31.08.2010
Flashforward (Série)
(Ce billet a déjà été laborieusement rédigé et réduit à néant (j'exagère, me restait la première phrase) par une page blanche malencontreuse. L'agacement dissipé, je m'y recolle, parce que la série le vaut bien, en sauvegardant frénétiquement toutes les 5 secondes.)

Flashforward est une série dont les multiples défauts se bousculent sur mon clavier pour être raillés bêtement, tandis que les deux gros points positifs préfèrent attendre tranquillement leur tour. Soit !
Son héros, le ténébreux Joseph Fiennes, a autant d'expressivité qu'un hamster botoxé, et une seule corde vocale, qu'il malmène d'un souffle harassé en toutes circonstances; qu'il soit inquiet, fou d'amour, très en colère et en train de déconner, c'est toujours en chuchotant d'un air pénétré.
Son épouse, la Penny-de-Lostienne Sonya Walger, est un archétype de la super woman dont seuls les américains ont le secret : chirurgienne, belle comme le jour et toujours brushée de frais, elle assure comme une bête au boulot, a la patience d'un ange avec les autistes, épaule ses petits camarades, rassure sa fille, se déchaîne au lit, et on la trouve régulièrement en train de mitonner de bons petits plats ou de trier le linge en plein milieu de la nuit dans une maison immaculée, les oreilles toutes prêtes à adoucir les malheurs de son brave agent du FBI de mari. Elle ne bronche même pas quand elle reçoit des SMS anonymes bavant sur ce dernier, c'est dire si elle a confiance.
Niveau familial, tout roule donc pour Mister and Mrs Benford. C'est pourquoi il est particulièrement déconcertant de nous faire avaler le nouveau venu, le laid-comme-un-pou Jack Davenport.
A ce stade il faut que je vous touche un mot du sujet de la série, quand même. C'est simple, merci Hypnoweb :
Sans aucun avertissement préalable, tout le monde sur terre va s'évanouir pendant exactement deux minutes et dix sept secondes, provoquant le chaos à travers le monde. Durant ce laps de temps, chaque personne va être exposée à 137 secondes de ce qui semble être leur propre futur, un "FlashForward". Leur conscience est projetée six mois dans le futur, pour des évènements censés se produire le 29 Avril 2010 à 22h, heure Pacifique.
Suite à cette catastrophe mondiale, les États accusent le coup, et plus de 20 millions de victimes. En conséquence, les organismes gouvernementaux commencent à essayer de déterminer la cause de ce blackout...
Pour certains, l'avenir sera joyeux et plein d'espoir. Pour d'autres, il sera totalement inattendu. Pour quelques-uns, il semblera tout simplement ne pas exister...

Simple à énoncer, mais tout à fait délicieusement retors et torturé à exploiter. Et c'est là la première grande réussite de cette série (22 épisodes de 42 mn, une seule saison unique), elle décline le Vertige du Temps.
Est-ce que, parce qu'on a eu une vision de notre avenir dans 6 mois, il va obligatoirement se dérouler ainsi ? A-t-on un libre arbitre, ou tout est-il déterminé une fois pour toutes ? Un acte du présent peut-il avoir des répercussions "fausses" dans un avenir - qui devient, du coup, erroné, et "l'univers" (ou les lois qui le régissent - quelles qu'elles soient -) est-il en mesure de corriger ses prévisions ou s'arrange-t-il toujours pour en revenir à ce qui était initialement prévu ? Si on n'a pas eu de Flash Forward, sera-t-on forcément mort dans 6 mois ? Et dans ce cas, pourquoi attendre ? Pourquoi ne pas se flinguer tout de suite, de manière délibérée et assumée ? Si on a vu dans ce FF une personne actuellement décédée, qu'est-ce que ça veut dire ? Si plusieurs personnes ont vu des avenirs différents pour un même individu, quel sens cela peut-il avoir ?
Car aux enivrants problèmes temporaux viennent s'ajouter les interprétations. Allez donc vous faire en 2 minutes et 17 secondes une idée toute propre et entière d'une situation, vous. Certains se trompent, en toute bonne foi. Les scénaristes adorent également glisser des fausses-pistes.
Le spectateur, lui (enfin elle, en l'occurrence, moi, donc) adore ça aussi. Mais il préfère quand ça fonctionne, quand il croit aux couples qu'on veut nous vendre comme "destinés de tout temps à être ensemble", par exemple. On aurait aimé également que le personnage incarné par Charlie Dominic Monaghan soit défini une fois pour toutes, au lieu d'osciller entre la caricature du pourri intégral et le sauveur de l'humanité grâce à une clef USB.
Pourtant, et là réside le second bon côté de la série, il y a un suspens de malade. Toute le monde cherche à comprendre ce qui s'est passé, qui est responsable, dans quel but. Episode après épisode, on veut absolument connaître la suite, les révélations nous surprennent, les personnages nous retournent, les implications nous tendent les bras, c'est rythmé, trépidant, on croit comprendre, on mène l'enquête, on est du FBI et on est très très énervés. (Mention spéciale à l'épisode 17).
J'ai même un petit troisième point positif, il s'appelle John Cho. *Demetri*, soupirs.
Enfin quelques petits bonus bien agréables font toujours plaisir, le petit rôle d'Alex Kingston (River Song), le passage du conte de Noël de Dickens, la citation de Shakespeare...
La saison 1 s'achève sur un teaser de folie, qui n'existera jamais, la série n'ayant pas rencontré son public. J'étais là, moi, pourtant. Allez comprendre...
Le billet de Thomas,
06:00 Publié dans DVD | Lien permanent | Commentaires (22) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dvd, série, sf, j'ai aimé tout plein
18.07.2010
The New Twenty – Nuits blanches à New York

Julie Kim: What's wrong?
Felix Canavan: Just a touch of existential malaise courtesy of late capitalism. You know, the usual.
Alors que je cherchais un film pour Erzie dans le cadre du NY Swap, je m’étais laissée tenter par les dithyrambes de la jaquette :
« Intelligent et sexy ! » « Une tension érotique irrésistible » « Rafraîchissant, moderne et captivant »
qui sont sans doute un poil excessif, comme souvent, mais qui reflètent néanmoins plutôt pas mal l’agréable moment que l’on passe en regardant ce film.
Une bande de potes de fac, arrivée à la trentaine, maintient tant bien que mal les liens. Une sœur et un frère, deux gays, un boulet qui végète sur son canapé, un enthousiaste sportif qui va se marier, un drogué sur la mauvaise pente, mélange hétéroclite et parfaitement crédible. Deux nouveaux venus vont faire exploser nos perpétuels ados, un homme d’affaires sans morale et un prof de fac séropositif.
C’est un film subtil qui expose avec une grande finesse le mouvement des relations, les rapports qui ne cessent de fluctuer entre les gens. Dans une teinte légèrement mélancolique, les personnages sont criants de vérité et on vibre avec eux en toute empathie.
New York est une part essentielle de la réussite de ce film, des images par ci par là qui donnent envie se de précipiter à l’aéroport.
Aucun sexy man à proprement parler mais le charme de chacun est bien mis en valeur, une bonne pioche selon moi.
Merci Erzie pour le prêt !
14:35 Publié dans DVD | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : new-york, relations entre les gens, peut-on rester potes malgré les années qui passent, tout ça tout ça
29.06.2010
Buffy the Vampire Slayer - Saison 7
(Billet ne s'adressant qu'à celles et ceux qui ont déjà vu cette saison de Buffy et empli de choses insignifiantes et futiles, aucune analyse de quelque sorte que ce soit à redouter ou à espérer)
J'ai presque peur de commencer à regarder cette septième et dernière saison, la magie va prendre fin, l'envoûtement va cesser, je vais devoir recommencer à vivre. M'enfin. Allez. Go.
Premier épisode, Giles :"In the end, we all are who we are. No matter how much we may appear to have changed." Cela annonce bien la couleur, je pense... Buffy en parfaite petite maman, Xander en costard avec la grosse voiture, brrr. Tout le monde est là, retour au début du début annoncé, Spike est total à l'ouest, je ne comprends rien : J'adore !
Angel gérait son âme dans la contrition perpétuelle, Spike ne sait pas comment s'en dépêtrer : il est perdu dans ses tourments. Scène très intense dans l'église, le noir pour s'avouer, la croix pour se brûler. C'est presque bizarre d'en être toujours là, aux mêmes problèmes relationnels que dans la saison précédente. Néanmoins, Istambul, Francfort, des filles sont assassinées par des mystérieux encapuchonnées, et Buffy cauchemarde : From beneath you, it devours. Han han...



