of the Triffids

 

Ofelia m'avait donné envie

29.06.2010

Buffy the Vampire Slayer - Saison 7

(Billet ne s'adressant qu'à celles et ceux qui ont déjà vu cette saison de Buffy et empli de choses insignifiantes et futiles, aucune analyse de quelque sorte que ce soit à redouter ou à espérer)

J'ai presque peur de commencer à regarder cette septième et dernière saison, la magie va prendre fin, l'envoûtement va cesser, je vais devoir recommencer à vivre. M'enfin. Allez. Go.

Premier épisode, Giles :"In the end, we all are who we are. No matter how much we may appear to have changed." Cela annonce bien la couleur, je pense...  Buffy en parfaite petite maman, Xander en costard avec la grosse voiture, brrr. Tout le monde est là, retour au début du début annoncé, Spike est total à l'ouest, je ne comprends rien : J'adore !

Angel gérait son âme dans la contrition perpétuelle, Spike ne sait pas comment s'en dépêtrer : il est perdu dans ses tourments. Scène très intense dans l'église, le noir pour s'avouer, la croix pour se brûler. C'est presque bizarre d'en être toujours là, aux mêmes problèmes relationnels que dans la saison précédente. Néanmoins, Istambul, Francfort, des filles sont assassinées par des mystérieux encapuchonnées, et Buffy cauchemarde : From beneath you, it devours. Han han...

 

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Willow revient, toute contrite et incertaine; On revient aussi au lycée, plein d'ados dans tous les sens, Buffy est très en beauté et éclatante, elle joue les Joëlle Mazart, Dawn joue les Willow, Anya joue la démone du début, Xander joue les abrutis, au secours, tout ça sonne faux, trop de retours à la source. Spike est fou (en fait, on le comprend plus tard, il est manipulé par le First). Les gars, il faut que ça change, je m'ennuie. Seule lueur d'espoir, Cassie, qui annonce à Spike "She will tell you some day". Ah ah...

From beneath you it devours, la phrase de la saison, prononcée par tout le monde.

"Selfless" nous restitue Anya en humaine (avec une grave interrogation sur son identité "What if I am really nobody" : la base de toute interrogation adolescente, à égalité avec "Et si j'étais vraiment différent" - et la question philosophique par excellence, Qui suis-je ?), et est l'occasion d'une conversation de fond entre Buffy et Xander sur le fait d'être the Slayer. Une fois encore, on revient aux sources mais là ça fonctionne, on est complètement dans l'inextricabilité du truc. (Oh, et Anya du temps où elle était Aud, élevant des lapins ? Anya chantant encore son bonheur de devenir Mrs Harris ? Juste excellent.)

 

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(Au niveau concordance des cheveux c'est juste n'importe quoi : Hyper blondes, courts, longs, plus foncés, de scène en scène Buffie et Dawn se métamorphosent sans logique aucune.)

J'adore le "I feel for him" de Buffy au sujet de Spike. MOI PAREIL !!!! ;o))

Le cas RJ : "He's ok. I think he likes you.

- Really ? Tell me what he said about me. Every word. Including intonations and facial expressions."

On a toutes 16 ans dans ces cas-là, c'est fou ! Passage Charlie's angels très marrant, avec Dawnie qui se couche, elle, sur des rails.

"Conversations with dead people" est un super épisode, effrayant, retors, avec une psychanalyse étonnante de Buffy par un vampire. La menace qui plane sur le monde se précise, tout en demeurant éminemment mystérieuse...

Les dés sont jetés ! L'ennemi est le mal originel, capable de se faire passer pour n'importe qui- à condition qu'il/elle soit mort, il manipule. J'adore toutes ces suppositions et incertitudes. Il ne peut être vaincu ni éradiqué...

Plusieurs épisodes avec les slayers potentielles, Spike torturé (ah ce magnifique "I believe in you" !), Buffy galvanise ses nouvelles troupes, et j'attends, j'attends pleine d'une nouvelle et fervente espérance que leur histoire d'amour éclose enfin. Il a mis le temps, mais il analyse finalement très bien tout ce qui s'est passé entre Buffy et lui en saison 6, il explique même ce que j'avais si mal compris : la grandeur de son geste. Ah, Spike....

Yeux qui piquent encore dus à Xander, envers Dawn : "You're not special, you're extraordinary."

Très bon moment autour de Giles : effectivement, je l'avais présumé mort lors d'un précédent cliffhanger, puis totalement prise dans l'action j'avais laissé ça de côté, et le voici pendant de longues minutes suspecté d'être The First, un de mes ongles n'y a pas survécu.

Buffy a choisi d'enlever la puce ! Mais que leur faut-il de plus pour comprendre enfin qu'ils s'aiment ?

La nouvelle conquête de Willow est craquante, elle fait bien plus passer le désir entre les deux que ne le faisait Tara, je trouve.

Entrée en jeu du principal : bon acteur, super présence, antagonisme avec Spike renforcé par l'assassinat de sa mère, excellent choix pour corser le tout : miam.

A ce stade de la saison, je me demande comment va-t-être gérée la défaite du First, comment tabler sur la partie mauvaise de chaque être humain en utilisant le bien, bref, je m'improvise membre du gang à part entière. Giles est pénible à les recadrer tout le temps, si, si, c'est bien le temps de la déconne, ça fait partie du love power à part entière.

Je me perds en conjectures; je détesterais que l'on assiste à une bataille rangée avec une myriade de bras armés du First, comme les anciens en ont montré l'image à Buffy. Je suis pour, totalement pour, par contre, que l'on retrouve le Spike des débuts, méchant jusqu'à l'os et qu'il oeuvre délibérément du bon côté (Et yummy son manteau en cuir).

Andrew est un bon personnage aussi, on apprend à s'y attacher lentement, c'est drôle cette façon dont personne ne se souvient jamais de lui ou de son prénom sans passer par son frère. L'intro où il joue les lords conteurs est mimi tout plein "Gentle viewers, it's wonderful to get lost in a story, isn't it ?" Oh Yes ! Bref moment hilarant avec Buffy et Anya au ralenti, en séductrices aguicheuses.

Spike et sa Mummy, chouette épisode, qui renforce encore son importance. Buffy rompt avec Giles, elle vole de ses propres ailes, enfin. Je ne sais pas trop si je l'aime dans ce rôle de meneuse absolue, mais j'en comprends la nécessité, disons.

Hiiiiii voici Nathan Fillion ! J'aime déjà ce Caleb, il va morfler grave, j'espère. Par contre retour de Faith, rejet immédiat de ma part.

