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14.02.2011
Les Rougon-Macquart 16/20
Ce que j'ai aimé dans "Le rêve" ? Sa brièveté.
Sidonie avait une fille, figurez-vous. Quinze mois après la mort de son mari, on ne sait trop comment, voici que déboule Angélique, descendante Macquart. Aussitôt abandonnée, et après quelques déboires, recueillie par un très brave ménage, des brodeurs. Bien élevée, le tempérament passionné nourri aux histoires de saintes, d'anges et de martyrs, Angélique voit la vie comme elle n'est pas.
"Le bonheur, c'est très simple. Nous sommes heureux, nous autres. Et pourquoi ? parce que nous nous aimons. Voilà ! ce n'est pas plus difficile... Aussi, vous verrez, quand viendra celui que j'attends. Nous nous reconnaîtrons tout de suite. Je ne l'ai jamais vu, mais je sais comment il doit être. Il entrera, il dira : Je viens te prendre. Alors, je dirai : Je t'attendais, prends-moi. Il me prendra, et ce sera fait, pour toujours. Nous irons dans un palais dormir sur un lit d'or, incrusté de diamants. Oh! c'est très simple.
- Tu es folle, tais-toi !" interrompit sévèrement Hubertine (j'adore ce prénom).
Et, la voyant excitée, près de monter encore dans le rêve :
"Tais-toi ! tu me fais trembler... Malheureuse, quand nous te marierons à quelque pauvre diable, tu te briseras les os, en retombant sur terre. Le bonheur, pour nous misérables, n'est que dans l'humilité et l'obéissance."
Car ses parents adoptifs (en fait juste tuteurs, la loi de l'époque nous étant racontée en détails) sont terriblement malheureux, sous leur dehors de ménage parfait. Ils s'aiment, certes, mais leur union a été maudite et est restée stérile. Ce qui ulcère Hubertine (oui, j'adore) et ne chagrine Hubert (ça le fait moins) que dans la mesure où sa femme en souffre, car lui est une âme facilement rêveuse qui pourrait bien s'accommoder de son sort.
Alors le prince charmant va se montrer, Angélique et lui vont roucouler d'extase, le père du jeune homme refusera tout net cette union (car il a connu la femme alors qu'il s'était donné à Dieu, depuis il ne sait plus quoi faire pour se châtier, ayant commencé par renier son fils pendant 20 ans, la belle idée), Angélique en tombera très malade, sur son lit de mort le père consentira en lui donnant l'extrême onction, et le jour du mariage elle expirera juste après le premier baiser.
Henri Mitterand nous confie en étude de La Pléiade : "Il faut bien avouer que ce roman, cousu de pièces empruntées à des auteurs aussi divers que Jacques de Voragine, Viollet-le-Duc, Pierre Larousse, et la Direction de l'Assistance Publique, n'ajoute rien à la gloire littéraire d'Emile Zola. On dirait que l'écrivain l'a composé sans s'attacher vraiment au sujet : oeuvre de routine, écrite dans un style de routine."
Pour ma part, je me suis beaucoup ennuyée. Heureusement que "La bête humaine" arrive...
Publié dans Livres : Classiques | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : emile zola
Commentaires
Écrit par : Praline | 14.02.2011
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Praline | 14.02.2011
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Cuné | 14.02.2011
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Karine:) | 14.02.2011
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Cuné | 14.02.2011
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Irrégulière | 14.02.2011
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Stephie | 14.02.2011
Répondre à ce commentaireLa bête humaine en fait c'est par là que j'ai commencé ma relecture des rougon et ce fut un grand plaisir : noir certes mais vraiment excellent
Écrit par : Dominique | 15.02.2011
Répondre à ce commentaireÉcrit par : c.l!ne | 15.02.2011
Répondre à ce commentaireUne question : Thérèse Raquin ne fait donc pas partie du cycle des RM ?
Écrit par : -Perrine- | 21.09.2011
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Cuné | 21.09.2011
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