Willow revient, toute contrite et incertaine; On revient aussi au lycée, plein d'ados dans tous les sens, Buffy est très en beauté et éclatante, elle joue les Joëlle Mazart, Dawn joue les Willow, Anya joue la démone du début, Xander joue les abrutis, au secours, tout ça sonne faux, trop de retours à la source. Spike est fou (en fait, on le comprend plus tard, il est manipulé par le First). Les gars, il faut que ça change, je m'ennuie. Seule lueur d'espoir, Cassie, qui annonce à Spike "She will tell you some day". Ah ah...
From beneath you it devours, la phrase de la saison, prononcée par tout le monde.
"Selfless" nous restitue Anya en humaine (avec une grave interrogation sur son identité "What if I am really nobody" : la base de toute interrogation adolescente, à égalité avec "Et si j'étais vraiment différent" - et la question philosophique par excellence, Qui suis-je ?), et est l'occasion d'une conversation de fond entre Buffy et Xander sur le fait d'être the Slayer. Une fois encore, on revient aux sources mais là ça fonctionne, on est complètement dans l'inextricabilité du truc. (Oh, et Anya du temps où elle était Aud, élevant des lapins ? Anya chantant encore son bonheur de devenir Mrs Harris ? Juste excellent.)



(Au niveau concordance des cheveux c'est juste n'importe quoi : Hyper blondes, courts, longs, plus foncés, de scène en scène Buffie et Dawn se métamorphosent sans logique aucune.)
J'adore le "I feel for him" de Buffy au sujet de Spike. MOI PAREIL !!!! ;o))
Le cas RJ : "He's ok. I think he likes you.
- Really ? Tell me what he said about me. Every word. Including intonations and facial expressions."
On a toutes 16 ans dans ces cas-là, c'est fou ! Passage Charlie's angels très marrant, avec Dawnie qui se couche, elle, sur des rails.
"Conversations with dead people" est un super épisode, effrayant, retors, avec une psychanalyse étonnante de Buffy par un vampire. La menace qui plane sur le monde se précise, tout en demeurant éminemment mystérieuse...
Les dés sont jetés ! L'ennemi est le mal originel, capable de se faire passer pour n'importe qui- à condition qu'il/elle soit mort, il manipule. J'adore toutes ces suppositions et incertitudes. Il ne peut être vaincu ni éradiqué...
Plusieurs épisodes avec les slayers potentielles, Spike torturé (ah ce magnifique "I believe in you" !), Buffy galvanise ses nouvelles troupes, et j'attends, j'attends pleine d'une nouvelle et fervente espérance que leur histoire d'amour éclose enfin. Il a mis le temps, mais il analyse finalement très bien tout ce qui s'est passé entre Buffy et lui en saison 6, il explique même ce que j'avais si mal compris : la grandeur de son geste. Ah, Spike....
Yeux qui piquent encore dus à Xander, envers Dawn : "You're not special, you're extraordinary."
Très bon moment autour de Giles : effectivement, je l'avais présumé mort lors d'un précédent cliffhanger, puis totalement prise dans l'action j'avais laissé ça de côté, et le voici pendant de longues minutes suspecté d'être The First, un de mes ongles n'y a pas survécu.
Buffy a choisi d'enlever la puce ! Mais que leur faut-il de plus pour comprendre enfin qu'ils s'aiment ?
La nouvelle conquête de Willow est craquante, elle fait bien plus passer le désir entre les deux que ne le faisait Tara, je trouve.
Entrée en jeu du principal : bon acteur, super présence, antagonisme avec Spike renforcé par l'assassinat de sa mère, excellent choix pour corser le tout : miam.
A ce stade de la saison, je me demande comment va-t-être gérée la défaite du First, comment tabler sur la partie mauvaise de chaque être humain en utilisant le bien, bref, je m'improvise membre du gang à part entière. Giles est pénible à les recadrer tout le temps, si, si, c'est bien le temps de la déconne, ça fait partie du love power à part entière.
Je me perds en conjectures; je détesterais que l'on assiste à une bataille rangée avec une myriade de bras armés du First, comme les anciens en ont montré l'image à Buffy. Je suis pour, totalement pour, par contre, que l'on retrouve le Spike des débuts, méchant jusqu'à l'os et qu'il oeuvre délibérément du bon côté (Et yummy son manteau en cuir).
Andrew est un bon personnage aussi, on apprend à s'y attacher lentement, c'est drôle cette façon dont personne ne se souvient jamais de lui ou de son prénom sans passer par son frère. L'intro où il joue les lords conteurs est mimi tout plein "Gentle viewers, it's wonderful to get lost in a story, isn't it ?" Oh Yes ! Bref moment hilarant avec Buffy et Anya au ralenti, en séductrices aguicheuses.
Spike et sa Mummy, chouette épisode, qui renforce encore son importance. Buffy rompt avec Giles, elle vole de ses propres ailes, enfin. Je ne sais pas trop si je l'aime dans ce rôle de meneuse absolue, mais j'en comprends la nécessité, disons.
Hiiiiii voici Nathan Fillion ! J'aime déjà ce Caleb, il va morfler grave, j'espère. Par contre retour de Faith, rejet immédiat de ma part.
Bon, ok, Caleb ne morfle absolument pas pour l'instant. L'oeil de Xander, ouch. Le moral de Buffy, ouch ouch.
Mon coeur saigne avec cette scène à l'hôpital entre Willow et Xander. C'est terrible comme ils comptent pour moi, ces deux-là.
Spike et Andrew, en moto, dissertant sur le secret de beignets d'oignon réussis : :)
Alors les troupes se rebellèrent... Buffy n'a plus la côte, virée de chez elle par ses plus proches, qui doutent de ses décisions. Un peu radical et surprenant à mon goût, sauf à considérer qu'ils subissent l'influence de l'apocalypse imminente, mais attendons, attendons...

La déclaration qui tue :
Spike : You listen to me. I've been alive a bit longer than you, and dead a lot longer than that. I've seen things you couldn't imagine, and done things I prefer you didn't. I don't exactly have a reputation for being a thinker, I follow my blood which doesn't exactly rush in the direction of my brain. So I make a lot of mistakes, a lot of wrong bloody calls. 100+ years, and there's only one thing I've ever been sure of : You.
Hey, look at me. I'm not asking you for anything. When I say I love you, it's not because I want you or because I can't have you. It has nothing to do with me. I love what you are, what you do, how you try. I've seen your kindness and your strength. I've seen the best and the worst of you. And I understand with perfect clarity exactly what you are. You're a hell of a woman. You're the one, Buffy.
Buffy : I don't wanna be the one.
Spike : I don't wanna be this good-looking and athletic. We all have crosses to bear."
....
....
.....
Aaaaah.

