06.11.2009
Hunger games - Suzanne Collins
Vous pouvez croire tout ce que vous lisez sur ce roman, oui "Hunger game" se dévore et c'est Stephen King qui le dit le mieux : "Impossible de lâcher ce livre; c'est comme si votre vie en dépendait."

Nous sommes à une époque future où la population a été divisée en district, chacun assumant une tâche précise (les mines de charbon, les cultures de céréales, etc.). Ils sont au nombre de 12 (le 13°, rétif à l'autorité du "Capitole", a été exterminé) sur le continent qui fut l'Amérique du Nord. Comme chaque année se déroulent les hunger games, "jeu" qui consiste à tirer au sort deux tributs âgés de 12 à 18 ans dans chaque district, une fille et un garçon, et à assister en un endroit choisi à leur mise à mort télévisée. Ils sont vingt-quatre, et il n'en restera plus qu'un.
Ils doivent donc survivre dans des conditions hostiles dont ils ignorent tout (corsées par des interventions du Capitole si c'est trop mou !) et se tuer entre-eux. Katniss (16 ans) du district 12 est notre héroïne. Elle nous fait vivre tout ça vraiment comme si on y était...
J'ai été complètement bluffée par ce roman qui m'a écarquillé les mirettes; un rythme, une tension, une avidité à tourner les pages d'une puissance assez phénoménale. C'est bon, vraiment bon, il y a une vraie profondeur derrière les péripéties, tout un univers chamarré et consistant. Je suis passée par une grande palette de ressentis, avec une mention spéciale au moment de la petite Rue. L'envoi du pain (ceux qui l'ont lu comprendront) m'a carrément mouillé les yeux. Un méchant petit pain noir. Faut le faire ! :)
Je trouve que c'est plutôt époustouflant, reprendre les codes de la survie en milieu hostile (et pas seulement au sens premier, toute la société est hostile dans son organisation) et les décliner dans toutes les ramifications possibles, en injectant de l'honneur, de l'amitié, un amour qui se cherche (ça aussi, c'est balèze, Katniss ne sait pas ce qu'est l'amour, elle l'appréhende petit à petit sans jamais le reconnaître vraiment, comme une vraie ado qui a eu une enfance ô combien difficile), un peu de Cendrillon... Il se passe des choses monstrueuses et pourtant une certaine fraîcheur, pureté même, imprègne le récit.
Premier volume d'une trilogie, il faut maintenant attendre le mois de mai pour avoir le deuxième en français, et ça va être très très long.
A lire !
Ed. Pocket Jeunesse, 2009, 382 p.
Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Guillaume Fournier
Merci Nicolas !
Lu également par : Clarabel ( Wooooooooooooow ! ), Jean de La soupe de l'espace (roman vraiment génial), Emmyne (Le récit est captivant, mené avec brio), Laurence de Biblioblog (une fois le livre refermé, vous n'aurez qu'une envie : connaître la suite), Fashion (un style efficace et précis et une excellente construction),

Ce roman fait partie des **Coups de coeur de la blogosphère**, challenge initié par Théoma.
07:52 Publié dans Excellent | Lien permanent | Commentaires (38) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jeunesse, ados, hyper prenant, frénétique, aventures, valeurs, horreur, pfiou, ça décoiffe !
25.02.2009
A vos risques et périls - Pascale Maret
Trois garçons et trois filles, une île déserte hostile, des caméras : il s'agit de survivre et de remporter des épreuves, sans éliminations mais avec pas mal de bâtons dans les roues.
Le casting était classique, les archétypes remplis. C'était sans compter sur l'inattendu, qui prend ici la forme d'un groupe de rebelles qui enlève nos jeunes amis...
Lu de concert avec Fiston en une après-midi pluvieuse, nous sommes unanimes : nous préférons "Sauve... qui peut" de Sophie Laroche. Non qu'ici ce soit mauvais, c'est juste moins amusant et très classique, pas de surprise, happy end violoné. Se laisse malgré tout lire très gentiment.
Ed. Thierry Magnier, 2007, 174 p., 8,50 €
A partir de 12 ans
(Si, j'ai quand même souri au nom du psy qui s'occupe de Charles à son retour : le docteur Delarue ;o))
06:00 Publié dans Pas mal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jeunesse, koh lanta, ados, vilains médias
26.01.2007
La violence des ados

Carrie Mac – La bande de Beck
Actes Sud Junior, 2007
Ca se passe en Colombie britannique, au Canada. Zoé est une adolescente qui n’arrête pas de déménager, au gré des nouveaux boulots de sa mère, particulièrement instable. Quand elle arrive à Abbotsford, elle se fait enrôler un peu malgré elle dans la bande de Beck, dont les hauts faits sont tous liés à la torture. Ce sont des gamines flirtant avec la folie, imposant leurs lois à la jeunesse de la petite ville. April, appelée « Dog » est depuis longtemps un souffre-douleur, qui subit en silence, et avec le recours de la religion, les mille et une vexations. Zoé se fait balloter entre sa peur, sa lâcheté et le fait qu’elle n’ait personne vers qui se tourner. Rapidement, ça dégénère…
C’est un roman violent et brutal, qui fiche la trouille. Il appuie très fort sur l’importance du dialogue, à un âge où on est singulièrement fragile. L’héroïne n’est pas attachante, j’étais souvent abasourdie de son manque de réaction, je n’ai pas pu m’empêcher de la prendre en grippe. L’épilogue est pire encore, où l’on constate l’impuissance des adultes et le recours à un stratagème pour régler le problème.
En même temps, c’est très important que de tels livres, qui n’édulcorent ni n’inventent totalement, hélas, la réalité, puissent exister. L’occasion de tester ses propres limites, à ne pas mettre, à mon avis, entre des mains qui n’ont pas 14, 15, 16 ans, au moins, cependant !
Traduction (Canada) de Dominique Piat
350 p.
15:00 Publié dans Heu... | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : jeunesse, milieu scolaire, ados, violence

