01.03.2010

Ton sang ne saurait mentir - Patricia Tyrrell

tyrrell.jpgCate a été enlevée alors qu'elle était dans la tente de ses parents endormis, lors de vacances en camping. Elle avait trois ans. Depuis, chaque année, Les, le ravisseur, passe un coup de fil à la mère pour lui dire qu'elle va bien. Sauf que cette année, celle de ses quinze ans, elle ne va plus bien. Elle a tué un homme. Pourquoi, comment, à la page où je vous parle (197 sur 285) on ne le sait pas encore. Les pages restantes devraient nous en dire plus à ce sujet, puisque sans aucune vraisemblance la mère, auprès de laquelle Les a ramené Cate, est décidée à faire toute la lumière. Les voici en route pour l'Ouest, mais sans moi !

Au départ, je me suis dit que pas mal de choses sonnaient bien faux dans ce roman mais que j'allais passer au-dessus de ce désagréable petit sentiment de maladresse, parce que Cate est intéressante dans le genre enfant sauvage et que son statut justement, de petite fille élevée par un désiquilibré pouvait aisément expliquer ses raisonnements biaisés. De plus, il y a un ton assez plaisant, pas très affirmé, mais une ambiance un peu nature et un bon accent mis sur la psychologie. Un côté vieillot, aussi, plutôt charmant (l'auteur est né en 1929). Mais la pilule est de plus en plus grosse à avaler et là, franchement, le personnage de la mère me semble complètement tiré par les cheveux.

Pas tant dans ses réactions, d'ailleurs (qui peut dire comment on réagirait face à une situation aussi impossible ?) que dans son rythme. Bref, je referme tout ça, extérieure à cette petite famille dans la tourmente à qui l'auteur n'épargne décidément pas grand chose. Parfois, beaucoup c'est trop.

 

Ed. Actes Sud, 2010, 285 p.

Traduit de l'anglais par Anouk Neuhoff

Titre original : The Reckoning

 

14.09.2009

Mais qu'est-ce qui s'est passé ?

dupontel.jpgLa maladie de Sachs, avant d'être un très bon film avec le merveilleux Albert Dupontel, a été l'un de mes grands chocs littéraires, lu et relu et toujours autant apprécié. Je garde un souvenir moins positif que mon avis de l'époque quant à : Les trois médecins, mais ça se lisait quand même. Mais là je dis non, stop, enough !

Dans "Le Choeur des femmes" (P.O.L août 2009) je cède page 224 (sur 590), immensément déçue. Impossible d'entrer dans l'histoire, je regarde un peu stupéfaite cet agencement,  ces textes de chanson, ces poèmes qui rythment le roman, je grince (déjà) au petit procédé qui est dénoué page 38 (oui c'est surprenant, mais ça m'a semblé trop fabriqué), et puis surtout - pour moi - rien ne sonne juste; je ne crois pas aux personnages, je n'apprécie pas leur langage (le docteur Atwood passe quand même un peu son temps à jurer. Un peu, ça va, tout le temps, hum, bon...), j'en étais à lire uniquement les cas présentés, en sautant tout ce qui concerne Franz et Jean, autant me rabattre sur les textes non romanesques de Martin Winckler, ce qui n'a pas tardé, hop, commandés !

A un moment je me suis dis que c'était intentionnel, que les personnages étaient volontairement caricaturaux et le propos utilement démagogique, et que ça allait basculer si j'étais patiente, mais voilà, je ne le suis pas, et je laisse tomber, tant pis pour moi s'il fallait attendre la page 400 pour saisir...

Le sujet pourtant m'intéresse, et là je vous renvoie directement au site de Martin Winckler qui en parle mieux que je ne le ferais, mais le roman me semble tout à fait raté, et j'en suis fortement navrée, croyez-le bien !

 

29.08.2009

7 - Richard Montanari

montanari.jpgPhiladelphie, un duo d'inspecteurs tendres et meurtris, des puzzles et du tangram et de la prestidigitation, avec quand même, bon, un bon gros psychopathe des familles, bien azimuté comme il faut, qui s'en prend aux jeunes fugueuses.

