03.09.2010
Un employé modèle - Paul Cleave
Nouvelle-Zélande, notre narrateur est Joe. Il vit dans un taudis avec deux poissons rouges, raconte à sa mère très possessive qu'il est vendeur de voitures, alors qu'il se fait passer pour un attardé mental en faisant le ménage dans un commissariat. Ce poste et son statut de débile lui donnent accès aux progrès de l'enquête sur le Boucher de Christchruch, le serial killer qui sévit actuellement. Or, le Boucher, c'est lui. Et il sait pertinemment qu'il n'a pas tué l'une des victimes qu'on lui attribue. Il décide alors de mener sa propre enquête...
J'aurais aussi bien pu recopier la 4° de couv qui explique exactement ceci, mais le dit mieux. Je n'aurais alors pas recopié la suite, qui s'emballe. Non, ce roman n'est pas original et ne transfigure pas les clichés du genre. Par contre il est fort bien troussé, et sait se montrer surprenant. Certains se font passer pour idiots et sont intelligents, mais toujours moins qu'ils ne le croient. D'autres ont l'air normaux mais sont dans un mode de fonctionnement atypique. Vers les pages 200, il y a une situation longuement décrite qui sera insupportable au yeux de certains lecteurs. Ça va un peu mieux pour les lectrices, quoi que. Enfin, il y a pas mal d'humour (le personnage de la mère et son coup de fil de l'hôpital m'ont fait hurler de rire).
Paul Cleave maîtrise également la suggestion, il enrichit son personnage principal en le faisant évoquer certains points de sa vie, sans y venir franchement. Au final on ne voit pas les 422 pages passer. Plutôt réussi !
Ed. Sonatine, 2010
Traduit de l'anglais (Nouvelle-Zélande) par Benjamin Legrand
Titre original : The Cleaner
06:00 Publié dans Bien bien ! | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : serial killer, scènes marquantes, enquête
30.08.2010
Apocalypse Bébé - Virginie Despentes
Alors que Lucie était chargée de surveiller une adolescente, celle-ci disparaît. Sommée de la retrouver, elle demande l'aide de La Hyène, une inquiétante et très professionnelle free-lance. Se suivent alors la vision des choses de plusieurs personnes, toutes liées à l'adolescente d'une façon ou d'une autre...
Apocalypse bébé est un roman nerveux, accrocheur et qui tient la route. Chacun des personnages est fouillé, présenté, et s'exprime longuement. On se glisse aisément dans chaque façon de voir, tout en étant protégé de la noirceur omniprésente, par une sorte de distance permanente. Quelques images un peu trash, mais qui passent super bien dans l'intrigue.
Une pauvre petite fille riche, de la manipulation, beaucoup de gens très seuls. Se lit d'une traite !
Ed. Grasset, 2010, 343 p.
Je fais ultra court, peut-être en raison de ceci (c'est François qui s'exprime, il est écrivain) :
"Mais il y avait eu Internet. Aujourd'hui, il devait faire un effort constant pour ne pas passer ses journées à tourner en rond sur la toile, hagard et accablé. Les commentaires. Cet anonymat crapuleux, litanie d'insultes obstinées, délivrées par des incompétents. Dès qu'il les avait découverts, il avait compris qu'il pénétrait le dixième cercle de l'enfer. Petits discours parallèles, sourds les uns aux autres, tous mis sur le même plan, lapidaires, hostiles jusqu'à l'écoeurement. La médiocrité avait une voix. Les commentaires de la toile. Il ne s'y faisait même pas insulter. Il aurait voulu pouvoir s'affoler, s'offusquer, se plaindre du traitement qui lui était réservé. Mais il n'était même pas jugé assez intéressant pour que les veaux tarés lui fassent l'aumône d'un mauvais sort. Il en était réduit à écrire, lui-même et sous pseudonyme, quelques phrases de louange subtilement critique sur les forums et blogs littéraires."