Bon, ok, Caleb ne morfle absolument pas pour l'instant. L'oeil de Xander, ouch. Le moral de Buffy, ouch ouch.

Mon coeur saigne avec cette scène à l'hôpital entre Willow et Xander. C'est terrible comme ils comptent pour moi, ces deux-là.

Spike et Andrew, en moto, dissertant sur le secret de beignets d'oignon réussis : :)

Alors les troupes se rebellèrent... Buffy n'a plus la côte, virée de chez elle par ses plus proches, qui doutent de ses décisions. Un peu radical et surprenant à mon goût, sauf à considérer qu'ils subissent l'influence de l'apocalypse imminente, mais attendons, attendons...

 

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La déclaration qui tue :

Spike : You listen to me. I've been alive a bit longer than you, and dead a lot longer than that. I've seen things you couldn't imagine, and done things I prefer you didn't. I don't exactly have a reputation for being a thinker, I follow my blood which doesn't exactly rush in the direction of my brain. So I make a lot of mistakes, a lot of wrong bloody calls. 100+ years, and there's only one thing I've ever been sure of : You.

Hey, look at me. I'm not asking you for anything. When I say I love you, it's not because I want you or because I can't have you. It has nothing to do with me. I love what you are, what you do, how you try. I've seen your kindness and your strength. I've seen the best and the worst of you. And I understand with perfect clarity exactly what you are. You're a hell of a woman. You're the one, Buffy.

Buffy : I don't wanna be the one.

Spike : I don't wanna be this good-looking and athletic. We all have crosses to bear."

....

....

.....

Aaaaah.

 

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(ça laisse rêveuse, Torchwood....)

 

Il ne reste que deux épisodes, j'en suis malade.

Oh une Excalibur like !

Chaque moment entre Spike et Buffy me retourne comme une crêpe. L'instant où il lui dit qu'il était terrifié, et qu'elle lui répond de ne pas l'être, la façon dont son regard change, s'ouvre et se fait rieur, tendre et interrogatif en même temps, je n'ai pas de mots, cet acteur est cosmique (notez le "s").

Oh Angel !

Et voici le dernier épisode de la dernière saison, écrit et réalisé par Joss Whedon lui-même, "Chosen". Je regarde souvent des séries en les engloutissant à un rythme démesuré, mais j'ai rarement ressenti cette émotion un peu révérante avant d'y mettre un point final. Limite je ne voudrais pas le regarder, pour conserver la tension qui m'habite depuis des semaines maintenant.

Done.  Spike a trouvé sa rédemption en se sacrifiant, a sauvé le monde grâce à son amour, n'a pas cru au "Je t'aime" de Buffy, qui est maintenant libre de vivre comme elle l'entend. Je suis triste et vidée, terriblement abattue... Et Spike me hante.

...

(Tara chante vraiment bien)

 

 

Merci encore et toujours, Fashion !

28.06.2010

Au suivant - Frank Huyler

"Une éponge, un absorbeur d'énergie et de temps, à des fins indistinctes et inutiles."

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"En même temps sont arrivés Frank Huyler et Holbrook Robinson, l'un de ses oncles qui, lui, d'ascendance russe, parle français. De Frank, qui jadis est venu vers nous sur la recommandation de Paul Auster, Christine a traduit tous les livres dont le dernier, encore impublié, Right of Thirst. Aurais-je vu Frank sans rien savoir de lui, j'aurais demandé à ce jeune homme où il en était de ses études. Or Frank, qui file vers… la cinquantaine, pratique et enseigne à l'université de New Mexico, Albuquerque, comme urgentiste, ce qui lui a d'ailleurs inspiré son premier livre : Au suivant."

Il m'a suffit de lire ceci dans les carnets d'Hubert Nyssen pour aussitôt me mettre en quête de ce livre, et bien m'en a pris. Par petites scènes, certaines plus longues, ce sont des tranches de vie au service des urgences qui nous sont relatées. Le ton est assez neutre, mettant en relief tour à tour la cruauté, l'ironie, le désespoir, la banalité, la tendresse et l'horreur de nos vies, de nos corps qui peuvent être si facilement blessés ou malades.

Par rapport à d'autres recueils du même genre que j'ai pu lire, il y a une décence et une pudeur qui permettent une lecture fluide, on ne souffre pas, on partage. Pas de voyeurisme, pas d'histoires d'amours annexes comme dans la série ER, juste des gens, la vie, la maladie, un docteur et ses nuits blanches et sa façon de se tenir debout, d'apprendre et de soigner.

Très jolie découverte que cet auteur et j'attends la traduction de Right of Thirst avec impatience (c'est pour octobre) !

 

Ed. Actes Sud, 2003, 205 p.

Traduit de l'américain par Christine Le Boeuf

Titre original : The Blood of Strangers, Stories from Emergency Medicine

 

25.06.2010

Buffy the Vampire Slayer - Saison 6

(Billet ne s'adressant qu'à celles et ceux qui ont déjà vu cette saison de Buffy et empli de choses insignifiantes et futiles, aucune analyse de quelque sorte que ce soit à redouter ou à espérer)

Je trouvais le premier épisode interminable avant de réaliser qu'il était en 2 parties collées. Il n'empêche, tout ça pour ça, les motards ravageurs, la mine hagarde et mutique, mouaip, pas fan. J'ai connu résurrection plus fun, ou tout simplement plus intense.

En gros, l'été est passé, tout le monde semble avoir beaucoup trop bien intégré la mort de Buffy à mon goût, Giles repart vers l'Angleterre (incompréhensible. Spike aurait donc plus de sens moral que lui ? Adios, je me casse, demerden Sie sich ?) et soudain Willow - parce que, tenez-vous bien, Anya a trouvé LA pièce manquante sur... E-bay - peut faire un sort de retour à la vie (car en fait Buffy n'était pas réellement morte. Juste envoyée dans une autre dimension. Comme Angel.)

"Résurrection" nous donne l'explication, Buffy se confie à Spike : elle était au paradis, revenir c'est l'enfer. Pour l'instant elle veut protéger ses amis de cette vérité, mais de ce point de vue elle ne pourra éviter de leur en vouloir, c'est très égoïste au fond de l'avoir fait revenir (même si Willow pensait la sauver de l'enfer); elle en avait terminé, elle méritait d'être déchargée de la suite des responsabilités, la voici replacée au coeur du truc. SMG est impressionnante, elle est physiquement l'incarnation de tous ces paradoxes. Elle exsude la contrariété, le sens du devoir, le déchirement. On a mal pour elle.