On sent bien que tout a un sens, et qu'il va s'éclairer de plus en plus, mais pages 206 exactement (sur 476, j'ai fait un effort !) je renonce à poursuivre. Pourquoi ?

Parce que j'ai de plus en plus de mal avec le formatage, aussi efficace soit-il (et il l'est ici, pas de problème); c'est à dire la forme un peu usée des chapitres courts (pour certains même lapidaires) qui s'enchaînent en croisant les narrateurs. On donne même la parole à certaines victimes, juste "avant" qu'il ne leur arrive des bricoles, histoire de tirer sur la corde empathie. Et parfois un chapitre entier est consacré à l'un ou l'autre de nos inspecteurs (Balzano ne se ronge plus les ongles, oh ! Byrne se fait rouler un patin par son ex-femme, ah !), histoire encore d'humaniser une intrigue que l'on annonce noire mais ludique.

Donc voilà, c'est bien fait, c'est certainement malin du point de vue de la manipulation, mais je n'ai pas envie de batailler avec mon esprit qui vagabonde et s'attache aux détails de la forme plutôt que de se plonger dans le fond. "Cauchemardesque" selon James Ellroy, "dans la lignée de Seven et The Game" d'après la 4° de couverture, qui ne sont ni l'un ni les autres dans mes lectures favorites; ceci expliquerait cela ?...

 

Ed. Le Cherche-Midi, Collection Thriller, août 2009, 476 p.

Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Fabrice Pointeau

Titre original : Badlands (qui est le quartier le plus désolé de Philadelphie)

07.07.2009

L'éclat du diamant - John Marcus

"L'Autre Editions" est une toute nouvelle maison d'édition qui entend s'écarter des circuits traditionnels du marché du livre, où les petits sont cruellement lésés. "L'éclat du diamant" de John Marcus (478 p.) est leur tout premier livre édité, et j'ai trouvé marrante leur approche des blogs :

"Cuneipage
Dans le cadre de l'enquête concernant le meurtre de votre confrère, le journaliste Frédéric Carloni, le groupe d'investigation Meunier souhaiterait vous entendre au plus vite au Quai des Orfèvres. Merci de prendre connaissance des détails de cette [ convocation ]*
Commissaire Jean Delajoie,
Bureau 315.
commissaire.delajoie@36quaidesorfevres.fr

* Lien direct pour lire votre convocation : http://www.36quaidesorfevres.fr/convocation_presse.html

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Ce courriel n'émane en aucun cas d'une autorité judiciaire. Il s'agit d'une invitation presse envoyée dans le cadre du lancement national du nouveau roman policier "L'Éclat du diamant" édité par L'Autre Éditions, RCS Créteil B 511 755 688.
"

 

Je ne me suis pas rendue à cette "convocation", mais j'ai été heureuse de recevoir le livre, qui sera d'ailleurs vendu directement cet été sur les plages et autres lieux touristiques, à un prix d'appel pour le lancement (11,09 €); il peut évidemment se commander normalement en librairie, aussi.marcus.jpg

Mais hélas ce polar ne correspond pas à ce que j'aime lire, et je l'ai abandonné après une centaine de pages. J'ai trouvé qu'on y donnait trop de leçons : l'organisation de la police française en détail, le monde du marketing et de la communication qui grime le capitalisme en actions citoyennes, j'ai eu l'impression de recevoir des cours magistraux qui ne sont vraiment pas ce que je cherche dans la lecture.

A chaque apparition d'un nouveau personnage (et dans les cent premières pages en tout cas ils sont nombreux), on a droit à une description très détaillée et très longue, toujours sur ce même petit ton un peu sentencieux qui m'irrite.

Les dialogues sont franchouillards, ils correspondent certainement à une réalité mais le langage est relâché, ou totalement abscons lorsqu'il s'agit par exemple de la conférence de presse de Van der Beer.