06:00 Publié dans Bien bien ! | Lien permanent | Commentaires (19) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : rythmé, nerveux, prenant, crédible
27.08.2010
Vivement l'avenir - Marie-Sabine Roger
"Il s'est mis à pleuvoir, mais sans aucun rapport."

Alex est une routarde, elle ne tient pas en place. A 30 ans elle ressemble à un adolescent, on la prend souvent pour un garçon. Là elle fait un CDD dans une usine, loge chez Marlène et Bertrand. Rencontre deux paumés, qui approchent la trentaine et qui traînent les jours, désoeuvrés et sans but. Au milieu il y a Gérard, lourdement handicapé. Ca pourrait suinter le désespoir, ça flirte avec, mais il suffit d'un tout petit peu d'humanité pour faire passer bien des choses...
On ne fait peut-être pas de littérature avec des bons sentiments, mais on en fait des romans touchants, qui donnent envie de s'ouvrir aux autres et font piquer les yeux.
Malgré tous les ingrédients de la platitude absolue, Marie-Sabine Roger parvient à faire exister son histoire et ses personnages en maintenant le tout sur un fil, en équilibriste. Elle sait apporter de la fraîcheur en jouant sur les dissonances et les à-peu-près, éclairer l'infime avec du rire, montrer le bord du gouffre mais ne jamais s'y laisser tomber. Elle sait parler de la laideur avec de jolis mots.
Au final on croit à cette histoire, on se laisse couler dans son ambiance et emporter par son épilogue. Du simple, du bon.
Ed. du Rouergue, collection La Brune, 2010, 302 p.
06:00 Publié dans Bien bien ! | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : solitude, ennui, gris, amitiés, solidarité, lumière
26.08.2010
Au nord du monde - Marcel Theroux
"Quelque chose a frétillé en moi comme un poisson pris au filet. C'était l'espoir. Même si j'ai tendance à dire du mal des gens et à penser les pires choses sur leur compte, au fond j'attends toujours qu'ils me surprennent. J'ai beau essayer, je n'arrive pas à désespérer du genre humain. Même si à quatre-vingt-dix-neuf pour cent c'est des fumiers, de temps à autre ils sont capables de faire quelque chose d'angélique. Je ne peux pas dire que ça me redonne la foi vu que je ne l'ai jamais vraiment eue, mais c'est toujours déroutant quand ça se produit."

On est en Sibérie, dans le futur. Ces contrées hostiles et loin de tout ont été colonisées par des gens qui souhaitaient revenir à une vie simple et pure et pendant un temps, ça a fonctionné. Mais petit à petit ils ont vu débouler des êtres faméliques et harassés qui sont devenus tellement nombreux que tout a basculé. Il reste une seule personne, qui n'a pas vraiment compris ce qui avait bien pu se passer, et qui vit solitaire dans une ville morte. Un jour passe un avion, espoir total, il existe encore des endroits où on fait voler les avions ... Makepeace entreprend d'aller voir...
Je marche sur des oeufs pour tenir ma langue correctement et laisser toutes les surprises de ce roman intact (même la 4° sait se taire) (et moi je suis hyper bon public, j'ai marché à fond et sursauté et tout). Défini comme une contre-utopie, il nous montre un monde dévasté et nous explique peu à peu comment on en est arrivé là. Il nous offre surtout Makepeace, personnage charismatique et en permanence surprenant.
Il sait éviter les écueils du genre et mêler le western à la survie, évoquer une grande variété de choses différentes (les quakers, les camps soviétiques, les natifs, l'écologie, la foi, la torture, les besoins primaires...). Une fois commencé, on plonge, et on espère très fort que d'autres traductions de Marcel Théroux suivront !
Ed. Plon, 2010, 288 p.
