11.03.2010
La traversée des jours - François Bott
"Salut jeune homme, salut champion, salut quand même."
Souvenirs de la République des Lettres (1958-2008)

François Bott a été partie prenante de la vie littéraire française pendant de nombreuses années. Il les parcourt pour nous dans ces pages, en ne laissant aucun doute sur ses inimitiés (il peut être très vif !) ou ses nombreuses sympathies et/ou admirations (de très jolis portraits).
C'est forcément avec la fraternité des amoureux des livres qu'on lit ce document, et on s'amuse beaucoup. Ainsi, dans la période France Soir (où il a débuté), pour évoquer le ton journalistique en vogue à l'époque (années 60) il dit : "Nous vivions dans une sorte de thriller. [...] D'ailleurs, tout le monde racontait l'histoire de ce reporter que l'on avait envoyé au domicile de Gide, après la mort de celui-ci, et qui avait téléphoné : "Rien à signaler, chef. Mort naturelle."" Un autre sourire également avec l'histoire de cette consoeur au desk (où l'on rewritait les articles) qui avait l'habitude de boire une bouteille de Champagne chaque soir; à la mort de Cocteau, elle vida deux bouteilles de Veuve Cliquot. "Vers 3 heures du matin, le rédacteur en chef dut arracher à Sinclair la copie sur Cocteau. Sinon, je journal serait tombé en retard. Quand celui-ci sortit, "le petit homme" trépigna comme jamais. Il piqua une colère historique. Sous l'effet de la Veuve Cliquot, la bonne dame avait même rewrité le poème de Cocteau."
Puis c'est L'express, où le poste qu'il occupe lui attire moult compliments et flatteries du "milieu", où il se découvre soudain beaucoup d'"amis" parmi les éditeurs, les écrivains et les attachées de presse. Il n'est pas dupe, mais... "La vanité nous rend désespérement crédules."
Un court passage au Magazine Littéraire qui se crée, et ce sont les années Le Monde, qui débutent par :
"- Allo, c'est Claude Sarraute.
- Bonjour, c'est François Bott.
- Passez-moi quelqu'un."
Ce n'est pas rien de se découvrir personne :)
Et puis tout au long du livre, d'autres anecdotes, Sartre encore et toujours, Jacqueline Piater, Cioran, Nucera, Jacques Laurent, Sagan, Ben Jelloun, j'en passe vraiment beaucoup dont j'ai aimé partager quelques petits moments de vie sous la plume de François Bott.
Je ne partage pas ses goûts littéraires, aussi n'ai-je pas alourdi mes listes, mais j'ai vraiment apprécié le voyage au pays des livres en France pendant presque 50 ans. Tout a changé, et pourtant rien ne change... Quelques très jolies citations, également, un livre plutôt nostalgique mais plein d'énergie.
Ed. Le Cherche Midi, Collection Documents, 2010, 166 p.
16:37 Publié dans Pas mal | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : amour des livres, de la littérature, des écrivains, souvenirs, quelques sympathiques tacles au passage, et de très beaux portraits
09.03.2010
Intrusion - Elena Sender
C'est la vie parfaite pour Cyrille Blake : à 38 ans, loin de son Nord natal elle est l'épouse d'un brillant chercheur, de 25 ans son aîné, qui va peut-être recevoir le Nobel de médecine sous peu; depuis 5 ans, elle dirige la clinique Dulac, petite structure où l'on traite le vague-à-l'âme de patients légèrement atteints; elle est jolie, évidemment, riche, donc, et sa très compétente nièce est son assistante. Mais voilà qu'un patient se présente, qu'elle a soigné dix ans plus tôt dans l'hôpital psy où elle était interne, et dont elle n'a aucun souvenir. Ce ne serait pas très inquiétant en soi, sauf qu'elle a constaté d'autres pertes de mémoire inexplicables, et qu'en cherchant à en savoir plus, elle s'aperçoit que tout un pan de sa vie a disparu.
Il semblerait qu'elle ait été très proche de ce fameux patient, bien plus dangereux que prévu, et son enquête va tout faire basculer dans sa vie...
