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03.01.2011

Jack Rosenblum rêve en anglais - Natasha Solomons

"Je ne peux pas les laisser tomber, ce ne serait pas britannique de ma part"

 

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C'est l'histoire d'un petit homme d'1,55 m que la vie n'a jamais vraiment gâté. Juif berlinois, il émigre en 1937 avec Sadie, sa jeune épouse, et leur fille Elizabeth. Immédiatement, il se met en tête de devenir un anglais plus anglais que les natifs, en se basant sur une liste qui leur a été remise à leur arrivée. Tout est obstacle, à commencer par son accent épouvantable qu'il ne parviendra jamais à perdre.

Mais Jack crée sa propre société à Londres, s'installe, prend ses aises. Il ne lui manque à présent plus qu'un point dans sa liste, être membre d'un club de golf. Il réalise au bout d'un moment qu'il ne sera jamais accepté dans ceux qu'il vise, et décide de construire le sien.

Elizabeth partie étudier à Cambridge, il embarque une Sadie qui n'a jamais rien oublié de son Allemagne chérie dans le Dorset, et se met à l'ouvrage...

Premier roman de 2011 et premières larmes ! Les pages 317 et 319 nous mènent des bons vieux yeux qui piquent au rire libérateur, et on termine en roue libre (j'ai chouiné tout au long des pages restantes, pour ma part). Natasha Solomons est née en 1980 et s'est fort inspirée de la vie de ses grands-parents pour écrire ce chouette roman, elle a tout bon. Malgré une longueur sur la construction du terrain de golf (accrochez-vous, elles sont pénibles, mais utiles, ces pages), elle nous fait ressentir à travers ses mots un peu de la magie liée aux croyances ancestrales, le poids de la solitude, du rejet, l'impuissance, le déracinement et nous embarque joyeusement dans l'amitié et les liens d'un village. 

C'est du simple, mais efficace. Et comment ne pas fondre devant les "Oué" des uns et des autres, devant cette admiration forcenée du mode de vie britannique, ces pâtisseries allemandes qui donnent envie de se ruer en Bavière, cette ode à la nature et au goût de l'effort...

Un roman douillet.

 

Ed. Calmann-Levy, 2011, 355 p. (en librairie le 5 janvier)

Traduit de l'anglais par Nathalie Peronny

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Jack Rosenblum rêve en anglais – Natasha Solomons

 
Jack, c'est un petit bonhomme qui arrive en Angleterre peu avant la seconde guerre mondiale pour fuir son Allemagne et les persécutions antisémites. Jack arrive donc en Angleterre, avec Sadie sa femme et une vraie volonté de s'intégrer, de se f...

Trackback par : Amanda Meyre | 31.01.2011

Commentaires

Noté ! c'est le genre qui me plaira j'en suis quasiment sûre.

Écrit par : Aifelle | 03.01.2011

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J'adore la citation en exergue :)
Mais par contre, pas trop sûre que ça me plairait (oui, en 2011, je continue d'être pénible, on ne change pas une formule qui gagne !).

Écrit par : erzébeth | 03.01.2011

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et tu l'as encore ?? (regard en coin)

Écrit par : amanda | 03.01.2011

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Moi aussi, je veux chouiner alors je note (de toute façon, je suis équipée en boites de mouchoirs !)

Écrit par : Joelle | 03.01.2011

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Je n'aurais jamais eu l'idée de lire ce livre mais sais-tu que tu me tentes en crime, là??? Noté!

Écrit par : Karine:) | 03.01.2011

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arghhh, un livre que je suis certaine d'aimer !Je note !

Écrit par : clara | 03.01.2011

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Tout à fait le genre de livre que j'aime, je le parierais ! ;-)

Écrit par : kathel | 03.01.2011

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Noté aussi. J'aime mélanger le rire et les larmes.

Écrit par : Nataka | 03.01.2011

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J'aime bien ce genre de roman, où tout se dénoue après 300 pages, et moi aussi je rêve en anglais de toute façon :))

Écrit par : Cuné | 03.01.2011

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Le terme "douillet" est très tentateur !

Écrit par : antigone | 03.01.2011

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comme Antigone, c'est le terme douillet qui me fait craquer :)

Écrit par : Stéphanie | 05.01.2011

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