« Flashforward - Robert J. Sawyer | Page d'accueil | La femme qui inventa la beauté »

15.10.2010

Les Rougon-Macquart 2/20

"Être pauvre à Paris, c'est être pauvre deux fois."

 

"La curée" s'attache à deux des enfants de Pierre et Félicité : Eugène, qui avait dirigé son père pendant la période trouble, et Aristide, qui n'avait pas su se décider à temps (ainsi que de loin en loin leur soeur, Sidonie). "Monté" à Paris, ce dernier commence, sur les conseils de son frère qui se méfie à moitié des retombées que pourraient lui occasionner leur lien de parenté (il entend devenir ministre, ce qui arrivera), par changer de nom : le voici devenu Saccard. Il se marie, sur le schéma déjà développé dans la nouvelle de Zola "Nantas". Et c'est plus précisémment la vie de Renée, son épouse, que l'on suit.

Trois thèmes principaux dans ce roman qui, une fois passée l'introduction riche en descriptions, nous happe dans ses pages : les transactions véreuses autour de la construction de Paris, la vie complèment dissipée des nantis de l'Empire, et la déchéance nerveuse d'une femme, Renée.

Et quand je dis "vie dissipée", je fais un euphémisme semblable à celui-ci, que j'ai beaucoup apprécié : "Ce fut un tohu-bohu inexprimable". Ça couche dans tous les sens, pour n'importe quelle raison.

Aristide et Eugène sont un peu en retrait dans ce roman, toujours malveillants, toujours avides, et tout juste assez malins pour se frayer un chemin en mentant et en escroquant. Maxime, le fils d'Aristide, en prend pour son grade aussi, pâle figure qui se laisse entraîner par qui veut dans ce qu'on veut. Les Rougon, à date, ne sont guère attachants. Renée, la pauvrette, y laissera la vie, après avoir perdu la santé mentale. Elle n'est guère épargnée par la plume ultra-précise de Zola, mais on ne peut s'empêcher de la plaindre.

 

Le billet de : Menon

 

Toujours grand merci à Amanda, Caro et Fashion.

Trackbacks

Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://www.cuneipage.com/trackback/2942160

Commentaires

Aucun souvenir de ce roman ! Et pourtant j'ai dévoré les Rougon-Macquart mais c'était ...il y a prescription !:)))

Écrit par : cathulu | 15.10.2010

Répondre à ce commentaire

Ah oui ? Même l'incroyable dépravation des moeurs ? J'ai été assez choquée, moi, je suis prude :)

Écrit par : Cuné | 15.10.2010

Répondre à ce commentaire

Mais non tu n'es pas prude, rappelle-toi, c'est Caro qui l'est. :-))
(Un roman pas mal étudié au lycée si on en croit les listes de bac. Commentaire sans intérêt mais on est vendredi, faut pas pousser. :-))

Écrit par : fashion | 15.10.2010

Répondre à ce commentaire

Mais pourquoi tu ne t'autorises pas à en lire plus chaque semaine, si tu en as ENVIE ?
(en tout cas, j'ai mes petits yeux fatigués qui ont brillé en lisant ce billet :) )

Écrit par : erzébeth | 15.10.2010

Répondre à ce commentaire

@ Fashion : Ouah, je progresse, je passe de 14 ans d'âge mental à un niveau lycéenne ? ;o))

@ Erzie : Parce que je veux lire ça dans la Pléiade, que je n'ai à date que le premier volume (il y en a 7, je crois), et que Noël est encore loin, sans parler de la fête des mères ensuite, et après il faut encore attendre un an pour le prochain anniversaire... :))

Écrit par : Cuné | 15.10.2010

Répondre à ce commentaire

je ne les avais pas lu dans l'ordre, ça ne m'avait pas posé problème. bonne continuation, les meilleurs arrivent!

Écrit par : esmeraldae | 15.10.2010

Répondre à ce commentaire

Effectivement, ils sont conçus pour pouvoir être lus indépendamment les uns des autres. Mais les lire dans l'ordre permet une mise en perspective des relations familiales, de l'hérédité, de l'évolution de la société, etc.
Merci pour la bonne continuation, je m'en délecte d'avance :)

Écrit par : Cuné | 15.10.2010

Répondre à ce commentaire

Hello,
j'ai vraiment apprécié ce tome!
Ahh tu me redonnes envie de me replonger dans la série... J'avais commencé par l'assommoire et Nana, avant de la prendre depuis le début. Je suis arrivée à "la faute de l'abbé Mouret" qui m'était tombé des mains à la moitié... j'avais du mal à entrer dans cette histoire.
Bon amusement en tout cas!