Il s'est passé avec cette lecture un phénomène assez mystérieux, je n'arrêtais pas de me moquer bêtement des soubresauts d'une intrigue fantasmagorique (elle était super pote avec Nino, au point qu'il fasse tout pour elle dix ans plus tard, n'a aucune souvenir de lui mais elle n'aurait oublié qu'un mois ? Elle apprend que Julien déboule en Thaïlande et connaît le nom de son hôtel, elle est terrorisée mais se dit bon, je vais déjà dormir, on verra demain ? Elle a frôlé la mort telle une James Bond girl et quand elle peut s'enfuir, elle dit oh mais non, il faut que je sache de quoi il retourne maintenant ? Elle se fait faire un reset du cerveau par celui qui n'a aucune expérience médicale ? J'en passe...) et pourtant je ne pouvais pas lâcher ce roman.
Ça fonctionne, qu'est-ce que vous voulez que je vous dise, on a envie de savoir la suite, on se laisse bercer par les rebondissements, c'est sympathique en diable à défaut d'être littéraire, et ça me plaît !
Notre amie Cyrille nous donne même deux, trois conseils ici ou là, tel que : "Le remède à son abattement passait par une dose d'adrénaline. C'est ce qu'elle disait à certains de ses patients : "Quand l'angoisse monte, quand vous sentez la déprime reprendre le dessus, forcez-vous à faire quelque chose de très excitant et d'inhabituel." L'adrénaline était le meilleur antidote naturel à la dépression, elle saturait momentanément le cerveau, et le stimulait. Elle conseillait de se plonger sous une douche froide ou de faire quelque chose de totalement nouveau, d'adresser la parole à un voisin inconnu... Bref, un acte qui pouvait relancer la machinerie des méninges jusqu'à la prochaine alerte."
Ed. XO, 2010, 412 p.
Lu également par : Soukee, Pimprenelle, Francesca, Hérisson, Stephie, Laure, Malorie, Cacahuète,...
11:52 Publié dans Pas mal | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : premier roman, thriller, mémoire, france et thaïlande
08.03.2010
Dark Tiger - William G. Tapply
Les visites de l'homme au costume n'ont jamais fait plaisir à Calhoun. Il est heureux dans sa vie avec Kate, son boulot à la boutique, son chien et sa cabane dans les bois, il ne souhaite pas se souvenir de sa vie passée. Mais il sait qu'il a subi un super entraînement, dont les effets sont toujours présents et actifs. Aussi quand l'homme mystérieux le menace de perdre la boutique et d'ennuyer Kate, il accepte une mission.
Mission qui l'entraîne à l'autre bout du Maine, officiellement comme guide pour la pêche dans un complexe de luxe, officieusement pour savoir ce qui a entraîne la mort d'un autre agent.
Calhoum est d'une placidité à toute épreuve, on le savait déjà, on le mesure complètement ici. Il a aussi une chance du diable, tout lui tombe tout rôti dans le bec, aussi bien au niveau des rencontres que des conclusions. Hubert en beaucoup moins con, quand même, mais en beaucoup moins marrant aussi.
Un troisième et hélas dernier (l'auteur étant mort en 2009) opus des aventures de Stoney Calhum qui se lit très agréablement mais sans avoir de relief particulier. On apprend ce qu'était réellement son job avant la foudre, on voit la relation avec Kate se consolider, on a toujours la pêche, la nature, Ralf, les bons repas, la droiture, mais le tout sans étincelle, et malheureusement sans perspective.
Espérons que la série des romans policiers mettant en scène l'avocat Brady Coyne sera un jour traduite en français, histoire de pouvoir encore lire William G. Tapply.
Ed. Gallmeister, 2010, 250 p.
Traduit de l'américain par François Happe
Lu également par : Cathulu, Perdue dans les livres, Brize, ...