(ça laisse rêveuse, Torchwood....)
Il ne reste que deux épisodes, j'en suis malade.
Oh une Excalibur like !
Chaque moment entre Spike et Buffy me retourne comme une crêpe. L'instant où il lui dit qu'il était terrifié, et qu'elle lui répond de ne pas l'être, la façon dont son regard change, s'ouvre et se fait rieur, tendre et interrogatif en même temps, je n'ai pas de mots, cet acteur est cosmique (notez le "s").
Oh Angel !
Et voici le dernier épisode de la dernière saison, écrit et réalisé par Joss Whedon lui-même, "Chosen". Je regarde souvent des séries en les engloutissant à un rythme démesuré, mais j'ai rarement ressenti cette émotion un peu révérante avant d'y mettre un point final. Limite je ne voudrais pas le regarder, pour conserver la tension qui m'habite depuis des semaines maintenant.
Done. Spike a trouvé sa rédemption en se sacrifiant, a sauvé le monde grâce à son amour, n'a pas cru au "Je t'aime" de Buffy, qui est maintenant libre de vivre comme elle l'entend. Je suis triste et vidée, terriblement abattue... Et Spike me hante.
...
(Tara chante vraiment bien)
Merci encore et toujours, Fashion !
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25.06.2010
Buffy the Vampire Slayer - Saison 6
(Billet ne s'adressant qu'à celles et ceux qui ont déjà vu cette saison de Buffy et empli de choses insignifiantes et futiles, aucune analyse de quelque sorte que ce soit à redouter ou à espérer)
Je trouvais le premier épisode interminable avant de réaliser qu'il était en 2 parties collées. Il n'empêche, tout ça pour ça, les motards ravageurs, la mine hagarde et mutique, mouaip, pas fan. J'ai connu résurrection plus fun, ou tout simplement plus intense.
En gros, l'été est passé, tout le monde semble avoir beaucoup trop bien intégré la mort de Buffy à mon goût, Giles repart vers l'Angleterre (incompréhensible. Spike aurait donc plus de sens moral que lui ? Adios, je me casse, demerden Sie sich ?) et soudain Willow - parce que, tenez-vous bien, Anya a trouvé LA pièce manquante sur... E-bay - peut faire un sort de retour à la vie (car en fait Buffy n'était pas réellement morte. Juste envoyée dans une autre dimension. Comme Angel.)
"Résurrection" nous donne l'explication, Buffy se confie à Spike : elle était au paradis, revenir c'est l'enfer. Pour l'instant elle veut protéger ses amis de cette vérité, mais de ce point de vue elle ne pourra éviter de leur en vouloir, c'est très égoïste au fond de l'avoir fait revenir (même si Willow pensait la sauver de l'enfer); elle en avait terminé, elle méritait d'être déchargée de la suite des responsabilités, la voici replacée au coeur du truc. SMG est impressionnante, elle est physiquement l'incarnation de tous ces paradoxes. Elle exsude la contrariété, le sens du devoir, le déchirement. On a mal pour elle.
Giles a le retour confus (il est très mitigé, et il a raison), très forte scène avec Will qui ose le menacer implicitement : cela ne présage rien de bon, un bon petit melon la guette. Les 3 zozos des, respectivement : singes attaquant les bien fringués, Jonathan-le-merveilleux, et le créateur des girl-friends robots ont monté un simili-club d'ados boutonneux, ils font rien que des bêtises.
D'où un épisode rigolo-rigolo, "Tous contre Buffy",avec la main de la momie (j'ai hurlé de rire plein de fois). "Buffy, a word in your hear ?" et la voici coincée dans une boucle temporelle, avec mention de la même chose dans X-Files, trop lolant. Giles, à la toute fin, lorsque Buffy lui dit "It makes me feel real safe, knowing you will always be there", a un air bien embêté...
Willow déconne complètement avec la magie, Buffy s'appuie sur Giles pour l'éducation de Dawn, nos copines vont poser problème sous peu.
Et voici l'épisode incroyable, le septième,"Que le spectacle commence": tout un épisode en comédie musicale. D'une réalisation évidemment parfaite (un super "derrière les scènes" en bonus !), il réussit le tour de force de faire énormément progresser l'action, en allant en profondeur, dans les rapports les plus cruciaux entre les protagonistes, et de proposer des moments de chant et danse véritablement uniques. Joss Whedon a tout fait lui-même, paroles, musiques, chorés, réalisation, c'est impressionnant, et comme magique. Ils sont tous bons. Giles se sent donc comme "bloquant" Buffy, il a l'impression que c'est sa présence qui l'empêche de reprendre sa vie à bras le corps (je ne voyais pas les choses comme ça), et ce passage extraordinaire, lorsque Spike sauve Buffy de l'auto-combustion :
"Life is not a song, Life isn't bliss, Life is just this, it's living... You'll get along, The pain that you feel, You only can heal, By living, You have to go on living, So one of us is living..." (Oh mon dieu, je veux l'épouser tout de suite !!!!!!!!!!). Il en récoltera un vrai baiser, histoire de voir si elle ressent quelque chose, dis-donc.
Sinon, les bunnies, Kulte.
La vraie question est la dernière chanson : Where do we go from here ?... Et Tabula Rasa apporte sa pierre à l'édifice : Giles repart en Angleterre, Tara quitte Willow, Buffy et Spike se mangent la bouche (encore !). Cet épisode est emblématique de la saison 6 (pour ce que j'en ai vu à date), il mêle gravité et absurde. J'ai besoin de m'accrocher pour suivre Giles dans son raisonnement (je crois qu'il a tort), mais en ce qui concerne Tara elle a mille fois raison. Les rôles nouvellement distribués sans mémoire aucune sont hilarants, et Buffy "vierge" de paradis se tourne instinctivement vers Dawn, c'est beau.
Merde alors ! "Ecarts de conduite" nous décline les errements de Willow, mais lâche une véritable bombe : dans un moment de paroxysme total, en pleine bagarre, ces deux-là couchent ensemble. La réalisation est chaste, on ne voit que le haut de leur corps et c'est le bruit de la ceinture qu'on défait qui ne laisse aucun doute. C'est d'une décadence folle, en pleine maison en ruine (qu'ils bousillent définitivement), rempli de violence, ça laisse bouche bée.
Buffy établit un parallèle entre sa propre conduite avec Spike et la dépendance de Willow, mais je n'y vois personnellement aucune raison : il n'est plus toxique. Ça la débecte de ressentir quelque chose avec lui, c'est pourtant le cas.
Buffy femme invisible ! Cet épisode démontre une fois encore l'inventivité et le génial culot de Joss Whedon : faire des scènes d'action sans aucune image, honnêtement, faut oser :) Will est en sevrage et Buff réalise enfin qu'elle tient à la vie, il était temps. Mention spéciale à l'oreille titillée de Spike :)
"Fast food" est un épisode de transition, sans grand intérêt. Puis la relation Buffy-Spike devient malsaine, dans la mesure où elle semble réellement agir contre sa volonté, dans une compulsion. Lui, il aime ce côté "sale", mais la différence c'est qu'il l'aime, vraiment. Elle a besoin d'aide, clairement. Les manigances des pieds nickelés m'intéressent peu, leur façon de manipuler les choses et les gens m'ennuie.
Buffy prend encore une dimension supplémentaire, dans sa vie de femme. Elle n'a plus de figure parentale sur laquelle compter, elle doit assumer sa petite-soeur comme si elle en était la mère, la relation fusionnelle avec le scooby gang n'existe plus, elle doit trouver un vrai boulot, payer ses factures, et elle n'assume pas une relation sexuelle qui ne la satisfait pas moralement. Elle merde totalement, sur tous les plans. "Please don't forgive me" est son cri à Tara, qu'elle choisit comme confidente. Infiniment touchant.
Buffy a 21 ans, et comme toujours sa fête d'anniversaire tourne au cauchemar. Dawn est parfait en ado hurlante, voleuse et butée. Xander a hyper grossi. J'ai mal aux dents. (Pour voir si vous suivez). Il me fait penser au Jean-Pierre de Bewitched.
Bef passage de Riley en super soldat, marié. Buffy se sent naze à côté, et a honte de Spike plus que jamais, elle le voit sous son véritable jour, un petit trafiquant sans envergure. Il est question d'un méchant qui se fait appeler... The Doctor. Riley est toujours un mec bien. Très belle scène de rupture avec Spike. Elle le veut, mais ne l'aimera jamais, elle se sert de lui, elle ne veut plus de ça. C'est dur mais nécessaire.
Passons sur le non-mariage d'Anya et Xander (certes, quand on voit sa famille on comprend les craintes de Xander, mais était-il bien nécessaire d'attendre le D-day pour se carapater ?)
"A la dérive", un épisode vertigineux. Buffy se débat entre deux réalités, et si elle était enfermée dans un asile et s'était inventée Sunnydale et tout le reste ?... Tout est plausible, et flippant.
(Pour le plaisir)
Spike et Anya, saouls, couchent ensemble, hélas sous les yeux de la caméra planquée à la magic shop, et tout le monde assiste à la scène : so what ? Dawn vient faire la morale à Spike, et là tout de suite, j'en ai un petit peu marre que personne ne se penche sur ses sentiments à lui. Pauvre vampire amoureux, et vraiment, vraiment, malheureux. (Comment se fait-il que James Marsters n'explose pas à l'écran dans Torchwood ? Comment ai-je pu ne pas savoir qu'il existait ? C'est un mystère. "Let me rest in peace" est une chanson géniale, et je ne trouve pas de vidéo potable.)
By the way, Willow a le même MAC que moi. Yeah.
Spike tente de violer Buffy, je suis effarée. Evil he is, deeply.
Fffffff, ffffff, fffff, tout s'emballe : Spike part (se faire retirer sa puce), Warren tire dans le tas. Tara morte, Willow sombre corps et âme dans la magie noire. Elle est d'une puissance extrême, n'a aucune limite, surtout morale. Vengeance, vengeance, vengeance. Retour tonitruant de Giles. Fffffff, ffffff, ffffff, j'essaye de continuer à respirer. Alors que jusqu'ici j'avais été épargnée dans cette saison, voici à nouveau les larmes qui coulent. Voilà, la saison 6 est terminée, Xander m'a émue comme jamais, j'ai détesté cet épilogue et le cliffhanger est affreux et terriblement porteur d'espoir : ce que Spike a récolté, c'est une âme. Ce n'est pas du tout ce qu'il voulait...
Dans les bonus, très chouette rétrospective de toute la série, avec de nombreuses explications de Joss Whedon. La 7° et dernière saison est décrite comme beaucoup plus légère et amusante, je vais voir ça de ce pas. L'après Buffy va être très, très dur...
Merci encore et toujours, Fashion !
Le billet analytique de Thomas.
15:41 Publié dans DVD, Whedonneries | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note | Tags : série, dvd, joss whedon
22.06.2010
Buffy the Vampire Slayer - Saison 5
(Billet ne s'adressant qu'à celles et ceux qui ont déjà vu cette saison de Buffy et empli de choses insignifiantes et futiles, aucune analyse de quelque sorte que ce soit à redouter ou à espérer)

