01.09.2010
France 80 - Gaëlle Bantegnie
D'un côté, Claire Berthelot, sa famille, son adolescence, sa maniaquerie, ses copines, des copains, les
cours, la banlieue de Nantes.
De l'autre, Patrick Cheneau, l'authentique beauf, VRP, queutard impénitent, amoureux de la médiocrité, pas méchant au fond.
L'époque : Mai 1984 à Août 1989.
Le genre : Description clinique d'une époque, de ses rites, de ses marques, de ce qui rythme son pouls.
L'avis : Hypnotique. Il faut sans doute une consistante dose de curiosité pour s'intéresser aussi précisément aux années 80 si on ne les a pas vécues, mais la 1967 que je suis s'est faufilée là-dedans avec une aisance ravie. C'est moi, ce sont mes références (pour le pire et le meilleur !), mes habitudes, mes hontes, j'ai nagé dans ces pages, je les ai absorbées pour chantonner et Juliette avait encore son nez, Aragon n'était pas un minet, Sartre était déjà bien engagé, au café de Flore y avait déjà des folles toute la journée (Ah, Nicolas...).
Mais comment quelqu'un de - mettons 25 ans - reconnaîtra-t-il les marques (et saura-t-il mesurer leur poids sociologique), les morceaux de chansons totalement mêlés à la narration, les expressions (Moi, j'ai pas envie d'habiter avec un mec par en-dessous comme toi. D'abord je suis pas par en-dessous, j'suis juste prévoyant) ? Je me pose sincèrement la question, il me semble que voici un roman à côté duquel on peut passer très au large trop facilement.
Pourtant, ces deux portraits croisés (qui se rencontrent très fugacement) racontent une vraie histoire, dont on suit le fil, légèrement abasourdis.
Un roman qui ne s'adresserait qu'à une génération ? La classe.
Ed. Gallimard, collection L'Arbalète, 220 p.
"Samedi 9 mai 1987
18h45. Dans la cuisine, Marise verse des cacahuètes dans un ramequin, dispose les minisaucisses Herta dans le bol Arcopal à fleurs bleues et les Crackers Belin sur une assiette à dessert. Hervé a sorti du buffet toutes les bouteilles d'alcool, qu'il aligne sur la table basse du salon - Whisky Label 5, Ricard, crème de cassis, vieille prune offerte par oncle Alain en juillet 1984. Il rapporte du frigo trois bouteilles de bières de marque différentes, qu'il place méticuleusement à côté des autres. Heineken, Jenlain, La Becasse. Hervé sent que cette initiative agace sa femme; il esquisse un petit sourire gêné, qui l'exaspère encore plus."
06:00 Publié dans Pas mal | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : instantané d'une époque
28.08.2010
Acteur - Emmanuelle Delafraye
Côté famille, ce n'est pas la joie : le grand frère est parti s'installer avec sa copine, du coup la mère déprime, et la tante déboule avec ses enfants parce que son couple va mal. Notre adolescent de héros se sent mal dans cette maison. En éclaircie, il a été contacté pour un essai, mais c'est à double tranchant. D'un côté, être acteur est vraiment son rêve, de l'autre, s'il n'est pas pris, ça amplifierait son sentiment d'inutilité. Alors il répète, beaucoup, tout le temps, cherche à exprimer à sa manière la violence, seule indication qu'il ait eu quant au rôle à jouer...
Un chouette roman jeunesse qui nous donne à voir des cours de théâtre, une vision du métier d'acteur, et les différentes façons de se mettre en condition pour un rôle. On reste en permanence dans une ambiance adolescente, avec la petite copine qui fait battre le coeur et les copains qui filent un coup de main. J'ai beaucoup aimé le passage de l'audition et l'épilogue, qui fleure bon la vraie famille.
Ed. Rageot Collection Métis, 118 p.
06:00 Publié dans Pas mal | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jeunesse
18.08.2010
Dans la tête des autres - Mano Gentil
"Il n'entend plus, il distingue. Il ne voit plus, il perçoit."
Il a gagné 6 millions d'euros au Loto. Ça le dépasse complètement, il passe quelques temps à jouer avec l'idée, avant d'aller toucher ses gains. Quand on a toujours vécu une petite vie, à l'économie des sentiments et des sensations, on ne se résout pas d'un coup à tout chambouler. D'ailleurs, l'argent, faut s'en méfier, s'il en croit sa mère. Serge, la quarantaine sage, toujours célibataire, mou du genou sous la coupe de sa mère qui l'idolâtre, va bien réfléchir...
Un roman surprenant qui ne se laisse pas classer facilement. Première partie avec une narration observatrice, des faits, des présentations, un épilogue tricheur. La suite change de registre par deux fois, en nous faisant pénétrer dans la tête des personnages précédemment mis en action (et on mesure combien on ne sait vraiment jamais ce qui couve dans le crâne des autres, on ne comprend jamais personne, on interprète leurs gestes en fonction d'éléments trompeurs), puis tout se termine en cavalcade effrénée.