C'est apparemment (parce qu'après 100 pages, je ne peux pas présumer du reste) un vrai polar sociétal qui vous explique à longueur de pages comment vous vous faîtes enfler doucement, vous, pauvre masse moutonnante consommatrice. Je n'aime tout simplement pas ça, pour moi cela nuit à l'action (trop de bla-bla !) et à la fluidité de la lecture.

Mais je ne suis pas le bon public de toute façon pour un roman de ce genre, je n'aime pas à la base le polar français !

11.06.2009

29 ans, 8 mois et 17, non, 18 jours...

... qu'ils vivent ensemble. Ils s'aiment. Vraiment fort. Ont contourné le fait de ne pas avoir d'enfants par des jeux entre eux, des mises en scène, une activité forte. Kicki a un cancer depuis 14 mois, elle a été soignée, Lasse a été présent, ils en ont bavé, ce fut l'horreur, à moins que l'horreur débute seulement avec ce gonflement des ganglions lymphatiques qui réapparaît. Ils craignent tous deux de ne pas pouvoir faire face encore une fois.kihlgard.jpg

"Un superbe roman d'amour, salué par le prix Stina Aronsons" nous dit la 4° de couv et je suis navrée d'abandonner page 116, désolée de me sentir aussi mal à l'aise avec cette héroïne un peu leste et  son goût pour les personnes âgées. Le style est décousu, des phrases et des dialogues non signalés, deux narrations qui se mêlent, un peu de cru, je ne sais pas, je n'aime pas du tout l'ambiance, tant pis pour l'histoire d'amour, je passe !

 

"Le restant de nos jours" de Peter Kihlgärd

Ed. Actes Sud, juin 2009

Traduit du suédois par Hege Roel Rousson et Pascale Rosier 252 p.

23.05.2009

Anecdotique

Dans une librairie, je tombe sur "Et dormir dans l'oubli comme un requin dans l'onde" de Steven Hall (Ed. Robert Laffont). Je le tripote, je vois les éloges dithyrambiques en 4° de couv (jamais bon signe), les petits trucs à la Danielewski à l'intérieur, je lis quelques phrases, bon, je suis tentée, mais pas au prix fort (21 €); je rentre, et le trouve d'occasion sur le net pour moins de la moitié du prix : je commande.

Entre temps je lis l'assassinat signé O.L. dans Chronic'art de mai, qui se termine par : "Hall amoncelle sa quincaillerie avec une littéralité de benêt, préférant se prendre les pieds dans une intrigue amoureuse si téléphonée dans ses références et si calamiteuse dans son écriture qu'on croit souvent avoir affaire à une parodie. Inepte de bout en bout." (Le début est encore plus saignant).

Ça ne me démonte pas, je connais mes goûts étranges parfois, je sais que Chronic'art a la dent vraiment dure, j'espère de tout coeur faire partie des benêts à qui ce roman va plaire (selon eux).

Je m'inflige une centaine de pages, histoire de bien cerner le truc quand même, mais je sais bien avant ça que je trouve ce roman mauvais. Le côté amnésique qui ne sait à qui se fier, qui découvre des lettres et des instructions que son "premier lui" lui aurait laissé, ok, ça, je suis. Clio et la réalité conceptuelle dans laquelle on "nage" : non. Le ton des lettres et des dialogues : Non, non. Le reste : pas envie !

Faut pas s'emballer sur les 4° de couv, définitivement.

15.02.2009

On avait l'impression de découvrir une portée de loutres dans sa chaussure

J'avais promis de n'acheter aucun livre en février. Mais parfois, en visitant au nom du principe de la saine curiosité, voire de la culture générale, les librairies au hasard de ses pérégrinations, on tombe sur des livres auxquels il est impossible de résister.