Dracula pour le premier épisode : on a connu pire parrain. Alors que Giles se préparait à repartir vers sa mère patrie, étant devenu totalement inutile, Buffy lui demande d'être à nouveau son watcher, effrayée par les paroles de la première Slayer dans son rêve reprises par Dracula (en gros, tu n'as aucune idée de ce que tu es et de ce qui va venir). Puis-je me permettre d'émettre quelques réserves sur le pantalon de cuir rose ?...
Arrivée de la petite soeur. C'est très étonnant cette façon de l'introduire comme si elle avait toujours existé, tout le monde la connaît, aucune explication ??!!... Sauf ce gars qui lui a fait peur et qui disait "You don't belong here"... Alors c'est peut-être un truc à la Jonathan... Petit rappel que Tara a un passif sombre inexploré encore, aussi. (Réponse plus tard dans la saison)
Xander scindé en deux, belle performance de l'acteur qui exprime fort bien ses différentes facettes. Petite bombe lâchée en fin d'épisode, Riley a réalisé que Buffy ne l'aime pas d'amour, bien qu'elle s'en défende avec conviction, lorsque les manipulations de l'initiative menacent sa santé. Spike réalise qu'il est amoureux de Buffy, pour son plus grand effroi (ou du moins totalement obsédé par elle).
J'adore l'explication concernant Dawn, cet épisode est très réussi, elle m'a fait peur au moment où Buffy pense qu'elle est "le mal" qui affecte Joyce, elle m'a émue quand on apprend ce qu'il en est. L'Abomination est chouette aussi, over timbrée (Jinx, un des minions, ressemble à Albert Dupontel). Cela implique donc que Dawn est là pour un moment, relançant tout ce qui concerne l'adolescence, et on pressent un adieu à Joyce, qui va être difficile...