Construction habile, donc, mais traitement un peu plan-plan à mon goût, je me suis un peu ennuyée, je l'avoue.
Ed. Calmann-Levy, 2010, 189 p.
06:00 Publié dans Pas mal | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : roman à rebondissement inattendus
15.08.2010
Alien Earth - Robin Hobb (sous pseudo Megan Lindholm)
Un jour, une voix s'est faite entendre sur la terre, annonçant que l'Homme avait définitivement compromis la planète et que toute vie allait s'éteindre d'ici à 200 ans. Alors, ceux qui le pouvaient ont accepté d'être emmenés à bord de vaisseaux vivants, et de s'inscrire dans une nouvelle vie, très ordonnée, où petit à petit toutes les caractéristiques ont changé.
Aujourd'hui, l'homme a une durée de vie d'environ 200 ans, repousse la puberté jusqu'à la première moitié, conserve un corps d'enfant la majeure partie de sa vie. John et Connie sont des navigants, à ce titre ils passent quantités d'années dans une sorte de sommeil en vol, et n'ont plus aucune attache avec leurs congénères, qu'ils voient vieillir et rétrécir à chacun de leurs passages sur les différentes planètes où on les a assignés tandis qu'eux ne comptabilisent que leurs heures d'éveil.
Leur vaisseau s'appelle Evangeline, c'est sa race qui a sauvé les humains à l'époque. Elle est parasitée par une autre race extra-terrestre, Tug, qui assure une sorte de commandement, distribuant punitions et récompenses. A bord, il y a aussi Raef, terrien de la première fournée qu'Evangeline et Tug ont gardé par curiosité.
Les rôles sont établis une fois pour toutes, c'est Tug qui a le contrôle absolu. Sauf que Connie et John ne sont peut-être pas aussi "adaptés" qu'il pourrait le souhaiter, Raef autre chose qu'un jouet, et surtout Evangeline pourrait bien posséder une intelligence qui n'attendrait qu'une occasion pour évoluer...
Premier roman de science-fiction écrit par Robin Hobb (sous pseudo), Alien Earth n'échappe pas à une certaine nébulosité. Il faut environ 300 pages pour que l'action se mette en place, on a de longues descriptions destinées à étayer l'univers dans lequel on évolue. Néanmoins la plume est toujours efficace, lentement on comprend de mieux en mieux la psychologie de chacun de nos protagonistes et lorsque l'action s'emballe, on a l'impression de faire partie de l'histoire. On redécouvre notre planète en néophyte, on ressent une espèce d'émerveillement et on se laisse complètement emporter, appréciant au passage l'importance des livres et de la littérature dans un futur aussi lointain.
Pas mal du tout pour un premier essai en SF !
Ed. SW-Télémaque, 2006 492 p. (1992 pour la parution en VO), Livre de poche 2008
Traduit de l'américain par Claudine Richetin
13:41 Publié dans Pas mal | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : sf, space opera, refuser tout carcan
04.08.2010
N'attendez pas trop longtemps - Agnès Marietta
Une maison dans le Vexin, dans un petit village très perdu, à vendre, mais attention, à quelqu'un qui
doit plaire au propriétaire. Un agent immobilier, deux clientes. Action...
J'ai été charmée par ce premier roman d'Agnès Marietta, pendant les deux premiers tiers. Je le suis beaucoup moins par l'épilogue bien propre et gentil, qui traîne en longueur en ne nous épargnant aucune image pour bonne conduite.
Clara, la client numéro 1, est agaçante dès le départ, il faut lui reconnaître cela. Romancière à caprices et introspection, elle sautille sans arrêts et décortique tout ce qui bouge à coup de pensées définitives. Pourtant c'est elle qui entraîne tout ce petit monde romanesque, et qui nous fait tourner les pages, l'une après l'autre.
"La maison dont il parlait, le fameux "coup de coeur", est à Vaillancourt, petit village paumé, sans grand intérêt, dont il m'a fait faire le tour à pied comme s'il appartenait au patrimoine de l'Unesco. Je l'ai suivi de bonne grâce, j'aime bien les gens passionnés par ce qu'ils font, même quand ça ne m'intéresse qu'à moitié. Je manque, dans mon entourage, de gens passionnés : il y en a surtout qui s'évertuent à paraître plus brillants, plus percutants que les autres, et de tous leurs bons mots, de toutes leurs phrases, il ne reste jamais rien. Il suffit de se retrouver au lit avec un de ces énergumènes aux sourcils froncés pour se rendre compte que, dans le fond, ils savent bien que leurs paroles ne pèsent, ne sentent, ne touchent rien, ce sont juste des commentaires. Eux-mêmes ne sont que des commentateurs, et c'est ça qui leur plaît, qui les rassure, se tenir aussi loin que possible de tout ce qui brûle, tache, souille ou embaume; toutes ces sensations - froid, chaud, lisse, visqueux, râpeux -, ils se les gardent pour leur usage personnel, mais on ne mélange pas, n'est-ce-pas, on ne mélange pas."