Giles a le retour confus (il est très mitigé, et il a raison), très forte scène avec Will qui ose le menacer implicitement : cela ne présage rien de bon, un bon petit melon la guette. Les 3 zozos des, respectivement : singes attaquant les bien fringués, Jonathan-le-merveilleux, et le créateur des girl-friends robots ont monté un simili-club d'ados boutonneux, ils font rien que des bêtises.

D'où un épisode rigolo-rigolo, "Tous contre Buffy",avec la main de la momie (j'ai hurlé de rire plein de fois). "Buffy, a word in your hear ?" et la voici coincée dans une boucle temporelle, avec mention de la même chose dans X-Files, trop lolant. Giles, à la toute fin, lorsque Buffy lui dit "It makes me feel real safe, knowing you will always be there", a un air bien embêté...

Willow déconne complètement avec la magie, Buffy s'appuie sur Giles pour l'éducation de Dawn, nos copines vont poser problème sous peu.

Et voici l'épisode incroyable, le septième,"Que le spectacle commence": tout un épisode en comédie musicale. D'une réalisation évidemment parfaite (un super "derrière les scènes" en bonus !), il réussit le tour de force de faire énormément progresser l'action, en allant en profondeur, dans les rapports les plus cruciaux entre les protagonistes, et de proposer des moments de chant et danse véritablement uniques. Joss Whedon a tout fait lui-même, paroles, musiques, chorés, réalisation, c'est impressionnant, et comme magique. Ils sont tous bons. Giles se sent donc comme "bloquant" Buffy, il a l'impression que c'est sa présence qui l'empêche de reprendre sa vie à bras le corps (je ne voyais pas les choses comme ça), et ce passage extraordinaire, lorsque Spike sauve Buffy de l'auto-combustion :

"Life is not a song, Life isn't bliss, Life is just this, it's living... You'll get along, The pain that you feel, You only can heal, By living, You have to go on living, So one of us is living..." (Oh mon dieu, je veux l'épouser tout de suite !!!!!!!!!!). Il en récoltera un vrai baiser, histoire de voir si elle ressent quelque chose, dis-donc.

Sinon, les bunnies, Kulte.

La vraie question est la dernière chanson : Where do we go from here ?... Et Tabula Rasa apporte sa pierre à l'édifice : Giles repart en Angleterre, Tara quitte Willow, Buffy et Spike se mangent la bouche (encore !). Cet épisode est emblématique de la saison 6 (pour ce que j'en ai vu à date), il mêle gravité et absurde. J'ai besoin de m'accrocher pour suivre Giles dans son raisonnement (je crois qu'il a tort), mais en ce qui concerne Tara elle a mille fois raison. Les rôles nouvellement distribués sans mémoire aucune sont hilarants, et Buffy "vierge" de paradis se tourne instinctivement vers Dawn, c'est beau.

Merde alors ! "Ecarts de conduite" nous décline les errements de Willow, mais lâche une véritable bombe : dans un moment de paroxysme total, en pleine bagarre, ces deux-là couchent ensemble. La réalisation est chaste, on ne voit que le haut de leur corps et c'est le bruit de la ceinture qu'on défait qui ne laisse aucun doute. C'est d'une décadence folle, en pleine maison en ruine (qu'ils bousillent définitivement), rempli de violence, ça laisse bouche bée.

Buffy établit un parallèle entre sa propre conduite avec Spike et la dépendance de Willow, mais je n'y vois personnellement aucune raison : il n'est plus toxique. Ça la débecte de ressentir quelque chose avec lui, c'est pourtant le cas.

Buffy femme invisible ! Cet épisode démontre une fois encore l'inventivité et le génial culot de Joss Whedon : faire des scènes d'action sans aucune image, honnêtement, faut oser :) Will est en sevrage et Buff réalise enfin qu'elle tient à la vie, il était temps. Mention spéciale à l'oreille titillée de Spike :)

"Fast food" est un épisode de transition, sans grand intérêt. Puis la relation Buffy-Spike devient malsaine, dans la mesure où elle semble réellement agir contre sa volonté, dans une compulsion. Lui, il aime ce côté "sale", mais la différence c'est qu'il l'aime, vraiment. Elle a besoin d'aide, clairement. Les manigances des pieds nickelés m'intéressent peu, leur façon de manipuler les choses et les gens m'ennuie.

Buffy prend encore une dimension supplémentaire, dans sa vie de femme. Elle n'a plus de figure parentale sur laquelle compter, elle doit assumer sa petite-soeur comme si elle en était la mère, la relation fusionnelle avec le scooby gang n'existe plus, elle doit trouver un vrai boulot, payer ses factures, et elle n'assume pas une relation sexuelle qui ne la satisfait pas moralement. Elle merde totalement, sur tous les plans. "Please don't forgive me" est son cri à Tara, qu'elle choisit comme confidente. Infiniment touchant.

Buffy a 21 ans, et comme toujours sa fête d'anniversaire tourne au cauchemar. Dawn est parfait en ado hurlante, voleuse et butée. Xander a hyper grossi. J'ai mal aux dents. (Pour voir si vous suivez). Il me fait penser au Jean-Pierre de Bewitched.

Bef passage de Riley en super soldat, marié. Buffy se sent naze à côté, et a honte de Spike plus que jamais, elle le voit sous son véritable jour, un petit trafiquant sans envergure. Il est question d'un méchant qui se fait appeler... The Doctor. Riley est toujours un mec bien. Très belle scène de rupture avec Spike. Elle le veut, mais ne l'aimera jamais, elle se sert de lui, elle ne veut plus de ça. C'est dur mais nécessaire.

Passons sur le non-mariage d'Anya et Xander (certes, quand on voit sa famille on comprend  les craintes de Xander, mais était-il bien nécessaire d'attendre le D-day pour se carapater ?)

"A la dérive", un épisode vertigineux. Buffy se débat entre deux réalités, et si elle était enfermée dans un asile et s'était inventée Sunnydale et tout le reste ?... Tout est plausible, et flippant.

(Pour le plaisir)

 

Spike et Anya, saouls, couchent ensemble, hélas sous les yeux de la caméra planquée à la magic shop, et tout le monde assiste à la scène : so what ? Dawn vient faire la morale à Spike, et là tout de suite, j'en ai un petit peu marre que personne ne se penche sur ses sentiments à lui. Pauvre vampire amoureux, et vraiment, vraiment, malheureux. (Comment se fait-il que James Marsters n'explose pas à l'écran dans Torchwood ? Comment ai-je pu ne pas savoir qu'il existait ? C'est un mystère. "Let me rest in peace" est une chanson géniale, et je ne trouve pas de vidéo potable.)

