« Tu as tout à fait le droit de dire ce que tu penses mais, de temps en temps, réfléchis un peu avant de penser | Page d'accueil | Notre famille a toujours joui d'une sorte de réputation historique pour les rencontres amoureuses immortelles »
10.04.2011
Les cafeteurs sont aussi nombreux que les cocus sur la terre et cela doit expliquer bien des drames
Philippe Langon, à cinquante-sept ans, est devenu récemment un personnage médiatique. D'abord étonné des
réactions à son essai polémique "L'Etat providence", cet universitaire aux idées libérales a fini par considérer sa popularité comme normale, et la savoure. Père de famille et même grand-père, il a un physique banal, quelques kilos en trop, les tempes grisonnantes, ne sait pas s'habiller. Il aime toujours sa femme, comme quelqu'un sur qui il sait pouvoir compter inconditionnellement, leur couple est sexuellement inactif (ou tout comme) depuis des années. Déboule Léna, vingt-huit ans. Coup de foudre pour lui, elle est flattée. Débute alors une liaison dans laquelle Philippe risque de perdre beaucoup...
Contrairement à ce que mon titre (citation) pourrait laisser entendre (c'est juste que je l'aime bien, cette citation) (cafeteurs de tous pays, et surtout les adeptes du "c'est pour ton bien", songez-donc à la fermer un peu, merci), la tonalité de ce roman n'est pas au clash. On suit le cheminement intérieur de Philippe, on tâtonne à ses côtés, et il est plein de candeur, n'étant pas un habitué des coups de canif au contrat. Il pourrait être le père de Léna, il en est l'amant. Elle pourrait être une profiteuse, elle est attendrie. Mais le décalage entre eux ne fera que grandir, jamais vraiment sur la même longueur d'onde.
Et ce que perd Philippe, au fond, c'est surtout sa tranquilité intérieure, la possibilité de réfléchir vraiment. Je n'ai pas eu l'impression qu'il était brillant à la base, les sentiments (qui évoluent) qu'il éprouve le fourvoient, au moins dans sa façon d'exprimer ses idées. La vie n'est pas tendre pour les petits garçons, quel que soit leur âge.
Entre ce roman et moi rien ne s'est passé, il fait partie de ceux qui ne me laissent aucune impression finale, et je n'aime pas très beaucoup ça. Mais concrètement, je n'ai rien à lui reprocher non plus, il n'est ni plat ni mal construit. Juste pas tellement mon truc. Le vôtre, peut-être ? Il faut essayer pour savoir :)
Un délicieux naufrage - Frank de Bondt
Buchet-Chastel 2011, 282 p.
Publié dans Livres : Je n'aime pas | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : j'aime beaucoup l'épilogue, en revanche, triste mais doux
Trackbacks
Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://www.cuneipage.com/trackback/3183427
Commentaires
Écrit par : erzie, fatiguée et passionnante | 10.04.2011
Répondre à ce commentaireÉcrit par : fashion | 10.04.2011
Répondre à ce commentairepour le roman , non merci, j'ai les mêmes au boulot !!!
Écrit par : Hélène | 10.04.2011
Répondre à ce commentaireÉcrit par : DF | 12.04.2011
Répondre à ce commentaireÉcrire un commentaire
NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.