Une rencontre entre des êtres insatisfaits, une bonne beuverie au milieu, des tâtonnements, des essais, des chieuses, si, ce roman a quelque chose qui me plaît, malgré ses défauts, et surtout malgré la maison qui représente exactement tout ce qui serait mon enfer personnel.
Ed. Anne Carrière 2006 & Pocket 2008, 212 p.
Merci Juliette !
08:57 Publié dans Pas mal | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : premier roman, maison, campagne, rencontres
31.07.2010
Citoyens clandestins - DOA
" Voyons-voir, est-ce que je me souviens de mes cours NBC ? C'est loin tout ça... Le Vx, incolore et inodore sous sa forme liquide pure, est un produit chimique découvert dans les années cinquante, par accident, en Angleterre si je ne me trompe pas, dans le cadre de recherches sur les insecticides, qui révéla très vite son potentiel stratégique. C'est, à ce jour, le neurotoxique militaire le plus efficace qui soit.
Peu volatil, il appartient à la catégorie des agents dits persistants. Innervant, il perturbe la chimie des impulsions nerveuses, ce qui entraîne une mort certaine, rapide et dégueulasse. Hyper-salivation, démiction, défécation, convulsions et tout un tas d'autres réjouissances en -ion. On peut l'absorber par les voies respiratoires et surtout par simple contact avec la peau. Une toute petite gouttelette, même pas visible à l'oeil nu, et bye-bye. Rapide, mais pas assez pour ne pas en baver. Jamais cette expression n'a été si à propos d'ailleurs."

Une bonne petite menace chimique pèse sur la France, juste après les évènements du 11 septembre; tous les services secrets, militaires, policiers, toutes les défenses françaises sont sur les dents, mais essentiellement occupées à se tendre des pièges. Pris dans leurs feux, une wannabe journaliste, un infiltré et un solitaire surentraîné...
Un gros roman plein de sigles et d'action, qui réussit à tenir son lecteur de bout en bout. Les trois personnages principaux sont suffisamment intéressants pour qu'on tourne les pages, en survolant un peu le reste (pour ma part). Le ton est résolument noir, tout le monde a de sérieux côtés sombres. La construction est fort habile, avec un petit coup de théâtre après plusieurs centaines de pages, et la toile se resserre vers la fin en éclairant tout ce qu'on vient de lire, assez impressionnant.
" Bastien, je...
- Ta gueule." Rougeard se pencha en avant, saisit le poignet d'Amel et l'attira vers lui pour lui parler dans le nez. "T'es vraiment qu'une pauvre cruche, tu sais. Putain, tu suces bien mais là-haut", il leva les yeux au ciel, "ça tourne pas vite."
Le français parle mal, c'est un fait, mais les dialogues claquent bien et sont souvent très drôles (j'ai gloussé aux "casse-couille 1 et 2", par exemple).
A tenter, assurément.
Ed. Gallimard 2007 & Folio Policier, 2009, 723 p.
06:18 Publié dans Pas mal | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : thriller, noir-noir, politique, âpre
29.07.2010
L'Hystéricon - Christophe Bigot
Jason a une grand-mère qui a une demeure sur une presque-île, il invite quelques amis de fac à y
passer un week-end, ils se retrouvent coincés pour 10 jours en plein blocage social de la France. Ils ne se connaissent pas très bien, s'entendent encore moins, et instaurent un jeu : chaque soir, à tour de rôle, ils doivent raconter une histoire vraie et incroyable, suivie d'un débat collectif.
Dès le départ, l'auteur installe l'ambiance sur les bases de la démonstration, énonçant ses paramètres avec une distance ironique : les personnages sont volontairement caricaturaux, les évènements des archétypes : on repassera pour l'immersion.
"Et maintenant, alors que le brasier révolutionnaire s'allumait un peu partout, il vivait dans un palace à l'écart du monde, avec des dégénérés qui pratiquaient le fouillage de merde et l'enculage de mouches le plus futile, nappant le tout de références à Boccace et à Molière pour tenter de se justifier."
On peut voir les choses comme ça, à l'instar d'un personnage. Pourtant on se laisse faire jusqu'au bout, parce qu'au fond c'est tout ce qu'on demande, qu'on nous raconte des histoires, et dix récits explorant plusieurs genres (gothique, policier, conte de fées, confession intime...) enrobés du mouvement des relations ancillaires entres nos prisonniers d'un temps n'est pas pour nous déplaire.