Traduit de l'anglais par Stéphane Roques
Titre orignal : Far North
05:52 Publié dans Bien bien ! | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : contre-utopie, sf, 1er roman traduit en france, marcel theroux vit à londres, il est romancier et réalisateur de documentaires
25.08.2010
Sanctuaires ardents – Katherine Mosby
Premier roman de Katherine Mosby, la lecture enchantée de Sanctuaires ardents m’a forcément donné très envie de lire « Sous le charme de Lilian Dawes », précédemment traduit.

Début 20°, Willard Daniels s’installe à Winsville, en Virginie, dans une propriété dont il a hérité. S’il séduit rapidement la petite bourgade, ce n’est pas du tout le cas de sa toute fraîche épousée, Vienna, New-Yorkaise aussi belle que cultivée. Après quelques années, il s’enfuit, l’abandonnant avec leurs deux enfants, dans une solitude totale. Vienna est une originale, que tous ont tôt fait de cataloguer comme folle…
Mais Vienna n’est absolument pas folle. Imprévisible, indocile, peu au fait de la ségrégation Nord-Sud, et farouchement littéraire, oui. Elle adapte sa vie au quotidien, et malheureusement devra subir de sacrées épreuves…
Ce premier roman possède un charme absolu, ancré dans les portraits surprenants des différents personnages, dans les journées ivres de liberté des enfants, dans le soin du détail des pensées intimes ; sa construction est moins habile, même si c’est surtout une immense frustration que l’on ressent lorsqu’il s’arrête abruptement.
C’est un roman très attachant, qui ressert les liens avec son lecteur de page en page. J’ai complètement craqué pour la déclaration de Gray :
(Du Champagne) « Pour célébrer une déclaration de dépendance. Je considère cette vérité comme allant de soi, que toutes les femmes ne sont pas nées égales, et je me rends, complètement et servilement, à la divine Mme Daniels. Qu’elle ait pitié de mon esprit mais pas de ma chair. »
On souffre plusieurs fois en suivant sur une quinzaine d’années la vie de Winsville, mais on quitte vraiment cette lecture à regrets… Vivement les autres traductions.
Ed. Quai Voltaire, 2010, 384 p.
Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Cécile Arnaud
Titre original : Private Altars
06:00 Publié dans Bien bien ! | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note | Tags : premier roman, plume à suivre, élégance et charme fou
24.08.2010
Mon vieux et moi – Pierre Gagnon
« Certains jours, en après-midi, il n’a envie de rien. Il s’installe alors au salon pour ne plus bouger. Il peut y demeurer pendant des heures. Je glisse un oreiller derrière son dos pour l’aider à tenir. Il attend quelqu’un… Plus tard, devant l’évidence que personne ne viendra, il se remet en route pour sa chambre ou la salle de bains. Voilà, c’est tout. Ça s’appelle vieillir. Jamais on ne raconte ces choses-là, bien sûr. Ça n’intéresse personne. »
Le narrateur allait souvent le dimanche visiter sa tante à la maison de retraite. Quand elle est morte, il s’est rendu compte que Léo lui manquait. Léo, un vieux monsieur de 99 ans, au bon caractère. Alors il décide de l’adopter.
Ça peut paraître étrange et fantaisiste, bien sûr, mais en fait ce court roman va bien au-delà des apparences et propose un épilogue cohérent.
« Qu’est-ce qui me prend d’aimer les vieux ? » se demande parfois notre narrateur (à la retraite, nous dit-on, mais lui parle d’un demi-siècle d’écart avec Léo, on prend sa retraite à 49 ans, au Québec ?), pourtant il répond très bien lui-même à cette question, il y a une raison pour qu’il lui vienne subitement l’envie de prendre Léo chez lui. Tout comme Léo en a également une pour accepter…
Un très court roman, donc, dont les nombreuses qualités m’ont tout à fait séduite : frais, subtil, poétique, charmant.
Ed. Autrement, 2010, 80 p.
06:00 Publié dans Bien bien ! | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : québécois, court, frais, subtil, poétique, charmant
20.08.2010
Une forme de vie - Amélie Nothomb
"Il y a une jouissance que rien n'égale : l'illusion d'avoir du sens."

