01.12.2011
And her "love nest" ? - It's a metaphor. - No, it's a euphemism.
Il est un auteur de romances historiques très prolifique (2 par an depuis une dizaine d'années), qui a décidé depuis peu de se lancer dans les romances contemporaines. Ça marche pas mal, sauf pour les scènes de sexe, où malgré l'injonction de son éditrice d'utiliser un vocabulaire moderne, il se cache toujours derrière des termes imagés et ultra datés. Lors d'une signature, il rencontre une superbe jeune femme bien décidée à l'aider, en donnant de sa personne si besoin.
A partir de ce plot prometteur, où j'attendais de l'humour et des théories sur ce que la lectrice attend, tout ça, Ellen Fisher nous tisse un roman tout en clichés, prétexte ultra léger à du cul, du cul, du cul. 
Il a 33 ans, il est mignon, il écrit de la romance à longueur de journée mais est abstinent depuis des années. Elle en a 27, c'est une bombe hyper délurée mais un traumatisme adolescent la rend incapable de consommer (enfin, ses blocages sont à dynamique variable : la bouche, ça marche. Partout.)
"Oh, my God," she said, in a reverent voice that made his ego grow two sizes, right along with his erection.
Il lui dit qu'elle est trop belle, elle lui dit qu'il est trop incroyable, mais non rien n'est possible, je suis trop abîmée you know, all this intimacy me fait peur d'une force non laisse-moi, oh oui ne t'arrête pas, tiens c'est joli ce tableau au mur, tu peins ? "I hope you don't think I'm egotistical for hanging up my own painting. It's just that - they don't cost me anything. He grinned. Not egotistical. Just practical." Et moi je connais tout de toi à travers tes livres, est-ce qu'on t'a déjà dit que la nourriture pouvait être très sensuelle aussi ? Oh non jamais mais que faisais-je avant de te connaître, bla bla. Au feu la cohérence psychologique, à la baille la progression de l'intrigue, aux oubliettes le plot de départ, à la benne un quelconque intérêt.
J'ai gloussé tout du long, mais pas pour les bonnes raisons. Quand je regarde les commentaires sur amazon.com, je.ne.comprends.pas.
In The Mood - Ellen Fisher
Kindle édition (0,99 euros)
08:15 Publié dans Livres : Je n'aime pas | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : so what do you call it?, i guess i don't call it anything., maybe there., as in "touch me there". |
06.10.2011
Trop c'est trop
Du couple signant sous le pseudonyme de Lars Kepler j'avais aimé "L'Hypnotiseur", et j'ai bien cru dans les premières pages pouvoir plonger de la même façon dans leur nouvel opus, "Le Pacte". Je jette pourtant l'éponge page 256 (sur 506), incapable d'y croire plus longtemps.
On retrouve l'inspecteur Joona Linna pour une enquête intéressante à la base : une jeune femme morte noyée sur un bateau sans aucune trace d'eau nulle part, ni sur elle ni autour d'elle, et un grand patron retrouvé pendu dans son appartement sans aucun ustensile lui ayant permis de monter juqu'à la corde. Dans les bons points, un couple traqué sur une île (leur fuite est très prenante) et une nouvelle inspectrice originale (un physique d'elfe pour un mental de winneuse). Dans les mauvais, une intrigue à base de vente d'armes et de conspiration politique, des chapitres ultra-courts qui s'offrent le luxe de reprendre de temps à autre ce qui a déjà été dit, et des personnages de plus en plus barrés : le nouveau patron de je ne sais plus quoi ne peut s'endormir sans étreindre une gamine rencontrée en hôpital psy, Joona refuse de prendre ses médicaments pour avoir les idées claires et a des crises terribles, et surtout nos fugitifs tombent dans la maison d'un cinglé qui leur propose un jeu pervers : ok, ça se termine là pour moi, tant pis pour la suite, ça part dans tous les sens cette affaire.
Dommage.
(Editions Actes Sud, collection Actes Noirs, traduit du suédois par Hege Roel-Rousson)
06:24 Publié dans Livres : Je n'aime pas | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : je suis déceptitude, j'ai marché pendant 100 pages environ, j'y ai cru |
26.09.2011
Je ne vise pas l'amour à l'horizon, je tire l'amour à bout touchant.