"S'inspirant des recueils de nouvelles de la Renaissance, comme L'Heptaméron de Marguerite de Navarre, L'Hystéricon célèbre l'art du récit."
Certes. Encore eût-il prévalu que les personnages aient suffisamment de consistance pour s'incarner dans leur rôle, et que leurs histoires soient parfois moins maladroites, ou plus intéressantes...
Ed. Gallimard, 2010, 467 p.
06:00 Publié dans Pas mal | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : exploration du genre narratif, des histoires, quoi
28.07.2010
Une année en haut, Chroniques d’un refuge ordinaire – Cyril Azouvi
Refuge des Oulettes de Gaube, 2151 mètres d’altitude, Hautes-Pyrénées. Jean-Thomas est le gardien. C’est un métier. C’est aussi sa passion. De l’ouverture, en hiver, à l’automne suivant, tous les aspects d’un refuge sont évoqués dans ces chroniques très vivantes.
Les légendes vivantes de la montagne qui passent, tout en modestie ; les touristes indélicats qui partent contre avis du spécialiste (mauvais temps), sans payer et sans prévenir ; les rivalités amoureuses entre staff (l’été, il faut être plusieurs pour faire tourner le gite) ; l’approvisionnement, les poubelles, la faune, la flore, les randonneurs, les pro et les mal équipés, j’en passe, mille choses sont abordées.
C’est un recueil qui se lit tout seul, surtout quand on passe soi-même ses vacances en montagne. Au début, j’ai été un petit peu énervée par une certaine forme de mépris tranquille envers les touristes, qui effectivement (et j’en fais partie) abordent la montagne en totale candeur et sans aucune connaissance ; et puis finalement les gens sympas le restent quelles que soient les circonstances, et pareil pour les cons, tout le savoir du monde n’y change rien.
Ed. Glénat 2010, 187 p.
06:00 Publié dans Pas mal | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : en fait, c'est un journaliste qui écrit, mettant l'accent là où il veut, le gardien, lui, est un pur de chez pur
26.07.2010
De l’autre côté de l’île – Allegra Goodman
Un futur apocalyptique, après un déluge. Une « mère nourricière » qui a repris les choses en main, et qui cherche à tout contrôler, tout diriger, y compris la nature, en plaçant les îles (il n’y a plus de continents) sous une cloche.
Honor a dix ans, et ses parents sont un poil rebelles. Elle éprouve un vif désir de se conformer absolument, et pendant un temps, va s’y efforcer…
Prenant et effrayant, ce roman de pure SF est finalement trop gentil pour son bien. Pas bien grave, en même temps, on s’y plonge avec plaisir ; le monde tel qu’il est décrit est bien fignolé, Mlle Bénédiction le qualifierait « d’excellent, car précis ». On sent malgré tout en permanence qu’il est destiné à la jeunesse.
Ed. Thierry Magnier – 2009, 373 p.
Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Jean Esch
Titre original : The other side of the island
L'avis de SBM.
06:03 Publié dans Pas mal | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : jeunesse, sf
21.07.2010
Vango – Timothée de Fombelle
« - Je suis claustrophobe.
- Enchanté, moi je suis paranoïaque. »
Dans les îles Eoliennes, un soir de 1918, on retrouve inanimée sur les rochers une mystérieuse dame, qui mélange plusieurs langues et veille comme une louve sur un petit bambin de quelques années, Vango. A ses côtés, il apprendra à cuisiner comme un dieu, deviendra ami avec les mouettes et escaladera n’importe quoi comme qui rigole. Enfance heureuse, en ce sens, pour notre jeune ami, mais enfance très solitaire également.
A 10 ans, il découvre, par un concours de circonstances, une communauté de moines sur une île voisine, et pendant quelques années il partage son temps entre ces deux îles, jusqu’à ce qu’il déclare vouloir devenir moine. Le responsable l’envoie alors découvrir la vie pendant un an, en le confiant à un ami à bord d’un zeppelin.
Et nous voici en 1934, Vango est traqué, on tente de l’assassiner…
Roman d’aventure par excellence, ce premier tome consacré à Vango brille par son écriture sautillante et ses nombreuses péripéties. On ne s’ennuie jamais, on frissonne, on tremble, on s’amuse, le tout est bien relevé et passe tout seul. Pourtant, il lui manque ce petit quelque chose qui le ferait sortir de l’ordinaire, Vango est sympathique mais pas tout à fait attachant, les personnages féminins manquent de chair, paraissent trop idéales pour être vraies, bref, une certaine neutralité m’a empêchée de réellement partager l’enthousiasme des unes et des autres. Pas sûre de lire la suite…
Ed. Gallimard Jeunesse, 2010, 317 p.
Coup de coeur pour Lecture & Cie, entre autres.
06:00 Publié dans Pas mal | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : jeunesse, aventure

