30.05.2011

Mel B au pays de la traduction (6)

Le DESS, suite et fin.

- Atelier de tutorat en binôme

Par groupe de deux, les étudiants étaient mis en rapport avec un "tuteur", c'est-à-dire avec un traducteur professionnel auprès de qui, comme les compagnons d'autrefois, ils apprenaient pratiquement leur métier. Parmi les tuteurs, il y avait cette année-là William Olivier Desmond (Hiiiiii) ou Brice Matthieussent (pour ne citer que mes préférés), mais Mélanie et sa binôme sont allées chez Sophie Mayoux (traductrice entre autres d'Alison Lurie, J.M. Coetzee, K. Ishiguro, D. Westlake...), qui les a fait plancher sur des trucs pas simples du tout (notamment un long article sur l'art contemporain pour un catalogue d'expo qui était particulièrement coriace).

- Conférences

Sur des thèmes comme l'édition en Grande-Bretagne, la traduction populaire ou grand public, le roman britannique contemporain, l'édition de littératures africaines, rythme et musique du texte traduit, le statut du traducteur, le traducteur dans la chaîne éditoriale, le contrat de traduction, la littérature de jeunesse (conférence assurée par Rose-Marie Vassalo - chère à Mélanie)

- Mémoire

En lieu et place du traditionnel mémoire de DESS, il fallait fournir une traduction (d'une centaine de pages) d'un texte jamais traduit en français et a priori libre de droits (il fallait contacter l'éditeur anglais et/ou l'agent de l'auteur pour s'en assurer). 

Pour obtenir le diplôme final, il fallait :

1. Être assidu et obtenir la moyenne dans les enseignements - cours, travaux dirigés, ateliers.

2. Obtenir une appréciation satisfaisante dans la traduction individuelle évaluée par un jury.

3. Obtenir un satisfecit de la part du responsable de stage en milieu d'édition

 

Le stage

Après la fin des cours, entre juin et octobre, 4 à 6 semaines dans le milieu de l'édition (stages attribués par la directrice du DESS en concertation avec l'équipe enseignante), dans le but de faire découvrir aux étudiants "l'envers du décor", en les informant sur les derniers avatars que subit une traduction à son entrée dans l'entreprise de publication (correction des épreuves, contraintes typographiques, critères éditoriaux etc.), avec bref rapport d'activité ultérieur. Mélanie l'a effectué chez Payot et Rivages où elle a révisé une traduction. Elle a été très intéressée de voir de plus près le fonctionnement d'une maison d'édition. 

Le bilan

Pendant cette année à part, Mélanie a énormément appris et énormément travaillé, elle signerait des deux mains et des deux pieds pour la revivre. Un grand merci à elle d'avoir partagé tout ça avec nous, n'hésitez pas à lui poser vos éventuelles questions, les aventures de Mel B au pays de la traduction s'arrêtent ici... For now :)