J'adore Stéphie. Je la connais un peu, dans la vie, comme on dit, et on s'entend plutôt pas mal. Mais alors quant à nos goûts littéraires, on ne pourrait être plus opposées (avec quelques exceptions, comme il se doit, Zola en étant une). Elle a adoré "L'unique objet de mon désir" de Frédéric Teillard (Editions Galaade, 2011) et son billet m'avait donné envie de le lire : erreur.
Grosse erreur même, tant ce roman m'a énervée. Un couple, la quarantaine descendante, lui écrivain, elle a un amant, les enfants sont grands, c'est la période de Noël. Elle part la passer avec celui qui lui met le coeur à l'envers, tandis que monsieur reste à Paris et est supposé écrire.
"... Je crois que je ne sais faire que des livres qui agissent sur leur lecteur comme la nouvelle d'un suicide, quelque chose qui frappe de paralysie les pensées conquérantes, galopantes, tournoyantes, et rend le mouvement aux autres, les tétraplégiques, les comateuses, les endormies, pour quelques heures au moins, quelques jours. Ce qui n'intéresse pas grand monde."
Moi j'aurais bien aimé, sincèrement, que Gilles me remue un petit quelque chose, mais je l'ai juste trouvé ennuyeux à en périr, avec sa façon de décortiquer le moindre micro embryon de truc qui lui traverse l'esprit, totalement à côté de sa vie. Et long. Je l'ai trouvé très, très longuet quand c'était son tour de s'exprimer. Alix est plus touchante, forcément, quadra totalement ravagée d'amour, mais elle passe elle aussi son temps à s'auto-analyser d'une manière que j'ai trouvée insupportable. Enfin, Nino, l'amant, n'a le droit à la parole qu'en épilogue, pour le très attendu coup de théâtre qui n'a rien de surprenant.
Rien que de très banal, vu sous un angle beaucoup trop intellectualisé pour la lectrice que je suis, avec un ton désenchanté qui a provoqué de l'agacement chez moi, plutôt que de se communiquer.
Stéphie, je le répète, en pense exactement le contraire. A vous de tester.
10:13 Publié dans Livres : Je n'aime pas | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : "je me suis levée, le froid m'a apaisée, j'ai regardé le ciel par la fenêtre, "bla bla, bla bla, 184 pages dans ce style, moi, je n'aime pas |
14.09.2011
Qu'est-ce que ça fait, L et E ? Fa, répond Fadila.
Edith est traductrice littéraire, interprète occasionnellement. Elle travaille à la maison et vit avec les mots. Lorsque Fadila entre dans sa vie, en venant faire quelques heures de repassage chaque semaine, elle s'engage plus ou moins par la force des choses à lui apprendre à lire et à écrire. Alors elle se renseigne, tente d'appliquer une méthode, puis d'écouter son bon sens, puis son coeur, mais Fadila ne se laisse guère faire. 65 ans, marocaine, jamais tenu un stylo de sa vie, un caractère bien trempé, pas évident.
Histoire d'alphabétisation, mais aussi d'une relation qui se construit patiemment entre deux femmes que tout oppose...
... Qui m'a laissée plutôt froide. Sur un sujet approchant, j'ai été plus accrochée par ce qu'a écrit Bertrand Guillot. Fadila et Edith n'ont jamais pris corps pour moi. Je suis restée observatrice sans jamais trouver le petit quelque chose qui m'aurait permis d'entrer enfin dans leur combat ou leur quotidien. L'ensemble m'a paru sec.
Tant pis.
Les amandes amères - Laurence Cossé
Editions Gallimard, 2011, 219 p.
Cathulu est beaucoup plus enthousiaste.
18:30 Publié dans Livres : Je n'aime pas | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : hier j'pleuré, dit-elle, toute ma vie j'pleuré. |
18.07.2011
La vie n'est donnée qu'une fois et on la veut hardie, sensée, belle.*
* Anton Tchekhov
300 pages très aérées (euphémisme) où l'on trouve essentiellement des poncifs absolus : clairement dispensable. A moins, évidemment, que vous aimiez entendre des choses telles que :
"Il est sage de prendre vos distances avec ceux qui veulent vous rabaisser."
"Quand la vie vous oppresse, recherchez du réconfort dans la nature."
"L'amour et la réussite nous embellissent, la bonté aussi."
...
