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27.02.2011
Les Rougon-Macquart 18/20
Pour le coup, la lecture préalable des tomes deux et six est nécessaire pour bien suivre "L'Argent", puisqu'on y retrouve Eugène et Aristide, le ministre et Saccard (ainsi que Maxime et quelques autres), et que leur passé donne du poids à leurs décisions actuelles.
Tome consacré à la spéculation, dont j'ai suivi l'intrigue avec relâchement, n'hésistant pas à sauter allègrement des passages entiers (hou que je suis vilaine). En revanche, j'ai énormément apprécié le personnage de madame Caroline !
"Voyez-vous, j'ai beaucoup trop lu pour une femme, je ne sais plus du tout où je vais, pas plus, d'ailleurs, que ce vaste monde ne le sait lui-même. Seulement, c'est malgré moi, il me semble que je vais, que nous allons tous à quelque chose de très bien et de parfaitement gai."
Instruite, cultivée, douce et bonne, témoin de tout dans ce tome. Elle succombe à Saccard, tout en devenant parfaitement lucide à son sujet. Elle y perd tout, sauf le principal : le goût de la vie. Caroline aime, elle est au fond tout amour, sans objet direct à ce sentiment, et Zola parvient à nous faire sentir ça, à le poser comme un fait brut et parfaitement sensé. Sigismond m'a plu également, rêveur marxiste qui défend avec chaleur un collectivisme totalement idéalisé.
Au contraire de l'accueil critique de l'époque, j'ai aimé le style de ce roman dans son évocation de cette multitude de personnages qui vont croire en Saccard, en cet argent qu'il peut leur faire gagner, tous différents, tous pour des motifs disparates. Peu sont réellement cupides, en réalité, à commencer évidemment par Aristide lui-même, qui n'aime l'argent que pour ce qu'il peut procurer (que ce soit en terme de position sociale, de jouissance arriviste ou de biens matériels). Zola le voulait crédible en homme de 50 ans séduisant, c'est réussi, il a le charme de la canaille, cet inaltérable aplomb qu'on ne peut s'empêcher d'admirer. J'ai trouvé qu'il y avait quelque chose de Dickens, dans toutes ces vies touchées par la folle ferveur d'un seul homme, toutes ces petites et grandes misères qui se fourvoient, et dans la dichotomie très tranchée entre les méchants (Busch & co) et les très bons (la princesse d'Orviedo), et pour ça, pour eux, tous ces personnages annexes pris dans cette immense toile d'araignée, j'ai aimé "L'Argent".
Publié dans Livres : Classiques | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : emile zola, plus que deux, allez, courage, celles et ceux qui en ont ras-le-bol de mes petits billets, sur zola !
Commentaires
Sinon, je passais pour couiner sur ton blog-it, j'adooooore "Spooks" (même si je n'ai pas tout vu). En plus tu arrives aux bonnes saison, Rupert Penry-Jones et Richard Armitage, hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !
Écrit par : Lilly | 27.02.2011
Répondre à ce commentaireC'est tout.
(Et j'aime bien ce roman moi aussi.)
Écrit par : fashion | 27.02.2011
Répondre à ce commentaire@ Lilly : Si, si, je t'assure :) (J'ai commencé en octobre en même temps, 18 en 5 mois, ça me paraît tout à fait correct^^)
Ah, enfin une amatrice de Spooks, Yue Yin et moi nous croyions seules au monde ! :))
Écrit par : Cuné | 28.02.2011
Répondre à ce commentaireAttention, je vais être ridicule mais j'ose : tu as pris de vagues notes, pendant la lecture de chaque tome, ou non ?...
Écrit par : erzie | 28.02.2011
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Stephie | 28.02.2011
Répondre à ce commentaire(Et puis j'ai mes billets, justement, ce sont des notes, en fait, si :))
@ Stéphie : Tu relis, moi je découvre, là est la différence :)
Écrit par : Cuné | 28.02.2011
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Tamara | 28.02.2011
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Cuné | 28.02.2011
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Bénédicte | 02.03.2011
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