By the way, Willow a le même MAC que moi. Yeah.

Spike tente de violer Buffy, je suis effarée. Evil he is, deeply.

Fffffff, ffffff, fffff, tout s'emballe : Spike part (se faire retirer sa puce), Warren tire dans le tas. Tara morte, Willow sombre corps et âme dans la magie noire. Elle est d'une puissance extrême, n'a aucune limite, surtout morale. Vengeance, vengeance, vengeance. Retour tonitruant de Giles. Fffffff, ffffff, ffffff, j'essaye de continuer à respirer. Alors que jusqu'ici j'avais été épargnée dans cette saison, voici à nouveau les larmes qui coulent. Voilà, la saison 6 est terminée, Xander m'a émue comme jamais, j'ai détesté cet épilogue et le cliffhanger est affreux et terriblement porteur d'espoir : ce que Spike a récolté, c'est une âme. Ce n'est pas du tout ce qu'il voulait...

Dans les bonus, très chouette rétrospective de toute la série, avec de nombreuses explications de Joss Whedon. La 7° et dernière saison est décrite comme beaucoup plus légère et amusante, je vais voir ça de ce pas. L'après Buffy va être très, très dur...

Merci encore et toujours, Fashion !

Le billet analytique de Thomas.

24.06.2010

Full Blast - Janet Evanovich

Dear Head over Heels :

One word : Fireworks.

Signed,

The Divine Love Goddess Advisor

 

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Suite et fin des aventures du trio excentrique ! Nous sommes trois semaines après l'épisode Full Speed, Jamie est de retour au bureau et n'a aucune nouvelle de Max, bien qu'elle n'arrête pas de penser à lui. La ville est agitée par deux faits marquants, une boutique vend des gâteaux aphrodisiaques et la bibliothécaire a ouvert une boutique de lingerie très très sexy. Sur ce se présente au journal Destiny, une médium aux effets d'annonce très très troublants.

Max réapparaît pour l'anniversaire de son beau-frère, un meurtre est commis en ville, et Destiny en annonce un deuxième, quelqu'un que Jamie connaît, sans plus de précisions. Le voici tous trois en train d'enquêter... entre autres !

Entre autres parce que la love story entre nos deux tourtereaux cherche toujours sa place, à grands coups d'interruptions toujours limites et d'atermoiements : quand Jamie a rendu les armes, Max se demande alors dans quoi il s'embarque. Bref, de péripéties en évènements divers (Muffin se croit enceinte !) le grand soir finira par arriver, et de belle manière.

Il ne restera alors plus qu'à trouver l'assassin, après avoir tremblé pour Véra...

J'ai ramé comme une bête pour venir à bout de ce troisième tome, et il ne mérite certes pas mon manque d'attention. Je suis phagocytée par Buffy, pas de ma faute, du coup c'est assez distraitement que j'ai assisté au passage à l'acte si attendu, peux pas dire s'il est finaud ou pas, m'a pas marquée. J'ai apprécié malgré tout l'inaltérable classe de Max, qui concocte pour cet instant magique une soirée d'enfer : aller-retour en jet privé à New-York, limousine jusqu'au restau (français, bien évidemment). C'est quand même mieux que coincés en planque, ce qui a failli se produire.

Pour le reste c'est un tome évidemment agréable, où l'on retrouve tout notre petit monde très fidèle à lui-même, et où l'on est orienté vers différentes fausses pistes quant à l'identité du coupable.

Mention spéciale pour les toutes dernières pages, la rubrique de Destiny, fort drôle !

 

Headline Book Publishing, 2004, 340 p.

 

Lecture encore et toujours sponsorisée par Fashion : Merci !

Lu également par Pimpi.

22.06.2010

Buffy the Vampire Slayer - Saison 5

(Billet ne s'adressant qu'à celles et ceux qui ont déjà vu cette saison de Buffy et empli de choses insignifiantes et futiles, aucune analyse de quelque sorte que ce soit à redouter ou à espérer)

 

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Dracula pour le premier épisode : on a connu pire parrain. Alors que Giles se préparait à repartir vers sa mère patrie, étant devenu totalement inutile, Buffy lui demande d'être à nouveau son watcher, effrayée par les paroles de la première Slayer dans son rêve reprises par Dracula (en gros, tu n'as aucune idée de ce que tu es et de ce qui va venir). Puis-je me permettre d'émettre quelques réserves sur le pantalon de cuir rose ?...

Arrivée de la petite soeur. C'est très étonnant cette façon de l'introduire comme si elle avait toujours existé, tout le monde la connaît, aucune explication ??!!... Sauf ce gars qui lui a fait peur et qui disait "You don't belong here"... Alors c'est peut-être un truc à la Jonathan... Petit rappel que Tara a un passif sombre inexploré encore, aussi. (Réponse plus tard dans la saison)

Xander scindé en deux, belle performance de l'acteur qui exprime fort bien ses différentes facettes. Petite bombe lâchée en fin d'épisode, Riley a réalisé que Buffy ne l'aime pas d'amour, bien qu'elle s'en défende avec conviction, lorsque les manipulations de l'initiative menacent sa santé. Spike réalise qu'il est amoureux de Buffy, pour son plus grand effroi (ou du moins totalement obsédé par elle).

J'adore l'explication concernant Dawn, cet épisode est très réussi, elle m'a fait peur au moment où Buffy pense qu'elle est "le mal" qui affecte Joyce, elle m'a émue quand on apprend ce qu'il en est. L'Abomination est chouette aussi, over timbrée (Jinx, un des minions, ressemble à Albert Dupontel). Cela implique donc que Dawn est là pour un moment, relançant tout ce qui concerne l'adolescence, et on pressent un adieu à Joyce, qui va être difficile...

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Episode très émouvant concernant Tara; le moment où la bande la reconnaît enfin pour l'une des leurs m'a tiré deux petites larmichettes. C'est une période très riche en sentiment de cohésion, autour de Giles dans sa nouvelle boutique de magie. Je la ressens très fort !

"La faille" : encore un épisode très costaud, où on se régale avec Spike du temps de William the Bloody (parce qu'il était un très mauvais poète) et en punk des années 70. La vilaine Slayer le fait pleurer ("You're beneath me") et juste après, devant sa détresse, il rend les armes. Première fois qu'un léger tapotement dans le dos me liquéfie les yeux. Déjà 2 chouinages, on n'est pas rendus.