Je savais que le thriller de "réalisme sarcastique" écrit par Hugh Laurie en 1996 sortait en ce début d'année aux éditions Sonatine, et quand j'ai vu qu'il était traduit par Jean-Luc Piningre (traducteur de Richard Russo),j'ai brisé ma résolution : j'ai acheté "Tout est sous contrôle" (The Gun Seller).

Me voici punie, puisque page 120 je jette l'éponge, tant il m'est pénible de suivre cette histoire rythmée par des vannes incessantes, certaines sont sympathiques d'ailleurs mais j'aurais dû l'anticiper, je n'ai jamais été friande de ce genre de narration. L'histoire ne m'inspire pas plus, conflit mondial, armes, moto, bla bla, quelle plaie je vous jure.

Bien fait pour moi !

 

24.01.2009

A un moment donné, la vie est si décevante

CET

ABRISSEAU

QUI SE PREPARE

A FRUCTIFIER

TE

RES

SEM

BLE

Un calligramme d'Apollinaire, jolie dédicace. J'ai entamé "Le Choix de Juliette" pleine de bonne volonté, d'ailleurs l'avertissement préalable (Déconseillé aux, contient ceci et cela) m'a plu aussi, surtout la dernière entrée : "Peut contenir des sentiments".

Mais voilà, malgré la jolie plume de Juliette Jourdan, ce roman paru aux éditions Le Dilettante ce mois-ci m'a perdue en route, page 112 je ne trouve plus l'envie de continuer ma lecture. Le monde des transsexuelles Tourangelles ne parvient pas à me rejoindre, je n'éprouve tout simplement pas l'envie d'en savoir plus.

Je dois reconnaître que même les romans de Michel Tremblay traitant d'un sujet similaire me laissent froide. Juste pas réceptive, ça arrive !

***

Souvenirs d'enfance au Maroc, petite fille brune éblouie par sa tante, la mer, la chaleur, le bonheur en famille avec sa grande amie Sofia, les serpents, les oursins, la découverte du mot snob... Je lis, je lis, mais jamais je n'entre dans ces mots-là.

Page 81, j'arrête, la prose de Christine Orban, dans ce "N'oublie pas d'être heureuse", n'est tout simplement pas pour moi, tant elle me parait fade.

Lily a trouvé ce roman très joli.

***

Ce qui m'a attirée : "Histoire d'une famille autant que fresque sociale, ce roman, le quatrième de Jabbour Douaihy, se distingue par un va-et-vient constant entre la gravité du propos et l'humour le plus diabolique."

Et en effet, "Rose Fountain Motel" bénéficie d'une plume douce, gentiment moqueuse, que l'on parcourt sans déplaisir. Mais page 76 je me rends compte que rien ne me titille pour connaître un peu mieux Réda ni les magouilles de la famille établie dans la cave; la mystérieuse (à ce stade de ma lecture) dame en robe couleur de vin à la limite me pose question, ou la tante Nohad, qui a l'air bien intéressante, mais qui a définitivement perdu la boule. Nous sommes ici dans une demeure pas mal délabrée non loin de Beyrouth, en 1990. La famille Baz (grande bourgeoisie chrétienne) n'a plus qu'un seul représentant dans la place, claquemuré au premier étage. Au sous-sol vivent vivent des Bédouins chargés de veiller sur lui et la maison...

Bref, j'y reviendrai peut-être plus tard, mais en l'état se dégage surtout de ma lecture une forme d'ennui de plus en plus prononcée. Et c'est là où je mesure à quel point l'histoire seule ne suffit pas, que la lectrice que je suis a besoin de trouver dans le style le petit quelque chose qui lui corresponde.

