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01.11.2011
Et puis tu crois partir à la rencontre des autres et tu te retrouves face à ton triste moi
En 1982, Sarah est partie pour le Groenland, elle avait 22 ans. Elle devait rentrer six semaines plus tard,
c'était la première fois qu'elle exprimait une envie, qu'elle faisait quelque chose depuis la mort de Diane, son amie. Sa famille n'a jamais eu aucune nouvelle. Lisa avait 14 ans, et s'est construite avec cette absence. 27 ans, un mari, 2 enfants et plusieurs romans écrits plus tard, elle part elle aussi pour Uummannaq...
"Banquise" est un roman totalement désenchanté et immensément bavard. Avec en fil conducteur une douleur lancinante très communicative (l'absence, ne pas savoir, ne jamais oublier, ne pas avoir accès à l'effet balsamique du temps qui passe) (tous les passages sur les parents sont insoutenables), il propose sans cesse d'autres sujets, les creuse, les donne à aimer (la musique et les façons de l'écouter, la culture de l'oignon, le grand Nord, le réchauffement climatique, le drame des pêcheurs, les chiens de traîneaux, j'en passe, vraiment, il y a moult choses), dans une langue comme pressée, qui se bouscule toute seule, ne reprend pas son souffle, continue et continue et tient son lecteur, ne lui permettant paradoxalement ni de s'arrêter ni de vraiment faire sien le texte.
Un roman différent.
Banquises - Valentine Goby
Albin Michel, 2011, 247 p.
Coup de coeur pour Choco.
Publié dans Livres : Pourquoi pas | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : 42 ans qu'ils se connaissent, il pense "se connaissent", plutôt que "s'aiment", non par manque d'amour, non parce qu'il doute, mais parce que à ce point de la vie, ce n'est plus la question, l'amour, il est en elle, elle est en lui, distincts et soudés, bouturés, et ce qu'ils forment pourrait s'appeler, "chimère", du nom de ces organismes greffés l'un à l'autre, poire et coing, orange et mandarine, qui donnent un même plan, mais conservent chacun leur patrimoine génétique., mêmes, et différents.
Trackbacks
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Commentaires
Écrit par : cathulu | 01.11.2011
Répondre à ce commentaire(j'ai un taux de compassion exagérément élevé pour les personnages de fiction. Je ne veux pas me soigner :) )
Écrit par : erzie | 01.11.2011
Répondre à ce commentaireÉcrit par : antigone | 01.11.2011
Répondre à ce commentaire@ Erzie : Non. C'est très très triste, tout.
@ Antigone : Oui, mais c'est de la littérature, à n'en pas douter. Il y a quelque chose, simplement ça ne rejoint pas ma propre sensibilité.
Écrit par : Cuné | 01.11.2011
Répondre à ce commentaireC'est vrai que ce roman m'a pris aux tripes... Je suis un peu triste qu'il soit absent des critiques...
Écrit par : Choco | 01.11.2011
Répondre à ce commentaireJe pense qu'il me plaira... J'aime cette façon qu'a Goby de nous emporter dans un tourbillon qui ne s'essouffle pas.
J'attends sa sortie en poche !
Écrit par : Reka | 01.11.2011
Répondre à ce commentaire@ Reka : Un tourbillon, oui, c'est bien vu.
Écrit par : Cuné | 01.11.2011
Répondre à ce commentaireÉcrit par : clara | 01.11.2011
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Cuné | 02.11.2011
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Hélène | 02.11.2011
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Cuné | 02.11.2011
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