Subir Joyce mourante est très dur à supporter, le gros serpent ridicule côté effets spéciaux aide un peu, mais gorge hyper nouée, dur-dur. Riley est touchant aussi, lui qui ne se sent pas suffisamment "bad guy" pour Buffy.

Je le savais, que Ben avait un côté zarb ! Il nettoie donc le bazar que met Glory... Tiens, tiens. Pauvre Riley, jaloux de Spike, qui déconne à donner son sang à des vampires... Il se sent totalement impuissant face à ce que vit Buffy, et l'armée a toujours été sa famille...

Bon alors ok, c'est officiel, c'est la saison des yeux humides. Passons sur la course éperdue vers l'hélicoptère et Riley qui part le coeur brisé, ce qui m'a tuée c'est le discours de Xander (admirable) et ce qu'il dit ensuite à Anya. Ma vision c'est que si Riley sentait qu'elle ne l'aimait pas vraiment, leur couple était bancal, et il a bien fait de partir, au lieu de se détruire tout seul. Buffy va pleurer un bon coup, et puis réaliser qu'elle est effectivement attirée par un côté obscur chez un amoureux. Team Spike, à fond. Joyce est remise momentanément, mais ayant vu son enterrement dans les bonus (les castings), bon, ben...

Spike est juste adorable en amoureux transi de Buffy. Le moment où il la revoit après sa rupture avec Riley (et après s'être beaucoup entraîné avec un mannequin à perruque blonde), et lui dit tout tremblant "Hi, Buffy"... Et comme il la tient dans ses bras quand elle est projetée à terre pendant sa lutte avec le Troll (Jerry de Urgences, au passage !)... Et comment il se jette dans la bagarre pour l'aider... Ah, trop mimi.

Superbe et élégante affirmation de Buffy face au British Council (la mine trop fière de Giles... Yummi) et révélation choc : Glory is not a demon, she's a god. Oh my !

Buffy a 20 ans. En guise de cata traditionnelle à chaque Birthday Party, Dawn apprend la vérité sur son cas et psychote (je n'ai pas bien compris le truc Ben/Glory, attendons).

(Je crois que je suis un petit peu amoureuse de Spike pour de vrai, chut. James Marsters prend un accent anglais incroyable, on oublie complètement qu'il est américain) (et tenter de réveiller ses sens envers Harmony en la faisant jouer (horriblement mal) Buffy, c'est trop drôle).

Han la vache, la claque pour la mort de Joyce. Tout à la fin d'un épisode un peu ennuyeux (sauf Giles, parfait quand il jette Spike (oh me voici en train de rêver de Buffy et Giles ensemble, c'est moi ou ça commence à être introduit en ce sens ?)) pendant lequel Buffy réalise timidement qu'on peut vivre sans boyfriend (si si), PAN, raide sur le divan. Glaçant. Je sors les kleenex pour la suite.

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Episode 16. Des litres de larmes. Les quelques heures immédiates qui suivent la perte d'un proche. La panique, l'incrédulité, l'impuissance. Willow, Xander. Anya qui est si poignante avec son "I don't understand", les premières larmes de son humanité. L'extrême inconfort d'être encore là, après. Bouleversée. En terme de passage à l'âge adulte, ils sont parés, maintenant. Dur.

Spike passe du ridicule achevé (mais coquinou toujours, son Buffy-Robot était bien tordu dans le genre) au geste le plus pur : se laisser torturer par Glory était chevaleresque. Il aime Buffy d'amour, le doute n'est plus permis, même pour elle (il a même viré Drusilla, incredible).

Buffy et Willow sont maintenant confrontées à des situations qui les dépassent complètement, la responsabilité d'êtres certes chers mais totalement dépendants. Éprouvant, encore. Et Glory vient à l'instant de découvrir qui est la clef. Mais comment vais-je faire pour dormir, maintenant ? Note : ne plus jamais regarder un épisode en fin de soirée.

Le lendemain : Évidemment, j'ai (bien) dormi quand même, mais j'ai pédalé toute la nuit dans l'univers buffyesque; cette série est profondément addictive, elle croise les registres sans arrêts et est d'une richesse infinie, bien loin du divertissement pour ado. J'ai saturé de la feinte gravité de Supernatural qui ne m'a jamais fait croire à son prêchi-prêcha satanique, juste compensé par la plastique de ses héros et par une bonne dose d'humour. Dans Buffy je trouve toute la nature humaine déclinée, et je me régale.

"We few. We happy few. We band of buggered." Tss, Spike. Ironiser alors que l'apocalypse (6° du nom) est en marche...

Bon, alors, l'épilogue. Gros morceau (en 3 épisodes) où j'ai un moment craint de perdre Giles (ça, je n'aurais pas supporté, clairement. N'importe qui, ok, mais pas lui.), où je me suis rendue compte que Tara lucide ou azimutée m'était indifférente (et du coup, Will, aucune empathie, sorry), et où j'ai été surprise. J'envisageais diverses possibilités, mais pas celle-ci. Un sacrifice.

Dernière image, une sépulture. FIN.

To be continued...

Merci encore et toujours, Fashion !

20.06.2010

...And find I'm queen of the hill, top of the heap...

Moi, hier, j'étais contente. J'allais faire la connaissance d'Isabelle, ça me faisait super plaisir. En plus ça se passait chez moi, j'étais à l'aise, tranquille, sereine. Elle a débarqué avec un sourire éclatant et son tee-shirt du SSM2, si c'est pas de l'attention attentionnée, ça.

 

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Je n'ai pas compris tout de suite quand elle m'a tendu deux gros sacs en riant sous cape, mais en moulinant comme un PC asthmatique (pléonasme) mon cerveau a daigné établir une connexion entre le Slat New-York et le swap'in Follies : Aaaaaah, voici donc ma swappeuse ! J'étais émue et empruntée, pensez-donc, une remise en mains propres, grande première pour moi et en plus je m'étais auto-persuadée qu'Amanda allait me swapper, sans aucune raison, mais on se fait toujours des petits films (enfin, moi, je suis la reine des élucubrations mentales). J'ai demandé l'autorisation de ne pas l'ouvrir devant elle, histoire de couiner -  (Oh ! Logo !)