Des comme ça, il y en a des brouettes dans ce florilège de "pensées et de réflexions intimes" que Nikki Gemmel nous présente comme un "cadeau tendre et lumineux". Il y a aussi de jolies citations :
"Hardiesse, sois mon amie; audace, arme-moi..." William Shakespeare
"Détournez-vous de ceux qui vous découragent de vos ambitions. C'est l'habitude des mesquins. Ceux qui sont vraiment grands vous font comprendre que vous aussi pouvez le devenir." Mark Twain
...
Etait-il utile que je connaisse l'avis de l'auteur sur la fellation (elle trouve ça dégradant) ou le clitoris (8000 terminaisons nerveuses) ? Ai-je appris quoi que ce soit, ai-je souri, ai-je été motivée en une quelconque façon ? Bah, non, même si j'ai tourné les pages jusqu'au bout, en une petite heure.
"Plaisir" - Nikki Gemmel (Pleasure)
Au Diable Vauvert, 2011, 300 p.
Traduit de l'anglais par Gaëlle Rey
10.04.2011
Les cafeteurs sont aussi nombreux que les cocus sur la terre et cela doit expliquer bien des drames
Philippe Langon, à cinquante-sept ans, est devenu récemment un personnage médiatique. D'abord étonné des
réactions à son essai polémique "L'Etat providence", cet universitaire aux idées libérales a fini par considérer sa popularité comme normale, et la savoure. Père de famille et même grand-père, il a un physique banal, quelques kilos en trop, les tempes grisonnantes, ne sait pas s'habiller. Il aime toujours sa femme, comme quelqu'un sur qui il sait pouvoir compter inconditionnellement, leur couple est sexuellement inactif (ou tout comme) depuis des années. Déboule Léna, vingt-huit ans. Coup de foudre pour lui, elle est flattée. Débute alors une liaison dans laquelle Philippe risque de perdre beaucoup...
Contrairement à ce que mon titre (citation) pourrait laisser entendre (c'est juste que je l'aime bien, cette citation) (cafeteurs de tous pays, et surtout les adeptes du "c'est pour ton bien", songez-donc à la fermer un peu, merci), la tonalité de ce roman n'est pas au clash. On suit le cheminement intérieur de Philippe, on tâtonne à ses côtés, et il est plein de candeur, n'étant pas un habitué des coups de canif au contrat. Il pourrait être le père de Léna, il en est l'amant. Elle pourrait être une profiteuse, elle est attendrie. Mais le décalage entre eux ne fera que grandir, jamais vraiment sur la même longueur d'onde.
Et ce que perd Philippe, au fond, c'est surtout sa tranquilité intérieure, la possibilité de réfléchir vraiment. Je n'ai pas eu l'impression qu'il était brillant à la base, les sentiments (qui évoluent) qu'il éprouve le fourvoient, au moins dans sa façon d'exprimer ses idées. La vie n'est pas tendre pour les petits garçons, quel que soit leur âge.
Entre ce roman et moi rien ne s'est passé, il fait partie de ceux qui ne me laissent aucune impression finale, et je n'aime pas très beaucoup ça. Mais concrètement, je n'ai rien à lui reprocher non plus, il n'est ni plat ni mal construit. Juste pas tellement mon truc. Le vôtre, peut-être ? Il faut essayer pour savoir :)
Un délicieux naufrage - Frank de Bondt
Buchet-Chastel 2011, 282 p.
05:26 Publié dans Livres : Je n'aime pas | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : j'aime beaucoup l'épilogue, en revanche, triste mais doux |
24.03.2011
Close Your Eyes - Amanda Eyre Ward
New York, 1986. La petite Lauren, 8 ans, passe la nuit avec son frère, Alex, 10 ans, dans leur cabane,
dans l'arbre du jardin. Au matin, Alex découvre le cadavre de sa mère dans sa chambre. Le père est accusé, emprisonné.
Austin, Texas, 2010. Alex part en Irak comme médecin sans frontières, Lauren s'effondre. Assaillie par des attaques de panique, elle tente de voir un psy, elle a conscience d'avoir érigé de très hauts murs autour de ce qui a bien pu se passer cette nuit-là. Refus de l'engagement, refus de tout contact avec son père, elle vit dans une insécurité permanente qui ne peut plus durer.
