07.02.2012

C'est bête à dire mais on s'habitue à tout, même à courir de nuit sous une pluie de balles.

"Ce qui fâche le plus, c'est finalement l'imprévu"

- vous avez lu Peguy ?,- non., - c'est une faute.,Olivier Maulin, dans "Le dernier contrat" (parution le 9, 191 pages) nous plonge dans une France aux confins de la guerre civile. La crise économique s'est durcie à un point critique, et la disparité des conditions de vie embrase les esprits : les dirigeants ont menti, triché, dissimulé et soudain ce n'est plus supportable. Un homme a émergé du chaos, d'abord sur internet puis brièvement dans les médias traditionnels, avant qu'ils ne décident de l'occulter. Trop tard ! La France entière suit son mouvement, il appelle à l'action, les barricades, la baston. En gros, c'est le dawa.

Joseph Victor, ce serait un peu comme le Jean Reno de Léon. Froid, méthodique, organisé, calme, minutieux. Tueur à gage, évidemment. Pas le genre bavard. Un homme balsamique, dont la narration ultra factuelle a le même effet, au milieu du tumulte du monde environnant. Mais pas lisse pour autant, ça craque aux entournures (comme le cuir de ses chaussures) et le lecteur est arrimé (limite à dire "et alors, et alors, et alors ?" vous savez, comme Henri Salvador qui attend que Zorro arrive) (mes rapprochements sont over actuels, y a pas).

Qui embauchera qui pour tuer qui ? La question est posée rapidement, et ça pulse pour y répondre. Un des opus les plus réussis de cette collection (Vendredi 13, ELB).

 

Claude Le Nocher aime aussi, ainsi que Martine,  ...