Le Nothomb nouveau est arrivé ! Je ne le raterais pour rien au monde, je ne lirai aucun avis qui le descendra en flèche, peu me chaut d'être raillée : Amélie Nothomb en août, c'est un rituel que je pratique depuis toujours.
Et le cru 2010 est bon. Il nous entretient des pratiques épistolaires de l'auteur, à travers une histoire étrange de lettre reçue d'un soldat américain en pleine guerre à Bagdad. Il se termine abruptement sur une facilité, on a l'habitude, dans un avion encore.
Mais surtout il contient ces petits éclats de vérité nimbés d'un vocabulaire précieux et incongru, j'ai corné des dizaines de pages, si je voulais mes citation du jeudi seraient occupées pendant des semaines.
J'aime ce qu'elle dit de la relation aux autres (p. 71-72-73), de la façon dont les autres l'envisagent (p. 88-89), du tri de son courrier (p. 89 encore), du sens (p. 92), du nécessaire de rencontrer les écrivains ou pas (p. 108), de l'étymologie du mot "sincère" (p. 147), entre autres.
J'aime la fantaisie avec laquelle elle dépeint des choses toutes simples, ce qu'on entrevoit de sa personnalité à travers ses assertions, l'humour qui soutient le tout et la bizarrerie de ses thèmes. Léger, court, sautillant.
Et quand elle s'apostrophe mentalement toute seule, ça donne :
"Sinon, dis-moi pourquoi tu vas jusqu'aux Etats-Unis pour voir un simple correspondant ! - Parce que j'éprouve de l'amitié pour cet homme qui, lui au moins, ne recourt pas à la prétérition. - Tu traverses l'Atlantique pour une absence de prétérition ? C'est à mourir de rire ! - Non. C'est rarissime, l'absence de prétérition. Je suis un être capable d'aller très loin au nom de ses convictions sémantiques. Le langage est pour moi le plus haut degré de réalité."
Ed. Albin Michel, 2010, 169 p.
08:20 Publié dans Bien bien ! | Lien permanent | Commentaires (37) | Envoyer cette note | Tags : inconditionelle, is my middle name
10.08.2010
Les domestiques - Gustavo Bossert
Les Marti sont deux braves petits vieux qui vivent paisiblement dans la campagne, en Argentine. Leur maison est très isolée, à une demi-heure de voiture du premier village. Ils y vont une fois par mois environ, faire le plein de courses, assister à la messe, renouveler leurs médicaments et boire un coup avec les copains. Leur compagnie mutuelle leur suffit en dehors de ça, Isabel tricote et soigne ses rosiers, Pablo lit et fume la pipe. Ils ont élevé un neveu orphelin avec qui ils échangent une gentille correspondance, le temps est long, ils l'aiment comme ça.
Un jour, un couple se présente à leur porte, répondant à une annonce qu'ils n'ont jamais passée. Les nouveaux-venus s'installent, et tout change...
Un roman gentiment oppressant qui déroule une spirale infernale : comment se débarrasser d'importuns, surtout quand ils ont décidé d'inverser les rôles ? On se prend au jeu et on constate, dépités, comme il est facile d'être indifférent envers ceux dont on ne partage pas l'intimité. Le tout est servi avec une petite sauce absurde, un côté déroutant qui donne tout son charme à cette mésaventure, de quoi éviter le sordide. Epilogue inquiétant en prime...
Quelques pages à l'heure argentine, en hommage à Caroline.
Ed. Actes Sud, 2001, 176 p.
Traduit de l'espagnol (Argentine) par André Gabastou
Titre original : Los Sirvientes
13:55 Publié dans Bien bien ! | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : argentine, climat étrange, maison isolée, séquestration
07.08.2010
Le vieil homme et son double - Joe Haldeman
En 1996, John Baird, universitaire spécialiste d'Hemingway rencontre dans un bar Castle, qui lui glisse l'idée de fabriquer un faux manuscrit des nouvelles de jeunesse du grand Ernest. D'abord réticent (il n'a pas une once de malhonnêteté en lui), il trouve des dérivés à cette idée, à visées plus intellectuelles.