06:00 Publié dans Pas mal | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : maine, agent spécial, pêche, silence et tranquilité, dernier volume, hélas
05.03.2010
Chouquette - Emilie Frèche
"Bling-bling tropézien sur fond de crash financier", Chouquette est une petite satire qui va à cent à l'heure. Notre héroine est une imbuvable névrosée de soixante ans, qui refuse purement et simplement la réalité. Quittée par son riche mari dont elle a supporté les frasques toute sa vie, elle persiste à attendre son arrivée pour le 14 juillet dans leur maison de St Strop. Elle y a convié Diane, maîtresse en titre pendant de longues années, elle aussi répudiée depuis belle lurette. Son petit-fils vient s'ajouter, atteint de varicelle et donc refoulé par la colonie de vacances, où sa mère (la fille de Chouquette donc) l'avait inscrit en mentant sur son âge (le pauvre bout de chou, d'une stoïcité continue, a cinq ans) pendant que son mari et elle partaient en mission humanitaire en Afrique...
Hystérique et pathétique, notre sexagénaire va brasser de l'air en abondance, pendant que tout s'étiole autour d'elle. Une somme de clichés alignés les uns aux autres, mais ce qui sauve le tout c'est le rythme : c'est trépidant et féroce, et on accepte bien volontiers de refermer le tout sur la petite note d'émotion, bien amenée.
Merci Cathulu !
Ed. Actes Sud, 2010, 133 p.
05:49 Publié dans Pas mal | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : peinture sarcastique d'un certain milieu
20.02.2010
Isabelle Garna - Dérive
C'est une petite famille à mille autres semblable. Blaise est au chômage et multiplie les petits boulots, le dernier en date : manoeuvre sur un chantier, il n'aime pas du tout, c'est trop physique. Mireille est caissière chez Champion, elle a une aventure avec le fils des voisins, un jeune étudiant en médecine. Ils ont deux enfants, 6 et 8 ans. Chez eux, on tire le diable par la queue mais ce n'est pas non plus la franche misère. Mireille a des idées bien arrêtées sur la nutrition, elle est vigilante, cuisine équilibré, tient correctement sa maison et prend grand soin d'elle, mais tout ceci sans goût. Elle aime ses enfants mais manque de patience. En fait, c'est une famille qui manque de vie, paradoxalement. Ils sont éteints, indifférents les uns aux autres. Blaise boit trop et se repose entièrement sur Mireille pour avancer dans quelque domaine que ce soit. Situation qui convient bien au tempérament petit chef de cette dernière.
Un jour, Blaise trouve un travail qui lui plaît. Alors qu'il est en train de signer son contrat, sa future patronne glisse sur un jouet de son petit-fils et meurt accidentellement en tombant. Blaise panique, ce qu'on peut comprendre, ce qu'on comprend moins bien c'est qu'il kidnappe le petit-fils, à qui il a fait peur et qui est lui aussi tombé dans les escaliers. Pire, il le place, inconscient, dans le coffre de sa voiture. A partir de là, ce sont les quelques jours qui suivent qui sont déroulés, dans une atmosphère de malheur de plus en plus prononcée...
Épilogue affreusement cynique pour une histoire vraiment pas marrante ! Je n'ai pas aimé du tout l'ambiance de ce roman, en fait, et n'ayant vraiment pas compris le geste de Blaise j'ai eu du mal à le suivre par la suite. Je suis pourtant restée accrochée jusqu'au bout, curieuse de mieux connaître Mireille et compatissante à bien des égards. Un roman curieux et prenant, à sa manière.
Ed. Luc Pire, 2010, 289 p.
Un exemple d'atmosphère, la vision de la femme par un des personnages : "Et pourtant, elle existe sans plus aucun souci de plaire. Elle laisse ses cheveux devenir gris, sa taille s'empoter, sa bouche et ses yeux rétrécir, se plisser, tout son visage est devenu sec, cassant. Ses lunettes sont moches, son nez brille, sa poitrine pend et son cul n'arrête pas d'enfler. Mais le pire, ce sont ses pieds. Et ça depuis toujours. Elle n'a jamais pris soin de ses pieds."
06:00 Publié dans Pas mal | Lien permanent | Commentaires (16) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : couple, tristesse gluante, pauvreté, psychopathe
15.02.2010
La Ferme des Neshov - Anne B. Ragde
On avait quitté toute la famille réunie pour l'enterrement de la mère. Après avoir noué ou renoué connaissance les uns avec les autres,
chacun est retourné à son propre quotidien, tout en maintenant un lien ténu. Tor et ses truies, Margido et ses cercueils, Erlend et Krumme dans leur Danemark, Torunn et sa clinique vétérinaire à Oslo. Et la vie avance...
