12.02.2010

Long week-end - Joyce Maynard

maynard.jpgIl habite seul avec maman, il a 13 ans, on est en 1987. Henry est solitaire. Au collège, il est le naze. Dans la nouvelle famille de son père, il ne s'intègre pas. Avec sa mère, il vit hors de la normalité, il le sait. Elle est étrange, s'enferme chez elle, lui parle comme à un adulte. Il voit bien qu'elle est immensément triste, il aimerait pallier à ses manques. Et puis un homme s'évade de prison, leur demande leur aide, ils acceptent. Et le temps de quelques jours, tout va se bousculer pour Henry : une autre vie est possible, il en entrevoit la possibilité pour la première fois, il est partagé entre vivre pour lui (mais il n'a jamais su) et revendiquer sa place exclusive dans la vie de sa mère. Ce sont parfois les autres qui décident pour vous...

Un roman fort prenant qui sait se faire aimer, qui tisse avec son lecteur des liens affectifs. Il ne brille pas par son originalité ni par une écriture impressionnante, mais il s'insinue avec grâce. On y croit, on a l'impression d'embraser toute la complexité de l'adolescence, on s'attache, on ressent.

Ed. Philippe Rey, 2010, 283 p.

Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Françoise Adelstain

 

Merci Cathulu !

 

Lu également par : Cathulu, le Livraire, Ma Tasse de Thé, ...