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- dans l'intimité (et puis d'avoir le temps de discuter un peu, j'avais envoyé mes éléments masculins à la piscine, nous avions la place pour nous deux, mais ça n'allait pas durer indéfiniment).

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Les objets du délit (rapport au couinage intensif). Notez ce "Born to be a livre", j'adore.)

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Voyez avec quelle application Isabelle a respecté les consignes du swap, ouh la vilaine, je te dénonce moi, Madaaaaaaame, elle sait pas compter Isabelle. Les emballages étaient parfaits, soignés, superbes.

 

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Côté Kulture :

- Les petites fées de NY de Martin Millar (j'avais lu tant de bons billets dessus et il n'était jamais passé entre mes mains, c'est réparé !)

- Tropique du capricorne d'Henry Miller (on ne peut pas ne pas avoir lu Miller au moins une fois dans sa vie, et moi je ne l'avais pas encore fait.)

- Le goût de NY (des textes sur ou dans la ville par des pointures de chez Pointure de la littérature, bien sûr.)

- Une nuit à NY (de l'humour, de l'amour, du rock, NY)

- Le Prince de Greenwich Village je le voulais, voulais, voulais très fort (il faut savoir qu'il a été réalisé par David Duchovny himself).

 

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Côté objets : Deux adorables salière-poivrière TAXIS JAUNES (j'adore !) et des gommes parfumées. Heureusement qu'ils ont écrit "Do not eat" en gros partout, j'avais déjà déballé celle au chocolat ;o))

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Un Slat, deux sacs superbes et une boite mirifique qui contenait moult chocolats.

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Côté gourmandises, la folaïe : un Ground Coffe "Voyage à New York" de chez Hediard, dans une boite yummi, et du chocolat blanc décliné sous toutes ses formes. Miam miam miam !!!!!!!!

 

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Tiens, tant que j'en étais aux photos je voulais montrer le stock de DVD que Fashion m'a récemment envoyé, tout est à elle, y compris dans le meuble partie de droite en haut. Excessives, nous ? Oh, si peu. (et ce que vous ne voyez pas, c'est qu'à chaque fois ce sont des chocolats ou des bonbons qui font office de papier bulle. Comment voulez-vous que je maigrisse ? C'est humainement impossible.)

 

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Je suis excessivement ravie et positivement over gâtée, j'ai de la chance, je me réjouis, c'est un super colis. Le déballage a tenté d'être digne devant Monsieur qui trouve que décidément, les bloggeuses sont sympas.

Maintenant, sur mon blog, en toute intimité, je voudrais pousser un grand Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii et remercier mille et une fois Isabelle qui a assuré et dont j'apprécie grandement les excellents choix, Amanda qui n'a rien dit du tout (et moi ça m'aurait démangé à ta place), et Manu qui a concocté avec Amanda un super swap auquel je suis ravie d'avoir participé.

Pour ma part, j'ai swappé Erzébeth.

19.06.2010

Buffy the Vampire Slayer - Saison 4

(Billet ne s'adressant qu'à celles et ceux qui ont déjà vu cette saison de Buffy) (et empli de choses insignifiantes et futiles, aucune analyse de quelque sorte que ce soit à redouter ou à espérer)

Générique Saison 4

Une saison 4 qui démarre instantanément. Buffy, Willow et Oz entament leur première année d'université, et notre héroïne a un mal fou à gérer ses débuts; c'est trop grand, il y a trop de monde, les profs sont trop speed et sa coloc a un poster de Céline Dion (bref passage au final pour cette coloc). Giles a une vie privée et sa mère a recyclé sa chambre en entrepôt. Heureusement, Xander est là... "You're my hero" lui assène-t-il les yeux dans les yeux, et la miss finit par balayer son spleen et se secouer. Sarah Michelle Gellar entame la 4° saison très en beauté, elle a minci et semble toute perdue dans cette nouvelle vie, dernière étape avant l'âge adulte. Willow est également ravissante avec cette nouvelle coiffure.

 

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Ep 2, dialogue entre Giles et Xander :

"- Shelve them correctly and we can finish.

- I don't get your crazy system.

- My system ? It's called the alphabet.

- Huh. Would you look at that ?"

Tandis que Buffy craque pour un tombeur qui va la jeter aussitôt obtenu ce qu'il veut (une fois, c'est pas de bol, deux, ça commence à ressembler à une malédiction), Xander se fait trousser par Anya et Spike est de retour, avec la pire girlfriend du monde, la pintade Harmony que la condition de vampire n'a pas lestée question cervelet. Les amours tournent, les ados sont devenus jeunes adultes, ils couchent. Shocking.

J'aime beaucoup Anya, et particulièrement son étrange façon de gérer sa relation avec  Xander :

"- I thougt maybe we could go out tonight, for our anniversary.

- Anniversary ?

- It's been exactly one week since we copulated."

Je ne sais pas s'il y a une modification dans la façon de filmer, les techniques utilisées ou quoi, mais tout le monde est plus beau en cette 4° saison, tout roule mieux, les images ont gagné en intensité et en netteté.

Pour évacuer son chagrin d'amour, Buffy tombe momentanément dans la bière. Une bière légèrement trafiquée qui fait régresser au stade primitif, mais la demoiselle réussit encore à sauver des vies avec le QI d'un singe.

J'aime Willow. L'épisode où Oz part m'a traumatisée, j'étais en totale empathie, sa détresse est bouleversante. Pour l'instant cette saison s'attache plus à disséquer le fait que tout le monde grandit, évolue, se cherche, qu'à avancer dans la mythologie buffyenne et ça me plaît beaucoup.

Je trippe des bulles avec l'organisation souterraine du campus. Riley, la prof de psycho, les implants aux "hostiles", tout est génial et inattendu. Spike est un super personnage, terriblement amusant. Des allusions sont faites à Cordelia bossant pour Angel, j'ai lu quelque part d'ailleurs que l'idéal aurait été d'alterner un épisode d'Angel et de cette saison 4, les deux se répondant. Tant pis.

Dans "L'esprit vengeur", on a un moment de pur comique qui est à tomber par terre : Spike, ligoté sur un chaise, criblé de flèches, disant "ok, let's talk about this", Buffy et Giles cachés sous la table disant "we need help", et Anya, Willow et Xander déboulant sur une musique de guerre des étoiles de toute la vitesse de leurs petites jambes, sur des.... vélos !

Entre Riley et Buffy, les choses n'avancent pas. Ils aimeraient tous les deux que l'autre soit au courant de leur vie cachée, et cela donne une scène très marrante entre Riley et Forrest :

(Forrest) - We have a gig that would inevitably cause any girl living to think we are cool upon cool. Yet we Clark Kent our way through the dating scene, never to use our unfair advantage. Thank god we're pretty.