Second volet de la saga des Neshov (après La Terre des mensonges), cet opus donne dans le pur divertissement. On suit le quotidien de chaque membre de la famille, ils ont leur lot de tristesse (voire de désespoir) mais c'est pourtant une certaine gaieté, une légèreté qui domine. On a toujours de grands passages sur les animaux, des liens familiaux timides, des solutions miracles qui déboulent comme par magie. On est clairement dans un registre sympathique, un peu à la Armistead Maupin, le froid et la neige en plus. Il se passe beaucoup de choses, ça bruisse, ça pleure, ça rit, ça tombe amoureuse, c'est un peu beaucoup, tout ça. En même temps ça fonctionne vraiment, on se souvient instantanément du premier volume, nos personnages existent pour leur lecteur.
La dernière page se ferme sur un épisode dramatique dont on voudrait la suite immédiatement ! Vivement le dernier volume de la trilogie :)
Ed. Balland, 2010, 380 p.
Traduit du norvégien par Jean Renaud
Titre original : Eremittkrepsene
22:00 Publié dans Pas mal | Lien permanent | Commentaires (17) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : norvège, ferme, saga familiale, trilogie
08.02.2010
L'écho des morts - Johan Théorin
Nous sommes sur une île, en Suède. Joakim et Katrine viennent de racheter une vieille ferme, Aludden, qu'il retapent peu à peu, un
évènement familial les ayant fait quitter Stockholm. C'est l'hiver, l'ambiance est pesante, il fait très peu jour, le moral est incertain dès le départ. Et puis Katrine se noie. Joakim sombre dans la dépression, tout en tentant de garder le cap pour ses deux enfants. Tilda, jeune policière qui se débat dans une histoire d'amour sans avenir, ne crois pas à la noyade accidentelle. Mais elle a également fort à faire avec une vague de cambriolages qui sévit dans les maisons de l'île. Au-dessus de tout ça plane l'histoire d'Aludden, pleine de morts et de revenants, avec un phare qui ne s'illumine que pour annoncer une mort à venir...
Évacuons tout de suite ce qui fâche : ça n'avance pas. Les circonvolutions sont interminables, on revient en arrière, on fait mine de donner une information pour la recouvrir aussitôt d'insignifiant, on fait durer et durer l'ambiance avant que quelque chose se passe enfin et qu'on comprenne les quelques points obscurs qui avaient été annoncés à grand renfort de redondances.
Par contre ce roman fait peur, oui, si vous aimez les maisons hantées, les planches de Oui-Ja, les bruits dans les murs, alors que la nuit tombe dès 14h30 et que le temps est épouvantable, comme moi vous frissonnerez et irez jusqu'au bout de ces 408 pages.
A tenter.
Ed. Albin Michel, février 2010
Traduit du suédois par Rémi Cassaigne
Titre original : Nattfak
Lu également par : Marie,
06:00 Publié dans Pas mal | Lien permanent | Commentaires (36) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : suède, île isolée, hiver, revenants, ambiance froide et effrayante
28.01.2010
Starvation Lake - Bryan Gruley
Gus Carpenter a rêvé toute sa jeunesse de se tirer de Starvation Lake, petit bled glacial. Il est tristement célèbre pour avoir fait perdre
son équipe de hockey lors d'une finale régionale très importante. Du coup, il était ravi d'être journaliste à Détroit. Mais une sale affaire l'a fait rappliquer la mine basse à Starvation Lake, où il dirige maintenant le canard local. Une découverte dans un lac va faire exploser ce qu'il pensait de sa ville, à tous les niveaux...
"Exceptionnel", "phénoménal", s'emballent Harlan Coben et Michael Connelly en couverture : quand est-ce qu'on arrête en France de reproduire ces méthodes américaines totalement has been ?
La vérité, c'est que c'est un roman pas mal, oui. Il est prenant, il y a un vrai suspens et on se réjouit autant qu'on s'agace de tout comprendre avant notre héros, ou plus exactement, on sent la direction du vent (parce que les détails, évidemment, on tombe un peu des nues) alors que lui ne comprend rien à rien.
