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07.10.2011
Intermittence - Andrea Camilleri
La quarantaine, Mauro a quelques soucis. Il est brusquement sujet à des crises brèves mais intenses,
pendant lesquelles il se fige totalement et n'entend plus rien, puis ne voit plus non plus. De plus, la grande société dont il est le dirigeant a de sérieux ennuis, qui vont l'amener à jouer très très finement dans une absorption d'une autre société et dans un sérieux dégraissage. Ajoutons enfin une épouse dont l'amant est son bras droit, une secrétaire efficace et dévouée qui se met soudain à croire au prince charmant, et mélangeons bien fort...
Après le tendre Tailleur gris, Andrea Camilleri se renouvelle ici dans un thriller économique nerveux et méchant. Tous pourris, pas de morale, les gentils morflent sérieusement et les vilains s'en sortent avec un grand calme que pour un peu on aurait envie d'admirer. Ça fonce à toute vitesse, il faut bien se repérer dans les différents paragraphes avec projecteur sur les uns puis les autres sans avertissement. Le rythme est prenant, l'ensemble d'un classicisme très efficace et parfaitement maîtrisé : c'est tout bon.
"Au travail qui ennoblit l'homme" nous déclare la citation placée en exergue, et on ricane drôlement en refermant les 162 pages.
Editions Métailié, collection Noir, 2011
Traduit de l'italien (Sicile) par Serge Quadruppani
Publié dans Livres : J'aime | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : italie, ce qui mène la danse ?, comme partout, pouvoir, sexe, pognon
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Commentaires
Écrit par : Hélène | 07.10.2011
Répondre à ce commentaireJ'achète ...
Merci !
Écrit par : Richard | 07.10.2011
Répondre à ce commentaireÉcrit par : maijo | 07.10.2011
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Cuné | 08.10.2011
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