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14.04.2011

Il y avait autre chose, disons.

Agnès Rouche, 35 ans, célibataire, une beauté raisonnable, quelques kilos en trop, traductrice demerci solène,vive la chick-lit,vivent les poulettes,de n'importe quel âge, romans à l'eau de rose. Un quotidien légèrement ennuyeux, notre Agnès. Traduire, s'occuper d'un caniche dont elle a hérité parce que sa voisine est partie à l'hospice, traduire, voir sa soeur-mariée-maman-heureuse (dont elle n'apprécie guère le mari), traduire. On se lasserait à moins. D'autant qu'elle est la voix française d'une espèce de Barbara Cartland over prolifique, c'est du travail à la chaîne, et toutes ces scènes roses (voire plus) ("le calice de sa féminité", tout ça) finissent par clairement lui peser. Agnès est en manque, voilà, elle est arrivée à un point où elle doit se faire violence pour ne pas toucher un inconnu dans le métro, le craquage est proche. Or, dans une librairie (car Agnès lit aussi) (how strange), elle tombe en arrêt sur un calendrier de rugbymen nus. Surtout sur une certaine photo. Et va bovaryser à fond pendant quelques mois...

Voilà tout ce que je dirai de l'intrigue, les bases sont là, on est clairement dans de la chick-lit. Mais de la bonne. Ce roman se lit d'une traite, est drôle, fluide, et parvient à la fois à se tenir parfaitement et à se moquer des codes établis pour son genre. 

Il ne peut pas s'empêcher de proposer un happy end général, mais je lui pardonne, pour plein de petits détails mignons comme tout dont j'ai été extrêmement friande (la "lettre" d'Agnès, le personnage de Pierre-Marie dans son entier, les conversations avec sa soeur, le soir du vestaire,...).

Bon je reconnais que Fabien faut (du verbe faillir) à sa mission de nous faire rêver nous aussi. Peut-être que c'est ça qui a gêné Karine, ou alors c'est Spike (je suis passée par là, très difficile l'après Spike), ou peut-être les références de ce roman qui sont très françaises, et impossibles à situer pour une canadienne.

Mais pour les rires et l'appétit avec lequel j'ai dévoré ces 221 pages, je recommande forcément !

 

Grand Amour - Stéphane Carlier

Ed. du Cherche Midi, 2011, 221 p.

 

Si j'avais moins de déontologie, je publierais les SMS de Fashion pendant sa lecture. Mais on ne peut pas faire ça, ce ne serait pas charitable, même en moldave. Si ?.... 

Trackbacks

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Commentaires

Tu me rassures un peu. C'est ma prochaine lecture et j'avais lu une critique pas vraiment positive, du coup, j'appréhendais. D'autant que ce n'est pas forcément le style de lecture vers lequel je me dirige spontanément.

Écrit par : Petite Fleur | 14.04.2011

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Depuis quand la blogo est charitable ? :P

*en moldave, en moldave, en moldave*

Écrit par : Leiloona | 14.04.2011

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Ne me dis pas que l'auteur est un homme ? (vu que Stéphane peut être utilisé par les deux sexes, je ne sais pas !). Si les hommes se mettent à écrire de la chick-lit réussie, où va-t-on ? mdr !!!

Écrit par : Joelle | 14.04.2011

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Personnellement, je l'ai beaucoup, beaucoup apprécié, celui-là ! Et pourtant, la chick-lit, c'est pas mon truc d'habitude.
Ben là, j'ai ri à gorge déployée pendant certaines scènes (la lettre, le vestiaire, oui, oui !!! PM et le repas chez Pélo...).
Je le recommande, moi, celui-là !

Écrit par : Amélie | 14.04.2011

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Pas du tout attirée par la chick-lit en général, mais là, tu t'en doutes, ça m'intéresse...

A part ça, je te maile bientôt.

Écrit par : Melanie B | 14.04.2011

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Je ferai un petit billet demain : je l'ai bien aimé moi aussi. Et pour les textos de Fashion... le jeuci, c'est citation, non ?

Écrit par : Stephie | 14.04.2011

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Je confirme, de la très bonne chick-litt, qui joue avec les codes du genre ! Un régal !

Écrit par : Irrégulière | 14.04.2011

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Mais personne ne cite la scène sur le quai de la gare avec la très belle déclaration d'amour de l'autre Fabien (et oui il y en a 2...) !

Écrit par : Solène | 14.04.2011

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@ Petite Fleur : Juré, craché, ça se lit avec énormément de plaisir :)
@ Leiloona : :))))
@ Joëlle : Si, si, un homme :)
@ Amélie : Moi aussi :)
@ Mel B : Travaille bien :)
@ Stephie : Oui, mais finalement j'aurais trop peur du retour de bâton, je crains que les miens ne gagnent pas à être divulgués non plus :))
@ Irrégulière : Oui :)
@ Solène : Non, personne, aucune romantique parmi nous, c'est terrible, non ? :)) (Et le deuxième Fabien est très intéressant aussi).

Écrit par : Cuné | 14.04.2011

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Entre ton billet et celui de Fashion (moi je vote pour moins de déontologie d'ailleurs), je pense que je vais pas tarder à me le procurer... J'ai un petit SWAP à passer et hop, dans ma PAL !

Écrit par : Cécile | 14.04.2011

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@ Cécile : Bonne rencontre avec Agnès, alors :)

Écrit par : Cuné | 14.04.2011

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Ah oui... on laisse faire la déonto là hein! Au pire, en moldave traduit en québécois?? Et oui, j'avoue, l'après-Spike est super difficile... vraiment. C'est peut-être la raison. Ou la panne. Bref, c'est tellement rare que vous toutes aimez et moi (miss bon public) pas que je trouve carrément ça weird!!

Écrit par : Karine:) | 15.04.2011

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C'est pas grave, tu sais, Karine :))

Écrit par : Cuné | 15.04.2011

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Comment dit-on tripou, vestiaire et folle en moldave, mmmh ? :-))

Écrit par : fashion | 15.04.2011

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Et comment dit-on ton interrogation au sujet de ton accent ? (Le SMS qui m'a fait hurler de rire :))

Écrit par : Cuné | 15.04.2011

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Attends, cette interrogation existentielle faisait suite à une citation du roman. Ce n'est pas moi qui dis que l'accent du sud ouest est "léger comme le revers d'une main se promenant le long d'un dos", c'est Stéphane Carlier. Qui a manifestement l'oreille musicale, lui. Cela dit, je peux maintenant traduire en bas moldave médiéval : "Lumina ca partea din spate cu o mână în timp ce mersul pe jos de-a lungul un spate". Alors, heureuse ? :-))

Écrit par : fashion | 15.04.2011

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Il y a quelque chose à creuser avec les accents. Un personnage qui se mettrait à avoir celui de Marseille au bout d'1/2 coupe de Champagne, tu vois ?... :))

Écrit par : Cuné | 15.04.2011

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Pas du tout. :-)))

Écrit par : fashion | 15.04.2011

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