Et puis il y a Sylvia, qui, enceinte de cinq mois à 41 ans, vient de quitter le père pour revenir à New-York. Elle espère pouvoir compter sur Victoria, son amie depuis la petite école, pour qui elle a toujours été une épaule solide.
Tous ces gens sont liés, et à coup de flash-backs nous allons comprendre comment...
Basée sur une histoire vraie, ce roman a un traitement extrêmement formaté. Le cloisonnement des différentes parties n'empêche hélas pas de sentir beaucoup trop vite vers quoi on se dirige, et aucune ficelle ne nous est épargnée : la demande en mariage écrite sur la buée de la vitre de voiture, l'appel nocturne qui sonne faux de bout en bout, le happy end de tous les côtés, non, c'est juste pas possible.
Dommage parce que des choses fonctionnent bien malgré tout (comme la "rencontre" entre Sylvia et Victoria, leur relation au fil des ans), mais l'ensemble est bien trop fade et trop chargé, paradoxalement.
Harper Press, 2011, 251 p. (VO)
Merci Amanda pour le prêt !
Les autres romans d'Amanda Eyre Ward : A perte de vue, Le ciel tout autour, Pardonnez-moi i c i
Ses nouvelles : Les amours de Lola l à .
21:45 Publié dans Livres : Je n'aime pas | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : j'ai aimé la partie 2, en fait, uniquement, 50 pages, quoi |
02.03.2011
Le caveau de famille - Katarina Mazetti
La suite du Mec de la tombe d'à-côté ! Enfin ! C'est peu dire que je l'attendais. Trop, faut croire.

Sept ans racontés à tour de rôle, toujours Désirée et Benny, évidemment, plus quelques autres amenés à traverser leur histoire. Des prises de parole courtes, nerveuses, toutes les trois pages on change d'interlocuteur. Ils ne vivent pas heureux séparés, ils sont à des années-lumière ensemble. Rien ne change, et tout change, parce que la vie avance, on se marie, on a des enfants, on essaye tous de faire de notre mieux mais il n'a pas la même forme pour tout le monde.
Désirée à la ferme ? Benny qui ne comprend pas "qu'avant", il y avait sa mère, sa grand-mère et sa tante pour faire tout ce que fait Désirée. Les enfants à qui il arrive malheur. La fatigue, la fatigue, la fatigue.
J'ai eu un peu de mal à "entrer" dans ces pages, mais fort heureusement me suis laissée entraîner au bout d'un moment, parce que ce qu'évoque Katarina Mazetti est assez universel : le rôle de la femme dans un foyer. Les fins de mois fragiles, qu'un rien peuvent totalement déstabiliser. La façon dont on s'éloigne l'un de l'autre imperceptiblement.
Le ton reste vif et l'angle toujours humoristique, il y a toujours ce côté légèrement abrupt, cette société suédoise qui étonne souvent, mais j'ai moins apprécié que le premier tome, n'y trouvant pas complètement mon compte. Benny fait des efforts, oui, mais je l'ai pris en grippe, ça a été plus fort que moi, et j'ai crié "tire-toi, tire-toi, tire-toi" tant que j'ai pu, mais Désirée ne m'a pas entendue. Maintenant si vous avez aimé le premier tome, je ne vois pas comment vous pourriez résister à lire cette suite, de toute façon :)
Ed. Gaïa, 2011, 238 p.
Traduit du suédois par Lena Grumbach
Titre original : Familjegraven
Merci Cathulu ! (Qui est beaucoup plus enthousiaste), Tamara est pile entre nos deux avis,
07:59 Publié dans Livres : Je n'aime pas | Lien permanent | Commentaires (44) | Envoyer cette note | Tags : suède |
09.01.2011
Nan mais pourquoi ?
Ce serait un livre sur la condition masculine au XXI° siècle, qui exposerait le quotidien d’un trentenaire l’année de son divorce, tu vois. Il y aurait des tentatives d’humour, du jonglage avec les degrés, il ne baiserait plus sa femme parce qu’elle aurait grossi, il ne connaîtrait pas ses filles autrement que comme des silhouettes de second plan, quelques provocations comme ça, mais soft, attention, tout dans l’esprit un homme c’est pas compliqué, ça comprend rien, c'est tout. Il apprendrait à ouvrir les yeux, confronté à des situations inextricables, être à l’heure à l’école, faire les petits-déjeuners et dîners, paniquer pour la varicelle, des sujets traités comme de la science-fiction, tu vois. Limite l’Aventure moderne. On resterait dans une platitude frontale, épuration, aération, minimalisme. On ne chercherait pas l’excuse, tu vois, à peine on témoignerait, on irait, léger et plein de formules, et on finirait par un bon lieu commun des familles. « Un coup à prendre » de Xavier de Moulins, ça s’appellerait.
