« Elle était les ciseaux - elle qui s'était prise pour le fil | Page d'accueil | Peut-être que c'est cela, un fantôme : l'incarnation de ce qui te tracasse »
15.08.2011
Des nombreux cadeaux qu'un parent reçoit de ses enfants, voici l'un des plus beaux : la nouvelle façon de voir le monde qu'ils nous proposent.
"Il y a une part de vérité, à mon sens, dans l'idée que les parents s'affrontent davantage avec les enfants qui leur ressemblent. Milo et moi sommes impatients et volontaires, inventifs, passionnés et versatiles. Nous sommes susceptibles, prompts à nous énerver. Et peu importe combien de livres j'écris, combien de personnages je tricote et démêle, je ne suis jamais certaine de vraiment nous comprendre tous les deux."

Octavia a connu un drame familial, son fils Milo et elle sont les seuls rescapés. Elle a tenu bon comme elle pouvait, est devenue une romancière célèbre, mais a vu Milo s'éloigner. Des années qu'ils n'ont plus aucun contact. Au moment même où elle tente d'imposer à son éditrice un livre fait de fins modifiées de ses précédents romans, d'épilogues heureux qu'elle lance à la mer pour toucher son fils quelque part, il est accusé du meurtre de sa petite-amie. Qu'il soit lui aussi devenu chanteur de rock très célèbre n'a rien pour arranger les choses. Timidement, ils vont tenter de retrouver un lien...
"L'album de Milo" de Carolyn Parkhurst (éditions Philippe Rey, 2011, 380 p., traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Florence Colombani) est un drôle de roman. Intercalant les fins originelles puis alternatives des romans écrits par l'héroïne, il remonte le long du drame familial tout en menant une enquête policière et en distillant des petits morceaux de vérité sur le mariage, le couple, l'écriture ou les liens familiaux. Ça pourrait être excessif, trop chargé, mais l'ensemble a un charme puissant et une tonalité totalement mélancolique à laquelle j'ai été extrêmement sensible. Beaucoup de choses très touchantes, servies par une plume redoutablement lucide.
Et puis un roman qui cite Charles Dickens et Docteur Who sur la même page ne peut être que bon, évidemment.
Publié dans Livres : J'aime | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : l'épithète la plus dommageable, pour un écrivain, c'est "compétent".
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Commentaires
Écrit par : cathulu | 15.08.2011
Répondre à ce commentaireÉcrit par : antigone | 15.08.2011
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Cuné | 16.08.2011
Répondre à ce commentaireÉcrit par : cathe | 17.08.2011
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Joelle | 17.08.2011
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Karine:) | 24.08.2011
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