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09.10.2011
Il était délicatement fou, comme tous les profs
Situation de base : Il a 16 ans et il est en première, ce qui l'intéresse dans la vie c'est son ordinateur, sur lequel il passe tout son temps libre à jouer. Tomber amoureux va l'entraîner dans un défi insensé, un mois sans support électronique pour prouver son amour. Pas de console, pas d'ordi, pas de Facebook ni d'MSN. Surveillé par sa petite soeur, qui cafterait à la belle la moindre tricherie. Là où ça se complique c'est qu'il y a le persécuteur au lycée, avec lequel il va falloir composer, et puis les parents, et puis la vie, quoi, qui n'a pas décidé de rester tranquille parce que Thomas est amoureux. Alors...
Je suis partagée; j'ai peu apprécié l'intrigue qui m'a semblée comporter beaucoup de facilités (et à peu près tout ce qu'on pouvait attendre du sujet, sans aucune surprise), en revanche je trouve une grande qualité à ce roman : il se collette avec la vie ultra contemporaine en se montrant souvent très drôle. Le personnage de la petite soeur est un régal, ses réparties mordantes et son amour des livres la rendent assez irrésistible. Mais paradoxalement, alors que de belles valeurs de probité morale et de réconciliations à tous les étages concluent le roman, je le termine légèrement égratignée : au fond, c'est tellement vrai, notre rapport à l'ordinateur à tous est à considérer soigneusement...
Luc Blanvillain - Un amour de geek
Plon jeunesse, 2011, 209 p.
Publié dans Livres : Pourquoi pas | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : "mme friol, au bureau, exhibait un livre énorme et un sourire bizarre., ca vous dit quelque chose ?, ils déchiffrèrent le titre, trompeusement bref, madame bovary., plus de cinq cent pages, jubila madame friol., pratiquement aucune action., quatre-vingt pour cent de descriptions dont, au début, près d'une page pour une simple casquette., et je vous raconte la fin, : elle se suicide."
Trackbacks
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Commentaires
Écrit par : cathulu | 10.10.2011
Répondre à ce commentaire(le livre, sinon, bon ben : oui. L'ordinateur, oui, clairement. Le livre, un peu moins)
Écrit par : erzie | 10.10.2011
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Joelle | 10.10.2011
Répondre à ce commentaireÉcrit par : maijo | 10.10.2011
Répondre à ce commentaire@ Erzie : Je ne souhaite de Mme Friol à personne :))
@ Joelle : On se sentirait misérables, coupées du monde, à la ramasse, et puis on s'habituerait, n'oublions jamais qu'on a vécu une trentaine d'années sans, nous, les vieilles :))
@ Maijo : Il y a énormément d'humour dans ce roman, la plume de l'auteur a des fulgurances, mon billet n'en rend pas assez compte, parce que je me suis laissée atteindre par autre chose.
Écrit par : Cuné | 11.10.2011
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Valérie | 11.10.2011
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Cuné | 11.10.2011
Répondre à ce commentaireMoi, je trouve que ton billet montre bien que sous ce roman drôle en apparence se cache des thèmes profonds qui nous égratignent, comme tu le dis si bien. On sent bien qu'il ne t'a pas laissée indifférente.
Écrit par : Valérie | 11.10.2011
Répondre à ce commentaireCe passage où c'est tout ce que le père demande, tout ce qu'il a entendu eet retenu du discours de Thomas : "Personne ne lit mon blog ?" est aussi drôle que dramatique :))
Écrit par : Cuné | 12.10.2011
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