« Il est pour les âmes faciles à s'épanouir une heure délicieuse qui survient au moment où la nuit n'est pas encore et où le jour n'est plus | Page d'accueil | La force est l'apanage des femmes, le fait est. »

16.09.2011

Le temps que je me retourne. Alors, je me retourne. Je suis même bien retourné.

Je suis normal.,je suis on ne peut plus normal.,je suis tout ce qu'il y a de plus normal.,"J'espère que, désormais, plus aucun de mes livres ne sera un hommage." déclare Jean-philippe Blondel en dernière phrase de "Et rester vivant" (Edition Buchet-Chastel, 2011, 245 p.). Pour qui, comme moi, a lu tout ce qu'il a écrit à ce jour, c'est comme une évidence, tant ce texte est clairement cathartique.

Avec beaucoup de tendresse et une vraie pudeur, il met au jour tous les ressorts sur lesquels il ne cessait de rebondir d'année en année. Avec une plume qui garde de saines distances, il nous raconte les drames successifs qui ont fait de lui ce jeune homme de 22 ans sur les routes américaines le temps d'un été, cette période où le sens s'est échappé et tout peut s'arrêter. Il faut décider, vraiment choisir, de rester vivant. 

Avec un matériau à haut potentiel compassionnel, il parvient à rester sur la juste ligne, bordée d'un côté d'une très jolie métaphore sur les couleurs et explorant de l'autre les nuances du détachement. Beaucoup de place est laissée à l'implicite, on suggère, on devine, rien d'écrasant ni de martelé.

Je suis très impressionnée, et comme tremblante en tournant la dernière page. C'était fort.

 

Trackbacks

Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://www.cuneipage.com/trackback/3781647

Commentaires

Cela fait un moment que je n'ai pas lu de roman de Blondel (et ce n'est pas forcément volontaire). Je suis fort tentée par celui-ci, d'autant que j'en lis des commentaires tantôt bons, tantôt moins.

Écrit par : maijo | 16.09.2011

Répondre à ce commentaire

Je n'étais pas tentée mais son passage à La Grande Librairie hier m'a donné envie de le découvrir.

Écrit par : Valérie | 16.09.2011

Répondre à ce commentaire

Vu le sujet, je ne souhaitais pas le lire, mais les bons avis que je lis ne font que titiller ma curiosité. Et pourtant, je sais qu'à la lecture, je morflerai.

Écrit par : Leiloona | 17.09.2011

Répondre à ce commentaire

Eh bien...
Il vaut donc mieux connaître son œuvre avant de se lancer dans ce dernier opus, non ?

(tu sens venir la question pénible ? attention, je me lance : tu conseillerais de le découvrir par quel roman ? Vas-y, j'écoute, je suis toute ouïe, j'ai une carte BM de Paris, moi, maintenant ! :) )

Écrit par : erzie | 17.09.2011

Répondre à ce commentaire

Non :)
Tu peux très bien découvrir son oeuvre par ce livre-ci, ça ne pose au-cun problème.
(Comment ça m'arrange^^)

Écrit par : Cuné | 17.09.2011

Répondre à ce commentaire

Je n'ai pas trouvé le matériau et je suis restée en dehors une bonnes partie du livre. Je vais rédiger un billet bilet pour m'expliquer...

Écrit par : clara | 17.09.2011

Répondre à ce commentaire

Je ne connais pas son oeuvre mais tu me donnes envie de la découvrir!

Écrit par : Misty | 18.09.2011

Répondre à ce commentaire

Je vais commencer par sortir son précédent de ma PAL, ahum...

Écrit par : Stephie | 18.09.2011

Répondre à ce commentaire

hulala.. . émotionnée on dirait.

Écrit par : Juliette | 18.09.2011

Répondre à ce commentaire

C'est très tentant tout ça... mais je vai sattendre d'avoir lu davantage de Blondel pour m'y plonger, je pense...

Écrit par : Karine:) | 23.09.2011

Répondre à ce commentaire

Du même auteur, j'avais adoré "this is not a love song", et nettement moins "Accès direct à la plage". Pour "Et rester vivant", pourquoi pas? Comme Maijo fait remarquer qu'il y a détracteurs, je vais voir ce qu'on a à reprocher à ce livre-ci. Si ça ne me semble pas fondé, je le noterai ! :)

Écrit par : Reka | 27.09.2011

Répondre à ce commentaire

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.