Episode très émouvant concernant Tara; le moment où la bande la reconnaît enfin pour l'une des leurs m'a tiré deux petites larmichettes. C'est une période très riche en sentiment de cohésion, autour de Giles dans sa nouvelle boutique de magie. Je la ressens très fort !
"La faille" : encore un épisode très costaud, où on se régale avec Spike du temps de William the Bloody (parce qu'il était un très mauvais poète) et en punk des années 70. La vilaine Slayer le fait pleurer ("You're beneath me") et juste après, devant sa détresse, il rend les armes. Première fois qu'un léger tapotement dans le dos me liquéfie les yeux. Déjà 2 chouinages, on n'est pas rendus.
Subir Joyce mourante est très dur à supporter, le gros serpent ridicule côté effets spéciaux aide un peu, mais gorge hyper nouée, dur-dur. Riley est touchant aussi, lui qui ne se sent pas suffisamment "bad guy" pour Buffy.
Je le savais, que Ben avait un côté zarb ! Il nettoie donc le bazar que met Glory... Tiens, tiens. Pauvre Riley, jaloux de Spike, qui déconne à donner son sang à des vampires... Il se sent totalement impuissant face à ce que vit Buffy, et l'armée a toujours été sa famille...
Bon alors ok, c'est officiel, c'est la saison des yeux humides. Passons sur la course éperdue vers l'hélicoptère et Riley qui part le coeur brisé, ce qui m'a tuée c'est le discours de Xander (admirable) et ce qu'il dit ensuite à Anya. Ma vision c'est que si Riley sentait qu'elle ne l'aimait pas vraiment, leur couple était bancal, et il a bien fait de partir, au lieu de se détruire tout seul. Buffy va pleurer un bon coup, et puis réaliser qu'elle est effectivement attirée par un côté obscur chez un amoureux. Team Spike, à fond. Joyce est remise momentanément, mais ayant vu son enterrement dans les bonus (les castings), bon, ben...
Spike est juste adorable en amoureux transi de Buffy. Le moment où il la revoit après sa rupture avec Riley (et après s'être beaucoup entraîné avec un mannequin à perruque blonde), et lui dit tout tremblant "Hi, Buffy"... Et comme il la tient dans ses bras quand elle est projetée à terre pendant sa lutte avec le Troll (Jerry de Urgences, au passage !)... Et comment il se jette dans la bagarre pour l'aider... Ah, trop mimi.
Superbe et élégante affirmation de Buffy face au British Council (la mine trop fière de Giles... Yummi) et révélation choc : Glory is not a demon, she's a god. Oh my !
Buffy a 20 ans. En guise de cata traditionnelle à chaque Birthday Party, Dawn apprend la vérité sur son cas et psychote (je n'ai pas bien compris le truc Ben/Glory, attendons).
(Je crois que je suis un petit peu amoureuse de Spike pour de vrai, chut. James Marsters prend un accent anglais incroyable, on oublie complètement qu'il est américain) (et tenter de réveiller ses sens envers Harmony en la faisant jouer (horriblement mal) Buffy, c'est trop drôle).
Han la vache, la claque pour la mort de Joyce. Tout à la fin d'un épisode un peu ennuyeux (sauf Giles, parfait quand il jette Spike (oh me voici en train de rêver de Buffy et Giles ensemble, c'est moi ou ça commence à être introduit en ce sens ?)) pendant lequel Buffy réalise timidement qu'on peut vivre sans boyfriend (si si), PAN, raide sur le divan. Glaçant. Je sors les kleenex pour la suite.

Episode 16. Des litres de larmes. Les quelques heures immédiates qui suivent la perte d'un proche. La panique, l'incrédulité, l'impuissance. Willow, Xander. Anya qui est si poignante avec son "I don't understand", les premières larmes de son humanité. L'extrême inconfort d'être encore là, après. Bouleversée. En terme de passage à l'âge adulte, ils sont parés, maintenant. Dur.
Spike passe du ridicule achevé (mais coquinou toujours, son Buffy-Robot était bien tordu dans le genre) au geste le plus pur : se laisser torturer par Glory était chevaleresque. Il aime Buffy d'amour, le doute n'est plus permis, même pour elle (il a même viré Drusilla, incredible).
Buffy et Willow sont maintenant confrontées à des situations qui les dépassent complètement, la responsabilité d'êtres certes chers mais totalement dépendants. Éprouvant, encore. Et Glory vient à l'instant de découvrir qui est la clef. Mais comment vais-je faire pour dormir, maintenant ? Note : ne plus jamais regarder un épisode en fin de soirée.
Le lendemain : Évidemment, j'ai (bien) dormi quand même, mais j'ai pédalé toute la nuit dans l'univers buffyesque; cette série est profondément addictive, elle croise les registres sans arrêts et est d'une richesse infinie, bien loin du divertissement pour ado. J'ai saturé de la feinte gravité de Supernatural qui ne m'a jamais fait croire à son prêchi-prêcha satanique, juste compensé par la plastique de ses héros et par une bonne dose d'humour. Dans Buffy je trouve toute la nature humaine déclinée, et je me régale.
"We few. We happy few. We band of buggered." Tss, Spike. Ironiser alors que l'apocalypse (6° du nom) est en marche...
Bon, alors, l'épilogue. Gros morceau (en 3 épisodes) où j'ai un moment craint de perdre Giles (ça, je n'aurais pas supporté, clairement. N'importe qui, ok, mais pas lui.), où je me suis rendue compte que Tara lucide ou azimutée m'était indifférente (et du coup, Will, aucune empathie, sorry), et où j'ai été surprise. J'envisageais diverses possibilités, mais pas celle-ci. Un sacrifice.
Dernière image, une sépulture. FIN.
To be continued...
Merci encore et toujours, Fashion !
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19.06.2010
Buffy the Vampire Slayer - Saison 4
(Billet ne s'adressant qu'à celles et ceux qui ont déjà vu cette saison de Buffy) (et empli de choses insignifiantes et futiles, aucune analyse de quelque sorte que ce soit à redouter ou à espérer)
Générique Saison 4
Une saison 4 qui démarre instantanément. Buffy, Willow et Oz entament leur première année d'université, et notre héroïne a un mal fou à gérer ses débuts; c'est trop grand, il y a trop de monde, les profs sont trop speed et sa coloc a un poster de Céline Dion (bref passage au final pour cette coloc). Giles a une vie privée et sa mère a recyclé sa chambre en entrepôt. Heureusement, Xander est là... "You're my hero" lui assène-t-il les yeux dans les yeux, et la miss finit par balayer son spleen et se secouer. Sarah Michelle Gellar entame la 4° saison très en beauté, elle a minci et semble toute perdue dans cette nouvelle vie, dernière étape avant l'âge adulte. Willow est également ravissante avec cette nouvelle coiffure.

Ep 2, dialogue entre Giles et Xander :
"- Shelve them correctly and we can finish.
- I don't get your crazy system.
- My system ? It's called the alphabet.
- Huh. Would you look at that ?"
Tandis que Buffy craque pour un tombeur qui va la jeter aussitôt obtenu ce qu'il veut (une fois, c'est pas de bol, deux, ça commence à ressembler à une malédiction), Xander se fait trousser par Anya et Spike est de retour, avec la pire girlfriend du monde, la pintade Harmony que la condition de vampire n'a pas lestée question cervelet. Les amours tournent, les ados sont devenus jeunes adultes, ils couchent. Shocking.
J'aime beaucoup Anya, et particulièrement son étrange façon de gérer sa relation avec Xander :
"- I thougt maybe we could go out tonight, for our anniversary.
- Anniversary ?
- It's been exactly one week since we copulated."
Je ne sais pas s'il y a une modification dans la façon de filmer, les techniques utilisées ou quoi, mais tout le monde est plus beau en cette 4° saison, tout roule mieux, les images ont gagné en intensité et en netteté.
Pour évacuer son chagrin d'amour, Buffy tombe momentanément dans la bière. Une bière légèrement trafiquée qui fait régresser au stade primitif, mais la demoiselle réussit encore à sauver des vies avec le QI d'un singe.
J'aime Willow. L'épisode où Oz part m'a traumatisée, j'étais en totale empathie, sa détresse est bouleversante. Pour l'instant cette saison s'attache plus à disséquer le fait que tout le monde grandit, évolue, se cherche, qu'à avancer dans la mythologie buffyenne et ça me plaît beaucoup.
Je trippe des bulles avec l'organisation souterraine du campus. Riley, la prof de psycho, les implants aux "hostiles", tout est génial et inattendu. Spike est un super personnage, terriblement amusant. Des allusions sont faites à Cordelia bossant pour Angel, j'ai lu quelque part d'ailleurs que l'idéal aurait été d'alterner un épisode d'Angel et de cette saison 4, les deux se répondant. Tant pis.
Dans "L'esprit vengeur", on a un moment de pur comique qui est à tomber par terre : Spike, ligoté sur un chaise, criblé de flèches, disant "ok, let's talk about this", Buffy et Giles cachés sous la table disant "we need help", et Anya, Willow et Xander déboulant sur une musique de guerre des étoiles de toute la vitesse de leurs petites jambes, sur des.... vélos !
Entre Riley et Buffy, les choses n'avancent pas. Ils aimeraient tous les deux que l'autre soit au courant de leur vie cachée, et cela donne une scène très marrante entre Riley et Forrest :
(Forrest) - We have a gig that would inevitably cause any girl living to think we are cool upon cool. Yet we Clark Kent our way through the dating scene, never to use our unfair advantage. Thank god we're pretty.
(Riley) - But it's just Buffy's special.
- You think she's special ? Wow. The first 486 times you told me, it didn't register, but now, I see that you think she's special."
"Un silence de mort" (Hush), très longue partie entièrement sans paroles, absolument génialissime. Dans les bonus, James Marsters (Spike) explique que Joss Whedon, en ayant marre qu'on lui répète sans cesse que le succès de la série tenait à ses brillants dialogues, a décidé de faire un épisode muet; il dit lui-même "when you can't speak, you start communicate" et effectivement c'est fou le nombre de choses qui se passent en dehors de l'histoire elle-même, dans cet épisode : premier baiser, copine-sorcière pour Willow, girl-friend de Giles, Xander montre à Anya qu'il tient à elle... Et puis bien sûr Giles au rétro-projecteur, scène hilarante s'il en est. Episode suivant, Buffy et Riley savent maintenant à quoi s'en tenir chacun l'un sur l'autre, et Spike découvre qu'il peut fighter les démons sans que l'implant anti-agressions s'active : le bonheur, le voici devenu le plus féroce combattant de démons du monde (cet acteur est formidable, oh lord, he is sooooo fun).