(Riley) - But it's just Buffy's special.

- You think she's special ? Wow. The first 486 times you told me, it didn't register, but now, I see that you think she's special."

"Un silence de mort" (Hush), très longue partie entièrement sans paroles, absolument génialissime. Dans les bonus, James Marsters (Spike) explique que Joss Whedon, en ayant marre qu'on lui répète sans cesse que le succès de la série tenait à ses brillants dialogues, a décidé de faire un épisode muet; il dit lui-même "when you can't speak, you start communicate" et effectivement c'est fou le nombre de choses qui se passent en dehors de l'histoire elle-même, dans cet épisode : premier baiser, copine-sorcière pour Willow, girl-friend de Giles, Xander montre à Anya qu'il tient à elle... Et puis bien sûr Giles au rétro-projecteur, scène hilarante s'il en est. Episode suivant, Buffy et Riley savent maintenant à quoi s'en tenir chacun l'un sur l'autre, et Spike découvre qu'il peut fighter les démons sans que l'implant anti-agressions s'active : le bonheur, le voici devenu le plus féroce combattant de démons du monde (cet acteur est formidable, oh lord, he is sooooo fun).

 

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Dans les bonus toujours, James Marsters : "If I only had one word to describe Spike it would be : glee. In all wrong things. Which is so fun."

Et Buffy a 19 ans. Le temps passe si vite... :) (D'ailleurs, elle est devenu carrément maigre. Ca lui va très bien ceci dit, mais...)

Alors Riley : ce gars est assez incolore. Il est très crédible en soldat discipliné qui n'a aucune idée de ce qui se passe vraiment, et que l'on a formé à ne (se) poser aucune question, à obéir aveuglément; difficilement conciliable avec son amour pour Buffy, que je crois sincère et profond, mais sans aucune issue possible. Pour l'instant, il n'est franchement pas très intéressant.

Les 2 épisodes suivants le sont, par contre, avec cette inversion de corps Buffy/Faith, même si le jeu n'est pas totalement abouti, on reste à un niveau assez superficiel. Les conséquences sont habilement abordées de biais grâce à l'épisode où Jonathan s'impose. Suit alors encore un épisode annexe, qui contourne toujours le problème de la relation Riley/Buffy.

Bref passage d'OZ, qui officialise la relation Willow-Tara, et les choses sérieuses démarrent enfin avec Adam. Tandis que Spike s'emploie à diviser les troupes, Buffy va à Los Angeles où Angel la rembarre puis vient s'excuser et en profite pour se battre avec Riley. Ce dernier, devenu renégat de l'armée, s'arrache brillamment tout seul et sans moufter la puce qui permettait à Adam de le contrôler, placée près de son coeur, quel homme. Après ça c'est de la limonade de voir le pouvoir de l'amitié et de la sorcellerie investir Buffy qui sauve le monde, once again. Xander, toujours présent pour détendre l'atmosphère, m'a fait rire en s'exclamant "we're all gonna die, aren't we ?" parce que Will et Buffy lui disent qu'elles l'aiment. ça et Giles bourré, pas mal aussi.

Dernier épisode sous forme de rêve (plus que de cauchemar) pour chacun de nos 4 héros. Déroutant, décousu, étrange, l'effet est fort bien rendu, et termine la saison sur une petite note onirique.

Une très jolie saison qui a beaucoup disséqué les relations entre les gens, et qui m'a réellement attachée à tout ce petit monde. En route pour la 5, qui est terriblement sombre, parait-il...

 

Merci encore et toujours, Fashion !

18.06.2010

Then she found me - Elinor Lipman

lipman.jpgLe roman adapté par Helen Hunt n'a pas grand chose à voir avec le film qu'elle en a fait, c'est même étonnant de constater à quel point elle s'en est éloignée.

Ici, pas de Colin, pas de mari, pas de grossesse du tout. Ce qui reste c'est la relation April-Bernice, déclinée sur 311 pages.

April est contactée par Bernice. 36 ans plut tôt, elle lui a donné naissance, elle avait 17 ans, et l'a placée en adoption. Elle a attendu qu'April ait perdu ses deux parents adoptifs pour se présenter à elle, et elles apprennent maintenant à se connaître.

April est prof de latin, elle enseigne à des adolescents, dans le même établissement depuis une quinzaine d'années. Bernice anime un talk-show télévisé, elle est menteuse, vaniteuse, femme à hommes. Physiquement, elles se ressemblent beaucoup, mentalement, c'est le jour et la nuit.

Bernice fonce dans le tas, elle s'immisce dans la vie de sa fille avec une totale absence de tact. Bousculée, remuée, April réalise qu'elle a autour d'elle des personnes amicales, Anne-Marie, la secrétaire du bahut, et surtout Dwight, le bibliothécaire.

Tout se terminera bien, après bien des passages cahotiques...

J'ai trouvé bien des qualités à ce roman, la principale résidant dans son ton de franche intimité un peu doux-amer, et souvent caustique. Bernice est un personnage sympathique, une fonceuse déroutante qui met le bazar dans l'existence un peu terne d'April. Cette dernière est solidement campée également, on ressent tous ces petits riens indéfinissables qui la bloquent aux entournures. Dommage que Dwight soit si incolore et que le roman parte un peu en vrac avec l'arrivée du père biologique. Comme dans le film, il y a un peu trop de péripéties, même si ce ne sont pas du tout les mêmes.

Il n'empêche qu'un humour discret mais constant, une façon de creuser les personnages, m'ont plu, et que je relirai Elinor Lipman... En vo, puisqu'elle n'est pas traduite !

 

Copyright 1990 Elinor Lipman, Headline Review, 2007

15.06.2010

Buffy the Vampire Slayer - Saison 3

(Billet ne s'adressant qu'à celles et ceux qui ont déjà vu cette saison de Buffy) (et empli de choses insignifiantes et futiles, aucune analyse de quelque sorte que ce soit à redouter ou à espérer)

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La saison 3 démarre mollement après le coup de théâtre précédent. Buffy s'est enterrée dans une petite ville glauque, à Sunnydale ils la cherchent en ne parvenant pas à chasser les vampires correctement sans elle, et c'est en luttant contre une bande de démons qui épuisent les gens sous la surface de la terre qu'elle revient à elle, elle est Buffy The Vampire Slayer, crotte de bique, chagrin d'amour or not. L'épilogue nous la montre donc revenant chez Mumy, qui l'accueille bien évidemment à bras ouvert.