***

Et puis, en vrac, abandonné :

"Des nouvelles du Mexique" Ed. Métailié (impossible d'entrer dedans)

Andrea H. Japp "Dans la tête, le venin" Ed. Calmann-Lévy (lu la moitié et plus envie d'y revenir, notamment un personnage (une ado) qui m'a glacée d'horreur)

Junot Diaz "La brève et merveilleuse vie d'Oscar Wao" Ed. Plon (trop déjanté pour moi, et puis je n'ai pas fait d'espagnol, suis larguée)

Gérard de Cortanze "Indigo" Ed. Plon (Historique que j'ai trouvé trop mielleux)

Georges Flipo "Le film va faire un malheur" Ed. Le Castor Astral (pas attirée par les milieux dans lesquels l'action se passe, pas plus que par le héros tête à claques)

John Burnside "Un mensonge sur mon père" Ed. Metailié (trop plombant pour moi)

Jean-Philippe Blondel "A contretemps" Ed. Robert Laffont (désintérêt progressif malgré de très jolies choses dites sur la lecture)

Jean Cavé "Accident de parcours" Ed. Plon (je n'aime pas la période (années 70) de l'action)

Calixthe Beyala "Le roman de Pauline" Ed. Albin Michel (trouvé ça insignifiant).

Et pour finir "Enfants perdus" d'Arnaud Rykner, Ed. du Rouergue, que j'ai lu jusqu'au bout (très court) mais dont je ne sais absolument pas quoi dire :/

 

Ces abandons ne m'empêchant pas, un jour ou l'autre, de retenter !

21.12.2008

Roman cherche lecteur !

La semaine dernière, Hugo Buan, l'auteur de "Hortensias blues", me proposait gentiment par mail de m'envoyer son roman, en me précisant bien qu'au vu des lectures sur mon blog il n'était pas certain que j'apprécie son polar, mais "sait-on jamais" ! En effet, on ne sait jamais, et j'étais tentée. Son éditeur, Pascal Galodé, m'adressa promptement ce roman, et je les remercie tous les deux.

Me voici sur la piste du tueur qui a laissé un dentiste de Rennes la tête fracassée par un club de golf, avec un hortensia dans le cul.

Page 74, je raccroche, il se trouve que je ne suis pas sensible à la forme d'humour employée et j'apprécie peu qu'il y ait autant de dialogues, tout le temps. Par contre, Gérard Collard, le célèbre libraire, a beaucoup aimé, Yvon lui attribue un beau 4/5 (et Yvon a la note sévère !), enfin Michel vient de le dévorer, et sa Souris avec lui !

Il serait donc particulièrement injuste, surtout en ces temps d'esprit de Noël, que ce roman traîne tristement sur une étagère. Je le fais suivre à la première personne qui le demande !

buan.jpg

09.12.2008

Moi, j'aurais bien aimé...

J'avais repéré ce roman dans les nouvelles parutions de chez 10-18, dont la collection Domaine Etranger dirigée par Jean-Claude Zylberstein m'a déjà apporté de nombreux bonheurs, et puis Cathulu en a fait un billet élogieux et incitateur, contrebalancé immédiatement par l'avis mitigé de Clarabel. Je commence donc hier soir "Gloire, honneur et mauvais temps" de Jincy Willett, histoire de me faire ma propre opinion.

Au début, j'aime bien. La narratrice est caustique, l'ambiance à la tempête, elle est bibliothécaire, tout ceci est prometteur. Je relève même un passage :

"La lecture n'était pas pour elle un moyen de s'évader, pas plus qu'elle ne l'est pour moi. Elle était une facette de l'expérience directe. Mère faisait évidemment la différence entre le monde fictif et le monde réel, celui dans lequel elle devait préparer les repas et ainsi de suite. Néanmoins, le monde fictif était pour nous une extension du monde réel et aucunement un substitut de celui-ci ou encore un refuge pour lui échapper."

Je partage cette vision.

J'aime bien aussi le titre original : "Winner of the National Book Award" ;o)

Mais en avançant j'éprouve de plus en plus d'ennui, et finalement page 190 je décide d'arrêter les frais, l'histoire tordue des amours malheureuses d'Abby et du cinglé dont elle s'est entichée ne m'intéresse pas, c'est comme ça !

Et là pour le coup ce n'est pas une question de moment ou de disponibilité, juste un roman qui ne me touche pas. Au suivant ! :-D