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17.02.2011
Aux bords du lac Baïkal - Christian Garcin
"Oui, mais quand même, avais-je rétorqué, car j'ai de la répartie"

Une journée aux autres pareilles, en Sibérie du Sud. Un lac, des animaux, un homme. Rien, quoi. Rien ? C'est bien mal connaître Christian Garcin, ou plutôt Chen Wanglin, personnage de son roman "La piste mongole", qui assume la paternité de ces récits animaliers.
Un homme, donc, mais pas n'importe lequel. C'est Geirg Dordjé, quasi muet et très peu sourd. Lui seul peut communiquer avec absolument tous et n'importe quoi (ou tout et n'importe qui), mais ce jour-là, ce qu'il veut, c'est aller faire la sieste sur une petite île. Où une marmotte sera la proie d'un aigle, dans l'indifférence générale.
Une seule action, 12 points de vue : régal.
Ce livre est absolument parfait pour l'histoire du soir, de 4 à 88 ans. Lu à haute voix, c'est un enchantement de noms croquignolets (Lelio Lodoli, Pandolphe Popovitch, Malmousque Gourbi, Anoushka Petzoula, etc.), de caractères excentriques et de comportements aussi ridicules qu'adorables. A chacune des saynètes un petit mantra sur Geirg Dordjé devient vite l'incontournable moment attendu, et si en tant qu'adulte j'ai traversé le tout avec un sourire de plus en plus large (car il va sans dire qu'on peut aisément transposer), j'imagine sans peine les éclats de rire des petits minots qui se verraient conter tout ça par une voix complice qui accepterait d'en faire des tonnes. D'histoire en histoire le trait est repris, creusé, enjolivé, et à la manière d'un roman choral les personnages apparaissent et réapparaissent, formant vite une communauté de plus en plus sympathique.
C'est plein de fantaisie, joyeux, ça sent le soleil et la bonne humeur, on ne le lâche pas !
Ed. Ecole des loisirs, 2011, collection Médium, 134 p.
"Dwayne Dodo est un gros escargot qui pense être le plus beau de tous les escargots, donc de tous les animaux. car Dwayne Dodo pense très sincèrement que, d'un strict point de vue esthétique, les jambes des animaux humains sont une aberration, les ailes des oiseaux également, tout comme les écailles des uns, la fourrure des autres, les pattes, les plumes, les doigts, les griffes, les sabots, les museaux, les visages, les oreilles, les becs, et aussi l'absence de coquille, qui n'est pas loin d'être un véritable scandale esthétique. Et surtout, surtout, ces yeux collés sur la figure, c'est d'une laideur.
On peut donc résumer les choses ainsi : Dwayne Dodo, le plus beau de tous les escargots, était par voie de conséquence le plus bel animal du monde."
Publié dans Livres : J'aime | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : jeunesse, humour, fantaisie, que du bon
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Aux bords du lac Baïkal
"Il faut dire que la pitié, les gloutons, ça les faisait bien rire."
Une même scène, aux bords du lac Baïkal vue par douze paires d'yeux différents (moins un oeil, la pie est borgne !). Parmi ces narrateurs, un seul animal humain : un jeune chaman , G...
Trackback par : cathulu | 18.02.2011
Commentaires
Écrit par : cathulu | 17.02.2011
Répondre à ce commentaireÉcrit par : cathulu | 17.02.2011
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Cuné | 17.02.2011
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Répondre à ce commentaireÉcrit par : Stephie | 17.02.2011
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Cuné | 17.02.2011
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Allie | 19.02.2011
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