Je suis très dubitative envers ce premier épisode, parce que j'estime que les débuts et fin de saison sont très importants et donnent le ton, or là, l'effet est plutôt raté. Le temps qui s'écoulerait différemment dessous (une journée = 100 ans) apparemment n'a aucun effet sur Buffy et sa copine, son "réveil" manque d'effet, et les autres à Sunnydale sont inexistants. La reprise de Cordelia et Xander fait flop, Oz et Willow en sont toujours à jouer les élèves neuneu, et le pire à mon sens, le moment où la mère reproche à Giles sa mauvaise influence. Je veux dire, elle a VU de ses yeux un vampire se poussiériser, elle a viré sa fille, et elle passe l'été à nettoyer son lave-vaisselle sans vraiment chercher à comprendre enfin les tenants et aboutissants de tout ça ? Mouaip...

(En plus, je n'aime pas du tout les deux mèches très claires encadrant le visage de Buffy, trop laid.)

Dans le 2° épisode, Buffy reprend avec peine ses marques, elle m'a émue, je dois dire (surtout sachant après avoir écouté Joss Whedon dans la saison dernière que Sarah Michelle Gellar pleure pour de vrai, en général).

Arrivée de Faith, minois timide de Scott, retour d'Angel, "La nouvelle petite soeur" contient son lot de nouveautés. "Effet chocolat" est fort sympathique, avec cette idée que le chocolat fait régresser les adultes à l'adolescence et voir Giles en Danny Zuko est très couinant.

A ce stade, je me suis rendue compte qu'à force d'entendre la musique du générique j'en étais devenue totalement adepte (merci Nerf Herder). Et j'apprends tout à fait incidemment qu'Anthony Stewart Head (qui interprète Ruppert Giles) est le frère de Murray Head ! Je ne cherche plus pourquoi il me fait craquer :)

 

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Oh les vilains scénaristes qui nous font croire à la mort de Cordelia dans "Amours contrariés" ! Un épisode tout en contrastes qui se termine par des mines fort dépitées : Buffy réalise enfin (cette fille est quand même un poil longuette à la détente) qu'aimer Angel lui est interdit (souvenez-vous, un instant de bonheur pour lui et pouf, adieu toute humanité), Willow et Xander ont perdu leur binôme, à force de jouer avec leurs hormones (j'aime beaucoup, pourtant, voir ces deux-là ensemble !), et Cordie et Oz sont tout malheureux d'avoir été trahis. Seul Spike le rutilant a la pêche, il a compris qu'être très très méchant et s'amuser à fond sont les seules voies susceptibles de lui ramener Drusilla (il était trop drôle en amoureux déphasé, vraiment).

Lorsque Cordelia fait le voeu d'un monde où Buffy ne serait jamais venue à Sunnydale, c'est l'occasion de voir Xander et Willow en vampires, pas super convaincants. "Le soleil de Noël" : on a vu des miracles de Noël plus finauds, je veux dire, sauver l'âme d'un vampire aux prises du "First", le mal le plus primitif... Pas convaincue, encore une fois.

Arrive alors un excellent épisode, dans lequel Buffy atteint ses 18 ans, et subit un test horrible. C'est effrayant, ça change complètement la donne, on est aussi bouleversés que ces deux-là. C'est à mon sens, au regard de ce que j'ai déjà vu de la série, son plus grand point fort, cette faculté de surprendre par l'intensité de ses contrastes. Quand on va dans le sombre, on y va franco.

"Le zéro pointé" est un bel exemple de ces contrastes imbriqués; Xander se sent inutile, il s'embringue dans une invraisemblable histoire de revenants chtarbés, et se prouve à lui-même sa coolitude pendant que juste à côté, Buffy & co sauvent le monde. Un épisode tout en dérision (dans lequel Angel est insupportable de gravité surjouée, non, vraiment, être du coté du bien ne lui réussit pas !) qui contient malgré une petite bombe, glissée comme ça, mine de rien : Xander perd son pucelage avec Faith !!!

Han la vache, Lord Balthazar détient la palme du répugnant, dans l'épisode suivant, qui insiste un petit peu sur le fait que Faith serait la Buffy non policée, la Dark Buffy. Arrivée du new watcher, clone de Giles à ses débuts. Épisode très important pour la suite des évènements : Faith exerce une mauvaise influence sur Buffy, semble n'avoir réellement ni foi ni loi, le maire prépare un très mauvais trip (drolatique liste sur laquelle il coche son invincibilité) et Balthazar annonce un futur méchant très puissant. Giles est parfait en watcher écarté mais indispensable. Dans cet épisode, des plans suffisamment longs pendant les scènes de combat pour qu'on aperçoive très clairement les doublures, effet comique persistant.

Quant à Faith, et au regard des épisodes suivants, non, elle ne me plaît pas. Beaucoup de mal à comprendre la bienveillance à son endroit, mais déjà à la base, physiquement, cette actrice m'est antipathique (et c'est sans doute pourquoi j'avais lâché Dollhouse).

Tiens, j'ai cru qu'Anya était Shannon de Lost, version teenage, avant la blonditude glam, tout ça, mais en fait pas du tout :). Willow va se révéler lesbienne, gros comme une maison. Me déplaît aussi, ça, mince, mon rêve de les voir enfin et vraiment ensemble avec Xander ! Tsss. Je note qu'Oz change de couleur de cheveux très souvent. (Et c'est quoi cette obsession whedonnienne des bananes ??...)

Encore un super épisode, "Trahison", où j'ai vraiment vraiment cru qu'Angelus était de retour, je couinais déjà, bon, tant pis.

Moment d'émotion le jour du bal de promo, une récompense spéciale pour Buffy, Angel qui vient malgré la rupture, je ne résiste pas.

Et vient enfin le jour de l'ascension. Épisodes finaux empreints de gravité (avec fin du badinage Cordy-Westley très marrant, embrasser à l'anglaise, ce serait donc ça ?... :)), qui closent l'époque High School. Une toute nouvelle ère m'attend en saison 4...

***

Moment où j'ai éclaté de rire (de mémoire, parce que pas noté) : Giles est interrogé au sujet de je ne sais plus quel danger qui s'annonce, sa réponse :

- Hmmm... Quelque chose de... bizarre.

Xander : Et le Conseil Britannique a laissé filer ce gars-là ?

...

Merci Fashion !

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