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15.10.2010
Les Rougon-Macquart 2/20
"Être pauvre à Paris, c'est être pauvre deux fois."
"La curée" s'attache à deux des enfants de Pierre et Félicité : Eugène, qui avait dirigé son père pendant la période trouble, et Aristide, qui n'avait pas su se décider à temps (ainsi que de loin en loin leur soeur, Sidonie). "Monté" à Paris, ce dernier commence, sur les conseils de son frère qui se méfie à moitié des retombées que pourraient lui occasionner leur lien de parenté (il entend devenir ministre, ce qui arrivera), par changer de nom : le voici devenu Saccard. Il se marie, sur le schéma déjà développé dans la nouvelle de Zola "Nantas". Et c'est plus précisémment la vie de Renée, son épouse, que l'on suit.
Trois thèmes principaux dans ce roman qui, une fois passée l'introduction riche en descriptions, nous happe dans ses pages : les transactions véreuses autour de la construction de Paris, la vie complèment dissipée des nantis de l'Empire, et la déchéance nerveuse d'une femme, Renée.
Et quand je dis "vie dissipée", je fais un euphémisme semblable à celui-ci, que j'ai beaucoup apprécié : "Ce fut un tohu-bohu inexprimable". Ça couche dans tous les sens, pour n'importe quelle raison.
Aristide et Eugène sont un peu en retrait dans ce roman, toujours malveillants, toujours avides, et tout juste assez malins pour se frayer un chemin en mentant et en escroquant. Maxime, le fils d'Aristide, en prend pour son grade aussi, pâle figure qui se laisse entraîner par qui veut dans ce qu'on veut. Les Rougon, à date, ne sont guère attachants. Renée, la pauvrette, y laissera la vie, après avoir perdu la santé mentale. Elle n'est guère épargnée par la plume ultra-précise de Zola, mais on ne peut s'empêcher de la plaindre.
Le billet de : Menon,
Publié dans Livres : Classiques | Lien permanent | Commentaires (22) | Tags : un seul par semaine, je vais avoir du mal, je crois, je suis partie, là
Trackbacks
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Commentaires
Écrit par : cathulu | 15.10.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Cuné | 15.10.2010
Répondre à ce commentaire(Un roman pas mal étudié au lycée si on en croit les listes de bac. Commentaire sans intérêt mais on est vendredi, faut pas pousser. :-))
Écrit par : fashion | 15.10.2010
Répondre à ce commentaire(en tout cas, j'ai mes petits yeux fatigués qui ont brillé en lisant ce billet :) )
Écrit par : erzébeth | 15.10.2010
Répondre à ce commentaire@ Erzie : Parce que je veux lire ça dans la Pléiade, que je n'ai à date que le premier volume (il y en a 7, je crois), et que Noël est encore loin, sans parler de la fête des mères ensuite, et après il faut encore attendre un an pour le prochain anniversaire... :))
Écrit par : Cuné | 15.10.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : esmeraldae | 15.10.2010
Répondre à ce commentaireMerci pour la bonne continuation, je m'en délecte d'avance :)
Écrit par : Cuné | 15.10.2010
Répondre à ce commentairej'ai vraiment apprécié ce tome!
Ahh tu me redonnes envie de me replonger dans la série... J'avais commencé par l'assommoire et Nana, avant de la prendre depuis le début. Je suis arrivée à "la faute de l'abbé Mouret" qui m'était tombé des mains à la moitié... j'avais du mal à entrer dans cette histoire.
Bon amusement en tout cas!
Écrit par : valeriane | 15.10.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Cuné | 15.10.2010
Répondre à ce commentaire100% Prude :-)
Écrit par : La Prude | 15.10.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : George | 15.10.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Stephie | 15.10.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : zarline | 15.10.2010
Répondre à ce commentaireJ'avais beaucoup aimé La Curée. Il ne m'avait pas choquée tant que ça (et pourtant, je n'avais que 15 ans), mais j'avais été séduite par l'ambiance de ce roman.
Écrit par : Céline | 15.10.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Ori | 15.10.2010
Répondre à ce commentaire@ Ori : Oui, hein ? Je trouve qu'on a chaud en lisant certains passages :)) Surtout entre Renée et Maxime, la tension sexuelle est perceptible.
Écrit par : Cuné | 15.10.2010
Répondre à ce commentaireMerci d'avoir signalé le blog it de papillon, elle a parfaitement raison de couiner, c'est pour un excellent motif...
Écrit par : keisha | 16.10.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : midola | 16.10.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : chiffonnette | 18.10.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Cuné | 19.10.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Valérie | 20.10.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Cuné | 21.10.2010
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