Dans les bonus toujours, James Marsters : "If I only had one word to describe Spike it would be : glee. In all wrong things. Which is so fun."
Et Buffy a 19 ans. Le temps passe si vite... :) (D'ailleurs, elle est devenu carrément maigre. Ca lui va très bien ceci dit, mais...)
Alors Riley : ce gars est assez incolore. Il est très crédible en soldat discipliné qui n'a aucune idée de ce qui se passe vraiment, et que l'on a formé à ne (se) poser aucune question, à obéir aveuglément; difficilement conciliable avec son amour pour Buffy, que je crois sincère et profond, mais sans aucune issue possible. Pour l'instant, il n'est franchement pas très intéressant.
Les 2 épisodes suivants le sont, par contre, avec cette inversion de corps Buffy/Faith, même si le jeu n'est pas totalement abouti, on reste à un niveau assez superficiel. Les conséquences sont habilement abordées de biais grâce à l'épisode où Jonathan s'impose. Suit alors encore un épisode annexe, qui contourne toujours le problème de la relation Riley/Buffy.
Bref passage d'OZ, qui officialise la relation Willow-Tara, et les choses sérieuses démarrent enfin avec Adam. Tandis que Spike s'emploie à diviser les troupes, Buffy va à Los Angeles où Angel la rembarre puis vient s'excuser et en profite pour se battre avec Riley. Ce dernier, devenu renégat de l'armée, s'arrache brillamment tout seul et sans moufter la puce qui permettait à Adam de le contrôler, placée près de son coeur, quel homme. Après ça c'est de la limonade de voir le pouvoir de l'amitié et de la sorcellerie investir Buffy qui sauve le monde, once again. Xander, toujours présent pour détendre l'atmosphère, m'a fait rire en s'exclamant "we're all gonna die, aren't we ?" parce que Will et Buffy lui disent qu'elles l'aiment. ça et Giles bourré, pas mal aussi.
Dernier épisode sous forme de rêve (plus que de cauchemar) pour chacun de nos 4 héros. Déroutant, décousu, étrange, l'effet est fort bien rendu, et termine la saison sur une petite note onirique.
Une très jolie saison qui a beaucoup disséqué les relations entre les gens, et qui m'a réellement attachée à tout ce petit monde. En route pour la 5, qui est terriblement sombre, parait-il...
Merci encore et toujours, Fashion !
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15.06.2010
Buffy the Vampire Slayer - Saison 3
(Billet ne s'adressant qu'à celles et ceux qui ont déjà vu cette saison de Buffy) (et empli de choses insignifiantes et futiles, aucune analyse de quelque sorte que ce soit à redouter ou à espérer)

Je suis très dubitative envers ce premier épisode, parce que j'estime que les débuts et fin de saison sont très importants et donnent le ton, or là, l'effet est plutôt raté. Le temps qui s'écoulerait différemment dessous (une journée = 100 ans) apparemment n'a aucun effet sur Buffy et sa copine, son "réveil" manque d'effet, et les autres à Sunnydale sont inexistants. La reprise de Cordelia et Xander fait flop, Oz et Willow en sont toujours à jouer les élèves neuneu, et le pire à mon sens, le moment où la mère reproche à Giles sa mauvaise influence. Je veux dire, elle a VU de ses yeux un vampire se poussiériser, elle a viré sa fille, et elle passe l'été à nettoyer son lave-vaisselle sans vraiment chercher à comprendre enfin les tenants et aboutissants de tout ça ? Mouaip...
(En plus, je n'aime pas du tout les deux mèches très claires encadrant le visage de Buffy, trop laid.)
Dans le 2° épisode, Buffy reprend avec peine ses marques, elle m'a émue, je dois dire (surtout sachant après avoir écouté Joss Whedon dans la saison dernière que Sarah Michelle Gellar pleure pour de vrai, en général).
Arrivée de Faith, minois timide de Scott, retour d'Angel, "La nouvelle petite soeur" contient son lot de nouveautés. "Effet chocolat" est fort sympathique, avec cette idée que le chocolat fait régresser les adultes à l'adolescence et voir Giles en Danny Zuko est très couinant.
A ce stade, je me suis rendue compte qu'à force d'entendre la musique du générique j'en étais devenue totalement adepte (merci Nerf Herder). Et j'apprends tout à fait incidemment qu'Anthony Stewart Head (qui interprète Ruppert Giles) est le frère de Murray Head ! Je ne cherche plus pourquoi il me fait craquer :)