Au niveau du contexte, pourtant, ce n'était pas gagné d'avance, parce le hockey-sur-glace et le perdant qui bat sa coulpe à longueur de pages, bon, j'ai connu plus émoustillant. Mais c'est bien fait, bien raconté, ça ne laisse pas le lecteur sur le bord du chemin. En plus ça se lit très vite, alors que demande le peuple ? Un poil trop formaté pour qu'on s'emballe, mais un bon divertissement.
Ed. Le Cherche Midi, janvier 2010, 472 p.
Traduit de l'américain par Benjamin Legrand
06:00 Publié dans Pas mal | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : premier roman, hockey sur glace, petite ville, journaliste
17.01.2010
Les deux vies de Charlotte Merryweather - Alexandra Potter
Charlotte Merryweather a réussi dans la vie. A 32 ans, elle dirige sa propre boite de RP, fait une taille 38, est blonde, très attentive à
son alimentation et suit les recommandations des livres de développement personnel qu'elle lit à tour de bras. Sur le point d'unir sa vie à Miles, voilà-t-y pas qu'elle se rencontre elle-même à 21 ans. Chouette, se dit-elle, je vais corriger toutes les erreurs que j'ai commises...
En temps "normal", on verrait s'agiter le panneau "paradoxes temporaux" qui viendrait tout compliquer. Mais nous sommes dans un roman de chick-lit, qui va bien se terminer et tout, alors on va doucement s'orienter vers le plan "c'est la jeune qui va changer la vieille" (oui, parce qu'à 32 ans, on est vieille, faut le savoir). D'ailleurs Charlotte se verra même super mamy, les temps ne font pas peur à Alexandra Potter, fi.
Nonobstant un léger agacement amusé devant une profusion tout à fait inhabituelle de : tenté-je, admets-je, m'exclamé-je, demandé-je, déclaré-je, lui rappelé-je, lui mens-je etc., j'ai passé un agréable moment avec ce roman. Un léger (très léger) fantastique de bon aloi, une héroïne qui atteint des sommets de bêtise mais qu'on aime bien quand même.
C'est vrai, elle met 4 jours à voir venir des sabots taille 58, mais Charlotte a des références tellement sympathiques que je l'ai déclarée copine.
Par exemple "Et puis quoi encore ? Le TARDIS du docteur Who ?" "J'ai regardé tous les épisodes de X Files (je craquais complètement pour David Duchovny)" "On se croirait dans le magasin d'antiquités de Dickens". Comment résister ? :)
Pour finir, elle nous donne, parmi d'autres perles, un conseil que je vous livre :
"10) Pas la peine d'essayer de s'éclaircir les cheveux avec du jus de citron.
A. Ca ne marche pas. B. Ca attire les guêpes."
Nous voilà prévenues.
Ed. Calmann-Levy, janvier 2010, 398 p.
Traduit de l'anglais par Elsa Maggion
Titre original : Who's That Girl ?
07:21 Publié dans Pas mal | Lien permanent | Commentaires (14) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : chick-lit, léger mais so sympathique
14.01.2010
Le Camion blanc - Julie Resa
La narratrice vient de vivre une année difficile, elle a perdu sa mère et a eu une petite fille. Elle décide de passer son congé maternité
chez son père, dans un petit village. S'éloigner un peu de la vie parisienne agitée, aller tous les jours au cimetière parler à sa mère, être un peu au calme, le temps de faire connaissance avec son bébé. Mais une petite contrariété va vite prendre des proportions hors de propos, et entraîner un comportement étonnant...
Un très court premier roman bien troussé, qui nous montre une femme en train de perdre pied. De petite mesquinerie en grand n'importe quoi, on peut très facilement déraper, on l'oublie souvent. Tout est très plausible et bien vu, et derrière l'historiette on sent la fragilité des grands moments de la vie : devenir mère quand on perd la sienne, ce n'est pas simple !
Ironique et doux.
Ed. Buchet-Chastel, 14 janvier 2010, 96 pages.
06:00 Publié dans Pas mal | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : premier roman, fragilité