Écrit par : valeriane | 15.10.2010

Répondre à ce commentaire

Merci Valériane :)

Écrit par : Cuné | 15.10.2010

Répondre à ce commentaire

Je suis tellement prude que j'ai zappé de ma mémoire tout ce qui concerne la dépravation des mœurs dans ce tome. Me souviens de rien ! Vraiment.

100% Prude :-)

Écrit par : La Prude | 15.10.2010

Répondre à ce commentaire

certainement un des romans de Zola que je préfère... je l'ai lu deux fois !!!!

Écrit par : George | 15.10.2010

Répondre à ce commentaire

Je l'ai adoré ! Et il met beaucoup de choses en place pour un des derniers, "L'argent" : argent, luxe, dépravation, tout ce que j'aime (en littérature bien sûr...)

Écrit par : Stephie | 15.10.2010

Répondre à ce commentaire

J'ai lu L'argent il y a un peu plus d'une année avec Saccard comme personnage principal. A chaque fois je me dis qu'il faudrait que je lise les Zola dans l'odre mais je fais en fonction de mes découvertes en seconde main. J'espère trouver La curée tout bientôt ;-)

Écrit par : zarline | 15.10.2010

Répondre à ce commentaire

Je les avais presque tous lus, et dans l'ordre (mode My-life-on : j'ai craqué au bout d'un an et demi de lecture assidue de Zola, à la fin, je voulais me suicider, j'ai préféré faire une pause mode My-life-off). C'est vrai que ça apporte quelque chose de suivre les généalogie et l'histoire du second empire dans l'ordre !
J'avais beaucoup aimé La Curée. Il ne m'avait pas choquée tant que ça (et pourtant, je n'avais que 15 ans), mais j'avais été séduite par l'ambiance de ce roman.

Écrit par : Céline | 15.10.2010

Répondre à ce commentaire

Un de mes préférés, ah l'histoire de Renée! Et les passages chauds dans la serre mdr!

Écrit par : Ori | 15.10.2010

Répondre à ce commentaire

Céline, je fais bien de les espacer un peu dans le temps alors :))

@ Ori : Oui, hein ? Je trouve qu'on a chaud en lisant certains passages :)) Surtout entre Renée et Maxime, la tension sexuelle est perceptible.

Écrit par : Cuné | 15.10.2010

Répondre à ce commentaire

Hein? C'est chaud bouillant? Aucun souvenir de cela! A relire absolument, ce Zola est fort vraiment. (je me souviens juste -enfin, si l'on peut dire- d'un viol dans un tome vers la fin de la série, mais c'est vague)
Merci d'avoir signalé le blog it de papillon, elle a parfaitement raison de couiner, c'est pour un excellent motif...

Écrit par : keisha | 16.10.2010

Répondre à ce commentaire

Ton billet me donne envie de me replonger dans Zola surtout que la Curée m'attend sur l'étagère !

Écrit par : midola | 16.10.2010

Répondre à ce commentaire

J'ai du avouer récemment au boulot que Zola me gonfle. Grand moment de solitude... Ma bon, p'têtre un jour Emile!

Écrit par : chiffonnette | 18.10.2010

Répondre à ce commentaire

Sont pas très ouverts, à ton boulot, dis-donc.

Écrit par : Cuné | 19.10.2010

Répondre à ce commentaire

Moi aussi, je les ai tous lus (pas dans la Pléaïde, j'étais lycéenne!) et celui-ci est un de mes préférés, sans doute parce que ce fut mon tout premier, conseillé par ma prof de français que j'admirais profondément.

Écrit par : Valérie | 20.10.2010

Répondre à ce commentaire

Ton préféré sur les 20 ? Ah j'espère avoir encore d'autres émotions fortes dans les 18 qui me restent à lire, en ce qui me concerne :)

Écrit par : Cuné | 21.10.2010

Répondre à ce commentaire

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.