Oh les vilains scénaristes qui nous font croire à la mort de Cordelia dans "Amours contrariés" ! Un épisode tout en contrastes qui se termine par des mines fort dépitées : Buffy réalise enfin (cette fille est quand même un poil longuette à la détente) qu'aimer Angel lui est interdit (souvenez-vous, un instant de bonheur pour lui et pouf, adieu toute humanité), Willow et Xander ont perdu leur binôme, à force de jouer avec leurs hormones (j'aime beaucoup, pourtant, voir ces deux-là ensemble !), et Cordie et Oz sont tout malheureux d'avoir été trahis. Seul Spike le rutilant a la pêche, il a compris qu'être très très méchant et s'amuser à fond sont les seules voies susceptibles de lui ramener Drusilla (il était trop drôle en amoureux déphasé, vraiment).
Lorsque Cordelia fait le voeu d'un monde où Buffy ne serait jamais venue à Sunnydale, c'est l'occasion de voir Xander et Willow en vampires, pas super convaincants. "Le soleil de Noël" : on a vu des miracles de Noël plus finauds, je veux dire, sauver l'âme d'un vampire aux prises du "First", le mal le plus primitif... Pas convaincue, encore une fois.
Arrive alors un excellent épisode, dans lequel Buffy atteint ses 18 ans, et subit un test horrible. C'est effrayant, ça change complètement la donne, on est aussi bouleversés que ces deux-là. C'est à mon sens, au regard de ce que j'ai déjà vu de la série, son plus grand point fort, cette faculté de surprendre par l'intensité de ses contrastes. Quand on va dans le sombre, on y va franco.
"Le zéro pointé" est un bel exemple de ces contrastes imbriqués; Xander se sent inutile, il s'embringue dans une invraisemblable histoire de revenants chtarbés, et se prouve à lui-même sa coolitude pendant que juste à côté, Buffy & co sauvent le monde. Un épisode tout en dérision (dans lequel Angel est insupportable de gravité surjouée, non, vraiment, être du coté du bien ne lui réussit pas !) qui contient malgré une petite bombe, glissée comme ça, mine de rien : Xander perd son pucelage avec Faith !!!
Han la vache, Lord Balthazar détient la palme du répugnant, dans l'épisode suivant, qui insiste un petit peu sur le fait que Faith serait la Buffy non policée, la Dark Buffy. Arrivée du new watcher, clone de Giles à ses débuts. Épisode très important pour la suite des évènements : Faith exerce une mauvaise influence sur Buffy, semble n'avoir réellement ni foi ni loi, le maire prépare un très mauvais trip (drolatique liste sur laquelle il coche son invincibilité) et Balthazar annonce un futur méchant très puissant. Giles est parfait en watcher écarté mais indispensable. Dans cet épisode, des plans suffisamment longs pendant les scènes de combat pour qu'on aperçoive très clairement les doublures, effet comique persistant.
Quant à Faith, et au regard des épisodes suivants, non, elle ne me plaît pas. Beaucoup de mal à comprendre la bienveillance à son endroit, mais déjà à la base, physiquement, cette actrice m'est antipathique (et c'est sans doute pourquoi j'avais lâché Dollhouse).
Tiens, j'ai cru qu'Anya était Shannon de Lost, version teenage, avant la blonditude glam, tout ça, mais en fait pas du tout :). Willow va se révéler lesbienne, gros comme une maison. Me déplaît aussi, ça, mince, mon rêve de les voir enfin et vraiment ensemble avec Xander ! Tsss. Je note qu'Oz change de couleur de cheveux très souvent. (Et c'est quoi cette obsession whedonnienne des bananes ??...)
Encore un super épisode, "Trahison", où j'ai vraiment vraiment cru qu'Angelus était de retour, je couinais déjà, bon, tant pis.
Moment d'émotion le jour du bal de promo, une récompense spéciale pour Buffy, Angel qui vient malgré la rupture, je ne résiste pas.
Et vient enfin le jour de l'ascension. Épisodes finaux empreints de gravité (avec fin du badinage Cordy-Westley très marrant, embrasser à l'anglaise, ce serait donc ça ?... :)), qui closent l'époque High School. Une toute nouvelle ère m'attend en saison 4...
***
Moment où j'ai éclaté de rire (de mémoire, parce que pas noté) : Giles est interrogé au sujet de je ne sais plus quel danger qui s'annonce, sa réponse :
- Hmmm... Quelque chose de... bizarre.
Xander : Et le Conseil Britannique a laissé filer ce gars-là ?
...
Merci Fashion !
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07.06.2010
Buffy the Vampire Slayer - Saison 2
"In every generation there is a chosen one. She alone will stand against the vampires the demons and the forces of darkness. She is the slayer."

(Ce billet s'adresse à ceux qui ont déjà vu cette saison, bien qu'il ne contienne que des petites choses très décousues)
Changement de coiffure pour inaugurer la saison 2, mais toujours 16 ans. Buffy revient à Sunnydale après un été à Los Angeles avec son père, pendant lequel elle s'est montrée étrangement distante. Elle envoie bouler tout le monde, sèche voire même infecte; c'est que notre héroïne a été traumatisée par son duel avec le Master, et elle a grand besoin d'un épisode entier pour se retrouver. Pour recadrer immédiatement les choses également, notons que son retour interrompt LE moment où Xander allait enfin embrasser Willow, qui tentera de recréer l'ambiance un peu plus tard (de la glace sur le bout du nez; apparemment innocent mais lourd de sens bien gras), mais en vain.
Spike (tiens tiens, Torchwood) déboule dans le 3° épisode, avec Drusilla. Lui ce qu'il veut c'est s'amuser, et accessoirement éliminer Buffy, ce qui s'avère compliqué entourée comme elle est. Dans le 4° épisode, enfin, quelque chose passe entre Buffy et Angel, une émotion que le spectateur ressent, et qui laisse augurer de se faire prendre enfin par la série...
Drusilla est interprétée par Juliette Landau, la fille de Barbara Bain et Martin Landau, quand j'ai réalisé ça j'ai eu un vrai choc. Il faut savoir que je me suis longtemps prise pour le docteur Helena Russell, totalement sous le charme et l'autorité du commandant John Koening. Dru pourrait donc être ma fille, je ne la vois plus du tout du même oeil ;o)

Dans le 6° épisode, au moment même où je me disais que Giles me plaisait bien, comme personnage (et même physiquement, soyons honnête), il se révèle d'une profondeur insoupçonnée et j'ai TROP hâte d'en savoir plus. On apprend dans le 7° qu'Angel est responsable de la "conversion" de Drusilla, à l'époque où il versait dans le côté obscur. Il serait temps que son personnage à lui gagne en densité, il fait quand même pour l'instant pas mal office de passe-muraille. Las, dans le 8° épisode on explore le passé de Giles et ça fait flop. En plus sa dulcinée le boude maintenant, too bad.
Les 2 épisodes consacrés à Kendra sont géniaux : le ryhtme s'accélère, les implications sont brillantes, les histoires s'imbriquent et l'humour éclate partout, je suis dedans, à fond. A partir de là, c'est du tout bon, un festival : Angel redevient mauvais, Drusilla est folle à lier, Xander est marrant-marrant-marrant, Buffy voit le loup le soir de ses 17 ans, Buffy devient un rat, Xander les fait toutes craquer, Jenny n'est pas la lisse qu'on croyait, Cordélia se révèle, etc.
J'ai écouté les commentaires audio de Joss Whedon sur l'épisode 14, et ses explications sont drôles ! Il dit qu'il est le genre de gars à passer beaucoup de temps seul dans le noir à regarder des films, et charrie énormément l'acteur qui interprète Giles (décidément mon chouchou) au sujet d'une prétendue inclinaison à jouer les scènes sans pantalon. C'est tout à fait vrai que la série prend un virage après une saison et demi, et ça promet le meilleur pour la suite !
Suite où justement tout s'enchaîne, et où soudain je suis sidérée par la cruauté d'Angel, ce qu'il fait à Giles avec la mort de Jenny est innommable. Mes premiers yeux embués. Je demandais de la densité ? Je suis servie !...
Et que dire de l'épisode final en deux parties... Bourré d'émotion, on assiste à un geste épique et ô combien douloureux. La suite est totalement imprévisible (et je ne veux rien savoir, merci), et ce fait entre tous participe au charme puissant de la série, on est sans cesse surpris de la tournure des évènements.
Voici donc Angel disparu dans le vortex démoniaque, Spike et Dru partis, Buffy chassée de chez elle et du collège, le coeur en miettes. Mais comment cela va-t-il évoluer ? Je ne suis qu'impatience de voir la suite, heureusement entre mes mains !
Dialogues rigolos :
Angel : You're 16 years, I'm 241.
***
Xander : Hear That ? A bonus day of class plus Cordelia. Add rectal surgery and it's my best day ever !
***
La page Wiki avec tous les détails de la saison 2
Merci Fashion !
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30.05.2010
Buffy the Vampire Slayer - Saison 1
J'en connais qui vont encore se moquer, après X-Files ou Supernatural, voici que je découvre Buffy, j'ai un don pour avoir dix ans de retard (facile) sur les séries télé. Mais ça comporte quelques avantages, parmi lesquels celui de pouvoir engloutir toutes les saisons sans attendre, grâce à ma pourvoyeuse officielle dans le cas de Buffy, la Joss Whedon's fan ever, Fashion (qui en profite pour bourrer ses colis de gâteries à haut pouvoir calorique, cette fille me déteste en réalité et veut que je passe l'été en burka, et ma gourmandise est hélas sans limites) (mais que je remercie évidemment bien bas).