Le hic c'est qu'une certaine autorité, supervisant de nombreux univers parallèles, ne peut laisser faire une telle chose : d'une manière pas tout à fait déterminée, elle mettrait en péril la fin du monde de 2006, et ce dans plusieurs réalités.
C'est ainsi que John Baird voit apparaître, après avoir consommé de l'Absinthe, un Hemingway translucide qui le conjure d'abandonner son projet, sous peine de mort. Sauf qu'à chaque fois qu'il est tué, John se réveille dans un monde alternatif, toujours lui-même, mais avec toutes les mémoires de ses différents alter égo....
Ce roman a obtenu les prix Nebula 1990 et Hugo 1991, et on se régale à suivre son intrigue toujours surprenante, qui joue sur différents registres et célèbre Hemingway (ainsi, par exemple, tous les titres de chapitres, sauf le dernier, sont des titres provisoires ou définitifs d'oeuvres d'Hemingway).
L'épilogue donne le tournis, il faut s'accrocher pour suivre d'autant que les glissements dans les univers parallèles se doublent de voyage dans le temps. C'est plein de subtilité, tant au niveau des personnages qui se dévoilent en se modifiant selon les mondes, que dans l'action qui donne envie de tourner férocement les pages. Mais c'est vraiment l'hommage à Hemingway qui emporte la mise et teinte l'ensemble d'une saveur à laquelle je ne sais pas résister.
Folio SF 2002, 239 p.
Traduit de l'américain par Jean-Daniel Brèque
Titre original : The Hemingway Hoax
22:44 Publié dans Bien bien ! | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : sf, voyages dans des univers parallèles
27.07.2010
Ceux qu’on aime – Steve Mosby
Mise en contexte : j’avais emporté largement (croyais-je) assez de livres pour tenir quinze jours, mais
j’ai lu plus que de raison et me suis trouvée les mains vides pour le dernier jour, chose insupportable s’il en est. Sans conviction, j’ai farfouillé à la maison de la presse des Ménuires et ai dégotté ce deuxième roman de Steve Mosby, initialement édité chez Sonatine, à mes yeux gage préalable de qualité. Dès les premières pages j’ai regretté que son premier roman, « Un sur deux », n’y soit pas disponible, car je l’aurais acheté aussi sec, tant j’ai apprécié la plume (achat effectué depuis, of course).
Il est question de jeunes filles que l’on découvre mortes de soif (quelle mort horrible), attachées sur leur lit sans que personne ne soit intervenu. Le tueur usurpait leur identité pour rassurer les proches par SMS ou mail.
Parallèlement à ces assassinats, nous suivons Dave, prestidigitateur qui mène la chasse aux charlatans, et Sam Currie, policier rongé par la mort de son fils.
Prenant de chez prenant, ce roman se révèle retors et implacable ; la plume est efficace, l’intrigue glaçante, l’ambiance parfaite. Encore, encore !
« Il existe un principe de base chaque fois que l’on veut étudier un tour de magie. Il faut partir de l’effet final – le truc que l’on n’arrive pas à expliquer – pour remonter en arrière, en se concentrant sur les choses que l’on connaît et en cherchant des indices dans les interstices. Il n’y a que comme ça qu’on peut découvrir le secret : graver tous les paramètres du tour dans le marbre, puis comprendre comment il a pu être effectué à l’intérieur de ce cadre. »
Ed. Sonatine, 2009 & Points, 2010
Traduit de l’anglais par Clément Baude
Titre original : Cry for Help
Un avis parmi d'autres : celui de Valérie.
06:00 Publié dans Bien bien ! | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note | Tags : thriller, efficace, prenant, tout bien