06:00 Publié dans Livres : Je n'aime pas | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : moui moui moui |
19.11.2010
Lire en repassant
J'ai développé au fil des années un coupable penchant pour le repassage, allant jusqu'à des extrémités étranges (une chaussette repassée est une chaussette douce), y voyant un habile subterfuge au fait que le reste du ménage qui incombe généralement à une femme au foyer soit peu ou prou laissé en jachère. Souillon, moi ? Peut-être, mais vêtue de plis bien frais.
Je ne regarde pas la télé en repassant, je n'écoute pas de musique, je m'investis toute dans cet acte répétitif et apaisant, voire lénifiant. Mais comme je repasse beaucoup (des jolies petites piles de sous-vêtements, chatoyant, non ?) j'ai tenté un dérivatif que j'espérais agréable : le livre audio. Ma fille, me suis-je dit (car j'entretiens avec moi-même une conversation aussi passionnante que nourrie), fi de tes basses pensées mécréantes (j'ai déjà fait des féculents ce midi, faudrait un légume ce soir, ou alors je fais 2 légumes demain ?), rythme-donc ton dur labeur par une histoire prenante, lue par une voix profonde.
Hélas j'ai mal choisi ! J'ai tenté, dans le cadre d'une opération organisée par Audiolib, "L'Oiseau de mauvais augure" de Camilla Läckberg (éditions Actes Sud), traduit du suédois par Lena Grumbach et Catherine Marcus, et lu par Eric Herson-Macarel.

A son crédit, l'enregistrement propose le texte intégral. A son débit, la durée totale est de 13 h 20. J'aime repasser, certes, mais quand même.
Bien sûr je pourrais écouter ça dans d'autres conditions, le livre audio a justement ceci de pratique qu'on peut s'y adonner en d'innombrables circonstances. Mais là je cherchais un compagnon de repassage, quoi. Et le côté feuilleton (1 h par jour, en gros) ne me tente pas - en plus de mon addiction au coup de fer, je couve en mon sein le syndrome un livre commencé est un livre terminé à l'exclusion de toute autre activité, à moins de ne plus avoir envie d'y revenir, et c'est alors l'abandon pur et simple.
En ce qui concerne ce roman en lui-même, j'ai mis 2 plages (une heure) d'écoute avant d'entrer dans l'histoire (j'en ai écouté 3 bonnes heures au total). Malheureusement, la voix du comédien me fait irrésistiblement penser à celle de Pierre Bellemare. Il y a trop de personnages et d'intrigues annexes qui se croisent, toutes débitées par la même voix, j'ai du mal (je crois que mon imaginaire a trop l'habitude de jouer seul avec les voix et les mises en situation.) Enfin le texte regorge de facilités trop nombreuses à mon goût, amis de la platitude et du cliché, bonjour.
Après quelques tentatives mitigées (une en voiture pendant un long trajet, "La jeune et fille et la perle" lue par Isabelle Carré - où j'ai risqué l'emprisonnement pour torture d'oreilles non consentantes -, une autre sur mon divan, offerte à la voix divine de Hugh Laurie lisant Dickens - où mon anglais a montré ses limites -, et quelques autres plus réussies (Doctor Who, la voix d'Anthony Stewart Head...)) je pense que peut-être je ne suis pas mûre pour les livres audios, ou que mon mode de vie actuel ne leur offre pas la place qu'ils mériteraient.
A reprendre quand l'état de mes yeux ne me permettra plus mes heures de lecture quotidiennes.
12:55 Publié dans Livres : Je n'aime pas | Lien permanent | Commentaires (44) | Envoyer cette note | Tags : livre audio, ça doit être mon 4° ou 5° essai, mais je sais que j'y reviendrai, forcément à un moment ou à un autre, juste pas trouvé la bonne adéquation encore, entre mes besoins et mes envies |