Buffy Summers, lorsqu'on la rencontre, est une jeune lycéenne de seize ans. Sa mère s'occupe d'une galerie d'art et elles viennent juste d'emménager dans une nouvelle ville, Buffy s'étant fait virer de son ancien lycée pour cause de troubles importants (elle avait notamment mis le feu au gymnase). A Sunnydale c'est un nouveau départ, elle aimerait beaucoup mener une vie normale d'ado, redevenir pom pom girl et insouciante. Hélas, hélas, Buffy est une tueuse de vampires, que dis-je, LA tueuse (car il n'y en a qu'une par génération) et rien ne sert de courir pour échapper à son destin. Surtout quand on s'installe sur la bouche de l'enfer, qui se trouve être précisément située sous Sunnydale, si c'est pas du destin, ça.
Elle trouve assez vite des alliés de poids, une copine hackeuse et un obsédé amoureux d'elle (Nicholas Brendon, aux faux-airs de Matt Dillon), coachés par un bibliothécaire anglais qui se trouve être le pendant (the Watcher) de la tueuse (the Slayer) de vampires, son aide la plus précieuse (plus une délicieuse pimbêche toujours très préoccupée par sa chevelure). Se présente également Angel, un mystérieux, ténébreux et craquant allié qui surgit pour l'aiguiller dans la résolution des cas. Hélas, c'est un vampire, et malgré l'attirance qu'ils éprouvent l'un pour l'autre, leur amour est impossible.

Au hasard du 4° épisode on fait (très brièvement) la connaissance d'un prof de biologie super, dont la devise est "Don't be sorry, be smart", je ne saurais mieux dire. On a également le plaisir de ne pas se cantonner aux vampires, de voir évoluer d'autres créatures improbables car, comme le dit Giles, "tout ce dont tu avais peur la nuit sous ton lit existe" et se presse, bien évidemment, sur la bouche de l'enfer.
Dans l'épisode 6, c'était bizarre d'entendre tout le long la musique de Koh Lanta.
Episode préféré : le 10, "Billy", où il est question de combattre ses cauchemars devenus réalité. La peur est l'arme la plus puissance contre quelqu'un, mais affronter ses frayeurs libère de tout...
Alors quel bilan après cette première saison ?
Sarah Michelle Gellar est vraiment jolie. Elle est amusante, vive, enjouée (j'adore ses mini-jupes). Il y a beaucoup d'humour et ça fonctionne instantanément, on se glisse aisément dans chaque histoire et le temps s'écoule sans qu'on soit présent au monde extérieur. Exactement comme dans la première saison de X-Files, tout a pris un sacré coup de vieux : les ordinateurs sont énormes, les lunettes rondes-ovales et beaucoup trop grandes, les effets spéciaux énormes (mention spéciale aux portes en carton ou aux maquillages des vampires), les scènes d'action font clairement voir les perruques des doublures. Mais les seconds rôles sont fort bons, il y a une indéniable qualité d'écriture. Et comme pour X-Files, on n'a qu'une envie, enchaîner avec la saison 2, vite !

Le billet de Fashion sur les 7 saisons, la page wiki avec tous les détails de la saison 1.
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12.05.2010
Then she found me (2007)
Then she found me est une adaptation du roman d'Elinor Lipman (que je compte bien lire). C'est la première réalisation d'Helen Hunt, qui a également contribué à l'écriture du scénario et qui en interprète l'héroïne, elle a travaillé dix ans sur ce projet. Son "film sous le film" a pour thème la trahison, qu'on verra ici déclinée.

April est une jolie femme de 39 ans qui se fait plaquer après un an de mariage, alors que Ben et elle s'aiment pourtant et qu'elle désire un enfant plus que tout au monde. Parfois, s'aimer ne suffit pas, Ben est immature et April torturée. Adoptée alors qu'elle était bébé, elle tient à donner naissance elle-même et non pas à reproduire une adoption, ayant toujours eu l'impression (fausse) que sa mère adoptive regardait différement son fils naturel. Coup sur coup, April se fait donc larguer, subit le décès de sa mère adoptive et voit surgir dans sa vie une envahissante et très menteuse mère naturelle.
Totalement perdue, elle rencontre au même moment Frank, le toujours merveilleux Colin Firth.
Frank a été lui aussi jeté par sa femme, partie faire le tour du monde avec un petit jeune en lui laissant leurs deux enfants à élever. Il n'a toujours pas encaissé le truc, et pour vous donner une idée de son traumatisme il dort par terre dans la chambre de ses enfants et travaille (il écrit) dans sa voiture devant leur école pendant la journée. "She thinks I'm too much" dit-il à April, pour expliquer son départ. "No ?! What dit she says exactly ?" "You're too much." Colin est enchanteur dans un rôle confortable de papa-gâteau, très pince-sans-rire, so british, so romantic. Il a une façon bien à lui de péter les plombs, il apporte beaucoup d'humour.

Mais April est une femme compliquée. Et en colère. Même quand tout va bien, elle commet des gestes impulsifs aux conséquences dramatiques...
Un joli film qui marie plaisamment plusieurs genres. Comédie avant tout, il lui manque un je ne sais quoi pour réellement s'imposer (avec pourtant des influences telles que Sam Mendes). Il y a un côté rigide, une sécheresse, et un manque de subtilité qui a du mal à faire passer l'émotion, je suis restée spectatrice sans vibrer à aucun moment. Mais il parait qu'on m'a entendu soupirer et pousser régulièrement le genre de petits bruits habituellement provoqués par une bouille de petit chiot, par exemple : OoooOOooooOOOooh. Le pouvoir colinesque est redoutable, qu'on se le dise.
Le dialogue final, humour et déchirement.
April Epner: I know what I did to you, to you in particular. Kinda worst nightmare kind of thing, right? I knew that. Even at the time I knew that.
Frank: What else?
April Epner: I'll do it again, I will, I'll hurt you again and again. Not like that, you'd have to leave me if I hurt you like that. If we were together you would leave me if I hurt you like that again, wouldn't you?
Frank: Yes. Yes, I would.
April Epner: Good. But I'll hurt you in other ways, little ways, I won't mean to but I will. And sometimes I will mean to.
Frank: This is quite an offer you've worked out.
April Epner: You'll hurt me too, you know. You'll hurt me and change on me, you might even leave me after you promise you won't, how about that?
Frank: I wouldn't.
April Epner: But you might.
Frank: But I wouldn't.
April Epner: But... you might.
Frank: Yeah, I guess I might.
Film américain, VO pure, sans sous-titres. Existe en VF sous le titre : Une histoire de famille.
Merci Fashion !
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